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Fluor

Écrit par Louis Even le vendredi, 28 décembre 1962. Publié dans Conspiration

La fluoration obligatoire prônée par les dentistes

Louis Even

Poison violent — Absurdité d'une médication administrée par l'aqueduc — Médecine collective

Violation de la liberté de l'individu en matière de traitement médical

 

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Mes bien chers amis,

Pendant ce quart d'heure d'émission de Vers Demain, je vais vous parler ce qu'on appelle communément la fluoration de l'eau dans les aqueducs municipaux. C'est plutôt une fluoruration. Elle consiste en effet à mettre du fluorure de sodium dans l'eau de l'aqueduc.

Le fluorure de sodium est en lui même un poison violent; il est à la base du poison à rats. Et cependant, il y a des gens, surtout des membres de l'Association des dentistes, qui poussent tant qu'ils peuvent pour les conseils municipaux à fluorer les eaux de leur ville. Pourquoi donc ? Ils prétendent que ce poison, mis dans l'eau, dans la proportion d'une partie de fluorure de sodium dans un million de partie d'eau, diminuera la carie dentaire chez les enfants qui boivent de cette eau pendant leur période de dentition. Ils ajoutent que cela ne fera aucun mal au reste de l'organisme.

Les dentistes et les médecins ne sont pas tous d'accord là dessus. Plusieurs médecins et des médecins bien qualifiés soutiennent que le fluorure de sodium est un poison cumulatif, c'est-a-dire que même pris à très petites doses à la fois, qu'ils s'accumulent au moins partiellement dans le corps. Et même s'il peut avoir un bon effet chez les enfants en formation, il peut aussi être très malsain pour certains organes du corps comme les reins, le pancréas, la glande thyroïde, nuire aux fonctions des enzymes, etc. Il peut même affecter assez vite des personnes âgées ou enclinent à certaines maladies ou simplement allergiques au fluor. Car le fluorure de sodium n'est pas un produit organique comme le fluorure de calcium qui se trouve dans certains aliments à l'état naturel.

Je ne suis moi même ni médecin ni dentiste; en cette matière de poison ou pas poison de bons effets ou de mauvais effets je ne puis donc que citer des gens de la profession. Mais, en tant que citoyen et homme libre, je m'objecte fortement, et bien d'autres le font comme moi, à ce qu'on force tout le monde à boire de l'eau fluorée sous le prétexte qu'elle peut être bonne pour les enfants en âge de dentition.

Un remède ne doit pas être administré par l'aqueduc municipal. La fonction de l'aqueduc c'est de fournir de l'eau aussi pure que possible.

On peut certainement à avoir à ajouter à l'eau certains ingrédients comme le composé du chlore pour la purifier de germes malsains qui engendreraient la fièvre typhoïde ou d'autres maladies épidémiques. Mais ce n'est nullement cela que l'on prétend faire par l'addition de fluorure dans l'eau. Ce n'est pas pour purifier l'eau, c'est pour y ajouter une médication, une prétendue médication au moins. C'est donc de la médecine collective et c'est la première fois dans l'Histoire qu'on veut ainsi soumettre toute la population à une même médication même ceux qui n'en n'ont aucunement besoin.

C'est bien là une drôle de manière d'administrer une médecine. Une médecine que tout le monde devrait prendre alors que ses effets sont à l'intention des enfants en bas âge de dentition. On aura beau nous dire que le fluorure est bon pour les dents en formation mais neutre pour tout le reste du corps, il faut une foi de charbonnier pour croire que le fluorure, corrosif violent, est assez intelligent pour diriger son action sur les dents et respecter les os et tout le reste de l'organisme. Puis il y a des enfants qui boivent peu d'eau, d'autres qui en boivent beaucoup. Comment cette médecine va-t-elle être bonne pour eux tous ?

Admettant, ce qui est encore discuté, admettant que le fluorure dilué soit bon pour la dentition des enfants, alors que le dentiste ou le médecin le prescrive pour les enfants à la dose qu'il juge appropriée, et que les parents se procurent ce qu'il faut à la pharmacie locale comme pour tous les autres médicaments.

Il n'a pas besoin d'être savant pour comprendre que l'administration d'un médicament par l'aqueduc n'a rien de scientifique, c'est même le contraire. Et pourtant, il y a cette propagande poussée depuis des années par des gens qui n'ont eux même fait aucune recherche personnelle sur cette question. Ils se contentent de répéter ce qu'autres ont avancé avant eux. Et quand on va à l'origine de cette propagande, on voit qu'elle a pris sa source sous l'administration de l'avocat Oscar Ewing pendant son stage à Washington comme administrateur au département fédéral de la santé, Alors qu'il disposait de millions de dollars en taxes des contribuables pour financer la propagande en faveur de la fluoruration.

