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Jeune étudiant socialiste

Écrit par Louis Even le dimanche, 30 mars 1969. Publié dans Conspiration

Socialisme, non… Crédit Social, oui

Louis Even

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Il y a quelque temps, un jeune homme se présentait à la porte du numéro 4885 rue Chabot, Montréal avec un questionnaire. C'était au temps du recrutement. La personne qui le reçu c'est madame Gilberte Côté-Mercier directrice du journal Vers Demain. Elle aussi se permit de poser quelques questions au jeune homme :

— Vous êtes un étudiant, peut-être ?

— Oui Madame.

— À l'université de Montréal ?

— Pardon, j'étudie actuellement au Mont Saint Louis.

— Ah oui chez les Frères des Écoles Chrétiennes. Comme cela, vous n'êtes pas communiste ?

— Oh non Madame. Je suis socialiste.

— Socialiste ?

— Mais oui Madame. Le régime actuel n'est pas bon et on ne veut pas du communisme alors il faut bien prendre le socialisme.

— Connaissez-vous le Crédit Social ?

— Non Madame.

— On ne vous l'a pas enseigné au collège ?

— Non Madame. Il y a des fois des gens en parlent du Crédit Social mais on dit que c'est une utopie, une chose bonne à rien.

* * *

Et voilà comment un jeune homme qui s'apprête à faire son chemin dans la vie, avec probablement l'idéal d'être de l'élite de demain, ne connaît pas d'autre issue aux vices du capitalisme financier que le socialisme ou le communisme, la dictature bureaucratique du socialisme ou la dictature d'État absolue du communisme. Dans les deux cas, c'est la nationalisation, l'étatisation des moyens de production les uns après les autres, à commencer par telles et telles industries, pour s'arrêter où ?

Dans les deux cas c'est le collectivisme. On y va par degrés dans le cas du socialisme, on y va plus brusquement quand c'est le communisme. On cherche à prendre le pouvoir par une élection, quand c'est le parti socialiste. On cherche à prendre le pouvoir n'importe comment surtout par une révolution quand c'est le communisme et on le conserve par la contrainte, la force policière, les délations etc..

Il y a évidemment des degrés dans le socialisme car le socialisme politique est fluide, mitigeant ou accentuant ses programmes selon les circonstances, selon le degré de réceptivité de la population, selon les exigences de l'opportunisme politique. Il semble y avoir un socialisme d'approche, afin que une fois au pouvoir, il devienne un socialisme plus prononcé, allant par doses jusqu'à l'étatisme complet comme en pays totalitaires. Aussi vite que peuvent s'user les résistances.

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