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Quelle profondeur et quelle richesse!

Écrit par Jozef Cardinal Tomko le lundi, 21 mai 2007. Publié dans Congrès eucharistique

"L’Eucharistie est Jésus-Christ Lui-même, l’Agneau de Dieu..."

Jozef Cardinal TomkoROME, Dimanche 13 avril 2008 (ZENIT.org) – Le Pape Benoît XVI a nommé le cardinal Jozef Tomko, légat pontifical pour les célébrations du 49e Congrès eucharistique international de Québec (Canada), du 15 au 22 juin, Le cardinal Tomko est né en Slovaquie. Il est président émérite du Comité pontifical pour les congrès eucharistiques internationaux et préfet émérite de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. 

Le thème du congrès est: «L’Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde.» C’est le deuxième congrès eucharistique sur le sol canadien. Le premier s’est déroulé à Montréal en 1910. 

Homélie prononcée par le Cardinal Josef Tomko lors de l’envoi en mission à la réunion de Montée Jeunesse à Québec le 21 mai 2007, en préparation du Congrès eucharistique.

Québec, 21. 05. 2007

Son Éminence le Cardinal Jozef Tomko
Légat du Pape Benoît XVI à Québec
Au congrès eucharistique international

Chers amis,

Je dois vous parler de l’Eucharistie et je me trouve simplement désarmé devant la tâche. Je ne peux utiliser ni les raisonnements, ni la sagesse humaine, ni l’analyse scientifique, ni même le langage brillant. Parce que je dois m’approcher avec vous de ce que nous acclamons après la consécration: «Il est grand le mystère de la foi».

C’est pourquoi je me sens comme Moise sur la montagne de Horeb devant le buisson ardent. Nous devons enlever les sandales, fermer nos yeux et écouter Celui qui a inventé l’Eucharistie.

Nous pouvons comprendre le grand mystère de la foi seulement par moyen d’une grande foi! Foi qui requiert une libre écoute et un accueil, mais aussi une profonde humilité quand c’est Dieu Lui-même qui nous parle. Il s’agit d’un discours qui peut sembler «dur», difficile, et provoquer l’abandon de quelques-uns, mais nous voulons l’affronter avec la foi de Pierre et des Douze apôtres: «Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle» (Jn 6, 68). C’est la foi de la première Église qui reste la même jusqu’à aujourd’hui grâce à la jalouse et fidèle transmission, dont saint Paul est le témoin quand il présente aux Corinthiens l’institution de l’Eucharistie: «Pour moi, en effet, j’ai reçu du Seigneur ce qu’à mon tour je vous ai transmis» (1 Co 11, 23). Et alors, écoutons le Seigneur qui nous parle dans la synagogue de Capharnaüm.

1. Le discours de Capharnaüm

C’est l’évangéliste Jean qui dans son chapitre 6, nous rapporte en témoin fidèle la rencontre de Jésus avec la foule qui, le jour avant, voulait le faire roi. C’était très utile d’avoir comme roi quelqu’un qui est capable de résoudre le problème de la faim par la multiplication des pains.

Ils n’ont pas compris que ce miracle était seulement la préparation d’un autre don, beaucoup plus précieux et merveilleux, le pain vivant, personnifié, descendu du ciel qui donne la vie au monde. Mais les paroles de Jésus sont très explicites, univoques et claires: «Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain, vivra à jamais. Et le pain que, moi, je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde» (Jn 6, 51).

Attention, ce n’est pas un discours imaginatif, symbolique, poétique; ce sont des affirmations réalistes, concrètes, exigeantes. Jésus y met toute son autorité quand il confirme avec la force solennelle des grandes occasions: «En vérité, en vérité, je vous le dis, …Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui» (Jn 6, 53-56).

On peut comprendre la stupeur et la surprise des disciples devant une telle annonce catégorique qui déplace la manière de penser, mais, une fois acceptée, révèle des réalités profondes et consolantes: L’Eucharistie ce n’est pas une chose, c’est une Personne vivante, la Personne même de Jésus-Christ. Dans l’Eucharistie il se fait notre Pain de vie, notre nourriture spirituelle. Il nous transmet ainsi son énergie vitale, la vie qui nous assure la vie à jamais, il promet de nous ressusciter.

C’est beaucoup, il y a presque trop dans cette promesse de l’Eucharistie. Dans cette simplicité de langage, il y a trop de choses à comprendre, à méditer, à introduire dans sa propre vie. Et ce n’est pas tout sur l’Eucharistie. Capharnaüm doit être encore réalisé et complété par le Cénacle.

2. Au Cénacle

C’est pendant les fêtes de la Pâque hébraïque que Jésus procède à l’institution de l’Eucharistie, parce que – comme le raconte saint Jean – « son heure était venue de passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1), c’est-à-dire jusqu’au fond, sans mesure. Il a fêté la Pâque à la manière de tout le monde en Israël, par un repas rituel en mémoire de la libération de l’esclavage de l’Égypte. Les Israélites se sont sauvés devant la mort grâce au sang de l’agneau avec lequel ils ont marqué leurs propres maisons. C’est pourquoi le repas consistait surtout en de l’agneau mangé avec des légumes et, bien sur, avec du pain non fermenté, les Azymes.

