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Du mariage

le mardi, 01 janvier 1952. Publié dans Explication du catéchisme de Québec

Catéchisme de Québec — Chapitre vingt-septième

*300.— Q. Qu’est-ce que le Mariage ?

R. Le Mariage est un sacrement qui sanctifie l’alliance légitime de l’homme chrétien et de la femme chrétienne en leur donnant la grâce de vivre ensemble chrétiennement.

— Le signe sensible de ce sacrement est le consentement des époux qui se donnent et s’acceptent librement. Ce sont les époux eux-mêmes qui sont ministres, le prêtre est le témoin “nécessaire” sans lequel il n’y a pas de mariage et qui, au nom de l’Église, déclare l’union légitime et la bénit.

Le mot alliance veut dire “union”. Dans le mariage, cette alliance ou cette union de l’homme et de la femme consiste à vivre ensemble pour former une famille.

Le sacrement de mariage ne peut sanctifier qu’une union légitime de cette nature, car il y a une foule de cas où l’homme et la femme ne peuvent pas s’unir pour former une famille; dans ce cas, il ne peut y avoir sacrement de mariage, ni par conséquent sanctification de l’union.

301.— Q. Peut-il y avoir alliance légitime entre chrétiens autrement que par le sacrement de Mariage ?

R. Non, il ne peut y avoir alliance légitime entre chrétiens autrement que par le sacrement de Mariage, parce que Jésus-Christ a élevé le Mariage entre chrétiens à la dignité de sacrement.

— On dit entre chrétiens, c’est-à-dire entre personnes baptisées, car pour les infidèles, c’est-à-dire pour les personnes qui ne sont pas baptisées, comme ils ne peuvent recevoir aucun sacrement, leur alliance est légitime en dehors du sacrement de Mariage mais elle n’est qu’un contrat naturel qui les lie, mais qui ne leur confère aucune grâce.

L’alliance entre chrétiens non catholiques est légitime, si elle est contractée selon les lois de leur Église, et alors ils reçoivent aussi le sacrement de mariage, parce qu’ils sont baptisés: leur consentement fait le sacrement. Ils reçoivent même les grâces sacramentelles s’ils sont dans la bonne foi et l’état de grâce.

Jésus-Christ a élevé le mariage chrétien à la dignité de sacrement pour les chrétiens; le contrat naturel est donc inséparable du sacrement. Le sacrement n’est pas une chose qui s’ajoute au contrat. Les chrétiens qui ne reçoivent pas le sacrement de Mariage ne sont donc même pas liés entre eux par le contrat naturel.

302.— Q. Que doit-on penser des personnes qui ne sont mariées que civilement ?

R. Les personnes qui ne sont mariées que civilement sont dans l’habitude du péché mortel, et leur union n’est pas légitime devant Dieu, parce qu’elle n’est pas faite selon les lois de l’Église.

— Être marié civilement, c’est avoir contracté l’union du mariage sans recevoir le sacrement, en présence d’un délégué laïque quelconque de l’État. Le mariage civil ne peut être qu’une formalité qui règle, au point de vue de la loi civile, la situation matérielle des époux et de leurs enfants à venir; les catholiques sont quelquefois tenus de comparaître pour cela devant le magistrat civil, mais ils ne doivent pas oublier que “cet acte ne mérite nullement le nom de mariage” (Benoît XIV) et ne confère par lui-même aucun droit au point de vue de la conscience. Ceux qui ne contracteraient que des unions civiles feraient un scandale public qui les rendrait indignes des sacrements, parce qu’ils vivraient continuellement en péché mortel. C’est un désordre que rien ne peut autoriser ni excuser.

303.— Q. Le lien du Mariage chrétien peut-il être dissous par quelque pouvoir humain ?

R. Non, aucun pouvoir humain ne peut dissoudre le lien du Mariage chrétien; la mort de l’un ou de l’autre époux peut seule rompre le lien.

