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Crédit Social et commerce international

La bienheureuse Elisabeth Turgeon

le vendredi, 01 mai 2015. Dans Saints & Bienheureux

Fondatrice des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire

bienheureuse Elisabeth TurgeonLe 26 avril 2015 avait lieu en l'église Saint-Robert-Bellarmin de Rimouski la béatification de la vénérable Elisabeth Turgeon (en religion, Sœur Marie-Elisabeth), fondatrice de la Congrégation enseignante des Sœurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire. Depuis la béatification de Sœur Marie-Léonie Paradis par Jean-Paul à Montréal le 11 septembre 1984, c'est la première béatification a avoir lieu en terre canadienne. La cérémonie était présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints et représentant officiel du Pape François.

Née le 7 février 1840 à Beaumont, à quelques kilomètres de Lévis, sur la rive sud de Québec. Elle est la cinquième d’une famille de huit filles et deux garçons. Très douée, elle désire poursuivre ses études, mais, à quinze ans, la mort prématurée de son père l’oblige à mettre son projet en veilleuse. Elle demeure alors au foyer familial pour seconder sa mère dans l’éducation de ses quatre plus jeunes sœurs.

Elle fréquente l'École normale Laval de Québec de 1860 à 1862, alors que l'abbé Jean Langevin – qui deviendra le premier évêque de Rimouski – en était le principal. Malgré des périodes de repos exigées par son état de santé, Élisabeth obtient brillamment son diplôme. En 1863, elle prend la direction d’une école à Saint-Romuald-d’Etchemin, non loin de la demeure familiale. Elle connaît le succès, mais à deux reprises, elle voit la mort de près et doit même laisser l’enseignement pendant une année entière. À la fin de l’année scolaire 1871-1872, la maladie l’oblige à quitter définitivement ce poste. Une fois rétablie, Élisabeth Turgeon ouvre une classe privée à Saint-Roch de Québec, mais, là encore, elle ne peut tenir le coup. Elle se tourne alors avec confiance vers la «bonne sainte Anne» et promet d’enseigner gratuitement à Sainte-Anne-deBeaupré, si elle obtient sa guérison. Alors qu’elle remplit cette promesse, l’abbé Jean Langevin, devenu évêque de Saint-Germain de Rimouski, lui demande d’y venir pour diriger la «petite société» d’institutrices qui était en voie de formation. À cause de sa santé précaire, Élisabeth ne peut donner une réponse positive. L’évêque Langevin revient à la charge et, à la troisième lettre insistante, Élisabeth Turgeon crut reconnaître la volonté de Dieu l’appelant à la vie religieuse. Élisabeth arrive donc à Rimouski le 3 avril 1875. Quelques pieuses filles l’y avaient précédée, dont Louise Turgeon, sa sœur. À ce groupe, Mgr Langevin avait déjà donné le nom de Sœurs des Petites-Écoles. Il confie à Élisabeth son projet de former de bonnes institutrices pour répondre au besoin pressant d’éducation chrétienne des enfants pauvres des campagnes.

Le 12 septembre 1879, Élisabeth Turgeon et douze compagnes prononcent leurs vœux. Religieuse, elle voit le Christ comme l’Époux de son âme à qui elle ne peut rien refuser. Son ambition est de conformer sa vie à la volonté divine perçue dans les événements quotidiens, dans les décisions de l’autorité et dans les inspirations de l’Esprit.

Dès lors, elle est nommée supérieure de la Congrégation des Sœurs des Petites-Écoles qui devient, en 1891, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du-Saint-Rosaire.

Le 2 janvier 1880, une première mission est ouverte à Saint-Gabriel-de-Rimouski. Les deux premières missionnaires y découvrent leur première école: La maison mesure 26 x 20 pieds dans un petit village perdu en pleine forêt. Neuf pieds sont réservés pour la chambre des résidentes. Les fenêtres ne sont pas posées, une ouverture sur le toit attend le tuyau de l'unique poêle, mais laisse aussi entrer les vents et la neige. Une couche de glace couvre le plancher.

Soeur Marie-Elisabeth
Sœur Marie-Elisabeth

Viendront ensuite, à l’automne 1880, les missions de Port-Daniel et de Saint-Godefroid, sur les bords de la Baie-des-Chaleurs. Malgré un état de santé précaire et les grandes distances à parcourir, Mère Marie-Élisabeth tient à présider elle-même à l’installation des sœurs désignées pour ces deux localités gaspésiennes. Mais déjà affaiblie par un début de tuberculose, elle ne devait pas se relever de cet excès de fatigue.