Jésus a accompli le rituel, mais a surpris tous les apôtres quand: prenant du pain et rendant grâces, il le rompit et le leur donna en disant: «Ceci est mon corps, qui va être livré pour vous…» Il fit de même avec la coupe, après le repas, en disant: «Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, qui va être versé pour vous» (cf. Lc 22, 19-20). Il y a ici une grande nouveauté: Au lieu de l’agneau, Jésus place lui-même son propre corps et son propre sang. Ce corps sera donné pour nous et ce sang sera versé pour nous quelques heures après sur la croix. L’”Agneau de Dieu” – comme l’avait appelé Jean le Baptiste au Jourdain – sera sacrifié le matin au Calvaire, mais ce sacrifice est déjà institué au Cénacle.

Une autre grande nouveauté est aussi le commandement que Jésus laisse à ses disciples: «Faites cela en mémoire de moi». La première Église restée sans la présence physique de Jésus sur la terre, a immédiatement commencé à suivre cet ordre du Seigneur et saint Paul rappelle aux Corinthiens cette profonde signification du sacrifice eucharistique: «Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur… C’est pourquoi, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur» (1 Co 11, 26-27).

Quelle profondeur et quelle richesse! L’Eucharistie est Jésus-Christ lui-même, l’Agneau de Dieu, sacrifié et mort pour nos péchés, mais ressuscité et source d’une vie qui est éternelle, Pain de vie; c’est la Personne, c’est la Présence, c’est le repas, la cène, le banquet, c’est la nourriture, la source de l’énergie, c’est le centre de la vie de l’Église, c’est le “Don de Dieu pour la vie du monde”, comme l’annonce le programme de votre Congrès.

C’est Dieu avec nous, c’est l’Homme-Dieu, notre Emmanuel, qui reste avec nous, pour nous et pour le monde entier.

«Il est grand le mystère de la foi». Si on le croit, alors on a beaucoup à faire: à adorer, méditer, fêter, contempler, aimer, louer, chanter, prier en silence et à en témoigner publiquement.

3. Les bénéfices et les attentes d’un Congrès eucharistique

Jozef Cardinal TomkoUn Congrès eucharistique, surtout si international, offre beaucoup d’occasions pour ces activités: les catéchèses approfondies, les célébrations quotidiennes, les témoignages, l’adoration perpétuelle et simple, le silence, les réunions par groupes, les visites des malades, des oeuvres sociales, des mouvements. Il y en a pour chaque goût et intérêt.

Les bénéfices sont innombrables pour chaque personne présente, pour la communauté ecclésiale et même pour la société.

Toi, tu peux y retrouver le sens de la vie, la raison de vivre. Tu peux découvrir un autre monde, le monde de la foi, élargir les horizons de tes connaissances. Tu peux apprendre l’art d’aimer Dieu vivant dans l’Eucharistie, la manière de l’adorer. Sais-tu comment l’adorer? C’est simple: comme le simple paysan d’Ars, de la paroisse de saint Jean Vianney qui restait pendant longtemps devant le tabernacle en faisant quoi? Rien de spécial – “Je le regarde et il me regarde”. Tu peux essayer: commence à le regarder et pense qu’il te regarde. Quand vos deux regards se croisent, tu es au début d’une nouvelle aventure dans ta vie.

Le congrès est aussi l’occasion pour rencontrer beaucoup d’amis ou mieux des frères et soeurs, la famille de Dieu qui est l’Église.

Le congrès éveillera ton esprit de solidarité au niveau ecclésial et social.

Les bénéfices d’un congrès eucharistique international sont grands pour l’Église locale. Chaque congrès est une «statio Orbis», ou les représentants des églises de chaque continent (du monde entier – c’est «Orbis») s’arrêtent pour quelques jours devant le Seigneur et Sauveur de l’humanité pour l’adorer et reprendre les énergies spirituelles nécessaires.

Concrètement: ce congrès sera une bénédiction de Dieu non seulement pour Québec, mais aussi pour les diocèses du Canada, des États-Unis et pour l’Église Universelle. Le congrès signifie la reprise du sens du sacré qui manque à notre société, le renouveau de la foi, le ressourcement de notre dévotion. Ensemble avec nos frères et soeurs nous y découvrons la joie de croire, d’être une seule famille, la famille de Dieu, une communauté. Nous apprenons à goûter la beauté de nos liturgies et célébrations quand elles sont bien faites; le sens du dimanche, le jour du Seigneur, pour chaque famille chrétienne avec l’Eucharistie au centre, comme chez les martyrs d’Abilene qui sont morts sans renoncer à l’Eucharistie dominicale: «sine Dominico non possumus vivere» – «nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie».

Le congrès nous aide à comprendre et vivre un autre aspect important: l’Eucharistie comme sacrifice et don du «pain rompu» pour la vie du monde. Écoutez cette invitation du pape Benoît XVI:

«Nos communautés, quand elles célèbrent l’Eucharistie, doivent prendre toujours plus conscience que le sacrifice du Christ est pour tous, et que l’Eucharistie presse alors toute personne qui croit en Lui à se faire “pain rompu” pour les autres et donc à s’engager pour un monde plus juste et plus fraternel» (Sacramentum caritatis, n.88).

Des continents entiers sont pris dans l’étau de la faim, de la soif, de maladies incurables et d’autres maux physiques et sociaux. Notre bien-être nous avait, peut-être, endurci le coeur ou du moins l’a rendu indifférent à la réalité tragique de notre monde. On doit changer nos coeurs!

En conclusion, un congrès c’est un cri à notre conscience et à notre coeur, mais c’est en même temps un cri d’espérance, parce que dans l’Eucharistie, le Seigneur de la vie reste avec nous comme «Don du Père pour la vie du monde». «Seigneur, reste avec nous, car le soir tombe !» (Lc 24, 29).

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