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De la prière

le mardi, 01 janvier 1952. Publié dans Explication du catéchisme de Québec

Explication du catéchisme de Québec — Chapitre vingt-neuvième

*325.— Q. Qu’est-ce que la prière ?

R. La prière est une élévation de notre esprit et de notre cœur vers Dieu, soit pour l’adorer, le remercier de ses bienfaits, implorer son pardon, soit pour lui demander les grâces dont nous avons besoin pour l’âme ou pour le corps.

— Dans la prière, notre esprit et notre cœur quittent les pensées et les affections terrestres, c’est-à-dire que nous cessons alors de penser à tout ce qui nous occupe en ce monde pour ne penser qu’à Dieu et à ce que nous lui demandons. Comme Dieu est au-dessus des choses terrestres, notre esprit et notre cœur s’élèvent quand nous prions; c’est pour cela que nous disons que la prière est une élévation de notre esprit et de notre cœur.

*326.— Q. La prière est-elle nécessaire au salut ?

R. Oui, la prière est nécessaire au salut, parce que sans elle ceux qui ont l’usage de la raison ne peuvent obtenir les grâces nécessaires pour faire le bien et éviter le mal.

*327.— Q. Quand faut-il prier ?

R. Il faut prier souvent, mais surtout les dimanches et fêtes; chaque jour, le matin et le soir; dans les dangers, les tentations et les afflictions.

— Il faut prier souvent: 1. parce que Jésus-Christ nous a dit de ne pas nous lasser de prier; 2. parce que nous avons toujours besoin du secours de Dieu, et que Dieu a promis d’accorder ce divin secours à ceux qui le prient; 3. parce que c’est un moyen de montrer et d’acquérir plus d’amour pour Dieu.

Il faut prier les dimanches et fêtes pour obéir au commandement qui ordonne de sanctifier le jour du Seigneur.

Il faut prier le matin pour adorer Celui à qui on doit un nouveau jour et lui demander ses grâces pour la journée. Il faut prier le soir pour remercier Dieu des grâces qu’on a reçues dans la journée, solliciter le pardon des fautes qu’on a commises et lui recommander le repos de la nuit.

Il faut prier dans les dangers et les tentations pour obtenir la force de les vaincre, ou la grâce d’en être délivré.

Par afflictions on entend les peines, les chagrins; il faut prier quand on en éprouve, pour obtenir la grâce de les supporter avec courage et pour demander à Dieu d’être notre consolateur.

328.— Q. Comment devons-nous prier ?

R. Nous devons prier: 1° avec attention; 2° avec humilité, en reconnaissant notre impuissance et notre dépendance de Dieu; 3° avec un grand désir et une grande confiance d’obtenir les grâces de Dieu; 4° avec persévérance.

— Prier avec attention, c’est penser à ce qu’on fait et à ce qu’on dit en priant.

Prier avec humilité c’est avoir en priant le sentiment de sa misère et de la majesté de Celui qu’on prie, c’est reconnaître qu’on ne peut rien faire sans le secours de Dieu.

— Prier avec confiance, c’est s’adresser à Dieu avec l’assurance qu’il écoute avec bonté nos prières et qu’il est disposé à nous accorder tout ce dont nous avons besoin.

Prier avec persévérance, c’est renouveler ses prières jusqu’à ce qu’elles soient exaucées, si Dieu juge bonne la demande que nous lui faisons.

329.— Q. Au nom de qui faut-il prier ?

R. Il faut prier au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous a promis que son Père nous accorderait tout ce que nous demanderions en son nom.

— Dieu accueille notre prière quand elle est faite au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, parce que, comme nous sommes tous pécheurs, nous ne méritons pas par nous-mêmes que Dieu nous exauce; tandis qu’il ne peut manquer d’écouter favorablement des prières qui lui sont adressées au nom de son très saint et très cher Fils.

330.— Q. Pour qui devons-nous prier ?

R. Nous devons prier pour tous les hommes sans exception, et en particulier pour ceux qui ont autorité sur nous, pour nos bienfaiteurs, nos ennemis, les pécheurs, les agonisants et les défunts.

— Ceux qui ont autorité sur nous sont tous nos supérieurs spirituels et temporels.

331.— Q. Dieu exauce-t-il toujours nos prières ?

R. Oui, Dieu exauce toujours nos prières quand elles sont bien faites; mais il les exauce de la manière qu’il juge le plus utile à notre salut.

Exaucer veut dire entendre favorablement, et “accorder ce qu’on demande”. Nos prières sont bien faites quand elles sont faites comme il est dit au numéro 328.

Dieu n’exauce pas toujours nos prières de la manière que nous désirons, parce qu’il sait mieux que nous ce qui est pour notre plus grand bien.

332.— Q. Que devons-nous demander avant tout à Dieu ?

R. Nous devons demander avant tout à Dieu les choses qui se rapportent à sa gloire, à notre salut et au salut du prochain.

— Une chose qui se rapporte à la gloire de Dieu est celle qui peut servir à rendre à Dieu l’honneur et le culte qui lui sont dus, par exemple, la conversion des pécheurs, des infidèles, etc.

Les choses qui se rapportent à notre salut sont celles qui peuvent nous aider à mériter le ciel, par exemple, la correction de nos défauts, la fuite du péché, l’acquisition des vertus qui nous manquent, la connaissance de notre vocation.

Les choses qui se rapportent au salut du prochain sont celles qui peuvent lui servir comme à nous-mêmes à mériter le ciel.

Nous devons demander à Dieu, les choses qui regardent sa gloire et notre salut avant tout, c’est-à-dire en désirant ces choses plus que toutes les autres, parce qu’elles sont beaucoup plus importantes que tout le reste.

333.— Q. Pouvons-nous demander à Dieu la santé et d’autres biens temporels ?

R. Oui, nous pouvons demander à Dieu la santé et d’autres biens temporels, pourvu que nous le fassions avec entière soumission à sa sainte volonté.

— Demander la santé et les biens temporels avec soumission à la volonté de Dieu, c’est: 1. être prêt à l’avance à se les voir refuser s’ils doivent nuire à notre salut; 2. regarder Dieu comme le meilleur juge du temps et de la mesure où il convient de nous les accorder.

*334.— Q. Quelles sont les prières les plus recommandées ?

R. Les prières les plus recommandées sont l’Oraison dominicale, la Salutation angélique, le Symbole des Apôtres, le Confiteor, les actes de foi, d’espérance, de charité et de contrition.

— Ces prières sont les plus recommandées, c’est-à-dire que ce sont celles que l’Église nous invite à réciter le plus souvent parce que ce sont les plus excellentes. Le Confiteor est le “Je confesse à Dieu”.

 

DE L’ORAISON DOMINICALE

335.— Q. Qui nous a enseigné le Pater ou l’Oraison dominicale ?

R. C’est Jésus-Christ lui-même qui nous a enseigné le Pater ou l’Oraison dominicale.

— On appelle cette prière le Pater, parce que c’est le mot par lequel elle commence en latin.

Le mot oraison veut dire la même chose que “prière”.

Le mot dominicale est un adjectif venant du latin qui veut dire “du Seigneur”.

Le Pater ou l’Oraison dominicale est la plus excellente de toutes les prières: 1. parce que c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ qu’il l’a composé; 2. parce qu’il contient, en peu de paroles, tout ce que nous devons et pouvons demander.

*336.— Q. Récitez l’Oraison dominicale.

R. Notre-Père, qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié; que votre règne arrive; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel; donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien; et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; et ne nous induisez point en tentation; mais délivrez-nous du mal. Ainsi-soit-il.

— Le Pater commence par l’invocation “Notre Père”, afin que nous soyons excités, dès les premiers mots, à une confiance filiale envers celui que nous allons prier.

En effet, n’est-il pas plus doux pour le cœur de parler à Dieu comme à un bon père, que de lui parler comme à un Seigneur et à un Maître ? N’est-on pas porté à tout espérer de celui qui nous a accordé d’être ses enfants, comme nous l’enseigne Jésus-Christ en nous apprenant à dire à Dieu: “Notre Père” ? Dieu est notre Père parce qu’il nous a donné l’existence, qu’il nous la conserve, et qu’il a pour nous un amour paternel.

Nous ajoutons: “qui êtes aux cieux” parce que, quoique Dieu soit partout, le ciel est le lieu où il fait paraître sa majesté avec plus d’éclat, le lieu où il se découvre aux élus dans toute sa grandeur, le lieu où il est le plus parfaitement servi et honoré. Notre-Seigneur, en nous le rappelant par les mots “qui êtes aux cieux”, nous aide à détacher notre esprit, des pensées de la terre, il les élève jusqu’au ciel, afin que nous priions avec plus de respect et de recueillement.

Le véritable nom de Dieu c’est l’Être, comme il l’a lui-même révélé à Moïse dans la vision du buisson ardent, en lui disant:“Je suis celui qui suis”, et c’est pour cela qu’en parlant de Dieu on le nomme quelque fois l’Être suprême. Mais, outre ce nom, Dieu en a encore beaucoup d’autres tels que le Créateur, l’Éternel, le Père Éternel, le Saint des saints, le Roi des rois, etc.

Sanctifier le nom de Dieu, c’est reconnaître qu’il est saint et le traiter avec un religieux respect.

Ces paroles “que votre nom soit sanctifié” signifient que nous demandons à Dieu qu’il soit lui-même honoré religieusement, c’est-à-dire connu, aimé, servi, loué, glorifié et béni par nous et par toutes les créatures: car, comme le nom d’une personne ou d’une chose désigne la personne ou la chose elle-même, ce que nous demandons pour le nom de Dieu, nous le demandons pour Dieu lui-même.

Ces mots “que votre règne arrive” renferment une double demande: 1. que Dieu fasse voir à tous les hommes, et que nous reconnaissions tous qu’il est le maître souverain de tous les cœurs; 2. que Dieu nous accorde la grâce d’arriver en son royaume, c’est-à-dire au ciel.

Par ces paroles “que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel”, on demande que la volonté de Dieu soit accomplie sans opposition et sans résistance; non pas, sans aucun doute, avec une perfection égale à celle des anges et des saints, puisque cela est impossible sur terre, mais avec toute la perfection dont nous sommes capables.

Par ces paroles “Notre pain quotidien”, les Pères de l’Église ont presque unanimement enseigné qu’il fallait comprendre non pas tant le pain matériel à donner en nourriture au corps que le pain eucharistique à recevoir chaque jour. (Décret “Sacra tridentina” …)

Ces paroles signifient aussi: accordez-nous ce qui nous est nécessaire aujourd’hui pour le soutien de notre vie; non pas le superflu, non pas des provisions pour plus tard, mais ce qu’il nous faut présentement, soit pour notre âme, soit pour notre corps.

Le nom quotidien est un adjectif qui veut dire “de chaque jour”.

Par ces mots “pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés”, nous demandons que Dieu nous accorde le pardon de nos péchés de la même manière que nous pardonnons nous-mêmes au prochain ses torts envers nous.

Quand on ne veut pas soi-même pardonner aux autres, on ne peut pas prononcer ces paroles; car ce serait, pour ainsi dire, prier Dieu de ne pas nous pardonner, puisque nous le prions de nous pardonner comme et parce que nous pardonnons nous-mêmes. Dire à Dieu, dans ce cas: pardonnez-moi comme je pardonne, ne serait-ce pas appeler sur notre tête ses châtiments au lieu de ses grâces ?

Beaucoup d’enfants disent: pardonnez-nous nos offenses comme nous les pardonnons... cette phrase n’a pas de sens.

Par ces paroles “ne nous induisez pas en tentation”, nous demandons à Dieu: 1. qu’il nous soutienne de la grâce dans les tentations; 2. qu’il nous accorde de les surmonter; 3. qu’il les éloigne de nous.

Ces paroles “délivrez-nous du mal” signifient: 1. délivrez-nous et préservez-nous du péché et des peines dues au péché; 2. délivrez-nous de tout ce qui peut nous éloigner du salut; 3. Délivrez-nous et préservez-nous des maux temporels, des peines et des malheurs de cette vie.

*337.— Q. Pourquoi dites-vous «Notre Père», et non pas «Mon Père» ?

R. Nous disons: «Notre Père» et non pas «Mon Père», parce que Dieu est le créateur et le Père de tous les hommes et que, par conséquent, nous sommes tous enfants d’une même famille.

— Nous sommes tous enfants d’une même famille selon la nature, puisque nous sommes tous nés d’Adam, le premier homme, et aussi selon la grâce, car nous sommes tous frères en Jésus-Christ et enfants de Dieu et de l’Église.

Ces paroles nous font encore comprendre que nous devons prier les uns pour les autres.

338.— Q. Pourquoi Notre-Seigneur a-t-il ajouté: «Qui êtes aux cieux» ?

R. Notre-Seigneur a ajouté: «Qui êtes aux cieux», pour élever nos cœurs vers le ciel, où Dieu règne dans sa gloire, et où nous espérons le posséder un jour.

*339.— Q. Que demandons-nous à Dieu dans l’Oraison dominicale ?

R. Dans l’Oraison dominicale, nous demandons à Dieu tout ce qui peut contribuer à sa gloire, et ce qui nous est nécessaire pour la vie de l’âme et du corps.

Contribuer, c’est aider à l’accomplissement d’une chose.

Par la gloire de Dieu on entend, tantôt la majesté de Dieu, c’est-à-dire son infinie grandeur, sa supériorité sur toutes les créatures, tantôt les louanges et l’honneur qui lui sont dus.

Tout ce qui peut aider à ce que la souveraine et infinie grandeur de Dieu soit manifestée, honorée et louée, contribue à sa gloire. Toutes les choses contenues dans la seconde partie du Pater, depuis les mots “donnez-nous aujourd’hui...”, sont les choses nécessaires pour la vie de l’âme et du corps.

340.— Q. Que demandons-nous pour la gloire de Dieu ?

R. Nous demandons, pour la gloire de Dieu, trois choses: 1° que son saint nom soit connu et béni; 2° qu’il règne par sa grâce sur tous nos cœurs; 3° que les hommes lui obéissent sur la terre comme les anges et les saints lui obéissent dans le ciel.

— Demander que le saint nom de Dieu soit béni, c’est demander que Dieu soit loué et glorifié.

Demander que Dieu règne par sa grâce sur les cœurs c’est demander que nous restions à jamais fidèles à Dieu, qui doit toujours être le maître souverain de notre âme.

341.— Q. Que demandons-nous pour nous dans l’Oraison dominicale ?

R. Nous demandons pour nous, dans l’Oraison dominicale, quatre choses: 1. le pain de chaque jour, c’est-à-dire les biens spirituels et temporels; 2. le pardon de nos offenses, nous rappelant qu’il faut pardonner à notre prochain, si nous voulons que Dieu nous pardonne; 3. la grâce de surmonter les tentations; 4. la faveur d’être préservés de tout mal, surtout du péché et de la damnation éternelle.

342.— Q. Qu’exprime le mot “Amen” ou “Ainsi soit-il”  ?

R. Le mot Amen ou Ainsi soit-il, exprime un désir plus ardent d’obtenir ce qu’on a demandé, et voilà pourquoi il se trouve à la fin de presque toutes les prières.

— Ce mot “Ainsi soit-il” est le résumé en un seul mot de toute la prière qui précède. C’est comme si nous disions: “Faites que la prière que je viens de faire soit exaucée” “selon mon désir” (qu’il en soit comme cela).

DE LA SALUTATION ANGÉLIQUE

*343.— Q. Pourquoi prions-nous si souvent la sainte Vierge ?

R. Nous prions si souvent la sainte Vierge parce qu’elle est la plus puissante protectrice que nous puissions avoir au ciel.

Protectrice veut dire qui protège, qui prend la défense de quelqu’un; la très sainte Vierge est notre protectrice parce qu’au ciel elle prie Dieu pour nous.

344.— Q. Par quelle prière l’Église invoque-t-elle plus ordinairement la sainte Vierge  ?

R. C’est par l’Ave Maria, appelé aussi Salutation angélique, que l’Église invoque le plus ordinairement la sainte Vierge.

Ave Maria sont les deux mots latins par lesquels cette prière commence.

*345.— Q. Récitez la Salutation angélique ?

R. Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous; vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Saine Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.

— Cette prière se compose de trois parties: la première comprend les paroles de l’Archange Gabriel à Marie: “Je vous salue ô pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes”. Il faut remarquer que l’ange, par respect pour la dignité de la très sainte Vierge, n’a pas prononcé le nom de Marie: c’est l’Église qui l’a ajouté et qui nous fait dire: “Je vous salue, Marie”.

La seconde partie comprend les paroles par lesquelles Élisabeth, cousine de la très sainte Vierge, salua Marie, quand celle-ci alla lui rendre visite. Ces paroles sont: “Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entailles est béni”. Il faut remarquer: 1. que le salut d’Élisabeth commence par les dernières paroles du salut de l’ange Gabriel; 2. que sainte Élisabeth n’a pas prononcé le nom de Jésus qui n’était pas encore connu; c’est l’Église qui l’a ajouté et qui nous fait dire: et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

La troisième partie comprend les paroles ajoutées par l’Église: Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi-soit-il.

346.— Q. Pourquoi appelle-t-on cette prière la Salutation angélique ?

R. On appelle cette prière la Salutation angélique, parce qu’elle commence par les paroles avec lesquelles l’ange Gabriel salua la très sainte Vierge, en lui annonçant qu’elle serait la Mère de Dieu.

347.— Q. Que signifient ces paroles: «Pleine de grâce», que l’Ange adresse à Marie ?

R. Ces paroles signifient que la sainte Vierge Marie, par un privilège tout spécial et en vertu des mérites de Jésus-Christ, a été préservée de la tache du péché originel, et comblée de grâces dès le premier instant de son existence.

— Un privilège est un don, une grâce...

En vue des mérites de Jésus-Christ, signifie que si la très sainte Vierge est remplie de toutes les grâces dont il est possible à Dieu d’enrichir la plus sainte de toutes les créatures, c’est à cause de Notre-Seigneur Jésus-Christ dont Marie est la mère.

La très sainte Vierge, en venant au monde, n’avait pas le péché originel, c’est cette faveur que l’on appelle “immaculée conception” de Marie.

348.— Q. Que signifient ces paroles de l’ange à Marie: «Le Seigneur est avec vous» ?

R. Ces paroles de l’ange à Marie signifient qu’elle est unie à Dieu de la manière la plus intime, et qu’elle va devenir un temple vivant où le Verbe incarné habitera corporellement.

— En disant que la très sainte Vierge va devenir un temple... on parle du moment où l’ange Gabriel adresse à Marie ces mots: “Le Seigneur est avec vous”. Car maintenant, au moment où nous-mêmes nous récitons ces mêmes paroles, la sainte Vierge n’a plus à devenir un temple vivant, elle l’est devenue à l’instant de la salutation de l’ange.

Le Verbe incarné, c’est la seconde personne de la sainte Trinité, le Fils de Dieu fait homme, ou encore Notre-Seigneur Jésus-Christ.

349.— Q. Que signifient ces paroles de sainte Élisabeth à la sainte Vierge: «Vous êtes bénie entre toutes les femmes» ?

R. Ces paroles signifient que Marie est supérieure à toutes les femmes, non seulement parce qu’elle a été immaculée dans sa conception, mais surtout parce qu’elle a la dignité incomparable de Mère de Dieu.

— La sainte Vierge a été immaculée dans sa conception, veut dire que Marie n’a pas eu le péché originel avec lequel nous venons tous au monde.

La dignité de Mère de Dieu est incomparable, c’est-à-dire qu’elle est si grande qu’aucune autre dignité ne peut lui être comparée.

350.— Q. Que veulent dire ces autres paroles de sainte Élisabeth à Marie: «Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni» ?

R. Ces paroles veulent dire que le fils de Marie est la sainteté même, et que nous devons nous réjouir avec elle de ce qu’il est glorifié par son Père et adoré par les hommes.

351.— Q. Que reconnaissons-nous par cette prière de l’Église: «Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.» ?

R. Par cette prière, nous reconnaissons que Marie est sainte et Mère de Dieu; et pleins de confiance dans son pouvoir, nous la conjurons de nous obtenir, par ses prières, la grâce de vivre et de mourir saintement comme elle, pour lui être associés un jour dans le ciel.

— En nous adressant à Marie, nous nous appelons pécheurs, pour donner à notre prière le caractère de l’humilité, qui est une des conditions de la prière.

Conjurer, c’est prier avec beaucoup d’instance.

Mourir saintement, c’est mourir en état de grâce et dans de vifs sentiments d’amour pour Dieu et de regrets de nos péchés.

Être associé à Marie dans le ciel signifie aller au ciel avec elle.

*352.— Q. Quels sentiments devons-nous avoir pour la sainte Vierge ?

R. Nous devons avoir pour la sainte Vierge un profond respect, un amour tendre, une confiance inébranlable et sans bornes, parce qu’elle est la Mère de Dieu et aussi la nôtre.

— Nous devons avoir pour la Sainte Vierge un profond respect parce qu’elle est la Mère de Dieu, la reine des anges et des hommes et la plus sainte de toutes les créatures.

Nous devons avoir une confiance inébranlable et sans bornes en la très sainte Vierge, parce qu’elle est la Mère de Jésus-Christ et aussi la nôtre.

353.— Q. La sainte Vierge est-elle vraiment Mère de Dieu ?

R. Oui, la sainte Vierge est vraiment Mère de Dieu, parce que la même personne qui est le Fils de Dieu est aussi le Fils de la Bienheureuse Vierge Marie.

354.— Q. Comment pouvons-nous dire que la Mère de Jésus-Christ est aussi la nôtre ?

R. Nous pouvons dire que Marie est notre Mère, parce que Jésus-Christ, sur la croix, a voulu que, dans la personne de saint Jean, sa Mère nous adoptât pour ses enfants, quand il dit à Marie: “Voilà votre Fils”, et à saint Jean: “Voilà votre Mère”.

— La sainte Vierge nous a adoptés pour enfants dans la personne de saint Jean parce que, au pied de la croix, saint Jean représentait tous les hommes.

La très sainte Vierge a donc sur nous tous les droits d’une mère. Elle en a aussi les sentiments, car elle nous aime et nous assiste de ses prières très puissantes auprès de Dieu.

*355.— Q. Que devons-nous faire pour témoigner notre dévotion à la sainte Vierge ?

R. Pour témoigner notre dévotion à la sainte Vierge, nous devons l’invoquer fréquemment, célébrer ses fêtes avec piété, et nous efforcer d’imiter ses vertus.

Témoigner notre dévotion, c’est prouver, montrer que nous avons de la dévotion, que nous aimons la sainte Vierge.

Invoquer la sainte Vierge, c’est la prier. La vraie dévotion envers la sainte Vierge consiste donc à la prier et à l’imiter; imiter la Sainte Vierge, c’est pratiquer les vertus dont elle nous donne l’exemple.

356.— Q. Quelles pratiques pieuses l’Église a-t-elle autorisées en l’honneur de la sainte Vierge ?

R. L’Église a autorisé plusieurs pratiques de dévotion en l’honneur de Marie, telles que le chapelet, le rosaire, l’angélus, les congrégations, les confréries des scapulaires de Notre-Dame du Mont-Carmel et l’Immaculée Conception, et bien d’autres encore.

Autorisé veut dire permis; c’est à l’Église, qui remplace Jésus-Christ sur la terre, qu’il appartient de permettre les actes de dévotion qu’il convient de faire en l’honneur de la sainte Vierge ou des saints.

Par Église on entend ici le Pape et les évêques.

Le chapelet est une pratique de dévotion qui consiste à réciter le “Je crois en Dieu”, suivi du “Notre Père” et de trois “Je vous salue, Marie”, puis cinquante fois “Je vous salue, Marie” séparés de dix en dix par le “Notre Père” au commencement et terminés par le “Gloire soit au Père”… après chaque dizaine.

Le rosaire est le chapelet, composé de quinze dizaines. On le dit en méditant sur les quinze principales circonstances de la vie de Notre-Seigneur et de la très sainte Vierge; ces circonstances se nomment mystères.

L’Angélus est une prière qui se dit le matin, à midi et le soir, au son de la cloche; il rappelle la visite de l’ange Gabriel à Marie et l’incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Les congrégations de la sainte Vierge sont des associations de personnes pieuses qui se réunissent pour prier Marie ensemble.

Les scapulaires sont de petits morceaux d’étoffe que l’on porte sur soi après les avoir reçus avec une bénédiction spéciale de l’Église; ils sont le signe de la consécration à la sainte Vierge.

Il y a deux scapulaires principaux: celui du Mont-Carmel qui est noir (ou brun) et celui de l’Immaculée Conception qui est bleu.

Les personnes qui portent ces scapulaires forment une société que l’on nomme confrérie, ou réunion de confrères.