Dissoudre ou rompre le lien du mariage signifie “faire cesser l’alliance” qui existe entre l’homme et la femme unis par le sacrement de Mariage, c’est-à-dire leur permettre de se séparer et de se marier de nouveau, l’homme avec une autre femme, la femme avec un autre homme. Les juges ne peuvent donc pas donner cette permission que l’on appelle divorce. La mort seule de l’un des époux permet à celui qui survit de se marier de nouveau.

*304.— Q. Quels sont les effets du sacrement de Mariage ?

R. Les effets du sacrement du Mariage sont: 1. de sanctifier l’amour mutuel des époux; 2. de leur donner la grâce de supporter leurs imperfections mutuelles; 3. de les mettre en état d’élever leurs enfants dans la crainte et l’amour de Dieu.

— L’amour mutuel des époux est l’amour que se doivent les époux l’un à l’autre: le mari doit aimer sa femme, et la femme doit aimer son mari.

On appel époux le mari et la femme.

Les imperfections mutuelles sont les défauts réciproques des époux; le mari doit supporter les défauts de sa femme, et la femme doit supporter les défauts de son mari; mais l’un et l’autre ont le devoir de travailler à se corriger et même de s’y aider l’un l’autre.

*305.— Q. Que faut-il pour recevoir dignement le sacrement de Mariage ?

R. Pour recevoir dignement le sacrement de Mariage, il faut être en état de grâce et se conformer aux lois de l’Église.

— Ceux qui reçoivent le sacrement de Mariage en état de péché mortel sont légitimement unis, mais ils commettent un sacrilège et ne reçoivent aucune des grâces du sacrement.

306.— Q. Qui a le droit de faire des lois concernant le sacrement de Mariage ?

R. L’Église seule a le droit de faire des lois concernant le sacrement de Mariage; cependant l’État peut aussi faire des lois concernant les effets civils du mariage.

— L’État signifie ici le gouvernement civil de la nation. L’État ou le gouvernement civil d’un pays n’a aucun droit sur les sacrements de l’Église; le Mariage étant un sacrement, l’État n’a pas le droit de le réglementer. On ne peut même pas dire que l’État a des pouvoirs qu’il peut exercer sur le contrat naturel du mariage, puisque le contrat naturel est inséparable du sacrement.

Les effets civils du mariage sont la réglementation des biens des époux, la succession des enfants, etc.

307.— Q. Pourquoi l’Église défend-elle les mariages des catholiques avec des personnes d’une autre religion ou qui n’en ont pas du tout ?

R. L’Église défend les mariages des catholiques avec des personnes qui professent une autre religion, ou qui n’en ont pas du tout, parce que ces mariages conduisent généralement à l’indifférence religieuse, à la perte de la foi et à la négligence de l’éducation chrétienne des enfants.

— Ces sortes de mariages s’appellent mariages mixtes. Des mariages entre catholiques et non catholiques sont partout sévèrement défendus par l’Église.

La dispense de cet empêchement n’est accordée par l’Église, c’est-à-dire par le Saint-Siège ou par son délégué, que sous les conditions suivantes: 1. Il faut qu’elle soit motivée par des raisons graves; 2. La partie non catholique doit prendre l’engagement d’écarter de son conjoint tout danger de perversion; et tous deux doivent promettre de faire baptiser et d’élever tous leurs enfants dans la religion catholique; 3. Il est nécessaire qu’on soit moralement certain que cette double promesse sera tenue, et régulièrement on l’exigera par écrit (canon 1061). Ces conditions doivent être, si possible, stipulées sous forme de contrat valable aux yeux de la loi civile. De plus le conjoint catholique est tenu de s’appliquer, avec prudence toutefois, à convertir le non catholique (c.1062).

L’indifférence religieuse est la disposition de ceux qui ne font pas de cas, qui se soucient peu de la religion, ou encore de ceux qui pensent que toutes les religions sont bonnes.

308.— Q. Pourquoi beaucoup de mariages sont-ils malheureux ?

