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Jean-Paul Blais nous enseigne à mourir en chantant

Écrit par Thérèse Tardif le vendredi, 01 janvier 2016. Publié dans Homage aux Apôtres décédés

Jean-Paul BlaisJean-Paul Blais, de St-Léon de Val Racine (près de Lac Mégantic, au Québec), est décédé samedi le 16 janvier 2016, à l‘âge de 83 ans et 5 mois. Monsieur Jean-Paul souffrait d'une grave maladie pulmonaire. «Depuis 2 ans il devait porter la lunette d'oxygène 24 heures sur 24», m'a dit Madame Jean-Paul (Lise Pépin).

Nous présentons nos plus affectueuses sympathies à madame Blais et à tous ses chers enfants: Luc, Mario, Gaétan, Alain, Sylvain, Louise, (Jean-Marie décédé dans un accident), Jacynthe et Martin. Et aussi à ses frères et sœurs.

Il était le fils de feus M. et Mme Exénéphat Blais, de Sherbrooke, qui furent parmi les premiers disciples créditistes de Louis Even dans la région. Ils eurent 9 enfants dont la plupart se sont mariés et font partie de nos grandes familles créditistes de St-Léon de Val Racine.

M. et Mme Blais ont fait beaucoup d'activités pour l'Œuvre dans leur région et ailleurs. Ils étaient vraiment de grands Pèlerins actifs: ils visitaient les familles de porte en porte pour faire connaître l'œuvre et pour les abonner au fameux journal Vers Demain. Ils étaient fiers d'appartenir à la belle famille des Pèlerins de saint Michel et ils le démontraient en portant le Béret Blanc; le drapeau des Pèlerins flottait continuellement sur leur maison et sur celle de Donald et de Lucien. Ils n'avaient pas honte de la vérité, de savoir qu'est-ce que c'est que le Crédit Social pour l'avoir étudié.

Chaque fois que l'imprimerie des Pèlerins de saint Michel sortait une circulaire (il y en a eu beaucoup) à distribuer dans tout le Canada ou dans toute la province de Québec, les familles des 3 frères Blais: M. et Mme Jean-Paul Blais, leurs 9 enfants, M. et Mme Donald Blais, leurs 11 enfants, ainsi que les 4 enfants de M. et Mme Lucien Blais, constituant une équipe d'environ 30 personnes se réunissaient pour distribuer ces circulaires de porte en porte dans toutes les maisons de leur grand territoire, qui comprenait les paroisses à partir de la Beauce jusqu'à Compton. Assez souvent aussi, ils allaient se joindre aux équipes de la Beauce et de Québec pour distribuer des circulaires dans toutes les portes de la ville de Québec. Parfois ils allaient joindre l'équipe du Nouveau-Brunswick.

Chaque semaine, l'équipe de St-Léon de Val Racine tenait l'assemblée hebdomadaire des Pèlerins de saint Michel, parents et enfants y assistaient. On disait ensemble le chapelet, on chantait des chants créditistes et de beaux cantiques, on y lisait le journal Vers Demain pour apprendre le Crédit Social et lire les nouvelles du développement de l'œuvre dans le monde et on étudiait le catéchisme. Cela a aidé énormément à la formation des enfants.

Malgré le grand nombre d'enfants, nos directeurs, nos Pèlerins à plein temps et nos Pèlerins des autres localités étaient reçus chaleureusement comme des frères et des sœurs à la table de M. et Mme Jean-Paul Blais, de M. et Mme Donald Blais, de M. et Mme Lucien Blais, ainsi que chez Marie-Reine Blais Glaude et Annette Blais Jacques, mère d'Yves Jacques. Il y avait de la nourriture pour tous, et toujours de la place pour les héberger.

