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Soyons solidaires au Pape Benoît XVI en ces jours difficiles

Écrit par Cardinal Marc Ouellet le samedi, 01 mai 2010. Publié dans Benoît XVI

Certains médias colportent des accusations mensongères contre lui

“Au lieu de mordre la main qui le bénit et le nourrit, l’Occident chrétien devrait se souvenir que ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, viennent du christianisme et de l’annonce permanente du Christ ressuscité. Le Québec ne devrait-il pas se rendre compte qu’en cultivant le mépris et la haine de l’Église catholique, il s’autodétruit? ”

— † S. Em. le Card. Marc Ouellet

 

 

Paroles du Cardinal Marc Ouellet à la défense de l’Église persécutée

Actuellement, à travers le monde, l’Église est crucifiée sur la place publique. Dans ses homélies des jours saints et de la fête de Pâques, à la cathédrale de Québec, Son Éminence le Cardinal Marc Ouellet a prononcé des paroles réconfortantes et éclairantes pour prendre la défense de l’Église, de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI et de l’ensemble du clergé. Nous citons des extraits de ses homélies:

L’Église, clouée au pilori comme son maître

À la messe chrismale du Mercredi Saint, le 31 mars 2010:

Cardinal Marc Ouellet
S. Ém. le Card. Marc Ouellet

«Paix à toi, famille de Dieu, Église bien-aimée du Seigneur que nous chérissons tous et que nous voulons toujours plus belle. Paix à toi !

Elle est souffrante notre Église, clouée au pilori comme son Maître, mais elle est vivante par la foi. Dans la tourmente, elle s’accroche à la Parole de Dieu et elle réapprend à ne mettre sa confiance qu’en Dieu seul et dans le témoin fidèle, Jésus-Christ. Celui-ci vient à notre rencontre dans l’aujourd’hui de l’histoire; Il nous redit: «Ne crains pas, Je suis avec toi; mon alliance avec toi est éternelle». «Tous ceux qui pleurent, je les consolerai. Au lieu de la cendre de pénitence, je mettrai sur leur tête le diadème; ils étaient en deuil, je les parfumerai avec l’huile de joie; ils étaient dans le désespoir, je leur donnerai des habits de fêtes.»

En cette année sacerdotale désignée par Notre Saint-Père Benoît XVI, les prêtres sont davantage reconnus et appréciés mais ils sont aussi mis à l’épreuve de bien des manières. Ayons confiance, c’est un signe de purification et de croissance. Le Malin a l’habitude de regimber bruyamment quand l’Église vit de grands moments de grâce. Saint Jean-Marie Vianney en savait quelque chose à son époque et nous le constatons aussi à notre époque. Que ce soit à l’approche de la Semaine Sainte ou durant toute cette année de sanctification et de reconnaissance pour les prêtres, le tapage médiatique n’a pas cessé d’exprimer des soupçons et de jeter le doute sur la vérité de notre témoignage et le sens de notre vie consacrée à Dieu.

Chers amis prêtres, ayons de la patience. Les informations colportées et souvent manipulées par les médias nous flagellent et nous attristent, mais elles ne nous intimident pas, comme vient de le rappeler courageusement le pape Benoît XVI. On voudrait bien faire taire la parole de Dieu qui nous porte mais son feu nous empêche de fuir et de trahir. Le trésor que nous portons dans des vases d’argile échappe au regard superficiel des médias, nous le savons bien et nous n’en sommes pas étonnés. Si on n’a pas reconnu le Christ en ce Jésus qui est venu humblement et n’a fait que du bien, comment voulez-vous qu’on le reconnaisse en nous, pauvres pécheurs, en notre ministère décrié et méprisé ? Si on n’a pas reconnu Dieu dans l’humiliation abyssale du crucifié innocent, comment voulez-vous qu’aujourd’hui on s’agenouille pour recevoir de nos mains son pardon et sa vie de ressuscité ?

