EnglishEspañolPolskie

Vinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.xVinaora Nivo Slider 3.x
Crédit Social et commerce international

La plus grande escroquerie de tous les temps

Par Louis Even le jeudi, 15 mars 1962. Dans Histoire bancaire

La société volée de son bien, la population endettée à mesure qu’elle produit

Service de la dette publique

Tous les ans, les corps publics établissent leur budget. Le tableau des recettes et des dépenses prévues pour les douze prochains mois.

Qu’il s’agisse du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux, des conseils municipaux, des commissions scolaires, et même d’un grand nombre de fabriques paroissiales, il y a un item du budget qui s’appelle «Service de la dette».

Louis EvenLouis Even, fondateur de Vers Demain.

Il y a d’autres dépenses évidemment: dépenses prévues pour divers services, pour l’administration; pour l’entretien des ponts, des canaux, des routes, des édifices publics; pour la sécurité sociale, les pensions de vieillesse, les allocations familiales, les pensions aux infirmes, aux aveugles, les allocations aux mères nécessiteuses; pour l’assistance publique; dans les villes, pour le service des vidanges, l’entretien des rues, le service des incendies, le service de police; en matière scolaire, pour l’entretien des bâtiments et pour les honoraires du personnel enseignant. Etc., etc.

Ces divers items des dépenses — tous sauf un — sont examinés par les représentants du peuple dans les corps publics. Des questions sont posées, des réponses données, parfois des modifications apportées, avant leur approbation.

Tous, sauf un. Lequel donc? Le premier mentionné: le Service de la dette. Celui-là est le grand privilégié. Intangible. Sacro-saint. Pas de discussion.

On peut sacrifier des subventions à des institutions de charité. On peut couper dans l’aide aux nécessiteux. On peut laisser des enfants, des familles dans la privation. On peut renoncer à des améliorations publiques devenues urgentes. Mais la dette, le service de la dette, les intérêts annuels à payer sur cette dette — quand même ça prendrait le quart, la moitié, les trois quarts du budget, même s’il faut pour elle hausser les taxes jusqu’à faire des familles perdre leur maison, pas d’accroc, pas de questions!

A qui donc est-il si important de verser ces sommes-là, cette part privilégiée du revenu des taxes? Est-ce à des personnes à la veille de mourir de faim si on ne vient pas fidèlement à leur secours? Non pas. C’est à des financiers. Et l’on ne trouve pas généralement ces messieurs-là dans un taudis, sur un grabat, ni devant une écuelle vide.

Population volée

Mais pourquoi donc ces dettes de tous les corps publics? Dettes que toute la population doit contribuer à servir, par des taxes, directes ou indirectes, qui diminuent son pouvoir d’achat, même quand elle n’en a déjà pas assez pour ses besoins de tous les jours?

Pourquoi? Parce qu’on accepte religieusement la soumission à un système de finance qui constitue une escroquerie gigantesque, qui vole la population à mesure qu’elle produit de la richesse.

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer un instant la situation du Canada d’aujourd’hui avec le Canada d’il y a 50 ans, 100 ans, avec le Canada des pionniers.

Fermes, usines, routes, écoles, hôpitaux, et le reste — rien de cela n’existait quand les premiers colons de Nouvelle-France entreprirent de bâtir un pays nouveau. Tout cela a surgi depuis. Enrichissement progressif. Beaucoup plus considérable aujourd’hui qu’il y a 100 ans, qu’il y a 50 ans. Et pourtant, comparez la dette, la somme de toutes les dettes publiques du Canada actuel avec la somme des dettes publiques de ce temps-là.

Enrichissement réel, endettement financier. Qui, endetté? La population, puisque c’est elle qu’on fait payer le service de la dette.

C’est pourtant la population du pays qui, au cours des années, a produit tout cet enrichissement.

Qu’il s’agisse, en effet, de construction d’écoles, ou d’aqueducs, de routes, ou autres ouvrages pour utilisation publique, qui les construit? — Des ingénieurs, de la main-d’oeuvre du pays. — Pourquoi ces ingénieurs, ces ouvriers, peuvent-ils s’employer à ces constructions, plutôt qu’à produire des choses pour leur usage personnel? — Parce que d’autres travailleurs du pays produisent la nourriture, les vêtements, les chaussures, les diverses autres choses et services qui répondront aux besoins des constructeurs.

C’est donc, en somme, la population, dans son ensemble, par du travail qui vient d’elle, par l’exploitation de ressources naturelles que le bon Dieu a mises dans le pays pour elle — c’est la population, dans son ensemble, qui a enrichi et continue d’enrichir le pays de tous ces développements.

