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Connaissez-vous les saints et bienheureux du Canada? - Deuxième partie

le samedi, 01 août 2015. Publié dans Saints & Bienheureux

Les bienheureux

Les saints et les bienheureux sont donnés à l’Église comme exemples de vies courageuses à imiter et, pour la plus grande gloire de Dieu, un grand nombre d’hommes et de femmes ont, de façon particulière, marqué l’histoire de l’Église catholique au Canada. Certains ont donné leur vie pour s’assurer que la Bonne Nouvelle soit répandue en Amérique du Nord. D’autres, animés d’une foi et d’un amour profonds, ont consacré leur vie au service de leurs frères et sœurs, qui comptaient bien souvent parmi les plus démunis de la société. Déclarés saints, bienheureux ou vénérables au cours des années, ces personnes extraordinaires sont des phares sur notre chemin, et des exemples de sainteté et de charité que tous sont appelés à suivre.

L’Église au Canada compte officiellement 14 saints, 12 bienheureux et 12 vénérables. Dans le numéro précédent de Vers Demain, nous avons présenté les vénérables de l’Église au Canada, voici maintenant les bienheureux:

Le bienheureux André Grasset (1758-1792)

bienheureux André GrassetVoici un cas d’exception: une grande partie des saints et bienheureux du Canada sont venus de France, ce qui est compréhensible, puisque les missionnaires français ont été les premiers à amener la foi catholique en Amérique du Nord. Nous sommes ici en présence du chemin inverse: un bienheureux né au Canada et mort en France. André Grasset de Saint-Sauveur est né à Montréal le 5 avril 1758. Son père est secrétaire de M. de Vaudreuil, le gouverneur de la Nouvelle-France. Après la signature du traité de Paris en 1763, la France cède le Canada à l’Angleterre, et la famille d’André, alors âgé de six ans, décide donc de retourner en France.

C’est donc en France qu’André fera ses études, et en 1783, à l’âge de 25 ans, il est ordonné prêtre dans l’archidiocèse de Sens. Quelques années plus tard, c’est le début de la Révolution française: tous les prêtres de France sont invités à prêter serment d’allégeance à une nouvelle «constitution civile du clergé», où les évêques sont nommés par l’Etat, et non pas par Rome. Les prêtres qui veulent rester fidèles à Rome sont persécutés et tués.

Au début de 1792, le Père Grasset se réfugie chez les Pères Eudistes à Paris avec une soixantaine d’autres prêtres, en attendant que la persécution cesse. Il est arrêté en août 1792, et est emprisonné au couvent des Carmes à Paris. Le 2 septembre, après un simulacre de procès, chacun des 92 prêtres et 3 évêques emprisonnés doivent répondre à la question suivante: «Avez-vous fait allégeance à la constitution civile du clergé?» Quand le prêtre répond: «Non, ma conscience lui interdit», il est jeté dans le jardin, où il est égorgé.

André avait 34 ans quand il a été martyrisé. Il a été béatifié avec 187 prêtres et 3 évêques par le Pape Pie XI, le 17 octobre 1926, sous l’appellation «Bienheureux martyrs du 2 septembre 1792», ou «Bienheureux martyrs des Carmes». Sa fête est célébrée le 2 septembre, Il est donc premier Canadien de naissance à être déclaré bienheureux.

Marie-Rose Durocher (1811-1849)

Bienheureuse Marie-Rose DurocherEulalie Durocher, dixième d’une famille de onze enfants, est née le 6 octobre 1811 à Saint-Antoine de Richelieu près de Montréal. Après ses études chez les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, elle aide son frère, curé à Belœil, En 1843, elle est invitée par Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, à fonder une nouvelle congrégation de femmes consacrées à l’éducation chrétienne. Elle fonde donc les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, et prend le nom de Sœur Marie-Rose. Sous sa sainte et sage direction, sa communauté prospère en dépit de toutes sortes d’obstacles, y compris une grande pauvreté et les malentendus inévitables. Elle reste inébranlable dans sa sollicitude pour les pauvres. Épuisée par ses nombreux travaux, Sœur Marie-Rose obtient sa récompense céleste le 6 octobre 1849, à l’âge de trente-huit ans. Elle a été proclamée bienheureuse par le Pape Jean-Paul II le 23 mai 1982. Sa fête au calendrier liturgique est le 6 octobre.

Marie-Léonie Paradis (1840-1912)

Bienheureux Marie-Léonie ParadisElodie Paradis est née dans le village de l’Acadie, au Québec, le 12 mai 1840. Ses parents étaient pauvres mais fervents catholiques. Élodie entre dans la congrégation de Sainte-Croix le 21 février, 1854, prononce ses vœux trois ans plus tard sous le nom de Sœur Marie-Léonie, et enseigne dans différents villages.

En 1874, elle est appelée par le Père Camille Lefebvre pour diriger les jeunes femmes acadiennes du Nouveau-Brunswick dans le service du Collège de Memramcook; c’est là qu’en 1880, elle fonde officiellement son Institut des Petites Sœurs de la Sainte Famille, consacrées au service des prêtres.

En 1895, Mgr Paul LaRocque de Sherbrooke favorise le transfert de la communauté en les accueillant dans son diocèse. La fondatrice fonda plus de quarante maisons, jusqu’à ce que Dieu la rappelle à Lui le 3 mai 1912, à l’âge de 61 ans. Elle a été béatifiée le 11 septembre 1984, à Montréal, par le Pape Jean-Paul II lors de sa visite au Canada. Sa fête est célébrée le 4 mai.

Louis-Zéphirin Moreau (1824-1901)

Bienheureux Louis-Zéphirin MoreauLouis-Zéphirin Moreau est né le 1er avril 1824 à Bécancour, au Québec, cinquième d’une famille de treize enfants. Il a été instruit dans sa paroisse natale jusqu’à l’âge de quinze ans avant d’être admis au Séminaire de Nicolet. En 1845, l’archevêque de Québec refuse de l’ordonner et le renvoie à la maison parce qu’il le trouve de santé trop fragile. Mgr Bourget, évêque de Montréal, l’accepte, et l’ordonne prêtre le 19 décembre 1846.

Six ans plus tard, Mgr Prince, auxiliaire de Mgr Bourget, devient le premier évêque du nouveau diocèse de Saint-Hyacinthe, et nomme l’abbé Moreau son secrétaire-chancelier. Il devient curé de la cathédrale, et cinq fois administrateur du diocèse. Le 15 janvier 1876, à l’âge de 51 ans, l’abbé Moreau devient le quatrième évêque de Saint-Hyacinthe. Sa devise: «Je puis tout en Celui qui me fortifie» (Philippiens 4, 13) Durant son épiscopat, il fonde les Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe et les Sœurs de Sainte-Marthe, et demeure «bon, simple, humble, et pauvre». Il est mort le 24 mai 1901, et a été béatifié le 10 mai 1987 par le Pape Jean-Paul II. Jour de sa fête: 24 mai.

Frédéric Janssoone (1838-1916)

Bienheureux Frédéric JanssooneLe bienheureux Frédéric Janssoone est né le 19 novembre 1838à Ghyvelde, village de la Flandre française, près de la Belgique. Benjamin d’une famille de treize enfants, il a neuf ans quand son père décède, de sorte qu’il doit quitter l’école pour aider sa mère. Il a vite réalisé qu’il avait un «talent» pour la vente. Il aimait les gens. Il aimait rencontrer de nouvelles personnes, et il savait comment expliquer ses produits.

Sa mère décède en 1861, Frédéric est alors âgé de 23 ans. Cherchant sa vocation, il devient prêtre chez les Franciscains, En 1876, il est envoyé à la Terre Sainte, où il prêche l’Evangile dans les lieux rendus sacrés par Jésus Lui-même. Il fait revivre la coutume du Chemin de Croix dans les rues de Jérusalem. Le Père Frédéric est envoyé au Canada en 1881 pour une tournée de collecte de fonds. Il revient au Canada pour y rester en 1888, et contribue cette année-là à la fondation du sanctuaire marial national de Notre-Dame du Cap, où il sera prédicateur pendant quatorze ans. Le Père Frédéric était aussi un excellent et prolifique écrivain. Il a écrit plusieurs articles et des biographies de saints, et a même fait du porte à porte pour vendre ses livres, passé l’âge de 70 ans. Il est décédé à Montréal le 4 août 1916. . Il a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 25 septembre 1988. Sa fête est célébrée le 5 août.

Catherine de Saint-Augustin (1632-1668)

Marie Catherine de St-AugustinCatherine de Longpré est née à Saint-Sauveur-le-Vicomte, en Normandie, le 3 mai 1632. Élevée principalement par ses grands-parents, elle devient familière à un très jeune âge avec les vertus et la misère des pauvres et des malades, En réponse à plusieurs appels et à sa propre sensibilité naturelle envers les pauvres, elle entre au Monastère des Augustines Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Bayeux en 1644. Elle sera dès lors être connue comme Marie-Catherine de Saint-Augustin. En 1648, à l’âge de 16 ans, elle quitte la France pour aider les Hospitalières de Québec, qui avaient fondé l’Hôtel-Dieu neuf ans avant son arrivée. Les Hurons lui donnent affectueusement le nom de «Iakonikonriostha», ce qui signifie «celle qui rend l’intérieur plus beau». Elle est morte le 8 mai 1668, à l’Hôtel-Dieu de Québec, à l’âge de 36 ans, et est considérée, avec saint François de Laval et sainte Marie de l’Incarnation, comme co-fondatrice de l’Église canadienne. Elle a été béatifiée le 23 avril 1989 par le Pape Jean-Paul II. Sa fête est célébrée le 8 mai.

La bienheureuse Dina Bélanger (1897-1929)

bienheureuse Dina BélangerDina Bélanger est née à Québec le 30 avril 1897, fille unique de Séraphia Matte et d’Olivier Bélanger. À quatorze ans, elle consacre à Dieu sa virginité. En 1916, elle accepte avec plaisir de s’inscrire au Conservatoire de New York. Pendant deux ans, elle y fait des études supérieures de piano et d’harmonie. De retour à Québec, Dina donne des concerts et poursuit des études d’harmonie par correspondance.

À vingt-quatre ans, elle entre au noviciat des Religieuses de Jésus-Marie à Sillery. Elle prend l’habit l’année suivante sous le nom de Marie Sainte-Cécile de Rome et prononce ses vœux annuels de religion le 15 août 1923. En septembre, elle est désignée comme professeur de musique au couvent de Saint-Michel-de-Bellechasse. Elle y fera trois séjours interrompus par la maladie.

Depuis l’âge de onze ans, Dina est favorisée d’une intimité avec Notre-Seigneur qui la conduit aux plus hauts sommets de la vie mystique. À la demande de sa supérieure, à compter de 1924, elle fait le récit de ses expériences spirituelles. Admise à la profession perpétuelle le 15 août 1928, Dina entre définitivement à l’infirmerie en avril suivant. Elle y décédera le 4 septembre 1929, à l’âge de 32 ans, emportée par la tuberculose pulmonaire. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 20 mars 1993, en même temps que Claudine Thévenet, fondatrice de la congrégation religieuse à laquelle elle appartenait.

Marie-Anne Blondin (1809-1890)

Bienheureuse Marie-Anne BlondinNée à Terrebonne, au Québec, en 1809, de parents cultivateurs illettrés, Esther Blondin est la troisième d’une famille de douze enfants. Encore analphabète à 20 ans, elle rêve d’enseigner un jour. En attendant, elle offre ses services aux sœurs de la Congrégation Notre-Dame et apprend à lire et à écrire dans ses temps libres. Esther s’adjoint rapidement des femmes enseignantes qui l’amèneront à fonder, en 1850, une communauté consacrée à l’enseignement. La communauté s’appelle les Sœurs de Sainte-Anne. Comme religieuse et supérieure de sa communauté, elle prend le nom de Mère Marie-Anne.

Dès l’année suivante, à la suite de difficultés avec un jeune prêtre devenu aumônier du couvent, Mère Marie-Anne se rend à la demande de Mgr Bourget et accepte de démissionner comme supérieure. Elle devient alors directrice au pensionnat de Sainte-Geneviève. Mais quatre ans plus tard, elle est destituée une seconde fois. Mère Marie-Anne, selon son expression, est réduite à «zéro». Durant 30 ans, elle remplira dans l’ombre des emplois manuels selon les besoins de la communauté, jusqu’à son décès à Lachine le 2 janvier 1890.

Aux religieuses qui étaient surprises de la voir abaissée à accomplir des tâches si humbles, elle répondait: «Plus un arbre enfonce profondément ses racines dans le sol, plus il a de chance de grandir, de s’élever dans l’air et de produire des fruits». Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 29 avril 2001. Sa fête liturgique est célébrée le 18 avril.

Émilie Tavernier-Gamelin (1800-1851)

Bienheureuse Émilie Tavernier-GamelinÉmilie Tavernier est née le 19 février 1800, à Montréal, dernière de 15 enfants. Devenue orpheline de père et mère à 4 ans, elle fut adoptée par sa tante madame Perreault et son oncle. À 23 ans, Émilie épouse Jean-Baptiste Gamelin, bourgeois et rentier âgé de 50 ans. Ses deux enfants meurent en bas âge et elle perd son époux en 1827. Lui survivent un handicapé mental et sa mère que le couple avait hébergés. Plongée dans le deuil, elle trouve la consolation dans les œuvres de charité.

La jeune veuve vend une partie de ses immeubles pour subvenir aux besoins des pauvres en aumône et en œuvres de charité. Elle ouvre un premier refuge sur la rue Saint-Laurent, où elle accueille une quinzaine de sexagénaires. En 1831, elle en établit un second sur la rue Saint-Philippe. Puis, elle crée une Société de neuf dames patronnesses, connue par la suite sous le nom de Dames de Charité.

