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Les Banques créent l’argent

Par Gilberte Côté-Mercier le samedi, 13 avril 1968. Dans Économie

Gilberte Côté-Mercier

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Mes bien chers amis,

Le journal Vers Demain est une mine d'or de bons principes, d'explications de ces principes et d'application aux actualités.  Il faut le lire.

Je vous présente aujourd'hui deux courts articles de Vers Demain.  L'un qui explique comment l'argent est fabriqué par les banques; c'est bien nécessaire de savoir ça.  L'autre, qui donne la pensée de l'Église catholique sur les écoles mixtes.

L'argent est fabriqué par les banques.  Aussi , l'argent est détruit par les banques.  Cet argent là dont nous nous servons aujourd'hui, cet argent-là n'est pas social ; il est anti-social.

La première chose que les citoyens d'aujourd'hui doivent réclamer des législateurs, c'est de changer le système financier.  Le système financier , c'est le système d'argent.  L'argent est fabriqué par du monde.  Ce sont les banquiers.  L'argent est détruit par du monde; ce sont les mêmes banquiers.  Et l'argent est fabriqué actuellement comme une dette.. Sur le dos des citoyens en tant qu'industriels et sur le dos des mêmes citoyens en tant que contribuables.

Tout l'argent qui se fabrique aujourd'hui est une dette que les citoyens doivent rembourser.  Il n'y a pas un sou qui vienne au monde aujourd'hui sans être une dette.  Tout l'argent qui circule dans le pays, c'est de l'argent-dette.

Quand un industriel développe une industrie, il le fait avec de l'argent emprunté de la banque.  C'est de l'argent-dette fabriqué comme dette à rembourser par l'industriel.  Quand le gouvernement développe le pays, il le fait avec de l'argent emprunté de la banque.  C'est encore de l'argent-dette que le gouvernement remboursera à même les taxes prises dans le porte-monnaie des citoyens-contribuables.  Les citoyens , quand ils fabriquent de la production privée se servent de l'argent-dette.  Et quand les citoyens fabriquent de la production publique comme les routes, ils se servent encore de l'argent-dette.

Les citoyens élèvent les richesses privées et les richesses publiques eux-même et c'est le banquier qui fabrique tout l'argent qu'il faut pour payer les richesses bâties par les bras des citoyens.  Les citoyens travaillent de leurs bras et de leur cerveau.  Les banquiers édifient une dette en même temps sur le dos de ceux qui travaillent. 

Est-ce que vous ne pensez pas qu'il serait temps, mes amis, de songer à changer ce système financier-là ?  Ne pourrait-on pas se donner un système financier contrôlé par les bâtisseurs du pays eux-même au lieu de laisser le système financier être contrôlé par des banquiers qui ne produisent pas une pomme de terre ?  Les travailleurs font l'ouvrage et les banquiers endettent les travailleurs.  À Mesure que la richesse s'élève s'élève dans le pays à mesure la dette s'élève aussi dans les mêmes proportions.  Et la dette, c'est une hypothèque sur le dos du travailleur lui-même et au profit du banquier qui , lui, n'a pas sué une seule goutte de sueur.

Il est temps de changer cette manière de faire l'argent.  Grand temps.  D'Abord, ce qu'il faut, c'est un système financier contrôlé par la société elle-même.  La même société qui produit et qui consomme.  Et non pas un système financier contrôlé par des banquiers complètement étrangers à la production et à la consommation et qui n'ont aucun compte à rendre à la société productrice et consommatrice.

Tant que nos gouvernements n'auront pas décidé d'enlever aux banquiers leur contrôle sur la naissance et la mort de l'argent, ils n'auront pas accompli le premier acte de leur devoir.

Que nos gouvernements enlèvent à la banque ce pouvoir indu sur l'argent.  Que nos gouvernements établissent une institution sociale qui détiendra ce pouvoir sur la naissance et la mort de l'argent.  Des maisons de crédit social responsables à la société et non pas responsables à des particuliers.

Maintenant, voici l'autre article que je vous ai promis, mes amis sur la mixité ou co-éducation des sexes.

Ce que pense l'Église de la mixité dans les écoles.  Pie XI, de l'encyclique Divini Ilius Magistri, décembre 1929, ce n'est pas changé depuis ce temps-là.  Ceux qui disent que l'Église a changé mentent.  L'Église est toujours la même.  Voici donc les paroles de Pie XI, il dit:

'' C'est une erreur du même genre et non moins pernicieuse à l'éducation chrétienne que cette méthode dite de co-éducation des sexes, méthode fondée elle aussi, aux yeux d'un grand nombre, sur un naturalisme négateur du péché originel.  En outre, pour tous ces tenants, elle provient d'une confusion d'idées déplorables qui remplace la légitime communauté de vie entre les hommes par la promiscuité et le nivellement égalitaire.

Le Créateur a ordonné et disposé la parfaite communauté de vie entre les deux sexes seulement dans l'unité du mariage.  Ensuite, elle les sépare graduellement dans la famille et dans la société.   Il n'y a d'ailleurs, dans la nature elle-même qui a fait les sexes différents par leur organisme, par leur inclination, par leur aptitudes.  Il n'y a aucune raison qui montre que la promiscuité et encore moins une égalité de formation puisse ou doive exister.  Les sexes , suivant les admirables desseins du Créateur, sont appelés à se compléter réciproquement dans la famille et dans la société et justement par leur diversité même.