Mais quand l’école, l’aqueduc, ou autre production publique est terminée, on inscrit son prix comme dette publique à payer par la population. Plus que cela, on demande à la population d’en payer une fois et demie, deux fois le prix, et parfois davantage encore, selon le temps sur lequel s’étalent ces paiements.

On facture les producteurs

Voilà bien une drôle de comptabilité — doublement drôle — qui envoie des factures aux producteurs eux-mêmes, et des factures pour plus que le prix de leur production!

En toute logique, ce ne sont pas les producteurs, mais les consommateurs qui doivent payer: payer pour ce qu’ils consomment, et pas plus qu’ils consomment.

Si j’achète un pain, je le paie, parce que je deviens le consommateur de ce pain. Mais je ne le paierai certainement pas deux fois, parce que je ne puis pas le consommer deux fois. Et surtout, ce n’est pas le boulanger qui paie le pain — pas le producteur de la richesse, mais le consommateur, celui qui fait disparaître cette richesse.

C’est ainsi qu’il devrait en être pour la richesse publique, produite par l’ensemble de la population.

L’école, l’aqueduc, la route — ces choses-là que la population a produites vont, il est vrai, être utilisées par elle. A ce titre, la population, d’abord productrice, devient consommatrice. Elle «consomme» sa production publique. Dans le cas des choses durables, cette consommation se fait par degrés, par usure; on appelle cela «dépréciation».

Eh bien, qu’on charge la population pour ce qu’elle consomme, mais non, pas pour ce qu’elle produit. Non pas l’endetter pour sa production de l’école, de l’aqueduc, de la route, mais la charger pour la dépréciation graduelle de l’école, de la route, de l’aqueduc. Voilà ce qui serait conforme aux faits.

Et pas plus qu’un pain, un édifice ne peut être «consommé» deux fois; on ne peut pas le déprécier pour plus que sa valeur.

Un exemple concret

Il y a quelque temps, le maire de Kénogami nous disait que la population de sa ville avait déjà payé son aqueduc trois fois et demie son prix, en versements annuels d’intérêts et peut-être de tranches d’amortissement de capital, mais qu’il restait encore des paiements à faire. L’aqueduc déjà payé trois fois et demie, alors qu’il n’avait pas encore été consommé entièrement une seule fois, puisqu’il est encore là! A quoi cela ressemble-t-il?... Aspect grotesque de l’escroquerie monumentale qui fait la population, dans son ensemble, payer, et payer plus d’une fois, ce qu’elle a elle-même produit.

On n’expliquerait rien en disant que, dans le cas de Kénogami, la construction de son aqueduc n’est pas le résultat exclusif du travail de sa propre population, qu’il a fallu faire venir des matériaux d’ailleurs, employer de la machinerie fabriquée ailleurs. On le sait. Mais la situation étant partout la même, le système de financement — et d’endettement public — partout le même, c’est toute la population du pays qui est tenue collectivement endettée pour sa production collective, d’une sorte dans un endroit, d’une autre sorte ailleurs, même si c’est à divers paliers de gouvernements que sont chargées les dettes et exigés les paiements.

Cochon sur une balanceExtorsion sur toute la ligne

N’est-il pas étrange que la population se laisse ainsi voler sur une si grande échelle?

Et nous n’avons parlé que de production publique. Comme c’est le même système qui, directement ou indirectement, finance la production privée, en y posant ses conditions, l’entrepreneur, l’industriel, est forcé de payer des intérêts pour avoir le droit de produire des biens qui répondent aux besoins. Et là encore, c’est en définitive la population qui fait les frais de ce système d’extorsion. Quand il s’agit de production publique, le prélèvement se fait par les taxes; quand il s’agit de production privée, le prélèvement se fait par les prix.

On peut bien ne pas profiter, ou ne profiter que parcimonieusement des fruits du progrès. On peut bien ployer sous le fardeau croissant de taxes qui nous dépouillent, alors que l’immense capacité moderne de production devrait permettre d’en affecter une part suffisante aux besoins publics sans diminuer la part réclamée par les besoins privés. On peut bien avoir à gémir devant les hausses de prix, alors qu’une production de plus en plus facile devrait logiquement abaisser de plus en plus le coût de revient des produits.

Tout cela, parce que le système financier domine au lieu de servir, et il vole la population des fruits de son enrichissement.

La source de l’escroquerie

Mais où donc cette escroquerie prend-elle son origine? — Elle prend son origine dans un premier vol, dans l’appropriation du crédit de la société par ceux qui font et détruisent les moyens de paiement: par ceux qui contrôlent les écluses du crédit financier.

Vers Demain a maintes fois, et de bien des manières, expliqué en quoi consiste surtout l’argent moderne, où et comment il commence, quelles conditions lui sont imposées, où et comment il termine son terme de durée.