Avant sa nomination à ce poste, ce monsieur Ewing était au service de la compagnie américaine de l'aluminium. Or, le fluorure de sodium est un sous-produit de la fabrication de l'aluminium. Au temps où ce sous-produit ne servait guère qu'à la fabrication de poison à rat, il se vendait seulement un sou et demi la livre. Depuis qu'il sert dans aqueducs municipaux, il se vend dix fois plus cher. Qui profite le plus, le Trust de l'aluminium ou bien la santé des gens ?

Vu qu'il y a des promoteurs et des adversaires de la fluoruration de l'eau publique, on recourt dans plusieurs villes à des référendum pour savoir quel côté l'emportera et pour prendre une décision pour la majorité. On appelle cela – démocratique - alors que c'est tout simplement stupide. Stupide de tout mettre aux votes l'administration collective d'un médicament au lieu de laisser chacun libre de mettre on de ne pas mettre du fluorure de sodium dans sa carafe on décide d'en mettre dans l'aqueduc pour tout le monde, sur une majorité cuisinée par une propagande faite à coup de publicités, à coup de piastres, se prononce pour ce poison.

Jusqu'ici au Canada, presque partout où la question a été stupidement soumise au vote, la majorité s'est prononcée contre. Dès qu'elle a pu avoir des renseignements grâce à quelques personnes qui se sont dévoué avec peu de moyens à leur disposition pour montrer comment le fluorure imposé à tout le monde est une violation injustifiée de la liberté personnelle. C'est ainsi que la population a voté contre récemment à Ottawa. Mais quelques jours plus tard, à Toronto, ou plutôt grand Toronto, le Référendum, malgré un résultat négatif dans la cité même de Toronto, a donné un résultat positif dans l'addition des votes de toutes les municipalités composant le Toronto métropolitain s'approvisionnant au même aqueduc de sorte que l'eau de Toronto va être fluorée pour tous les Torontois, pour ceux qui en veulent pas comme pour ceux qui en veulent.

Voila ce que des toqués appellent démocratie et voilà aussi ce qui va encourager les promoteurs de la fluoration à Montréal et dans d'autres villes aussi sans doute à intensifier leur propagande.

Déjà il y a une demie-douzaine d'années, il fut beaucoup question d'installer la fluoration à l'aqueduc de Montréal. La ville fit même imprimer et distribuer, aux frais des contribuables, une plaquette sur beau papier pour vanter les bienfaits de la fluoration et pour demander aux citoyens de faire pression sur l'hôtel de ville pour l'installer sans plus de retard.

Ces messieurs qui prétendent au privilège d'imposer leur patente à tout le monde vont revenir à la charge. Pendant ce temps là, s'ils sont sincères, pourquoi donc ne font-ils pas une propagande pour des produits fluorés à prendre individuellement par les enfants ? Ou bien, pourquoi ne s'attaquent-ils pas avec autant de zèle à la racine du mal qui n'est point du tout dans l'eau pure mais dans l'alimentation dévitaminée qui fait la fortune de manufacturiers et dans la négligence de l'hygiène buccale ?

Comme je vous ai dit que je ne suis ni médecin ni dentiste, je vais terminer cette causerie en vous lisant, traduit en français, ce que dit de la fluoration le docteur Georges Sandiman, lui-même membre de l'association dentaire américaine :

Après quatre ou cinq années d'expérimentations superficielles, pseudo-scientifiques, c'est le docteur Sandiman qui parle ainsi, des associations dentaires insistent fortement pour la fluoruration des eaux municipales. On peut se demander si les prétendus bons effets qu'on en attend sur les dents de la population ne sont pas dépassés par les maux qu'il peut engendrer. En un mot, si le remède n'est pas pire que le mal que l'on veut supprimer par son emploi.

Je suis certainement en faveur de tout plan qui réduirait la carie dentaire, améliorant en même temps la santé générale de l'individu. Mais je soutiens qu'on n'en sait pas encore assez sur les effets à long terme du fluorure pour se prononcer sciemment sur son emploi. Ce qu'on sait pourtant, c'est que les fluorures sont extrêmement corrosifs. On s'en sert pour attaquer le verre,

ce sont aussi de puissants poisons à rats. Comment puis-je savoir, demande docteur Sandiman, que ce poison n'aura pas d'effets cumulatifs dans mon organisme ? Si par exemple, il détériorait mes reins et me conduisait plus vite vers la tombe ? Quel réconfort serait-ce pour moi que les dentistes disent il est mort avec des dents parfaites ?