Cette diversité est donc à maintenir, à favoriser, dans la formation et l'éducation en sauvegardant la distinction nécessaire.  Avec une séparation correspondante en rapport avec les âges différents et les différentes circonstances.

Ces principes sont à appliquer en temps et lieux suivant les règles de la prudence et conviennent à toutes les écoles mais principalement durant l'adolescence, la période la plus délicate et la plus décisive de la formation.  Dans les exercices de gymnastique ou de délassement , que l'on ait particulièrement égard, '' dit le pape,  '' que l'on ait particulièrement égard aux exigences de la modestie chez les jeunes filles pour qui il est d'une souveraine inconvenance de se montrer et de s'exhiber aux yeux de tout le monde.  ''  En voilà une bonne pour nos éducateurs d'aujourd'hui, soit-disant éducateurs.  '' Nous ressouvenant des paroles redoutables du Divin Maître'' dit Pie XI,  '' Malheur au monde à cause des scandales.   Nous adressons un pressant appel à votre sollicitude et à votre vigilance, vénérables frères, au sujet de ces erreurs on ne peut plus pernicieuses qui, trop largement, se répandent dans le peuple chrétien pour le plus grand dommage de la jeunesse. ''

Erreur de la co-éducation des sexes.

Et les Évêques de France, dans une lettre pastorale et collective du 24 mars 1934, demandaient aux parents de s'opposer à l'établissement des écoles mixtes.

'' Premièrement, '' disaient les Évêques, '' l'école géminée, l'école mixte, par la juxtaposition prolongée des enfants de l'un et de l'autre sexe sur les bancs d'une même classe et dans les mêmes lieux de récréation , est la voie qui conduit trop aisément à la co-éducation des sexes condamnée par le pape Pie XI et aussi par la morale catholique.  Dès lors, elle est par elle-même un danger et l'intérêt morale des enfants demande qu'elle ne soit pas établie.

Les enfants courent, en fait, dans ces écoles géminées, un grave danger de perversion morale.  À tout prix il faut les préserver.  Avant tout, il faut sauver l'âme de vos enfants. ''  Ce sont les Évêques de France qui le disent.  Quels que soient les circonstances actuelles, circonstances d'écoles, il faut sauver l'âme de vos enfants et les âmes de vos enfants sont en danger , je le dis avec fermeté, dans nos écoles actuellement.  Dans la province de Québec et les autres provinces du Canada.  Ce n'est pas si important que ça d'aller à l'école et d'y apprendre le mal.

 Ensuite, voici le témoignage de Pie 11, 25 mars 1954.  Il dit:  ''  Les éducateurs feront œuvre plus juste et plus utile en inculquant aux adolescents les principes de pudeur chrétienne qui est si utile pour conserver la virginité et que l'on peut justement appeler la prudence de la chasteté. La pudeur prévient le péril qui menace, empêche de s'exposer aux dangers et conseille d'éviter les occasions auxquelles s'exposent ceux qui sont moins prudents.  La pudeur n'aime pas les paroles déshonnêtes et vulgaires.  Elle a horreur de l'immodestie même très légère.  Elle se garde avec soin d'une familiarité suspecte avec les personnes de l'autre sexe.  La pudeur porte fermement à donner au corps le respect qui lui est dû comme membre du Christ et comme Temple du Saint-Esprit.

Celui qui connaît cette modestie chrétienne a en horreur tout péché d'impureté et il s'écarte immédiatement chaque fois qu'il se sent attiré par ces séductions. ''

C'étaient les paroles de Pie X11 et le Concile Vatican 2 à qui on attribue tant de renouveau;  d'ailleurs, ce n'est pas vrai.  Le Concile Vatican 2, lui, a fait une déclaration sur l'éducation chrétienne, le 28 octobre 1965.  Ce n'est pas si vieux.

Il rappelle:  '' Parents et éducateurs doivent tenir compte dans toute l'éducation de la différence des sexes et du but particulier attribué à chacun par la Providence divine dans la famille et dans la société.  Et la déclaration du Concile Vatican 2 renvoie hommage à l'encyclique dont nous avons parlée tout à l'heure de Pie XI, de la doctrine qu'elle expose.  Cette encyclique était pourtant écrite en décembre 1929.  Ce qui veut dire que dans l'Église, rien ne change.  Les principes ne changent pas.  Et ceux qui font trop de changements ne suivent pas l'Église;  ce sont des hérétiques dans l'Église.

Nos pauvres enfants du Canada, mes amis, qui sont forcés par l'État à cette vie mixte; ce sont de grandes victimes.

Nous sommes entrés dans les fêtes de Pâques.  Nous souhaitons qu'une résurrection des principes de l'Église informe la vie de nos école et de nos familles au plus tôt sinon, plusieurs générations chez-nous seront sacrifiées sur l'autel du paganisme.  L'autel de Satan.

Notre foi dans le Christ ressuscité devrait l'appeler, Lui, à notre secours.  Vainqueur de la mort.  Croyons en Lui.  Prions Le.  Allons L'adorer le dimanche de Pâques dans Son Saint Sacrement.  Allons faire une heure d'adoration à Pâques.  Il nous attend.  Il nous répondra si nous Lui parlons.

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