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Conspiration communiste internationale

Écrit par Louis Even le dimanche, 22 août 1965. Publié dans Conspiration

Louis Even

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Le bolchévisme au pouvoir

Vers la fin de la première guerre mondiale, le communisme s'est installé au pouvoir en Russie. Du coup, il mettait sous son joug un gros 150 millions d'hommes — population de la Russie d'alors (208 millions aujourd'hui).

Nous ne disons pas remarquez bien — que cette prise du pouvoir ait fait 150 millions de communistes. Non. Les bolchévistes de Lénine n'étaient qu'une poignée, mais ils surent s'emparer violemment du pouvoir à la faveur du chaos dans lequel la guerre, perdue par la Russie, avait jeté le pays. Même aujourd'hui, après 47 ans de contrôle communiste, il n'y a que 3 à 4 pour cent de Russes dans le parti communiste. Mais le parti tient les rênes, et tout autre parti est interdit. Seul le parti communiste a le droit de présenter des candidats aux élections à tous les échelons de gouvernement, de sorte que ce sont toujours des membres du parti qui mènent le pays. Une infime minorité, ayant en main tous les pouvoirs — législatifs, exécutifs, policiers, militaires et autres impose ainsi sa volonté à la grande majorité. Et la majorité n'a même pas le droit de se plaindre tout haut. Un système de surveillance et d'espionnage ne laisse rien passer sans brutale répression.

Si la révolution bolchévique de 1917 ne fit pas 150 millions de communistes; elle plaça tout de même inexorablement les 150 millions de sujets russes sous le joug communiste.

Expansion du joug communiste

Depuis, il y a eu la deuxième guerre — celle qu'on nous a dite engagée pour la sauvegarde de la démocratie et de la civilisation, pour la liberté des nations à se gouverner elles-mêmes.

Or, c'est dans les années qui suivirent cette prétendue "guerre de libération" que le joug communiste s'est le plus largement .et le plus rapidement répandu sur l'univers. Le nombre de personnes qu'il tient sous sa main de fer est passé de 150 millions à près d'un milliard (1,000 millions)

C'est ce que Robert Welch exprimait d'une manière vivifie, impressionnante, quand il écrivait en 1958 :

Depuis 1945 (donc en 13 années), les communistes ont mis en esclavage un nombre de sujets nouveaux qui équivaut à une moyenne de 7,000 par heure. Et qu'ils soient en Indonésie, en Irak, en Corée ou ailleurs, ces gens ainsi mis en esclavage sont des hommes de la même nature que vous et moi. Ils ont le même amour que vous et moi pour leurs familles; les camps de concentration les accablent de la même horreur, du même désespoir; la torture leur fait subir les mêmes souffrances qu'elle nous ferait subir si nous en étions nous-mêmes les victimes.

Je le répète : chaque heure de. chaque jour et de chaque nuit, de ces 13 années, voyait des êtres comme vous et moi tomber sous le joug incroyablement brutal de l'État policier communiste, à la cadence moyenne de 7,000 par heure, portant chaque jour le nombre des esclaves à 160,0e de plus que la veille ..." — (The Blue Book de la John Birch Society).

Pour cet te expansion de la peste rouge, Moscou n'a pas eu à recourir à l'emploi direct de sa force armée. Moscou a su pousser des Chinois à se battre contre d'autres Chinois, des Coréens contre des Coréens des Vietnamiens contre des Vietnamiens, etc. Mais pas un seul régiment russe n'a été engagé dans tout ce progrès de la tyrannie communiste. Si des chars d'assaut russes sont entrés en action en Hongrie ou dans quelque autres pays satellites de Moscou, ce fut pour tenir sous le talon une population déjà asservie.

Les communistes ont obtenu leurs gains par le chantage, par le mensonge, par le meurtre, par des trahisons suscitées et entretenues au sein des gouvernements dont ils veulent s'emparer, et par des pressions diplomatiques utilisant tous ces moyens et d'autres. Les communistes ne sont retenus par aucune morale dans le choix de leurs moyens : pour eux, tout se juge d'après l'efficacité : s'ils trouvent à gagner en flattant, ils flattent; s'ils trouvent à gagner en tuant, ils tuent.

Libération rendue impossible

Et une fois maîtres politiques, d'un pays, les communistes organisent immédiatement la force la plus impitoyable pour y assurer leur permanence. On n'a pas encore vu un seul exemple d'un pays libéré après avoir été placé sous le joug communiste. Une force policière en uniforme et une force policière secrète encore plus redoutable, ainsi qu'un réseau serré d'espionnage, forcent tout le monde à se tenir bien soumis. C'est le cas de le dire, dans les pays sous régime communiste, les murs ont des oreilles. Pour une phrase de critique échappée et rapportée, vous pouvez avoir la visite de la police au cours de la première ou deuxième nuit suivante, et vous voir emmené sans savoir où. Votre famille pourra ignorer votre sort pendant des jours, des semaines, des mois, parfois des années.

Tout commencement de révolte est écrasé sans pitié. Ainsi, le 1er juin 1953, à Pilsen, ville industrielle de Tchécoslovaquie, une manifestation spontanée attirait dans la rue toute la population, qui n'en pouvait plus de misère et de vexations. Les manifestants envahissaient les bâtiments publics, battaient les fonctionnaires communistes et piétinaient les portraits de Staline et de Gotwald. Mais le soir même, les chars d'assaut et les mitrailleuses soviétiques rétablissaient "l'ordre" communiste. Des troupes américaines, casernées à moins de 40 milles de là, restaient sourdes aux appels désespérés des ouvriers de Pilsen qui criaient "au secours".