Marchons sur la voie de la sainteté

La méconnaissance du don de Dieu fait partie intégrante de l’histoire de Jésus-Christ et de l’Église. Cette méconnaissance fait aussi partie de l’histoire de chaque prêtre même quand le témoignage du très grand nombre d’entre nous est fidèle aux promesses de notre ordination. Évidemment nous payons très cher les écarts lamentables de quelques-uns d’entre nous qui ont brisé des vies innocentes et déshonoré ainsi leur ministère. Que la honte que nous en éprouvons suscite notre repentir sincère pour tous nos manquements et nous remettent humblement mais fermement sur la voie de la sainteté.

Puisque le célibat sacerdotal est aujourd’hui particulièrement contesté et incompris, demandons humblement la grâce de le vivre dignement et joyeusement en toute fidélité au Christ, et à l’Église qui veut être aimée de nous du même amour nuptial dont elle est aimée par le Christ, Son Époux.

Que la joie de notre vie donnée rejaillisse sur tous les autres charismes et communique à tous les baptisés la conviction que chacun a une mission à remplir dans le monde comme témoin de Jésus-Christ. À l’exemple du Saint Curé d’Ars, notre humble patron, retrouvons en notre vie la force de la prière et de la confession. Nos fidèles en seront touchés et revigorés dans leur propre témoignage de couples mariés, de personnes consacrées ou de célibataires engagés dans l’un ou l’autre apostolat de l’Église.

Puisse-t-elle être féconde, toujours plus féconde, cette alliance de la Trinité et de l’Église afin que le monde croie en la bénédiction qui nous habite et qui lui est destinée.»

Des médias couvrent l’Église d’insultes

Extraits de l’homélie du Vendredi Saint, le 2 avril 2010:

«En Jésus le Fils de Dieu nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.»

Jésus sait désormais qu’il doit mener seul le grand combat, le combat final contre les forces du mal. Il sait que l’Heure est venue de passer de ce monde à son Père. L’Heure est venue du grand témoignage jusqu’à l’extrême de l’Amour, pour sceller à travers sa mort la Nouvelle Alliance dans son sang.

Car il faut que le monde sache qu’Il aime le Père et que le Père aime le monde au point d’envoyer son Fils unique expier et réparer toutes les fautes des pécheurs. C’est par son obéissance d’amour que le monde est réconcilié avec Dieu. Au moment de rendre le dernier souffle, prélude du don de l’Esprit, Jésus déclare: «Tout est accompli». Sa mission est accomplie. La révélation de l’Amour miséricordieux du Père est accomplie. Désormais l’humanité repentante lèvera les yeux vers Celui qui a été transpercé. «Or, c’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur Lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.» De son coeur transpercé jaillit l’eau et le sang, des flots de miséricorde qui régénèrent l’humanité pécheresse et lui ouvrent le ciel, moyennant la foi.

Jésus nous montre ici que la victoire dans le combat à sa suite ne naîtra pas de la violence en réponse à la violence mais de l’obéissance au Père, expression la plus achevée d’une communion totale de volonté avec lui.

«Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu Tout-Puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.»

La passion du Christ concerne le monde entier. La mort du Fils de l’Homme expie le péché multiforme de toute l’humanité. Mais le Christ Sauveur assume au premier chef le péché de l’Église, la trahison de Judas, le reniement de Pierre et la lâcheté de ses disciples. Ce sont les péchés de ses amis intimes qui lui causent la plus grande souffrance.

Puisque l’actualité médiatique couvre l’Église d’insultes, d’opprobres et de honte à cause des crimes de pédophilie commis par quelques membres du clergé, que ce Vendredi saint 2010 soit d’abord un acte de contrition sincère, une confession authentique et une offre de réparation pour les torts souvent irréparables causés aux victimes innocentes. Le Saint Père Benoît XVI nous y invite dans sa lettre à l’Église en Irlande. Soyons profondément solidaires avec lui en ces jours difficiles. Personne n’a combattu plus vigoureusement que lui ce fléau dans l’Église, quoiqu’en disent certains médias qui colportent des accusations mensongères.