Rappelons seulement ici que l’argent, quelle que soit sa forme, ne tire pas sa valeur de la matière dont il est fait — or, argent, nickel, aluminium, bronze, papier, simples écritures dans des livres de banque. Non. Il tire sa valeur des produits et services qui peuvent y répondre. Sans produits existants ni possibles, l’argent ne servirait à rien, quand même la pile de dollars dépasserait les plus hauts pics du pays.

Les produits et services sont fournis par la population elle-même, en utilisant ses richesses naturelles, le travail de ses cerveaux et de ses bras, les machines, les inventions, les techniques de production d’une société évoluée. Toutes ces choses-là sont une richesse réelle, un capital réel. C’est cette capacité de production qui donne confiance de pouvoir vivre dans ce pays. C’est son crédit réel (Crédit: confiance).

Et c’est surtout un crédit social, dépassant de beaucoup la somme des capacités individuelles des citoyens prises isolément. La production totale possible serait, en effet, beaucoup plus petite, même avec beaucoup plus d’efforts de la part de chacun, si la vie en société n’avait pas permis de conserver, grossir et transmettre d’une génération à l’autre l’héritage de connaissances acquises au cours de ces générations, et s’il n’y avait pas cette même vie en société pour permettre la division du travail, les diversités d’activités qui alimentent le marché communautaire.

Mais pour mobiliser cette grande capacité de production, pour la mettre au service des besoins, il faut ce moyen, cette chose que l’on appelle «l’argent», ou mieux aujourd’hui le «crédit financier».

Le crédit financier ne vaut qu’à cause du crédit réel. Il n’est fondamentalement que l’expression monétaire, l’expression chiffrée du crédit réel. C’est donc, lui aussi, un bien communautaire, et non pas la propriété de ceux qui monétisent le crédit réel, qui l’expriment en chiffres faisant fonction d’argent.

Or, cette opération se fait dans le système bancaire.

On prend trop généralement les banques pour des maisons établies simplement pour recevoir les épargnes afin de les faire profiter. C’est bien autre chose. Ce que les banques prêtent, ce qu’elles livrent à l’emprunteur, ce ne sont point les épargnes apportées par les déposants. Ce qu’elles prêtent — et les banquiers le savent bien — c’est du crédit financier que le banquier crée lui-même, d’un trait de plume, en l’inscrivant au crédit du compte de l’emprunteur.

Et puisque ce crédit financier, cet argent nouveau prêté par le banquier, repose sur le crédit réel de la société, c’est en vérité la société elle-même qui l’avance à l’emprunteur, par l’entremise du banquier. Mais le banquier traite ce crédit financier comme s’il était la propriété de la banque. Il le prête en le chargeant d’un intérêt que l’emprunteur devra payer à la banque, en sus du remboursement. Cet Intérêt, l’emprunteur doit l’extraire du public par ses prix. C’est donc la société, propriétaire réelle du crédit financier, qui devra payer pour la permission donnée de mettre en oeuvre une richesse qui lui appartient.

Puisque c’est un bien essentiellement social qui est ainsi prêté par l’intermédiaire des banques, c’est la population elle-même qui devrait en retirer du fruit, au lieu d’en subir une charge. Que les banques soient rémunérées pour leur service très compétent de comptabilité, c’est très bien. Mais la comptabilité relative, par exemple, à la construction d’une école ne peut pas coûter le prix de l’école, encore moins deux fois le prix de l’école.

D’ailleurs, si l’on considère en termes de réel, abstraction faite de toute expression financière, une production quelconque coûte réellement ce qu’il faut consommer pour la produire. Tout ce que l’on consomme, de toute sorte, en une année, constitue le coût réel de ce que l’on produit de toute sorte dans cette année.

Si le système financier reflétait fidèlement cette situation, il ne pourrait y avoir collectivement de dette, parce qu’on ne peut consommer globalement plus qu’on produit globalement. C’est, au contraire, un surplus financier qui exprimerait le surplus de la production totale sur la consommation totale.

Le système financier n’exprime pas cela, parce qu’Il est faux et frauduleux.

Refus de la lumière

Il y a déjà 95 ans que l’escroquerie de grande taille du système financier a été exposée, expliquée, par un homme de génie, l’ingénieur écossais C. H. Douglas. Et il a aussi montré comment ce système de vol, d’extorsion, de domination peut être changé en un système de service: en un système qui mettrait le crédit financier au service des producteurs pour produire, qui mettrait du pouvoir d’achat adéquat au service des consommateurs pour se procurer les produits. Par l’application des principes dits du Crédit Social (Principes, et non pas parti).

Les dettes publiques seraient alors changées en actif public. Au lieu de taxes qui privent en face de produits offerts, on aurait les dividendes à tous, qui ne laisseraient personne dans la pauvreté absolue. Ce serait une véritable sécurité sociale, sans enquêtes, sans humiliations, et sans taxation, basée sur la grande capacité productive du pays.

Ces notions, d’abord présentées par Douglas, ont été largement répandues au Canada depuis plus de 70 ans, par divers moyens, surtout par le journal Vers Demain. Or, on trouve encore des hommes publics qui ignorent la grande escroquerie, ou qui ferment les yeux sur elle.

Des socialistes s’en prennent à l’entreprise privée, alors que celle-cl produit très efficacement tout ce qu’on lui demande, au lieu de s’en prendre au système financier qui produit des dettes quand l’entrepreneur produit des biens.

Des syndicats ouvriers s’en prennent au patron qui les paie, au lieu de s’en prendre au système qui impose des conditions financières aux employeurs eux-mêmes, les forçant à exiger des prix que les salaires ne peuvent jamais rejoindre.

Les séparatistes s’en prennent aux Anglo-Canadiens, à la Confédération, alors que toutes les provinces sont soumises au même système d’endettement, aux mêmes tributs financiers, à la même escroquerie.

Et il y a eu chez nous les mordus d’ambition politique qui ont essayé de pousser un quatrième parti, auquel ils ont osé coller le nom de Crédit Social, alors que le Crédit Social authentique est tout le contraire d’une politique de parti. Ces prévaricateurs s’attaquent aux sièges parlementaires, comme si la dictature financière se trouvait là.

La dictature de l’argent a corrompu toute la vie économique. Elle a engendré une économie de loups. Elle a vicié la fin de toutes les activités économiques, les ordonnant à la poursuite de l’argent. Elle a développé le culte de l’argent. Elle est satanique.

Il est vain de prétendre venir à bout d’une telle force et d’une telle hérésie par des luttes électorales. Pas même par d’autres moyens exclusivement humains. Il faut savoir demander l’aide du Ciel. Puis, du côté des hommes, remplacer le culte de l’argent par le culte du service, la division par l’union, l’égoïsme par le dévouement.

C’est ce que s’appliquent à pratiquer et à faire pratiquer les apôtres formés à l’école de Vers Demain, les Pèlerins de saint Michel, jour après jour, pas après pas, présentant partout un message qui renseigne, qui invite à la responsabilité personnelle, qui concerte et oriente l’action vers des buts communs à tous.

 

À propos de

  • Qui sont les vrais Maîtres du Monde?

    Qui sont les vrais maitres du mondeLe système bancaire actuel est pur banditisme, quiconque s’est donné la peine d’étudier la question, (la création de crédit-monnaie-dette par les banques et le contrôle absolu de l’intermédiaire d’échange par les banques), n’en peut douter. Mais c’est un banditisme légalisé c’est-à-dire qu’en conduisant ce racket au profit d’une petite clique d’individus sur le dos du public, les banques restent dans les limites de leur charte, c’est la «patente» accordée par le gouvernement souverain à une machine qui saigne et tue l’humanité.

  • Dieu ou Satan (1ère partie) Toute la terre est au Seigneur

    Nous voulons Dieu dans nos familles;
    nous voulons Dieu dans nos écoles

    Jésus couronnéL’article suivant est la première partie d’une conférence donnée à Montréal par Louis Even, le 6 janvier 1974. Cette conférence fut enregistrée sur bande magnétique. Nous la publions par écrit.

    On remarquera le style parlé et non écrit. Quand l’orateur a devant lui tout un auditoire qui applaudit, il n’a pas les mêmes tournures de phrases que lorsqu’il écrit.

    Il faut entendre cette voix de Louis Even à 89 ans tonner avec force contre les agents de Satan, et soulever avec enthousiasme des apôtres pour les lancer au combat. On dirait que déjà il a trouvé cette jeunesse éternelle qui l’anime depuis qu’il est au Ciel. En janvier 1974, Louis Even n’avait plus que neuf mois à vivre sur terre. Il gravissait les dernières marches de sa montée vers Dieu. On dirait qu’on sent de plus en plus ce grand chrétien s’approcher de son Créateur, de son Sauveur et de la douce Immaculée qu’il aimait tant. Avant sa conférence, Louis Even avait fait chanter le beau cantique: «Nous voulons Dieu dans nos familles. Nous voulons Dieu dans nos écoles....»

    Gilberte Côté-Mercier

  • L'Île des naufragés Fable qui fait comprendre le mystère de l'argent

    Sauvés du naufrage«L'Île des naufragés» fut l'un des premiers écrits par Louis Even, et demeure l'un des plus populaires pour faire comprendre la création de l'argent. Il est disponible sous forme de circulaire de 8 pages (format tabloïd), que vous pouvez commandez de Vers Demain, en plusieurs langues: français, anglais, espagnol, italien, allemand, polonais, portugais.

Panier

Dernière parution

Faire un don

Faire un don

Haut