Ces familles ont joint le combat de Vers Demain pour défendre nos écoles catholiques. Malheureusement le gouvernement s'est emparé de nos écoles catholiques dans lesquelles il a enlevé tout enseignement religieux et tout professeur religieux.

familles Jean-Paul et Donald BlaisLes familles de Jean-Paul et Donald Blais vers 1970

Afin de préserver la foi de leurs enfants, les trois familles Blais, Jean-Paul, Donald et Lucien, et d'autres ont décidé de faire l'école à la maison. Comme la loi de la fréquentation scolaire était obligatoire, le gouvernement a poursuivi en cour de justice deux fois, M. et Mme Jean-Paul et M. et Mme Donald, de saints parents qui avaient à cœur le bien de leurs enfants, imaginez les inquiétudes que cela leur a causées. Tous les membres du Mouvement se sont mis en prière. En cour, le juge voyant la stupidité des plaintes et la dignité des parents, n'a entendu que le témoignage de M. et Mme Jean-Paul et il a dit: «Allez dormir en paix sur vos deux oreilles, je vais rendre mon jugement très lentement.» On n'en a pas entendu parler. Et les parents ont continué l'enseignement à la maison. Les enfants n'ont jamais fait de reproches à leurs parents pour les avoir instruits à la maison, au contraire, ils sont tous reconnaissants. La plus belle richesse pour des parents c'est d'avoir plusieurs enfants.

Malgré qu'ils n'ont pas fait de hautes études, tous ces enfants sont très talentueux, ils ont appris à bien travailler avec leurs parents, ils sont tous des constructeurs de maisons compétents, ils n'ont aucune difficulté à se trouver un emploi, parce qu'ils sont adroits, honnêtes et vaillants; ils ont conservé la foi et ils sont pratiquants et ils fondent des foyers avec des enfants. Les parents Blais sont fiers de leurs grandes familles et ils en sont récompensés, car les enfants les aident dans leur vieillesse et leurs maladies. Nous nous souvenons et Dieu se souvient encore mieux que nous de tous ces sacrifices et de cet inlassable dévouement qui ont duré pendant de nombreuses années. Cela porte de grands fruits aujourd'hui pour le développement de l'Œuvre dans le monde entier. La récompense est au centuple.

M. Jean-Paul Blais était un homme de grande foi. Il a fait une sainte mort, dans la paix et même dans la joie. Il portait le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel. Il avait demandé à Dieu de mourir un samedi, confiant dans la promesse de la sainte Vierge de la certitude du salut à celui qui porte son scapulaire du Mont Carmel et que s'il doit aller se purifier au purgatoire, qu'Elle l'en délivrerait le premier samedi après sa mort. Or il portait son scapulaire avec un grand amour pour la sainte Vierge et il quitta cette terre pour la vie éternelle, samedi, le 16 janvier de l'année de la Miséricorde à 6 heures, heure de l'angélus du matin. Il était bien préparé, l'Aumônier de l'hôpital lui avait donné le Sacrement des malades (l'Extrême Onction) le jeudi et il lui avait donné la Communion en viatique le vendredi. Reçus avec le sacrement de Pénitence, ces sacrements effacent les péchés et les peines dues aux péchés et l'âme est normalement prête pour son entrée au Ciel.

Pendant son dernier séjour à l'hôpital, M. Jean-Paul était bien entouré, jour et nuit, de son épouse, de ses enfants, de ses frères et sœurs et d'autres. Ils se remplaçaient auprès du cher malade. Il leur a dit: «Ne pleurez pas, je serai toujours près de vous, si vous êtes dans le besoin, je vous aiderai.» Il leur demandait très souvent de réciter le chapelet et de chanter de beaux cantiques. M. Jean-Paul priait et chantait avec eux. Au moment où il rendit l'âme, on avait entonné: Beau Ciel, éternelle Patrie» Il est parti le sourire aux lèvres. L'ambiance était céleste. Mme Jean-Paul et les enfants ont de belles voix, Ils sont chantres à l'église. Les médecins et les infirmières ont trouvé cela bien beau et ils ont dit que c'est la première fois qu'ils voyaient un mourant si bien entouré continuellement par tant de parents. Et ce n'est pas tous les jours, qu'on voit un malade se préparer à mourir en chantant.

Dimanche le 28 février à 17 heures, la Messe de l'assemblée mensuelle des Pèlerins de saint Michel sera célébrée à la Maison de l'Immaculée pour le repos de l'âme de Jean-Paul Blais.

Cet article a été publié par

Thérèse Tardif

Thérèse Tardif

Thérèse Tardif est la directrice du Journal Vers Demain depuis la mort de Mme Gilberte Côté-Mercier en 2002.