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Un enfant de chœur, martyr de la Sainte Eucharistie

le lundi, 01 mai 2006. Publié dans Eucharistie

Jésus veillant sur la jeunesseExtraits du livre «Marie, Vierge et Mère» par l’abbé Paulin Giloteaux:

Aimée de toute éternité

Article tiré d’une ancienne revue «Le petit messager du Saint Sacrement» qui étaient rédigé par les Pères du Saint Sacrement, de Montréal:

C’était le soir de sa première communion. Il était bien heureux le petit enfant de chœur.

Après les vêpres, il avait été là-bas, à l’autre bout de la ville, porter un rayon de sa joie dans la mansarde de la grand-mère qui, toute la journée, avait égrené son chapelet, et reproché à ses vieilles jambes de ne pouvoir plus la porter jusqu’à l’église.

Maintenant, il revenait alerte, l’âme épanouie, souriant, éprouvant comme un besoin impérieux et doux d’épancher au dehors le trop plein d’allégresse qui débordait de son cœur.

La nuit tombait, les rues peu à peu se faisaient sombres, et l’enfant se hâtait vers le logis paternel. C’était là, une maison étroite et basse, à deux pas de l’église dont la masse imposante profilait dans le ciel. Comme il approchait, l’enfant s’arrêta brusquement. Son cœur se serra, sa physionomie s’assombrit, toute sa joie disparut comme un songe. Lentement il alla s’asseoir sous le porche, laissa retomber sa tête sur ses genoux et pleura!…

Un blasphémateur et un ivrogne

Dans sa petite maison se faisaient entendre les éclats d’une voix avinée. Des expressions de colère, des blasphèmes troublaient le grand silence de la nuit. Des coups de poing furieux ébranlaient les meubles, la vaisselle maltraitée tintait le glas avec des notes fausses, et les rares passants laissaient tomber de leurs lèvres une parole de dégoût ou bien un ricanement moqueur.

L’enfant entendait tout cela, et ses larmes coulaient plus pressées, et un affreux mélange d’amertume et de dégoût gonflait son pauvre petit cœur. C’était pour lui l’enfer après le ciel, et son âme sortait toute meurtrie de cette chute douloureuse.

Son père était un de ces êtres tout à fait avilis chez lesquels on ne distingue plus que les ignobles penchants de la brute. Ouvrier habile, il aurait pu vivre avec sa femme et son enfant dans une honnête aisance; mais son travail à peu près unique consistait à noyer sa raison dans d’innombrables verres de liqueurs frelatées.

Une femme laborieuse et patiente

Sa femme offrait avec lui le contraste plus frappant. Aussi laborieuse qu’il était paresseux, aussi économe qu’il était prodigue, aussi religieuse qu’il était impie, aussi douce qu’il était brutal, elle avait vécu dans ce tête-à-tête sans rien perdre des délicatesses de son âme. Sa patiente dignité, qui ne se démentait en aucune circonstance, avait inspiré à son mari un sentiment étrange dans une pareille nature, le respect; et jamais dans ses colères, dans l’exaltation de son ivresse, il ne s’oubliait jusqu’à la frapper. Elle travaillait, la douce créature! Le pain qui la nourrissait, elle et son enfant, était le prix de son labeur. Il lui avait fallu, et il lui fallait encore chaque jour des prodiges de sollicitude pour soustraire son enfant à l’influence pernicieuse des exemples paternels.

Grâce à l’énergie avec laquelle cette mère vraiment chrétienne avait défendu son âme, il allait à l’école des Frères et, malgré quelques protestations du père, qui se traduisaient de loin en loin par des injures à l’adresse des prêtres, il servait la messe tous les matins. C’était pour sa mère le plus doux des spectacles que de le contempler balançant l’encensoir, ou d’entendre les gazouillements de sa voix monter du fond de la nef. Le jour de sa première communion, avec quelle joie religieuse elle fixait des regards ravis sur ce fils bien-aimé qui était là-haut le premier, le plus proche de l’autel!

Pendant ce temps d’ineffables délices, dans quelque cabaret borgne, le père buvait. Il blasphémait le Dieu qui se donnait à son fils et prédisait l’heure prochaine où les patriotes descendraient dans les églises sur les débris des autels à jamais renversés.

