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Parents, vos enfants seront-ils heureux ?

le jeudi, 01 octobre 2015. Publié dans Mariage - Famille

Réflexion sur la formation de la conscience

parents, vos enfants sont ils heureux ?Le 13 octobre 2015, l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), publiait une brochure sur le sujet très important de la formation de la conscience des enfants, en traitant cette question de façon très solide, en ayant bien soin de baser le tout sur l’enseignement de l’Église catholique romaine. Voici des extraits de cette brochure, qui peut être téléchargée en version pdf sur le site web www.ocvf.ca, et dont on peut aussi obtenir des exemplaires au secrétariat de l’OCVF: 2500, promenade Don Reid, Ottawa, ON K1H 2J2; téléphone: (613) 241-9461, poste 161. L’OCVF est parrainé conjointement par la Conférence des évêques catholiques du Canada et le Conseil suprême des Chevaliers de Colomb. Il promeut le respect de la vie et de la dignité humaine, ainsi que le rôle essentiel de la famille.

Comment expliquer que l’être humain soit capable du meilleur et du pire? Un tour d’horizon nous révèle une réalité indéniable: au fil des jours, au fil des ans, au fil des siècles, le Bien et le Mal se livrent un grand combat. Non seulement à l’échelle planétaire, mais dans chaque cœur humain.

Les parents chrétiens, qui se consacrent aujourd’hui à l’éducation de leurs enfants et espèrent en faire des adultes responsables et généreux, ne peuvent ignorer cette réalité. Car, en fin de compte, c’est à eux d’abord que revient la tâche primordiale de former les femmes et les hommes de demain pour qu’ils optent pour le bien, le beau, le bon et le vrai parmi la multitude des propositions qui leur seront offertes par la culture et la société. Ils savent, en outre, que le bonheur éternel de leurs enfants dépend de leurs choix de vie.

Qui décide du bien et du mal?

Mais comment choisir? Et quoi choisir? En nous créant libres, à son image et à sa ressemblance, Dieu a aussi inscrit au fond de notre cœur une loi – la loi naturelle – qui, si nous la respectons, nous amène à vivre et à aimer comme Dieu et, par le fait même, à être heureux. L’Église catholique nous en parle ainsi: «Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d’obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d’aimer et d’accomplir le bien et d’éviter le mal, au moment opportun résonne dans l’intimité de son cœur. (…) C’est une loi inscrite par Dieu au cœur de l’homme. La conscience est le centre le plus intime et le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre. (…) Quand il écoute la conscience morale, l’homme prudent peut entendre Dieu qui parle.» (Catéchisme de l'Église catholique, no 1776-1777.)

Dès la création du monde, les premiers humains ont eu envie de faire à leur tête et d’ignorer la voix de Dieu qui parlait à leurs consciences. En se laissant séduire par Satan, le père du mensonge, nos premiers parents décident orgueilleusement de désobéir à Dieu en mangeant du fruit de l’arbre défendu (Genèse 3, 1-6). Ils utilisent leur liberté pour aller à l’encontre de la volonté de Dieu et s’imaginent pouvoir ainsi déterminer eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal. Ce fut le premier péché – le premier manque de confiance et d’amour envers Dieu. Ce jour-là le mal est entré dans le monde, avec toutes ses tristes conséquences, si visibles dans nos vies personnelles, nos familles, nos villes et notre monde.

«Le pouvoir de décider du bien et du mal n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu seul, rappelle l’Église catholique. Assurément, l’homme est libre du fait qu’il peut comprendre et recevoir les commandements de Dieu. Et il jouit d’une liberté très considérable (…). Mais cette liberté n’est pas illimitée (…), car elle est appelée à accepter la loi morale que Dieu donne à l’homme. (…) Dieu qui seul est bon connaît parfaitement ce qui est bon pour l’homme en vertu de son amour même, il le lui propose dans les commandements.» (Jean-Paul II, encyclique La splendeur de la vérité, no 35.)

Ma vérité, ta vérité...

Aujourd’hui encore, dans notre culture individualiste, nombreux sont ceux qui prétendent décider du bien et du mal en définissant leur propre vérité, ainsi que leur propre loi morale basée sur leurs sentiments ou sur ce qui leur plaît. À chacun sa vérité!... «Tu crois cela? Tant mieux pour toi. Moi, je ne suis pas d’accord. Je pense que…» On croirait entendre Pilate demander à Jésus: «Qu’est-ce que la vérité?» (Jn 18, 38). Tout devient alors subjectif. Tout est perçu comme relatif… tout dépend de mon point de vue, de mon expérience, de mes préférences.