R. Beaucoup de mariages sont malheureux, parce qu’ils ont été contractés sans réflexion, ou avec des motifs peu dignes d’un chrétien.

— Pour ne pas s’exposer à faire un mariage malheureux, il faut réfléchir pour savoir si l’on est appelé de Dieu à vivre dans le mariage, si l’on est capable de remplir les obligations qu’il impose, et si les raisons qui déterminent à se marier sont dignes de la bénédiction de Dieu.

309.— Q. Comment les chrétiens doivent-ils se préparer à un saint et heureux Mariage ?

R. Les chrétiens doivent se préparer à un saint et heureux Mariage, en recevant les sacrements de Pénitence et de l’Eucharistie, en priant Dieu de leur accorder une intention droite et de les diriger dans leur choix, en demandant l’avis de leurs père et mère et la bénédiction de leur pasteur.

310.— Q. En présence de qui le Mariage doit-il être contracté ?

R. Pour la validité, le Mariage doit être contracté en présence du curé de la paroisse où se célèbre le Mariage, ou d’un prêtre autorisé par lui et d’au moins deux témoins.

— Pour être valide, le mariage doit être célébré devant le curé de l’un des deux époux (ou son délégué) et la règle générale est qu’à moins de motifs raisonnables ce doit être devant le curé de l’épouse.

Les contractants sont l’homme et la femme qui se marient; on les appelle ainsi parce qu’en se mariant ils font un contrat.

On appelle témoins, les personnes qui ont vu ou entendu quelque fait et peuvent en faire rapport. Dans le mariage, les témoins sont deux personnes que l’on choisit pour assister à la cérémonie et qui signent ensuite le registre avec les époux pour attester que le mariage a eu lieu selon toutes les conditions requises.

311.— Q. Que signifie l’empêchement de Mariage entre parents jusqu’au troisième degré inclusivement ?

R. L’empêchement de Mariage entre parents jusqu’au troisième degré inclusivement signifie que l’on ne peut pas se marier validement avec une personne parente jusqu’à ce degré, sans une dispense que le supérieur ecclésiastique n’accorde que pour des raisons jugées suffisantes.

— Il y a d’autres empêchements au mariage que ceux de la parenté. Pour éviter qu’on se présente pour contracter un mariage lorsqu’il y a quelque empêchement, l’Église ordonne qu’on annonce à l’avance les promesses de mariage, afin que les personnes qui connaîtraient des empêchements puissent les faire connaître. Cette annonce qui se fait publiquement dans l’église ou les églises paroissiales des futurs époux, ordinairement à la grand-messe, s’appelle publication des bans de mariage.

Cette publication doit se faire trois dimanches ou fêtes d’obligation; par dispense la publication des bans peut être réduite à une seule annonce, ou même supprimée.

Ceux qui connaissent des empêchements à un mariage sont obligés, sous peine de péché mortel, de les faire connaître aux futurs époux, d’abord, s’ils les ignorent, puis au supérieur ecclésiastique si les futurs époux refusent de tenir compte de l’avertissement.

312.— Q. Que signifie la défense de solenniser le Mariage dans les temps prohibés ?

R. La défense de solenniser le Mariage dans les temps prohibés veut dire que, pendant le Carême et l’Avent, le Mariage ne peut être célébré avec solennité, sans la permission de l’Évêque.

Prohibé veut dire “défendu”.

Le Carême est le temps compris entre le Mercredi des Cendres et le dimanche de Pâques.

L’Avent comprend les quatre semaines qui précèdent la fête de Noël.

Ces temps sont défendus pour les mariages solennels parce que ce sont des temps réservés à la pénitence et à la prière.

313. Q. Qu’est-ce que la messe nuptiale ?

R. La messe nuptiale est une messe dans laquelle le prêtre, au nom de l’Église, prie spécialement pour les nouveaux mariés, et leur donne une bénédiction particulière.

Nuptiale veut dire “qui a rapport au mariage”.