Avortements payés par l’État

N’oublions pas toutefois que ce mal dénoncé à hauts cris n’est que la pointe de l’iceberg du péché du monde qui crucifie le Fils de Dieu. Que de crimes de nos jours sont couverts d’un manteau de dignité. Tous ces avortements payés par l’État dont on réclame ces jours-ci un financement pour des programmes d’aide au tiers-monde, afin d’avilir à notre image le sens moral de ces nations encore respectueuses de la vie.

Ô Visage ensanglanté du Christ, tuméfié par nos crachats haineux et hypocrites, prends pitié de nous.

Que de péchés camouflés et couverts pourrions-nous dénoncer en cette heure de jugement et de miséricorde. Des péchés d’injustice, de blasphème, de violence, d’apostasie et d’omission, qui crient vers le ciel parce qu’ils méprisent l’Alliance scellée par Dieu avec l’humanité dans son Fils crucifié.

Ô Visage ensanglanté du Christ, torturé encore aujourd’hui par tant de violence et d’injustice dans notre monde, prends pitié de nous.

Mais l’heure est au repentir et à la contemplation de la passion d’amour du Fils de Dieu. Laissons-nous toucher par son amour qui se charge du péché du monde, de notre péché. Que nos coeurs soient bouleversés par le châtiment qu’Il subit à cause de nos fautes. «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» Quelle peine abyssale il souffre, et qui laisse entrevoir l’Enfer que le Fils de l’Homme subit à notre place. Quelle condescendance surtout de l’Amour divin pour les pécheurs, l’Amour du Fils unique et l’Amour du Père miséricordieux qui réparent ensemble, douloureusement, le vrai visage de l’homme et de la femme, défigurés par le péché, mais pardonnés par Dieu et réconciliés avec Lui.

Ô abîme de miséricorde révélé par la Croix du Christ, prends pitié de nous, sauve-nous !

Fléchissons les genoux devant la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ et confessons humblement notre foi au Nom trois fois saint de Dieu qui est Amour.

Nous t’adorons Ô Christ et nous te bénissons, parce que tu as racheté le monde par ta Sainte Croix. Amen !

Cherchons à mieux vivre notre Baptême

Extraits de l’homélie de la Veillée Pascale, le 3 avril 2010:

«Que la lumière soit !». «Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres».

La création de la lumière me revient en mémoire, en cette veillée pascale, pour exprimer le mystère de la résurrection du Christ. Fiat lux ! Que la lumière soit ! Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il vit par delà la mort, victorieux. Alléluia !

Chers frères et sœurs dans le Christ Ressuscité: Exultez de joie, tressaillez d’allégresse, sonnez cette heure triomphale et la victoire d’un si grand roi.

L’Évangile de Luc nous rapporte qu’au matin de Pâque, Marie-Madeleine et quelques femmes sont allés au tombeau et l’ont trouvé vide. Elles se sont empressées de transmettre la nouvelle aux autres mais sans réussir à les convaincre, car leurs propos leur semblèrent délirants. N’est-ce pas encore ainsi aujourd’hui face à notre témoignage, même après deux mille ans de christianisme ? À un monde désaxé par l’argent, la luxure et mille formes de manipulation, notre témoignage de foi apparaît souvent délirant, déconnecté, ridicule. Ceux et celles qui ne connaissent pas l’amitié du Christ ne peuvent pas comprendre le célibat des prêtres, la virginité consacrée et même la fidélité conjugale. Évidemment, quand les fautes scandaleuses de quelques-uns sont étalées au grand jour, la perception s’accroît que tout cela est délirant, incroyable, digne d’être soupçonné et même diffamé. Cherchons humblement à mieux vivre notre baptême afin que le monde croie en Jésus-Christ, lumière des nations.

Cet article a été publié par

Cardinal Marc Ouellet

OUELLET Card. Marc, P.S.S.Préfet de la Congrégation pour les évêques
et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine