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De la contrition

le mardi, 01 janvier 1952. Publié dans Explication du catéchisme de Québec

Explication du catéchisme de Québec — Chapitre dix-huitième

207.— Q. Qu’est-ce que la contrition ?

R. La contrition est une douleur et une détestation du péché qu’on a commis et la résolution de ne plus le commettre.

— Le mot contrition vient d’un mot latin qui veut dire “brisement du cœur”, et qui exprime bien le sentiment qu’éprouve le chrétien qui a un grand chagrin, un grand repentir de ses fautes.

Il faut joindre au repentir la résolution de ne plus pécher à l’avenir; cette résolution ne doit pas être un simple désir, mais une forte détermination de ne plus pécher.

Cette forte détermination de ne plus pécher, ne signifie pas qu’il faut être sûr qu’on ne péchera plus jamais, mais seulement, qu’il faut vouloir vraiment et résolument, au moment où l’on se confesse, ne plus retomber dans le péché, et prendre les moyens pour cela.

*208.— Q. Faites un acte de contrition.

R. Acte de contrition: “Mon Dieu, j’ai un extrême regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur; je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.”

— Par le mot extrême, cette prière exprime que notre regret d’avoir péché est vif et profond.

Par les mots, parce que vous êtes… etc., elle marque que la grandeur de ce regret vient de ce que le péché est l’offense d’un Dieu d’une infinie bonté et digne de tout amour, un Dieu très saint, qui déteste le péché: c’est un motif de chagrin que l’on éprouve d’avoir offensé Dieu qui fait que cette prière est un acte de contrition parfaite.

Par ces mots: je me propose, cette prière dit qu’on est très déterminé à ne plus pécher.

Par les mots moyennant votre, etc., elle exprime qu’on compte sur la grâce divine, et non sur ses propres forces, pour être désormais plus fidèle.

Enfin, en terminant, on promet à Dieu qu’on va faire pénitence, c’est-à-dire, se punir soi-même de ses péchés.

Ces paroles: je me propose, etc., ne signifient pas qu’on se sent certain de ne plus pécher désormais, mais simplement qu’on a actuellement la ferme volonté de ne plus pécher. Dieu ne nous en demande pas davantage; personne, à cause de la faiblesse humaine, ne peut avoir la certitude de ne pas retomber dans quelque faute.

Beaucoup d’enfants, au lieu de dire: Mon Dieu, j’ai un extrême regret, disent: Mon Dieu j’ai un extrême degré… ce qui est absurde.

*209.— Q. La contrition est-elle absolument nécessaire pour obtenir le pardon des péchés ?

R. Oui, la contrition est absolument nécessaire pour obtenir le pardon des péchés.

—La contrition est absolument nécessaire, c’est-à-dire que jamais on ne peut recevoir de Dieu le pardon de ses péchés, même véniels, sans avoir la contrition. On peut quelquefois recevoir le pardon de ses péchés même mortels, sans se confesser, si on en est incapable; ou sans recevoir l’absolution si l’on vient à mourir sans avoir un prêtre près de soi; ou encore sans réparer le tort que l’on a fait au prochain, si on n’en a pas la possibilité, mais jamais sans avoir le regret de ses péchés.

210.— Q. Quelles qualités doit avoir la douleur de nos péchés ?

R. La douleur de nos péchés doit avoir quatre qualités; elle doit être intérieure, surnaturelle, universelle et souveraine.

211.— Q. Qu’entendez-vous en disant que notre douleur doit être intérieure ?

R. En disant que notre douleur doit être intérieure, j’entends qu’elle doit venir du cœur, et non pas des lèvres seulement.

— La contrition doit être intérieure, c’est-à-dire qu’elle doit venir du dedans de nous-mêmes.

Ce chagrin que l’on éprouve d’avoir offensé Dieu doit être vraiment dans notre cœur; ce ne doit pas être une apparence, un sentiment, une image de chagrin, mais un chagrin réel: c’est notre cœur, en effet, qui a commis le péché; il faut bien que ce soit lui qui se repente.

La contrition vient des lèvres seulement, quand on récite l’acte de contrition, sans avoir dans l’âme les sentiments de regret et de bon propos exprimés dans cette prière.

212.— Q. Qu’entendez-vous en disant que notre douleur doit être surnaturelle ?

R. En disant que notre douleur doit être surnaturelle, j’entends qu’elle doit être inspirée par la grâce de Dieu, et produite par des motifs venant de la foi, et non pas par des motifs purement naturels.

— La contrition doit être surnaturelle, c’est-à-dire qu’elle doit nous être donnée par Dieu; un regret qui ne viendrait que de nous-mêmes ne serait pas suffisant.

C’est pour obtenir de Dieu la grâce si importante de la contrition, qu’il faut prier quand on se prépare à se confesser.

On entend par motifs de contrition, les raisons qui portent le pécheur à la douleur et à la détestation de ses péchés, et lui inspirent une ferme résolution de ne plus les commettre à l’avenir.

Ces raisons doivent venir de notre foi de chrétien; si elles ne viennent pas de notre foi de chrétien, elles ne sont que des motifs naturels, et ne suffisent pas pour que notre contrition soit bonne.

Celui-là n’aurait pas une contrition surnaturelle, par exemple, qui aurait du chagrin d’avoir commis le péché d’ivrognerie, parce qu’il s’est rendu malade ou parce qu’il a perdu son argent, ou encore parce que, maintenant on le méprise, car ces raisons de son regret ne lui viennent pas de ce qu’il est chrétien, mais simplement de ses intérêts, ce sont des motifs naturels.

213.— Q. Qu’entendez-vous en disant que notre douleur doit être universelle ?

R. En disant que notre douleur doit être universelle, j’entends que nous devons avoir regret de tous nos péchés, au moins mortels, sans en excepter un seul.

— Le pécheur qui se repent de plusieurs de ses fautes mortelles, mais non pas de toutes, ne peut recevoir de Dieu le pardon d’aucun péché, pas même de ceux dont il se repent, car sa contrition est mauvaise.

Celui qui se repent de tous ses péchés mortels sans se repentir aussi de ses péchés véniels, peut avoir une vraie contrition; mais il vaut mieux avoir aussi le regret des péchés véniels, puisque sans nous faire perdre entièrement l’amitié de Dieu, ils sont cependant des offenses faites à Dieu.

214.— Q. Qu’entendez-vous en disant que notre douleur doit être souveraine ?

R. En disant que notre douleur doit être souveraine, j’entends que nous devons être plus affligés d’avoir offensé Dieu que de tous les maux qui peuvent nous arriver.

— Notre douleur d’avoir offensé Dieu est souveraine: 1. quand notre repentir est aussi grand qu’il nous est possible, avec la grâce de Dieu; 2. quand nous choisirions tous les maux plutôt que de retourner dans le péché mortel.

Ces dispositions sont absolument justes et raisonnables, puisque le péché mortel est le plus grand de tous les malheurs.

Le péché mortel est le plus grand des malheurs: 1. parce qu’il nous fait perdre les plus grands biens qui sont: l’amitié de Dieu, la vie de la grâce, le bonheur du ciel; 2. parce qu’il nous mérite les plus grands maux qui sont la colère de Dieu et les supplices de l’enfer.

Pour que la contrition soit souveraine, il n’est pas nécessaire d’être aussi sensiblement ému et impressionné que lorsqu’on a, par exemple, le malheur de perdre ses chers parents. Le bon Dieu ne demande pas cela, et c’est pourquoi on s’est servi du mot “affligé” qui signifie mécontent, fâché, et non pas du mot ému.

215.— Q. Pourquoi devons-nous avoir regret de nos péchés ?

R. Nous devons avoir regret de nos péchés pour trois raisons: 1. parce que le péché est le plus grand de tous les maux et qu’il offense Dieu, notre créateur, notre père, notre rédempteur; 2. parce qu’il a causé la mort de Jésus-Christ; 3. parce qu’il nous prive du bonheur du ciel et nous rend dignes des tourments éternels de l’enfer.

— Ces raisons sont des motifs surnaturels, car elles n’ont de valeur à nos yeux que parce que nous avons la foi, c’est-à-dire, parce que nous croyons en Dieu, en Jésus-Christ, et parce que nous savons par la foi qu’il y a un ciel et un enfer éternels.

216.— Q. Combien y a-t-il de sortes de contrition ?

R. Il y a deux sortes de contrition: la contrition parfaite et la contrition imparfaite.

*217.— Q. Qu’est-ce que la contrition parfaite ?

R. La contrition parfaite est celle qui nous fait regretter et détester le péché, parce qu’il offense un Dieu infiniment bon en lui-même et infiniment digne de notre amour.

— Cette contrition est appelée parfaite, parce que les motifs qui la font naître dans notre cœur sont parfaits. Les motifs, en effet, pour lesquels nous détestons le péché par la contrition parfaite, ne peuvent venir que d’un grand amour de Dieu, et l’amour de Dieu est la perfection de la loi chrétienne.