Qu’une fausse conception de la liberté prévale ainsi autour de nous, cela saute aux yeux des disciples du Christ: «Je peux faire ce que je veux, quand je veux, où je veux, avec qui je veux, parce que je le veux! Je suis libre quand je fais ce qui me tente.» Devenu homme pour nous libérer du mal en versant tout son sang pour chaque âme humaine, Dieu lui-même nous enseigne tout autre chose: je suis véritablement libre quand je fais la volonté de Dieu. Être libre, c’est obéir à Dieu qui parle à notre conscience. Voilà qui contredit radicalement la mentalité ambiante!

Le Christ Jésus, Dieu fait homme, ne pouvait pas être plus clair: «Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre» (Jn 8, 32)… Et il ajoute: «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14, 6)… Connaître Jésus, c’est donc connaître la vérité – sur Dieu et sur l’être humain. Dire «oui» à Jésus, c’est choisir d’accorder ma volonté à la sienne. Là se trouve la liberté véritable, et elle ne se sépare pas de la vérité. Agir librement, c’est chercher toujours à ressembler davantage à Jésus.

Une liberté menacée

Nous baignons toutefois dans «une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien pour certain et qui a pour but le plus élevé son propre ego et ses propres désirs». (Cardinal Joseph Ratzinger, homélie au conclave 2005.) Oser affirmer qu’il existe une vérité objective, c’est souvent s’exposer au ridicule. Oser proposer la Vérité en présentant Jésus Christ à nos contemporains revient parfois à s’exclure de la vie sociale puisqu’un laïcisme agressif cherche à cantonner les croyants dans leurs maisons et dans leurs églises. Seuls les athées et les agnostiques semblent désormais avoir droit de parole sur la place publique; on en vient même à nier la liberté de conscience en forçant, par exemple, les médecins à référer leurs patients à un collègue s’ils refusent, pour des motifs de conscience, de procéder à un avortement ou une euthanasie là où ces procédures sont légales.

«Les personnes qui entendent suivre leur conscience et agir en conséquence doivent parfois résister, jusqu’à l’héroïsme même, aux directives de l’État, d’un tribunal ou d’un employeur qui tente de se substituer à leur conscience en les contraignant à agir contre leurs convictions en matière de foi et de mœurs. En l’occurrence, la liberté de conscience signifie que la personne a le droit de suivre, selon ce qu’elle comprend de son devoir, la volonté de Dieu et sa loi. (…) Ceux et celles qui refusent de se faire complices d’une loi ou d’une pratique injuste qui les obligerait à agir contre leur conscience – et qui se voient refuser le droit à l’objection de conscience ou à un accommodement respectueux – doivent être prêts à subir les conséquences qu’entraîne la fidélité au Christ. Ils méritent la solidarité efficace et le soutien de la prière de leur communauté de foi.» (Conseil permanent de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Lettre pastorale sur la liberté de conscience et de religion, 2012.)

La voix de la conscience

Lorsque règnent l’indifférence et l’ignorance religieuse, le relativisme moral, les erreurs doctrinales et la confusion, bien des consciences errent, étouffent, s’endorment ou meurent. Comment s’étonner alors de ce que l’Église, par la voix des papes qui se sont succédés depuis 40 ans, appelle tous les baptisés à relever le défi de l’annonce de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui grâce à une profonde conversion missionnaire? Il s’agit de faire un effort renouvelé et sérieux pour amener nos parents, nos amis, nos collègues de travail à la rencontre du Christ et de son mode de vie révolutionnaire:

«Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» ( Jn 13, 34-35)… «Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent» (Mt 5, 44)… «Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 44)… «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» (Jn 15, 13)…

Impossible d’entendre le cri de nos frères et sœurs, et les appels que Dieu nous adresse quotidiennement dans le train-train de notre vie ordinaire, sans être attentif à la voix de notre conscience. Depuis notre baptême, la vie de Dieu lui-même coule dans nos veines! En recevant le don de la foi, nous avons été invités à devenir des saints et des missionnaires de la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour tous et pour chacun – en l’annonçant par nos gestes, bien sûr, mais aussi par nos paroles. Sans hésiter.

La toute petite Florence trottine doucement vers l’armoire où se trouvent – ô délice! – ses biscuits préférés. Du coin de l’œil, elle guette sa maman... Elle sait bien qu’il lui est interdit d’aller se régaler entre les repas. Déjà, sa conscience le lui rappelle.

«Maman et papa, j’ai besoin de vous!»

Du haut de ses trois ans, en hochant la tête comme pour se dire à elle-même «non, non, non», la toute petite Florence trottine doucement vers l’armoire où se trouvent – ô délice! – ses biscuits préférés. Du coin de l’œil, elle guette sa maman... Elle sait bien qu’il lui est interdit d’aller se régaler entre les repas. Déjà, sa conscience le lui rappelle.