Dès le mois de mars 1881, la santé de la fondatrice ne cesse de décliner. Le 14 août, le Vicaire général du diocèse, Mgr Edmond Langevin (frère de l’évêque) lui administre le sacrement des malades. Sur son lit de mourante, elle résume toutes ses exhortations dans le commandement de Jésus: «Mes Sœurs, je vous recommande particulièrement l’union, la charité fraternelle, quand on est uni dans une communauté, quand la paix règne parmi ses membres, c’est le ciel sur la terre.»

Le 16 août, recevant la visite de son médecin, elle lui demande si elle allait mourir ce jour-là. Celui-ci lui répondit: «Si vous passez la journée, vous ne passerez pas la nuit prochaine.» Il ne savait mieux dire puisque Mère Marie-Élisabeth s’éteignit à minuit vingt minutes le mercredi 17 août 1881. Elle n’avait que 41 ans.

À son décès, Mère Marie Élisabeth Turgeon laisse dans le deuil 14 professes, une novice et 2 postulantes. Depuis 1881, 1 005 jeunes filles se sont engagées à la suite d’Élisabeth Turgeon. Aujourd’hui, les sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire sont présentes au Québec (Canada), aux États-Unis, au Honduras, au Guatemala et au Nicaragua. La spiritualité d’Élisabeth Turgeon est centrée sur la recherche et l’accomplissement de la volonté de Dieu.

Le procès diocésain sur la renommée de sainteté et les vertus se tient du 7 au 9 mars 1994 et les documents relatifs à cette cause sont envoyés à la Congrégation pour la cause des saints en mars 1999.

Le 11 octobre 2013, le pape François reconnaît par décret officiel l'héroïcité de ses vertus faisant d'elle la première diocésaine de Rimouski à être reconnue comme vénérable. En septembre 2014, le pape François promulguait un décret reconnaissant un miracle qui lui est attribué. C’est un homme de Trois-Pistoles, M. Michel Boucher qui, en 1990, à l'âge de 38 ans, a été miraculeusement guéri d'un cancer terminal grâce à l’intercession d’Élisabeth Turgeon.

Prière

Dieu de tendresse et de compassion, tu as rempli Elisabeth Turgeon de zèle pour ta gloire et le salut du monde.

Tu l’as appelée à fonder une congrégation religieuse vouée à l’éducation chrétienne des jeunes.

Dans la maladie, la pauvreté, les difficultés de toutes sortes, elle a eu recours à toi avec une foi profonde et une confiance filiale.

Daigne, par son intercession, nous accorder la faveur que nous sollicitons, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

Marie, Reine du Rosaire, prie pour nous.

 

Messe de béatification d'Elisabeth Turgeon

Messe de béatification à Rimouski, le 26 avril 2015. Au centre, le cardinal Angelo Amato, entouré du cardinal Gérald Cyprien Lacroix de Québec, et du nonce apostolique au Canada, Mgr Luigi Bonazzi.

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    On remarquera le style parlé et non écrit. Quand l’orateur a devant lui tout un auditoire qui applaudit, il n’a pas les mêmes tournures de phrases que lorsqu’il écrit.

    Il faut entendre cette voix de Louis Even à 89 ans tonner avec force contre les agents de Satan, et soulever avec enthousiasme des apôtres pour les lancer au combat. On dirait que déjà il a trouvé cette jeunesse éternelle qui l’anime depuis qu’il est au Ciel. En janvier 1974, Louis Even n’avait plus que neuf mois à vivre sur terre. Il gravissait les dernières marches de sa montée vers Dieu. On dirait qu’on sent de plus en plus ce grand chrétien s’approcher de son Créateur, de son Sauveur et de la douce Immaculée qu’il aimait tant. Avant sa conférence, Louis Even avait fait chanter le beau cantique: «Nous voulons Dieu dans nos familles. Nous voulons Dieu dans nos écoles....»

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    Sauvés du naufrage«L'Île des naufragés» fut l'un des premiers écrits par Louis Even, et demeure l'un des plus populaires pour faire comprendre la création de l'argent. Il est disponible sous forme de circulaire de 8 pages (format tabloïd), que vous pouvez commandez de Vers Demain, en plusieurs langues: français, anglais, espagnol, italien, allemand, polonais, portugais.

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