C’était dans cet état qu’il était rentré, la tête montée, et proférait à haute voix ses menaçantes imprécations.

Le cher petit communiant, après la visite faite à sa respectable aïeule, revenait heureux de sa journée; mais, entendant les éclats terribles de la voix paternelle, il n’osa pas rentrer au logis, et prit le parti de retourner à l’église dont il ouvrit une des portes avec la clef de service qu’il avait conservée par mégarde dans sa poche.

Un voleur dans l’église

Les vagues lueurs de la lampe du sanctuaire éclairaient seules le saint lieu, mais l’enfant n’avait pas peur; n’était-il pas dans la maison du bon Dieu? Après une fervente prière devant le tabernacle, il se dirigea vers l’autel de la Sainte Vierge et il s’endormit, doucement étendu au pied de sa gracieuse image. Tout à coup un bruit insolite le réveille: en face de lui, par un vitrail brisé, entrent de grandes bouffées d’un vent froid, et là haut, devant le grand autel, il aperçoit une ombre vague debout, et distingue en même temps deux bras étendus vers le tabernacle. — Un voleur! pense l’enfant; mais au lieu de se cacher davantage, songeant que ce malfaiteur va saisir de ses mains criminelles le ciboire où fut puisée l’Hostie de sa première communion et profaner le Corps adorable du Sauveur, obéissant sans plus de réflexion au mouvement spontané de sa ferveur, il se lève et vaillamment se dirige vers l’autel.

Les craquements de la porte du tabernacle qui se rompait couvrirent le bruit de ses pas; mais quand le voleur se retourna, tenant dans ses mains le ciboire d’or, il aperçut l’enfant debout sur les premiers degrés et recula épouvanté. D’un bond, avec un cri inexprimable et une force surhumaine, le petit s’élança sur lui et noua ses faibles doigts autour du ciboire dont la profanation exaltait sa foi.

Le bandit, que son trouble et l’obscurité empêchaient de se rendre compte de la faiblesse de son adversaire, brandit le ciseau qui lui avait servi à briser le tabernacle. Sa main s’abattit et, du front de l’enfant, un flot de sang jaillit par une profonde blessure.

Mais les mains du nouveau Tarcisius s’étaient crispées autour du ciboire: et, pendant que son meurtrier, effrayé de son nouveau crime, disparaissait dans l’ombre, il demeura un instant debout, puis s’affaissa au pied de l’autel, tenant toujours serré contre sa poitrine le cher trésor pour lequel il avait donné sa vie !…

Le lendemain, le premier prêtre qui entra dans l’église le trouva étendu, immobile, souriant, et les doigts raidis autour du ciboire. Autour de sa tête une large blessure de sang s’arrondissait comme une auréole. Ce tabernacle défoncé, ce vitrail descellé indiquaient assez clairement quel drame s’était joué dans l’église.

Conversion du père

En apprenant ce sacrilège forfait et ce trépas sublime l’émotion fut immense dans la ville entière. Pendant tout le jour elle défila devant le lit où l’héroïque victime gisait inanimée dans ses habits de fête; son affreuse blessure disparaissait dans les fleurs. Ses funérailles furent des plus touchantes. Les premiers communiants se relayaient pour porter le cercueil de leur ami, devant lequel marchaient, comme un chœur d’anges, les jeunes filles de la Première Communion en voiles blancs et les mains pleines de fleurs. Les plus nobles dames de la ville se pressaient sympathiques autour de la pauvre mère qui, toujours admirable, semblait entrevoir, même au milieu des larmes, la gloire dont jouissait son enfant ! Le père marchait le front bas, anéanti, les jambes chancelantes. Au moment terrible où la bière (cercueil) descendit dans la fausse, un cri rauque sortit de sa poitrine et il s’affaissa anéanti. Quand il se releva, ce n’était plus le même homme; sa conversion fut entière et durable. Du haut du ciel son petit ange veillait sur lui !

Et vous, mes enfants, priez beaucoup pour vos parents en ce grand jour des faveurs divines, où vous êtes tout-puissants sur le Cœur du bon Jésus.