Comme citoyen américain, je ne veux être traité ni comme un rat ni comme un cobaye. Qui peut me garantir que l'addition du fluorure même dilué à une partie de un million, une partie seulement de fluorure de sodium dans un million de partie d'eau ne produira pas sur moi un effet prolongé insidieux ?

Je crois aussi que notre association dentaire se borne à vouloir traiter un effet plutôt que s'appliquer à éliminer la cause. Tous les dentistes savent bien que la première cause de la carie dentaire régie dans la consommation de sucreries, de liqueurs douces et d'aliments raffinés. C'est à cela, il me semble, que devrait s'attaquer une association courageuse et non pas seulement faire l'expérience de médecine pour traiter un symptôme.

Quant à laver notre linge sale, continue le docteur Sandiman, puis-je signaler une autre inconséquence fondamentale dans l'idéologie de notre association: comme groupe professionnel, nous nous sommes toujours opposé au collectivisme sous toutes ses formes. N'avons-nous protesté hautement contre tout projet d'assurance-santé obligatoire? Dénoncer toute tentative qui voudrait forcer le citoyen à accepter la dentisterie collective. À se soumettre aux soins d'un dentiste qui ne serait pas de son choix?

Or, voici que en prônant la fluoruration, nous épousons un programme qui forcera nécessairement chaque individu du petit enfant au grand-père à boire de l'eau fluorurée qu'il le veuille ou non.

Le fluorure, comme traitement, est un type expérimental de médecine. Si un homme en veut individuellement sur l'avis de son médecin, très bien! Il se trouvera bien des organisations pour lui en fournir, ou il apprendra vite où s'en procurer sans l'imposer aux autres. Lorsque je signe un contrat pour de l'eau, dit encore le docteur Sandiman, c'est de l'eau que je veux. Je ne veux pas qu'un bureau socialiste quelconque décide qu'une médecine douteuse me sera forcée dans le gosier en même temps que l'eau.

Si je l'espère pour ce qui est du fluorure, les planificateurs, pourront, le printemps prochain, décider que la mélasse ou le souffre sont bons pour tout le monde et je serai forcé d'absorber de ces produits là aussi.

Je déclare que le fluoration est un moyen subtile d'ouvrir la voie à la dentisterie socialisée.

On sait très bien, d'ailleurs, qu'une même médecine affectera rarement de la même manière des individus différents. Ce qui est nourriture pour l'un peut être violent poison pour un autre, écrivait déjà Lucrèce il y a déjà deux milles ans.

Qui donc doit prescrire un médicament à un patient ? N'est-il pas convenable que ça soit son médecin traitant ? Ou dans le cas des dents, son dentiste ? N'est-ce pas lui qui est dans la meilleure position pour connaître l'état physique de son patient ? N'est-ce pas lui qui doit prendre la responsabilité de ce qu'il prescrit au lieu de passer cette responsabilité aux fonctionnaires des aqueducs municipaux ?

Il est clair qu'on ne combattra jamais le socialisme en décrétant la fluoration de l'eau publique. Il existe une méthode meilleure et plus directe de prévenir la carie dentaire. Les revues dentaires sont pleines d'articles qui identifient les causes de cette maladie spéciale à notre civilisation. Chez les hommes primitifs, il y avait peu ou point de caries dentaires. Leurs dents étaient superbes, leurs arches dentaires parfaitement structurées, leurs os sains, leurs corps bien formés. Mais ces hommes primitifs se nourrissaient d'aliments naturels. Il n'y avait pas chez-eux de Juke boxes aux coins pour les tenter d'acheter des barres de bonbons, de boissons gazeuses, des pâtisseries à la crème, des sucreries et tout le reste.

Si on tient tant à des mesures obligatoires et à l'intervention de l'État, ne serait-il pas bien plus à propos de demander une législation pour interdire la fabrication de sucreries raffinées, de boissons Cola, de farines raffinées et autres atrocités semblables dévitaminées.

Je finis ici cette citation du docteur Sandiman. Vous la trouverez plus complète dans le journal Vers Demain.

Nous venons d'entendre Monsieur Louis Even, directeur général du journal Vers Demain. Le journal Vers Demain a ses bureaux à Rougemont, conté Rouville, province de Québec et il attend vos commentaires et il attend votre secours le journal Vers Demain. Nous avons besoin, pour faire la grosse lutte que nous avons entreprise de l'aide de tous. Tous ceux qui sont avec nous devraient nous écrire pour nous encourager et devraient nous aider financièrement. 

 

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