L’éducation de la conscience commence dès les premières années de la vie. Depuis quelques décennies, regrette toutefois Mgr Tony Anatrella, le psychanalyste que nous citons dans ce texte, la peur d’interdire, le «complexe anti-autorité et antimorale» rencontré chez trop de parents les empêche de bien faire leur travail d’éducation. Ils comptent sur leurs relations affectives avec leurs enfants pour les mener dans la bonne direction. Mais cela ne suffit pas.

Pour réussir leur formation morale – celle qui leur permettra d’identifier ce qui est bien et ce qui est mal, et d’obéir à leur conscience – il faut plus que cela. Il faut fixer des limites et des exigences morales, ce qui sous-entend influencer, contrôler, et parfois contraindre l’enfant pour qu’il apprenne à se maîtriser. «Les adultes et la société doivent donc oser s’affirmer et signifier les règles à partir desquelles la vie individuelle et sociale va pouvoir s’organiser. (…) Lorsque les adultes (…) ont le sens de l’éducation, ils savent exercer leur responsabilité en nommant les limites et les règles qui rendent la vie possible. De la même façon les jeunes doivent savoir que toutes les transgressions seront sanctionnées afin de prendre conscience des valeurs et des règles qui doivent être intériorisées par chacun. (…) Il faut savoir cependant qu’une faute non sanctionnée risque de marginaliser l’individu et de minimiser chez lui le sens moral.»

Certains objecteront peut-être qu’ils ne veulent pas brimer l’enfant, question de lui permettre de s’épanouir… C’est oublier que l’épanouissement personnel «ne peut pas être une fin en soi, mais la conséquence du développement de l’intelligence, du sens moral et de sa relation aux autres».

Responsabilité

Comme ils seront en relation avec les autres tout au long de leur vie, il est important d’aider nos enfants à développer un bon sens des responsabilités et une juste conception de la liberté. «Dans une pédagogie de la responsabilité, il importe de transmettre des valeurs morales qui indiquent la voie du bien et servent à éclairer la conscience sur le choix des conduites humaines. (…) Le sens des mots liberté, conscience, autonomie, responsabilité n’est pas toujours compris de la même façon. Au nom de l’individualisme actuel, toutes ces notions s’entendent comme un droit à disposer de soi-même dans tous les domaines de l’existence. (….) Il est vrai qu’il revient à chacun de faire ses choix et de les assumer, mais pas d’une façon aussi narcissique qui est le contraire de la responsabilité.

«La responsabilité authentique consiste à exercer sa raison et le jugement de sa conscience en faveur du bien, dans le respect de la loi morale, et dans la volonté d’assumer pleinement la conséquence de ses choix. La responsabilité s’évalue toujours à l’aune de la loi morale, du bien, du bon et du vrai, et non pas seulement en fonction d’intérêts individuels.»

Liberté

La formation morale éveille aussi au sens de la liberté. Guider l’enfant sur la voie d’une juste liberté, c’est parfois lui dire «non» face à un danger ou une limite à respecter: «L’enfant est rassuré par le fait de savoir qu’il y a des interdits à ne pas franchir; il peut ainsi percevoir l’espace dans lequel il est appelé à se mouvoir; il peut construire sa vie morale sur un certain nombre d’interdits fondamentaux et mieux découvrir la liberté qui lui revient.»

Avec le temps, l’enfant intègre peu à peu les normes morales que lui inculquent ses parents (ses premiers et principaux éducateurs) et d’autres adultes. Un jour, il deviendra capable d’assumer ses propres choix libres, se sachant «responsable (…) des conséquences de ses actes et de ses comportements».

En fin de compte, le rôle éducatif et le témoignage des parents «sont importants auprès des enfants pour les guider dans l’existence et pour leur donner des modèles à imiter». D’où l’importance de donner l’exemple d’une vie cohérente pour que nos enfants voient bien que nos gestes font écho à nos paroles.

On le comprend, «c’est grâce à l’amour de leurs parents et à tous les apports des connaissances, à l’initiation à des comportements moralement bons, à la transmission des outils du savoir, à la transmission de la foi chrétienne et des valeurs morales de la vie, que les enfants pourront s’éveiller et se développer», conclut Mgr Anatrella.

Et puisque la formation de la conscience est l’affaire de toute une vie, il ne faut jamais désespérer. La conscience peut toujours être réveillée, guérie, fortifiée. Il suffit de reconnaître son erreur et de demander humblement pardon en comptant sur l’infinie miséricorde de Dieu. Il n’est jamais trop tard.