Deux semaines plus tard, le 16 juin, c'est en Allemagne orientale soviétisée, à Berlin-Est même, qu'éclate une rébellion contre la dictature du gouvernement Walter Ulbricht. La démonstration, commencée en matinée par 70 ouvriers d'une usine, réunit dès ce premier jour 12,000 hommes sur la place publique. Nombre doublé le lendemain par un contingent de 12,000 autres ouvriers arrivés d'un centre métallurgique après une marche forcée' de 13 milles. Là aussi, des édifices sont pris d'assaut, des policiers désarmés et rossés. Le troisième jour, les patriotes sont une centaine de mille, maîtres de la rue, occupant les bastions communistes et acclamant la liberté retrouvée. Mais l'armée rouge arrive : 2 divisions blindées, 20,000 soldats et 700 chars d'assaut. Il n'en fallait pas tant pour mettre fin à ce qu'on a appelé là-bas les trois journées glorieuses. Et la répression sanglante se passait sous les yeux mêmes des troupes américaines, anglaises et françaises, stationnées dans la partie ouest de la même ville, mais ne faisant rien qu'empêcher des Allemands libres du secteur ouest d'aller aider leurs frères à se dégager de l'enfer communistes.

On connaît mieux encore la révolte de Budapest, en Hongrie, en octobre 1956. Même exaltation de patriotes ayant pris possession de la place et installé un gouvernement de libération. Mais le quatrième jour, arrivée des chars d'assaut de Khrouchtchev qui écrasent le tout dans le sang. Là, comme à Pilsen, comme à Berlin, mêmes appels au secours de la part des patriotes; même attitude figée de la part des États-Unis, dont la propagande avait pourtant poussé les Hongrois à se soulever contre le régime rouge.

Répétons-le une fois passé sous le joug communiste, un pays ne peut plus s'en défaire. Les poings, les bâtons ou les pierres ne peuvent rien contre l'acier, la mitraille, les canons et les armes modernes, quand les pays encore libres et armés refusent d'intervenir par égoïsme, par lâcheté, sinon par complicité. Nos pays libres sont plus intéressés à leur confort, au placement de leurs capitaux, à la protection des intérêts monétaires de leurs financiers, qu'à la libération de peuples broyés par le communisme.

Égoïsme et aveuglement

Mais tout cela devra peut-être se payer. Pendant que les, .citoyens des pays .encore libres soignent ainsi leur confort, pendant qu'ils restent apathiques devant l'envahissement de leur propre pays par le matérialisme, l'irréligion, l'athéisme pratique, la corruption, la course à l'argent et aux plaisirs — pendant ce temps-là, les communistes, eux; sont à l'œuvre pour l'exécution de leurs plans, occupant de plus en plus les grandes tribunes de propagande, plaçant des leurs ou de leurs précurseurs dans les postes de commande, distrayant ou empoisonnant l'esprit des masses, conditionnant la population des pays convoités pour y. préparer l'avènement de leur joug.

En face du danger communiste, on s'imagine trop aussi avoir affaire à un ennemi ordinaire.

Une illusion trop répandue est de ne considérer le communisme que comme un parti à combattre sur le terrain électoral; ou comme une, idéologie à combattre sur le terrain des idées. Un parti, une idéologie, cela, certes, fait partie du communisme, mais le communisme est plus que cela : c'est une CONSPIRATION, une conspiration diabolique et diaboliquement organisée, poursuivant inlassablement son but de mettre l'univers entier sous son joug, pays par pays, ancrant solidement chacune de ses conquêtes, ne reculant nulle part, progressant toujours, exigeant des concessions des autres .et n'en faisant jamais elle-même. Une CONSPIRATION pour établir un État policier mondial, auquel, humainement, personne ne pourra plus se soustraire.

Essentiellement satanique, cette conspiration bénéficie de tout ce qui vient de l'enfer. Elle est puissamment aidée par l'apostasie pratique de pays chrétiens qui refusent toute référence à Dieu dans leurs institutions publiques, politiques, économiques, financières, sociales. Elle est puissamment aidée par le culte de Mammon ou la soif de domination sur les autres, qui semblent inspirer la vie de tant d'intellectuels et de politiciens. Elle a été bien servie et continue de l'être par le système financier d'endettement collectif qui engendre naturellement le collectivisme, qui réduit partout les personnes et les administrations à l'incapacité financière, les forçant à abdiquer leur indépendance, leur initiative et leur responsabilité personnelle. . Les populations passent ainsi de l'esclavage économique à l'esclavage politique, auquel il ne manque plus qu'un degré pour aboutir à l'esclavage de l'État policier, au régime du pain conditionné par la perte de la liberté. Régime à l'avènement duquel contribuent, consciemment ou stupidement, ceux qui devraient être l'élite de la société. Voyez avec quel ensemble la majorité de nos intellectuels repoussent une correction financière qui, comme le Crédit Social, garantirait à toute personne à la fois son pain et sa liberté et la possibilité de prendre ses responsabilités. Ces messieurs, qui se croient mis au monde pour profiter des autres plutôt que pour les servir, n'admettent certainement pas la brutalité d'un État policier; mais ils en ont tout de même la philosophie par leur soif de pouvoir sur les autres, et ce n'est pas sur cette élite prostituée qu'il faut compter pour nous épargner la tyrannie communiste.

 

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