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Des quatre derniers commandements de Dieu

le mardi, 01 janvier 1952. Publié dans Explication du catéchisme de Québec

Explication du catéchisme de Québec — Chapitre trente-septième

*433.— Q. Quel est le septième commandement de Dieu ?

R. Le septième commandement de Dieu est: Le bien d’autrui tu ne prendras, ni retiendras sciemment.

— En remettant les mots dans l’ordre ordinaire on aura: Tu ne prendras ni retiendras le bien d’autrui sciemment.

Sciemment veut dire en le sachant, en sachant que ce que l’on prend ou ce que l’on garde est aux autres et non à nous.

*434.— Q. Que nous ordonne le septième commandement ?

R. Le septième commandement nous ordonne de donner à chacun ce qui lui appartient, et de respecter sa propriété.

— On appelle propriété le droit, par lequel une chose appartient “en propre” à quelqu’un ou encore la chose elle-même qui appartient en propre à quelqu’un.

435.— Q. Que nous défend le septième commandement ?

R. Le septième commandement nous défend de dérober ou de retenir injustement le bien du prochain, ou de lui faire aucune injustice.

Dérober signifie voler, prendre ce qui ne nous appartient pas.

436.— Q. Quels sont ceux qui prennent injustement le bien du prochain ?

R. Ceux qui prennent injustement le bien du prochain sont les voleurs, les domestiques infidèles, les marchands malhonnêtes, les usuriers, les plaideurs de mauvaise foi, et généralement tous ceux qui font tort au prochain.

— Un voleur est celui qui prend ce qui n’est pas à lui, soit par la force, soit par la ruse.

Un domestique infidèle est le serviteur ou l’ouvrier qui outre son salaire fait des bénéfices secrets au préjudice de ses maîtres, ou qui, par sa faute, laisse prendre ou perdre ce qui appartient à ses maîtres. C’est encore le domestique ou l’ouvrier qui perd son temps au lieu de faire le travail pour lequel il est payé.

Un marchand malhonnête est celui qui vend sa marchandise plus cher qu’elle ne vaut réellement; celui qui ne donne pas le poids vrai ou la mesure juste; celui qui trompe sur la qualité ou la valeur des objets.

Un usurier est celui qui lorsqu’il prête de l’argent, exige qu’on lui rende plus qu’il n’a droit de recevoir.

Un plaideur de mauvaise foi est celui qui fait ou soutient un procès en sachant bien que c’est lui qui a tort.

*437.— Q. Sommes-nous obligés de restituer les biens mal acquis ?

R. Oui, nous sommes obligés de restituer les biens mal acquis, ou leur valeur, autant que nous pouvons; autrement nous ne saurions obtenir le pardon de nos péchés ni être sauvés.

Restituer, c’est rendre ce qu’on a pris. Il faut restituer à celui à qui on a pris ou à ses héritiers s’il est mort; il ne suffit pas de donner aux pauvres la valeur de ce qu’on a volé, à moins qu’il soit impossible de rendre à la personne elle-même ou à ses héritiers.

La restitution doit se faire le plus tôt possible, parce que plus on tarde plus on fait tort au prochain. Si l’on ne sait pas comment s’y prendre pour restituer sans se faire connaître comme voleur ou pour toutes autres raisons, on consulte son confesseur et l’on suit son avis.

On dit qu’il faut restituer autant que nous le pouvons, car le voleur ne peut pas toujours rendre ce qu’il a pris à cause de sa pauvreté, ou pour tout autre motif. Dans ce cas, il doit au moins avoir le désir de restituer et la volonté de le faire s’il en devient capable pour pouvoir obtenir le pardon de ses péchés et être sauvé.

*438.— Q. Sommes-nous obligés de réparer le dommage que nous avons causé injustement ?

R. Oui, nous sommes obligés de réparer le dommage que nous avons causé injustement.

Réparer un dommage, c’est compenser quelqu’un de tout le tort qu’on lui a fait, soit par l’action dont nous nous sommes rendus coupables, soit par ses suites. Si l’on ne peut réparer tout le dommage causé injustement on est obligé de le réparer en partie, selon son pouvoir, et regretter de ne pouvoir mieux faire.

439.— Q. De quelle manière retient-on injustement le bien d’autrui ?

R. On retient injustement le bien d’autrui, en ne payant pas ses dettes quand on peut le faire, en ne rendant pas un objet qu’on nous a confié, ou en gardant une chose trouvée sans s’informer à qui elle appartient.

— Il n’est pas défendu de faire des dettes pourvu qu’on ait l’espoir et l’intention de rendre ce que l’on emprunte et qu’on n’emprunte pas pour faire de mauvaises ou folles dépenses.

Quand, après avoir bien cherché, on n’a pu découvrir à qui appartient un objet trouvé, on peut le garder, mais en gardant aussi l’intention de le rendre, s’il est de nature à se conserver.

C’est retenir injustement le bien d’autrui que de garder ce qui ne nous appartient pas après l’avoir sauvé d’un incendie ou d’un naufrage, car de ce que l’objet aurait été détruit si nous ne l’avions pas retiré du danger il ne cesse pas pour cela d’appartenir à son propriétaire.

*440.— Q. Quel est le huitième commandement de Dieu ?

R. Le huitième commandement de Dieu est: Faux témoignage ne diras, ni mentiras aucunement.

— Replaçant les mots en ordre naturel on aura: Tu ne diras pas de faux témoignage, ni tu ne diras aucun mensonge.

Aucunement, veut dire de quelque manière que ce soit.

*441.— Q. Que nous ordonne le huitième commandement ?

R. Le huitième commandement nous ordonne de dire toujours la vérité et de respecter l’honneur et la réputation du prochain.

Respecter l’honneur du prochain c’est ne rien dire et ne rien faire qui puisse le faire mépriser par les autres.

La réputation est l’opinion que l’on a d’une personne; quand on a d’une personne une bonne opinion, cette personne a une bonne réputation; quand on a d’elle une mauvaise opinion, elle a une mauvaise réputation.

*442.— Q. Que défend le huitième commandement ?

R. Le huitième commandement défend le faux témoignage, la médisance, la calomnie et le mensonge.

443.— Q. Qu’est-ce qu’un faux témoignage ?

R. Un faux témoignage est une déposition contraire à la vérité, faite devant les tribunaux.

— Faire une déposition, c’est affirmer ou nier un fait devant un juge ou des avocats qui nous interrogent. On appelle tribunaux les cours de justice.

444.— Q. Qu’est-ce que juger témérairement ?

R. Juger témérairement, c’est concevoir une mauvaise opinion du prochain sans preuves suffisantes.

— Avoir une mauvaise opinion du prochain, c’est en penser mal.

On a une preuve ou des preuves suffisantes de mauvaise conduite du prochain quand, par exemple, on a vu de ses propres yeux quelque chose de répréhensible fait par le prochain, quand une personne très digne de foi nous en fait rapport, etc.

Il faut remarquer que le jugement téméraire est un péché de pensée. Par conséquent, on viole le huitième commandement même quand on garde en soi-même sans le manifester aux autres la mauvaise opinion téméraire que l’on a du prochain.

445.— Q. Qu’est-ce que médire ?

R. Médire, c’est faire connaître sans nécessité les fautes ou les défauts réels du prochain.

— La médisance n’est pas un mensonge, car celui qui médit de son prochain dit la vérité, c’est ce qui distingue la médisance de la calomnie.

Il est quelquefois permis et quelquefois nécessaire de faire connaître les fautes et les défauts du prochain. Cela est permis quand il y a utilité réelle, par exemple pour se justifier d’une accusation injuste.

