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Un plan de relance pour le peuple: une économie de dividendes

Écrit par Richard C. Cook le vendredi, 01 mai 2009. Publié dans Dividende

Le manque de sécurité du revenu, pour les individus et les familles, en plein économie de haute technologie, est un non-sens en toutes circonstances, mais la contradiction fondamentale de «la pauvreté au sein de l’abondance», qui a accablé le monde depuis le début de la révolution industrielle, devient de plus en plus grave en ce début du 21e siècle, alors que la récession de 2008 s’accentue.

Winston ChurchillWinston Churchill avait fait mention de ce problème lors d’une conférence à l’Université d’Oxford le 19 juin 1930, quelques mois après le crash de la bourse de New-York, qui avait déclenché la grande crise économique. Churchill déclarait:

«Qui aurait pu penser qu’il aurait été plus facile de produire par le travail et le savoir-faire tous les biens les plus nécessaires ou désirables, que de trouver des consommateurs pour ces biens? Qui aurait pu penser que la science et la civilisation du monde actuel se seraient retrouvés incapables de se servir des quantités abondantes de biens essentiels produits à bon marché? Tous nos triomphes de la recherche et de l’organisation de la société nous auraient-ils transmis seulement une nouvelle punition, la malédiction de l’abondance? Devons-nous croire qu’aucun ajustement meilleur ne peut être fait entre l’offre et la demande?

«Les faits montrent que tout effort en ce sens a échoué. Plusieurs tentatives ont été faites, des extrêmes du communisme en Russie aux extrêmes du capitalisme aux Etats-Unis, incluant toutes les formes de politiques fiscales et monétaires. Mais toutes ont échoué, et nous ne sommes pas tellement plus avancés dans cette tâche que dans les temps des barbares. C’est certainement sur cette fissure mystérieuse à la base de tous nos arrangements et systèmes que les esprits les plus brillants devraient se pencher.»

Évidemment, nous n’avons rien appris depuis ces paroles de Churchill. N’est-il pas honteux — ou tout simplement surprenant — que depuis que les partisans d’une économie «post-moderne» aient restructuré l’économie américaine autour du concept d’un secteur financier déréglementé au cours des 30 dernières années, que l’écart entre les revenus des riches et des pauvres a augmenté davantage?

Peut-être sommes-nous finalement prêts à rouvrir la question à savoir si les êtres humains ont droit à un revenu suffisant pour garder leur corps et leur âme ensemble… Aujourd’hui il n’est pas difficile de voir que l’application d’un revenu minimum garanti, ou revenu de base, s’il avait été mis en place lorsque l’idée avait quelque appui politique aux Etats-Unis dans les années soixante et soixante-dix, aurait pu grandement améliorer la condition humaine, en éliminant la pauvreté et en assurant un certain degré de justice économique. Et nous nous en porterions tous mieux aujourd’hui…

Et pourtant, au milieu d’énormes plans de sauvetage gouvernementaux en faveur des banques, et les propositions (non encore appliquées) pour stimuler la consommation dans la population, il n’est jamais fait mention d’un revenu minimum garanti, même parmi les milieux les plus progressistes. Un des problèmes de ce revenu garanti est qu’il a toujours été présenté par ses partisans aux Etats-Unis comme étant un transfert de richesse, où une partie des revenus des salariés qui doit être taxée pour venir en aide à ceux dans le besoin.

Mais il existe d’autres façons de considérer le problème. Une de ces façons est celle du mouvement du Crédit Social, où un dividende versé régulièrement à chaque individu est considéré non seulement comme étant juste, mais aussi comme une stabilisation nécessaire dans une économie développée.

J’appellerais ce programme de dividendes un «plan de sauvetage pour le peuple», en opposition aux plans de sauvetage en faveur des banques, qui ajoutent des milliers de milliards de dollars à la dette nationale.

