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Crédit Social et commerce international

Chapitre IX

Par H. M. Murray le dimanche, 01 janvier 1933. Dans Principes de Crédit Social

Application de la réforme. Mécanisme du système. Financement des affaires nouvelles. Les Souches.

Le remède peut être appliqué de plusieurs façons. Mais les principes ci-dessus doivent être à la base.

Tout ce qu'il faut savoir pour introduire cette réforme est la valeur-argent de la production et de la consommation nationales et de la consommation individuelle. Il est facile d'arriver à établir ces chiffres particuliers.

Si les banques s'opposaient à l'introduction de cette réforme, le premier pas à faire serait d'obtenir un vote du Parlement pour les y contraindre. A partir d'une date déterminée, elles seraient obligées de tenir leurs livres d'après les principes établis par Douglas. Et à partir de la même date, le Gouvernement lui-même réglementerait les prix de détail sur la base des statistiques de production et de consommation de la Nation.

Le financement des affaires serait assuré par les banques comme agents de la communauté. Tous les industriels, fabricants, marchands et détaillants recevraient des crédits au fur et à mesure de leurs nécessités. Aucune production vendue d'après la formule du Juste Prix ne pourrait être financée au moyen de revenus.

Pour montrer les principes en action, voyons le processus de la production avec des marchandises passant successivement entre les mains de A, B, C, D, E.

Les emprunts de B annuleraient les emprunts (ou frais) de A et paieraient son bénéfice. Les emprunts de C annuleraient les emprunts (ou frais) de B et paieraient son bénéfice.

Les emprunts de D annuleraient les emprunts de C et paieraient son bénéfice. Et ainsi de suite.

Si E se trouve être le détaillant, le dernier anneau de la chaîne avant le consommateur, ses emprunts devraient être suffisants pour payer ses propres frais et bénéfices. C'est indispensable afin qu'au moment où la marchandise est mise sur le marché, il y ait suffisamment d'argent parmi tous les consommateurs, dont E fait nécessairement partie.

Le consommateur, en faisant un achat, paierait au détaillant le prix plein de l'article acheté et recevrait en même temps une souche pour le montant payé, comme il est d'usage courant aujourd'hui.

Ces souches seraient présentées par le consommateur à sa banque pour être comptabilisées ; et, à des intervalles convenables de trois, six ou douze mois, il serait crédité du montant qui lui est dû comme escompte sur ses achats pendant la période considérée, escompte calculé d'après la formule du JUSTE PRIX pour cette période.

Le détaillant, déjà payé de ses frais et de son bénéfice par l'émission des crédits qu'il aurait reçus, rembourserait la banque de tout ce qu'il aurait encaissé des acheteurs ; mais bien entendu il ne rembourserait qu'à condition d'avoir vendu et après avoir vendu.

L'obliger à rembourser à des dates arbitraires, fixées indépendamment de la manière dont ses ventes marchent, est absolument antiscientifique, et ce système l'incite et le contraint à voler le public chaque fois que l'occasion s'en présente, ce qui enraye finalement toute la machinerie du système économique.

Par la nouvelle méthode préconisée, tout le processus d'ajustement est accompli dans les livres des banques, ce qui facilite et simplifie le travail. Mais il y a d'autres méthodes. Comme le public s'occupe peu des théories et ne s'occupe surtout que de la manière dont elles fonctionnent en pratique, il est possible d'adopter un système plus élémentaire encore, et plus rapide, au début.

 

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