Cela est nécessaire: 1. quand on est questionné par ceux qui en ont le droit: un père, un maître, un juge; 2. quand il faut parler pour faire éviter un péché, empêcher un malheur, etc.

446.— Q. Comment peut-on faire réparer le tort fait au prochain par la médisance ?

R. On peut réparer le tort fait au prochain par la médisance, en excusant ses fautes, et en faisant valoir ses bonnes qualités.

— Il est très difficile de réparer la médisance, parce qu’on ne peut pas, comme pour la calomnie, dire simplement qu’on a menti, puisqu’on a dit vrai et qu’il n’est jamais permis de mentir. Il faut présenter les motifs qui peuvent excuser ou diminuer la faute du prochain et dire tout le bien qu’on sait de lui. Mais quand on aura fait même de son mieux pour réparer la médisance, il est probable que la réparation n’aura pas été complète.

447.— Q. Qu’est-ce que calomnier ?

R. Calomnier, c’est accuser quelqu’un d’un défaut qu’il n’a pas, ou d’une faute qu’il n’a pas commise.

448.— Q. Comment doit-on réparer le tort fait au prochain par la calomnie ?

R. On doit réparer le tort fait au prochain par la calomnie, en désavouant le mal qu’on a dit de lui contre la vérité.

— La calomnie fait tort au prochain parce qu’elle nuit à l’un de ses biens les plus précieux, sa réputation. Désavouer la calomnie, c’est déclarer faux le mal que l’on a dit du prochain.

Celui qui ne voudrait pas désavouer la calomnie qu’il aurait faite ne mérite pas son pardon. Mais la personne calomniée est obligée de pardonner dans le fond de son cœur, parce que Jésus-Christ a commandé le pardon des injures et a donné l’exemple de l’amour des ennemis.

Dieu ne pardonnera pas au calomniateur qui ne veut pas réparer sa calomnie, pas plus qu’il ne pardonne au voleur qui ne veut pas restituer ce qu’il a volé.

*449.— Q. Quel est le neuvième commandement de Dieu ?

R. Le neuvième commandement de Dieu est: L’œuvre de chair ne désireras qu’en mariage seulement.

— Ou “tu ne désireras l’œuvre de chair seulement qu’en mariage, c’est-à-dire seulement après être marié.”

450.— Q. Que nous ordonne le neuvième commandement ?

R. Le neuvième commandement nous ordonne de nous conserver purs dans nos pensées et nos désirs.

451.— Q. Que nous défend le neuvième commandement ?

R. Le neuvième commandement défend les pensées et les désirs contraires à la vertu de pureté.

*452.— Q. Les pensées et les désirs impurs sont-ils toujours des péchés ?

R. Les pensées et les désirs impurs sont toujours des péchés mortels, quand on y donne son consentement.

*453.— Q. Quels moyens faut-il employer pour éviter ces péchés ?

R. Les moyens à employer pour éviter ces péchés sont la fuite des occasions dangereuses, la prière, la fréquentation des sacrements et la dévotion à la très sainte Vierge.

Fréquenter les sacrements, c’est les recevoir souvent. Il s’agit ici des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie.

*454.— Q. Quel est le dixième commandement de Dieu ?

R. Le dixième commandement de Dieu est: Biens d’autrui ne désireras pour les avoir injustement.

*455.— Q. Que nous ordonne le dixième commandement ?

R. Le dixième commandement nous ordonne de nous réjouir de la prospérité de notre prochain et de repousser le désir de dérober ou de retenir injustement le bien du prochain.

La prospérité de notre prochain, c’est l’augmentation de ses biens; cette augmentation de biens ne doit nous réjouir que si elle est honnête et légitime.

Il n’est pas défendu de désirer avoir le bien du prochain par des moyens justes; on peut, par conséquent, désirer acheter le bien d’autrui, mais il est défendu de prendre de mauvais moyens pour porter ou forcer le prochain à vendre.