La faillite de l’économie actuelle

Qu’est-ce qui ne va pas avec l’économie actuelle? Ce qui est inexpliquable est l’apparente incapacité des commentateurs et spécialistes en économie à reconnaître le rôle de l’écroulement du pouvoir d’achat des consommateurs comme étant la cause principale de la paralysie des marchés. Les individus ne peuvent plus obtenir de prêts parce qu’ils ne peuvent pas les rembourser. Les entreprises ne peuvent plus obtenir de prêts parce que le revenu des consommateurs est insuffisant pour acheter leurs produits. A l’intérieur des Etats-Unis, le pouvoir d’achat des consommateurs a plongé non seulement en raison de l’exportation de tant d’emplois manufacturiers vers des pays avec une main-d’œuvre bon marché, comme en Chine, mais aussi parce que les travailleurs n’ont pas eu part aux avantages d’une productivité constamment croissante.

Même si les économistes demandent plus de dépenses gouvernementales pour stimuler l’économie et créer des emplois — quelques milliers de milliards de dollars ajoutés à la dette nationale ne peut faire de mal, disent-ils — une telle dépense ne peut avoir lieu que par des déficits financés par le système bancaire. Ainsi, leur réponse à une crise marquée par un énorme endettement public et privé est… encore plus de dettes.

Ce que nous voyons est un cas de cancer en phase terminale. Le porteur de ce cancer est la population américaine, et le cancer de la dette est mortel. Les prescriptions des économistes, et même celles du président Obama, sont comparables à offrir des béquilles à un patient atteint du cancer à un stade si avancé qu’il ne peut même plus se tenir debout.

L’empire international de l’usure a une longue histoire, qui remonte à l’ancienne civilisation summérienne (sud de l’Irak actuel), où les débiteurs furent pour la première fois vendus comme esclaves. Les dettes excessives ruinèrent plusieurs des villes-États de la Grèce, et contribuèrent à la chute de l’empire romain. Durant le Moyen-Âge, l’usure était devenu un tel fléau qu’elle fut interdite par l’Église catholique.

La phase actuelle de cet empire de l’usure remonte à la création de la Banque d’Angleterre (en 1694), une institution bancaire privée qui créait de l’argent en prêtant au gouvernement britannique pour qu’il puisse mener ses guerres. La Banque d’Angleterre fut reproduite sur le sol américain lorsque le système de la Réserve fédérale fut créé par le Congrès américain en 1913.

Depuis la fondation des États-Unis, il y a eu un combat continuel dans le pays entre les forces pro et anti-banques. Après un combat dramatique de deux siècles, ayant connu des hauts et des bas, les banques ont vu finalement le triomphe complet leur appartenir dans les années 1970 lorsque la philosophie du monétarisme prit le dessus, et fit en sorte qu’un manque chronique de monnaie réelle dans l’économie serait comblé par une dette croissant de façon exponentielle, créée par les banques.

Cette politique du monétarisme n’était pas limitée aux États-Unis, mais faisait partie d’une conspiration financière mondiale. La «révolution» économique de Ronald Reagan facilita cette politique aux États-Unis, tout comme les politiques de Margaret Tatcher au Royaume-Uni, et les régimes semblables pro-banques autour du monde.

Révolution

Cette prise de contrôle de l’économie mondiale par les banquiers ne peut être défaite par le programme de relance économique du Président Obama, ou toute autre panacée de milieux soi-disant progressistes. Même l’objectif de créer des millions de nouveaux emplois, devrait-il être atteint, ne compensera pas à long terme l’énorme somme de dette que l’économie productive entraîne. Mais ici encore, Obama n’a pas l’intention de renverser l’empire de l’usure. Après tout, une des principales sources de fonds pour la campagne présidentielle des démocrates en 2008 a été les banquiers et financiers de Wall Street.

Des plans de relance financés par le gouvernement doivent être remboursés avec des intérêts payés par les contribuables. Mais les contribuables sont déjà surchargés de dettes. Parce que les banquiers sont si peu dignes de confiance, et sont plutôt motivés seulement par leurs propres intérêts, ils doivent être délogés du pouvoir. Cela nécessite une révolution politique qui a peut-être déjà commencé.