Au cœur de leur engagement, sept jeunes filles demandent à se consacrer au service des pauvres et des infirmes. La prise d’habit eut lieu le 25 mars 1843. Une novice ayant quitté quatre mois plus tard, Émilie prend sa place. Elle fit ensuite sa profession le 29 mars 1844. On érige canoniquement l’Institution des Sœurs de Charité de la Providence. Le lendemain, Sœur Gamelin est élue supérieure.

En 1849, le choléra sévit dans la ville, et avec l’approbation du maire, la supérieure ouvre l’hôpital Saint-Camille durant quelques mois. Mère Gamelin meurt à l’Asile de la Providence, victime du choléra, à 51 ans, le 23 septembre 1851. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 7 octobre 2001. Fête le 23 septembre.

Élisabeth Turgeon (1840-1881)

Bienheureuse Élisabeth TurgeonCette femme, à la santé fragile, mais à l’intelligence vive et au cœur sage et généreux, est née à Beaumont (Québec) le 7 février 1840. Ses parents, Louis-Marc Turgeon et Angèle Labrecque, donnèrent à leurs neuf enfants une éducation des plus solides. Élisabeth a 15 ans quand son père meurt prématurément. Cinq ans plus tard, elle entre à l’École Normale Laval de Québec. Diplômée en 1862, elle enseigne successivement à Saint-Romuald, à Québec et à Sainte-Anne-de-Beaupré. Le 3 avril 1875, à l’invitation de Mgr Jean Langevin, évêque du diocèse de Rimouski, elle se joint à un groupe de filles réunies, selon le désir de l’évêque, dans le but de former des institutrices qualifiées pour les écoles des paroisses du diocèse de Rimouski.

Le 12 septembre 1879, avec douze de ses compagnes, Élisabeth se consacre au Seigneur par les vœux de religion. Le jour même, elle est nommée première supérieure de la Congrégation. Elle accepte d’envoyer des sœurs, deux par deux, tenir une école dans trois paroisses très pauvres : Saint-Gabriel, Saint-Godefroi et Port-Daniel. Puis, elle ouvre une école à Rimouski pour préparer les novices à l’enseignement. Décédée le 17 août 1881, elle a été béatifiée à Rimouski par le cardinal Amato le 26 avril 2015.

Terminons cette liste de bienheureux avec deux évêques ukrainiens qui furent béatifiés par Jean-Paul II en Ukraine le 27 juin 2001, et qui ont vécu quelque temps au Canada. Leur fête est le 2 avril:

Le bienheureux Nykyta Budka (1877-1949)

bienheureux Nykyta BudkaNicétas (en ukrainien, Nykyta) Budka est né le 7 juin 1877 à Zbarah (qui faisait alors partie de l’empire austro-hongrois). Ordonné prêtre en 1905 à Lviv en Ukraine, il est nommé en juillet 1912 premier évêque de l’Église grecque-catholique ukrainienne au Canada, ayant Winnipeg comme siège de son diocèse, qui s’étendait de l’Atlantique au Pacifique, avec 80 églises et 150 000 fidèles. En 1927, il se rend à Rome pour faire rapport du travail accompli, mais sa santé ne lui permet pas de retourner au Canada. Revenu à Lviv pour servir à titre de vicaire général de la Curie métropolitaine, il est arrêté le 11 avril 1945 et envoyé dans les camps de Sibérie où il meurt en martyr le 28 septembre 1949.

Vasyl Velychkovsky (1903-1973)

Bienheureux Vasyl VelychkovskyBasile (en ukrainien, Vasyl) Velychkovskyi est né le 1er juin 1903, à Stanislaviv, en Ukraine, Il entre au séminaire de Lviv, en Ukraine en 1920, et a été ordonné prêtre rédemptoriste le 9 octobre 1925. Il devient professeur et missionnaire dans la région de Volhynie en Ukraine, et en 1942, prieur du monastère de Ternopil.

Arrêté pour sa foi chrétienne en 1945, il est condamné à mort et envoyé à Kiev, où sa peine est commuée à dix ans de travaux forcés. Sa peine purgée, il retourne à Lviv en 1955. En 1963, il est secrètement consacré évêque de l’Église «clandestine» catholique grecque ukrainienne, et est arrêté à nouveau en 1969 pour sa foi et pour l’écoute de Radio Vatican. Il est condamné à trois ans dans les camps de concentration, où, entre les séances de torture, il exerce son ministère de prêtre envers d’autres prisonniers. Relâché en raison de son état de santé, il se rend à Rome, puis à Winnipeg, au Canada, où il meurt moins d’un an plus tard, le 30 juin 1973.