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Comment je suis devenu créditiste

Écrit par Renaud Laillier le jeudi, 01 janvier 2009. Publié dans Témoignages

Renaud LaillierVoici, ci-dessous, quelques lignes qui rappellent comment je suis devenu un créditiste.

Ce qui me fait considérer le Crédit Social comme étant, ici bas, la priorité matérielle entre toutes, est un faisceau de plusieurs raisons à la fois:

Dans mon enfance et ma jeunesse, avant que je connaisse le Crédit Social, la machine faisait déjà partie intégrante de l’horizon familier. La machine déterminait déjà une foule d’activités. Aussi me demandai-je souvent: tout de même pourquoi donc, si nous progressons autant techniquement, tant de gens sont soumis à des horaires de travail si ingrats? Et soumis aussi à l’ingratitude du travail lui-même.

De même, les gens parlaient rarement en bien de leur travail. Les horaires de travail étaient l’objet de constants conflits sociaux dans les usines et les bureaux, etc. Ces horaires ne diminuaient qu’imperceptiblement, au compte-gouttes! Pour l’enfant que j’étais, il était normal que les questions des heures de travail soient plus marquantes que les problèmes des salaires moins visibles dans l’instant pour un enfant.

Puis après une longue période de travail, où je visitais et côtoyais de très près, matin et soir, les entreprises du second-œuvre du bâtiment, PME, PMI, artisanat, je touchais du doigt le fonctionnement économique de base de la société, inclus les problèmes d’argent au quotidien de ces milieux professionnels, de loin les plus nombreux, formant le tissu économique et social. C’est là une «école» d’économie qui fait voir, à la loupe, le fonctionnement basique d’une économie et ses finances. Ici, c’est l’expérience bien avant la théorie.

Puis, une feuille volante, poussée dans la rue par la main de Dieu et le vent, arriva à mes pieds. Chose tout à fait inhabituelle, je ramassai cette feuille et y trouvai des éléments clés que je connaissais comme questions économiques et sociales lancinantes et répétées tant de fois. Questions jamais répondues de façon satisfaisante, même par les plus grands experts!

Cette feuille de Vers Demain contenait un article signé par un certain Louis EVEN titré: «D’où vient le progrès? A qui appartient le progrès?» C’était un texte remarquable, assez court, d’une clarté inouïe, concis et hautement pédagogique, traitant du problème ingrat des ouvriers perdant leurs emplois, donc leurs revenus, du fait de l’automation galopante dans l’industrie et des possibilités techniques financières concrètes de maintenir définitivement les revenus de ces ouvriers privés de travail, donc de revenus. Sainte Jeanne d’Arc et Saint Michel Archange illustraient par ailleurs, cette feuille volante tombée du ciel.

Après cela, j’avais cette fois compris définitivement, que la technique obéissait à des lois, que ces lois étaient intangibles, et que de son côté le christianisme ne fait que répéter qu’il faut se conformer aux lois et à la Justice de Dieu. Eh bien! c’est ce que font les techniciens, qu’ils le sachent ou non, quand ils développent les techniques matérielles quelles qu’elles soient.

Or la technique financière s’interpose constamment car elle détourne pour elle-même la valeur de la production en pervertissant la loi du pouvoir d’achat digne de ce nom, lequel nous permettrait de nous procurer ce que la technique productive de tous les biens terrestres permet de produire et dont nous avons tous besoin. C’est un constat répété. Ainsi, ce manque cruel de pouvoir d’achat prive iniquement les producteurs et les ayant droits à cette production. Production qui, trop souvent, reste invendue faute de «pouvoir d’achat», avec toutes les conséquences néfastes sociales et familiales trop connues. Il s’agit là d’une faute grave, d’une structure de péché, selon Jean-Paul II. C’est un manquement inacceptable dont l’actualité nous démontre au quotidien tous les méfaits.

Ce «manque de pouvoir d’achat» est l’un des plus grands mensonges, relativement à l’existence de capacités techniques de production en augmentation constante et qui ont demandé bien plus de génie aux hommes pour les élaborer, que les simples compétences financières à utiliser pour que cette production trouve facilement preneur solvable. C’est-à-dire que les objets produits aillent à la satisfaction naturelle des besoins des hommes sans cette barrière infranchissable de l’argent. Pourtant, cet argent, dans l’ordre naturel, est le reflet de cette production. Argent et production sont inséparables et sont dans la vérité naturelle, donc dans le Crédit Social, une égalité intangible. Comme un objet l’est avec son reflet dans un miroir. C’est le même objet vu dans son miroir (ici miroir monétaire).

Que signifierait un miroir qui ne refléterait pas l’objet qu’il y a devant lui? Ou refléterait un autre objet? Que signifierait la production sans argent, ou pas assez d’argent pour l’acheter? Que signifierait l’argent, tout seul, sans production?

Autant d’absurdités qui nous minent depuis trop longtemps. Le Crédit Social ferait trouver ou retrouver l’ordre naturel créé par Dieu, grâce aux capacités qu’Il nous a données pour disposer dignement de l’abondance de Sa création. En outre, ici bas, le vrai progrès est d’ailleurs obligé de préserver, de respecter et d’intégrer en laissant intacte la Création avec laquelle, ne l’oublions jamais, l’homme est marié.

Amitié à tous AVE MARIA

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