Cette attaque contre le pouvoir des banquiers doit être large, persistante et d’une grande portée. Aujourd’hui, ils contrôlent le processus politique aux Etats-Unis et autour du monde. Leur pouvoir est protégé par les lois et règlements des nations occidentales. Ils contrôlent les agences internationales comme le Fonds monétaire international et l’Organisation internationale du travail. Ils influencent aussi les machines militaires et services secrets des pays de l’Ouest, comme l’OTAN qui jure maintenant de protéger le «néolibéralisme» des pays de l’Ouest, ce qui signifie l’Empire des banquiers.

La solution: une économie de dividendes

La façon de générer la sécurité économique n’est pas de donner à quelqu’un un emploi, mais de mettre de l’argent dans ses poches. Si on commençait par ce simple fait, l’économie générerait bientôt plus d’emplois que les gens pourraient occuper… Pour que l’économie mondiale puisse fonctionner, et pour qu’il y ait assez de biens produits pour fournir à chaque individu un niveau de vie décent, il n’est pas nécessaire que tous aient à occuper un emploi. En fait, trop de travailleurs nuisent à la production.

La productivité d’une économie industrielle moderne est phénoménale, et surpasse les rêves les plus fous des générations passées. Le problème aujourd’hui n’est pas un manque de biens ou de services: on a justement trop de biens et de services. Il existe un surplus mondial d’automobiles. Et la même situation s’applique pour la plupart des biens de consommation. Cela ne veut pas dire que les menaces à l’environnement comme le changement du climat ou le gaspillage des ressources devraient être ignorées. La raison pour laquelle on ne s’occupe pas de ces menaces est que l’industrie doit s’efforcer de couper ses dépenses et garder les prix bas en face d’un manque catastrophique de pouvoir d’achat chez les consommateurs.

Pourquoi aurions-nous besoin de plus d’emplois? Seulement parce que nous ne sommes pas assez renseignés, et nous n’avons pas encore réalisé que de l’argent devrait être versé à tous — au moins pour subvenir au minimum essentiel — sous forme de dividende. Chaque citoyen devrait recevoir ce dividende comme le fruit, l’héritage de notre incroyable capacité de production. Ce dividende devrait être considéré comme un des droits de l’homme.

Et pas besoin de taxer les plus riches pour financer ce dividende. Un tel dividende n’a pas à être un transfert de paiement ou un partage de la richesse. Il devrait plutôt refléter la reconnaissance par le système économique que l’univers, la création de Dieu est généreuse et abondante. L’industrie moderne ne fait que puiser dans cette abondance.

Aujourd’hui cette abondance nous est volée par les banquiers et leur système d’argent-dette. C’est cette abondance qui doit être retournée au peuple, à qui elle revient de droit. Cela peut être fait par le paiement d’un dividende à chaque citoyen du pays. Cela ne créerait pas d’inflation, parce que ça ne représenterait pas plus d’argent que de produits; ce dividende remplacerait plutôt l’argent emprunté des banques, ou bien entraînerait une production nouvelle.

Si vous voulez lire l’histoire de l’économie de dividendes, étudiez l’histoire du mouvement créditiste à travers le monde. Je ne répéterai pas cette histoire ici, je l’ai déjà fait dans plusieurs articles au cours de deux dernières années (la plupart pouvant être trouvés en anglais sur le site www.Globalresearch.ca. Ce dividende est un des thèmes de mon nouveau livre, We Hold These Truths: The Hope of Monetary Reform. Vous pouvez trouver beaucoup de renseignements sur le Crédit Social sur l’internet, y compris le site du journal Vers Demain au Canada: www.versdemain.org.

Cet article a été publié par

Richard C. Cook

Richard C. Cook

Richard C. Cook est un ancien analyste à l’emploi du gouvernement américain. On peut le contacter sur son site internet: www.richardccook.com.