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«L’usure est un péché qui crie devant Dieu»

Écrit par Pape François le mardi, 01 mars 2016. Publié dans Doctrine Sociale

Le Jubilé, c’est la recherche du bien du frère dans le besoin

Voici des extraits du discours du pape François lors de l’audience générale du mercredi 10 février 2016, qui marquait le début du Carême:

Pape FrançoisAujourd’hui, nous évoquerons l’institution antique du «jubilé»; c’est une chose antique, attestée dans l’Écriture Sainte. Nous la trouvons en particulier dans le Livre du Lévitique, qui la présente comme un moment culminant de la vie religieuse et sociale du peuple d’Israël.

Tous les 50 ans, «au jour des Expiations» (Lv 25, 9), quand la miséricorde du Seigneur était invoquée sur le peuple entier, le son de la corne annonçait un grand événement de libération. Nous lisons en effet dans le livre du Lévitique: «Vous déclarerez sainte cette cinquantième année et proclamerez l'affranchissement de tous les habitants du pays. Ce sera pour vous un jubilé: chacun de vous rentrera dans son patrimoine, chacun de vous retournera dans son clan [...]. En cette année jubilaire, vous rentrerez chacun dans votre patrimoine» (25, 10-13).

D’après ces dispositions, si quelqu’un avait été contraint de vendre ses terres, sa maison, durant le jubilé, il pouvait en reprendre possession; et si quelqu’un avait contracté des dettes et, dans l’impossibilité de les payer, avait été contraint de se mettre au service du créancier, il pouvait rentrer libre dans sa famille et récupérer toutes ses propriétés.

C’était une espèce d’«amnistie générale», qui permettait à tout le monde de retourner à sa situation d’origine, avec l’effacement de toutes les dettes, la restitution de la terre, et la possibilité pour les membres du peuple de Dieu de jouir à nouveau de la liberté. Un peuple «saint», où des prescriptions comme celle du jubilé servaient à combattre la pauvreté et les inégalités, garantissant une vie digne pour tous et une égale distribution de la terre sur laquelle habiter et où cultiver de quoi se nourrir. L’idée centrale est que la terre appartient à l’origine à Dieu et a été confiée aux hommes (cf. Gn 1, 28-29) et c’est pour cette raison que personne ne peut s’en arroger la possession exclusive, créant des situations d’inégalité. (...)

Avec le jubilé, ceux qui étaient devenus pauvres récupéraient le nécessaire pour vivre, et ceux qui étaient riches restituaient au pauvre ce qu’ils lui avaient pris. L’objectif était une société basée sur l’égalité et la solidarité, où la liberté, la terre et l’argent redevenaient un bien pour tous et non seulement pour quelques-uns, comme c’est le cas aujourd’hui, si je ne me trompe pas... Plus ou moins, les chiffres ne sont pas sûrs, mais quatre-vingts pour cent des richesses de l’humanité sont entre les mains de moins de vingt pour cent de la population. (...)

Et c’est précisément en pensant à cela que l’Écriture Sainte nous exhorte avec insistance à répondre généreusement aux demandes de prêts, sans faire de calculs mesquins et sans prétendre des intérêts impossibles: «Si ton frère qui vit avec toi tombe dans la gêne et s’avère défaillant dans ses rapports avec toi, tu le soutiendras à titre d’étranger ou d’hôte et il vivra avec toi. Ne lui prends ni travail, ni intérêts, mais aie la crainte de ton Dieu et que ton frère vive avec toi. Tu ne lui donneras pas d’argent pour en tirer du profit ni de la nourriture pour en percevoir des intérêts » (Lv 25, 35-37).

Cet enseignement est toujours actuel. Combien de familles sont dans la rue, victimes de l’usure! S’il vous plaît prions, pour que pendant ce jubilé le Seigneur ôte de notre cœur à tous cette envie de posséder davantage, l’usure. Que nous redevenions généreux, grands. Combien de situations d’usure sommes-nous obligés de voir et que de souffrance et d’angoisse causent-elles aux familles! Et très souvent, dans le désespoir, ces hommes finissent par se suicider car ils n’y arrivent plus et n’ont plus l’espérance, n’ont pas de main tendue qui les aide; seulement la main qui vient leur faire payer des intérêts. L’usure est un grave péché, c’est un péché qui crie devant Dieu. Le Seigneur a en revanche promis sa bénédiction à qui tend la main pour donner avec largesse (cf. Dt 15, 10). Il te donnera le double, peut-être pas en argent, mais en d’autres choses, le Seigneur te donnera toujours le double.

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