Ces outils essentiels pour affronter la vie: les «vertus»

Pour les parents soucieux de préparer leurs enfants à affronter la vie, un autre élément apparaît essentiel: les aider à acquérir des vertus pour s’assurer que leur croissance affective, intellectuelle, morale et spirituelle ne s’arrête jamais. En cherchant toujours à se corriger et à s’améliorer, chaque personne apprend ainsi à mobiliser les forces de sa volonté et de sa raison pour résister à ses passions désordonnées et pour devenir progressivement la personne que Dieu avait en tête au moment de l’appeler à la vie. Une fois devenu adulte, chacun et chacune saura mieux, grâce à ces vertus, affronter les défis personnels, familiaux, sociaux et professionnels qui surgiront assurément au cours de son existence.

Mais qu’est-ce au juste qu’une vertu? Rien d’autre qu’une bonne habitude! L’habitude de choisir le bien, de poser des gestes bons, de mettre toutes ses forces à donner le meilleur de soi-même. Saint Grégoire de Nysse disait que «le but d’une vie vertueuse consiste à devenir semblable à Dieu».

Bien élever des enfants, c’est travailler sérieusement à leur inculquer les vertus humaines qui feront d’eux des femmes et des hommes de caractère – des enfants de Dieu dont l’esprit, la volonté et le cœur auront été forgés par les vertus théologales (la foi, l’espérance et la charité) qui les rendront capables d’agir librement comme des enfants de Dieu et «de mériter la vie éternelle». (Catéchisme de l’Église catholique, no 1813.)

Le Catéchisme de l’Église catholique précise qu’il existe quatre vertus qui jouent un rôle de première importance; ce sont les vertus cardinales. Toutes les autres vertus se regroupent autour d’elles (no 1805). Voici ce qu’en dit le Catéchisme :

«La prudence est la vertu qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir» (no 1806).

«La justice est la vertu morale qui consiste dans la constante et ferme volonté de donner à Dieu et au prochain ce qui leur est dû» (no 1807).

«La force est la vertu morale qui assure dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien» (no 1808).

«La tempérance est la vertu morale qui modère l’attrait des plaisirs et procure l’équilibre dans l’usage des biens créés» (no 1809).

Ces quatre grandes vertus, comme toutes les autres, s’acquièrent par la répétition des actes qu’elles inspirent, par l’exemple des personnes qui nous entourent et grâce aux explications que les parents, par exemple, donnent à leurs enfants pour leur en faire comprendre la nécessité.

Si l’on devait résumer en quelques mots l’essentiel du travail des parents chrétiens – qui est aussi l’essentiel du message que le Christ est venu nous livrer et qui se réalise peu à peu par l’acquisition des vertus – il faudrait dire qu’il s’agit d’amener leurs enfants à aimer et à servir Dieu en aimant et en servant les autres. En somme, il s’agit de donner de l’amour et de se donner par amour. Si nos enfants acquièrent cette grandeur d’âme, ils sauront se surpasser et surmonter bien des obstacles pour le bonheur des autres, leur propre bonheur et le bonheur de Dieu. En un mot, ils seront heureux!

Une histoire d'amour

À bien y penser, rien n’a plus d’importance que de mener nos enfants au ciel. Rien n’est donc plus essentiel à leur bonheur que leur rencontre avec le Christ. Pourquoi? Parce que lui seul peut répondre de façon radicale aux grands questionnements du cœur humain – à celui de tant de jeunes assoiffés d’idéal qui, souvent livrés à eux-mêmes et confrontés à des difficultés, cherchent inconsciemment un sens à leur vie.

Alors que les ennemis du Christ s’acharnent à éloigner nos jeunes de Dieu pour contrer son plan sur l’humanité, nous avons comme parents et grands-parents la responsabilité sérieuse de former la conscience de nos enfants et petits-enfants. Sinon, qui leur dira qu’ils sont aimés à la folie par le Dieu-Père qui les a créés et qui veut partager son éternité de bonheur avec eux? Qui leur dira que Jésus, l’Amour en personne, veut leur confier une mission spécifique pour l’aider à bâtir son Royaume, ici et maintenant, et qu’il espère leur collaboration? Qui leur dira qu’ils ont une âme immortelle et qu’il leur faut parfois faire silence et entrer en eux-mêmes pour rencontrer Dieu qui leur parle au cœur?

«L’éducation de la conscience est indispensable à des êtres humains soumis à des influences négatives et tentés par le péché de préférer leur jugement propre et de récuser les enseignements autorisés», soutient l’Église. (Catéchisme de l’Église catholique, no 1783.) En fait, cette éducation ne consiste pas seulement à «se mettre à l’écoute d’un enseignement et d’accueillir dans l’obéissance un commandement; plus radicalement, il s’agit d’adhérer à la personne même de Jésus, de partager sa vie et sa destinée, de participer à son obéissance libre et amoureuse à la volonté du Père» (Saint Jean-Paul II, encyclique La splendeur de la vérité, no 19).

C’est à cette condition qu’ils feront advenir, avec l’aide de la grâce, un monde où «Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent» (Ps. 84).