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Crédit Social et commerce international

Chapitre XI

Par H. M. Murray le dimanche, 01 janvier 1933. Dans Principes de Crédit Social

Considérations diverses. La liberté. Les revenus

A plusieurs reprises dans l'histoire du monde il s'est passé des événements, des découvertes ont été faites qui ont permis à l'Humanité de faire un grand pas en avant dans la voie du progrès et du bien être. La découverte du Major Douglas est de cet ordre. Elle met à notre portée l'émancipation économique, si nous pouvons assez nous affranchir des superstitions économiques d'aujourd'hui, pour comprendre ce qui nous est offert.

Qu'est-ce que l'émancipation ? C'est la liberté de vivre sans en demander la permission à personne ; c'est pouvoir faire ce que l'on veut, travailler tout le jour si l'on s'y sent enclin. Faire dépendre la subsistance de l'accomplissement d'une tâche que l'on n'est pas en mesure de pouvoir éluder, ne s'appelle pas la liberté, que cette tâche soit accomplie pour un employé ou patron particulier ou pour l'État. Dans les conditions modernes, la liberté réelle dérive uniquement de la possession d'un revenu sur lequel personne n'a aucun droit. L'on dit des choses bien dures sur ceux qui possèdent des revenus et n'ont pas à travailler pour les gagner. Ce sont les seuls hommes libres de la communauté. Mais si les idées de Douglas étaient mises en pratique, tout le monde et chacun deviendrait possesseur d'un revenu personnel et pourrait atteindre à la même heureuse liberté.

Là où le travail constitue la seule condition du droit à un revenu, le travailleur est inévitablement le jouet de ceux qui distribuent ce revenu, que ce soient des employeurs privés sous un régime capitaliste, ou des agents de l'État sous un régime socialiste.

La seule politique saine est de donner aux hommes la liberté aussi vite que nous inventons des machines qui peuvent les remplacer, et de payer à toute la communauté un dividende social égal à la valeur des économies réalisées.

Ceci ne veut pas dire le moins du monde que l'on travaillerait moins ; l'on travaillerait probablement bien davantage. Les hommes doivent dépenser leur énergie d'une manière ou d'une autre. Or le système actuel ne fait pas autre chose qu'élever sans cesse des barrières nouvelles, tel le chômage, pour les empêcher d'utiliser leurs forces d'une manière utile. Mais le travail serait, pour beaucoup sensiblement différent ; et il y aurait pour tout le monde plus de loisir et de récréation.

La plupart des choses que nous aimerions faire, si nous en avions le choix, sont des choses pour lesquelles personne ne voudrait nous payer pour les faire. Qui par exemple voudrait nous payer pour apprendre la musique, la littérature, les arts, les sciences, la philosophie, la religion ? ou pour cultiver un jardin, voyager ou jouer au golf ? Personne. Et pourtant si l'émancipation a un sens quelconque, elle signifie : donner aux hommes la liberté de faire toutes ces choses.

La réforme proposée n'est pas une alternative au capitalisme, mais bien une alternative au chaos existant. Tant que le système présent peut fournir à la majorité un moyen d'existence quelconque, aucune autre alternative, aussi attrayante soit-elle, n'a de chance d'être prise en considération. Mais s'il devient évident que le système se désagrège, — et la difficulté manifeste de fournir du travail à des centaines de milliers, à des millions d'hommes, et pour les commerçants, de faire la moindre affaire profitable, sont deux preuves évidentes que le système se désagrège, — la seule alternative qui ait quelque chance de succès est celle qui peut concilier les intérêts du plus grand nombre avec le minimum de désordre.

Les propositions de Crédit Social du Major Douglas remplissent ces conditions.

Leur titre à la faveur générale est qu'elles peuvent rendre le pauvre riche, sans appauvrir le riche. Elles ne comportent aucun changement dans l'administration, mais uniquement un changement dans la politique financière, ou plus exactement dans la comptabilité de la finance.

Aucune question n'est plus importante pour la Nation et pour le monde entier en général que celle du pouvoir d'achat de l'argent. Elle domine tous les autres problèmes.

Les revenus sont bons ou mauvais, selon ce qu'ils peuvent acheter, non en proportion du nombre de francs qui les compose. Mais tant que nous n'aurons pas décidé de réglementer les prix d'après une méthode scientifique, nous devons nous attendre à voir la valeur de notre argent diminuer avec toute nouvelle émission de crédit, et voir s'approcher davantage la prochaine guerre avec toute nouvelle diminution de notre pouvoir d'achat.

Le monde s'achemine vers la guerre et le chaos parce qu'il est encore toujours dominé par ses instincts subconscients. Pendant des milliers d'années, un million peut-être, l'humanité a dû lutter âprement contre la Nature pour l'existence. Durant cette longue période, les vérités conditionnelles de la disette des biens nécessaires à la vie et de la nécessité d'un dur travail, s'ancrèrent profondément dans l'âme inconsciente des hommes et acquirent la valeur de lois immuables, aussi peu discutables que la loi de la pesanteur.

La façon de vivre générale ne subissant que peu de changements, l'instinct se développa en un guide sûr, en presque toutes les circonstances de la vie. Mais au fur et à mesure du développement de la civilisation, une plus grande adaptabilité devint nécessaire, et les réflexes de l'instinct devinrent graduellement plus trompeurs et plus dangereux dans les situations nouvelles en perpétuelle évolution qui se présentèrent. La nécessité de substituer des procédés de raisonnement en lieu et place d'instincts inconscients, pour traiter avec succès les nombreux problèmes de la vie civilisée, grandit à un rythme plus rapide que ne se produisit la substitution elle-même. Ceci est probablement toute l'explication des divers insuccès de la civilisation.

 

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