*218.— Q. Qu’est-ce que la contrition imparfaite ?

R. La contrition imparfaite est celle qui nous fait regretter et détester le péché, parce qu’il nous fait perdre le ciel et nous mérite l’enfer, ou encore parce qu’il est en lui-même détestable et que nous devons rougir de l’avoir commis.

— La contrition imparfaite n’est pas mauvaise, mais elle est beaucoup moins bonne que la contrition parfaite; car la contrition parfaite vient d’un grand amour de Dieu, tandis que dans la contrition imparfaite l’amour de Dieu ne fait que commencer; mais ce commencement d’amour de Dieu, ainsi que l’espérance du pardon, est nécessaire, car celui qui n’aurait que la honte d’avoir péché et la crainte d’aller en enfer, sans amour de Dieu, n’aurait même pas la contrition imparfaite.

219.— Q. La contrition imparfaite suffit-elle pour une bonne confession ?

R. Oui, la contrition imparfaite suffit pour une bonne confession, mais nous devons tâcher d’avoir autant que possible la contrition parfaite.

— La contrition imparfaite suffit pour nous aider à recevoir l’absolution.

Si l’on ne peut pas recevoir l’absolution, la contrition imparfaite ne suffit pas pour obtenir le pardon des péchés, car elle n’efface pas par elle-même le péché comme la contrition parfaite, mais elle nous dispose à recevoir aussi l’absolution.

Il faut toujours demander à Dieu la contrition parfaite et s’efforcer de la faire naître en soi, même quand on doit recevoir l’absolution; car la contrition parfaite efface le péché par elle-même, et peut même quelquefois enlever complètement la peine temporelle qui reste à subir pour les péchés pardonnés.

*220.— Q. Que doit faire celui qui, étant en danger de mort, se sent coupable de péché mortel, et ne peut avoir un prêtre pour se confesser ?

R. Celui qui étant en danger de mort se sent coupable de péché mortel, et ne peut avoir un prêtre pour se confesser, doit faire un acte de contrition parfaite avec le ferme propos de se confesser quand il le pourra.

— Comme on l’a dit plus haut, la contrition parfaite seule peut effacer le péché mortel, quand on ne peut pas se confesser; aussi est-il bon de s’appliquer à l’avoir chaque fois que l’on va à confesse, afin de pouvoir l’obtenir plus facilement si l’on venait à en avoir absolument besoin.

Le regret des péchés qui ne serait pas accompagné du désir de se confesser ne serait pas la contrition parfaite; car ce ne serait pas aimer Dieu par-dessus toutes choses que de n’être pas disposé à faire ce qu’il demande à tous les pécheurs pour leur rendre son amitié.

221.— Q. Qu’entendez-vous par le ferme propos de ne plus pécher ?

R. Par le ferme propos de ne plus pécher, j’entends une résolution bien arrêtée d’éviter non seulement le péché mais aussi toutes les occasions prochaines du péché.

*222.— Q. Qu’entendez-vous par occasions prochaines du péché ?

R. Par occasions prochaines du péché. j’entends les personnes, les lieux et les choses qui peuvent aisément nous entraîner au péché.

— Celui qui ne voudrait pas fuir les personnes, les lieux et les choses qui le portent au péché, n’aurait certainement pas la ferme résolution de ne plus offenser Dieu, puisqu’il refuserait de prendre le premier moyen de ne plus retomber dans le péché. Il n’aurait même pas une détestation universelle du péché mortel, car aller avec les personnes, fréquenter les lieux ou se servir des choses qui portent au péché mortel, quand on n’y est pas absolument obligé, c’est un péché mortel. Ainsi, aller avec un ami qui est pour nous une cause de péché mortel, quand on peut s’en dispenser, c’est un péché mortel, même si sa compagnie, accidentellement, ne nous porte pas au péché.

Pour un homme habitué à s’enivrer dans un hôtel, ce sera un péché mortel d’y entrer, même un jour où il n’y prendra pas de boisson.

Regarder, sans nécessité, une chose qui habituellement nous porte au péché mortel, ce sera un péché mortel, même, si par aventure, nous ne tombons pas dans le péché mortel à la suite de cette contemplation, etc.

Il ne faut jamais manquer, quand on se prépare à se confesser, de s’examiner sur ce point: “me suis-je exposé volontairement au péché mortel?” et s’en accuser, si l’on se reconnaît coupable; c’est un point malheureusement très négligé, surtout chez les enfants.