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La pollution et le gaspillage des ressources causés par le système financier actuel

Par Alain Pilote le mercredi, 01 mai 2013. Dans Crédit Social

Pour mettre fin à la crise financière actuelle, les dirigeants mondiaux demandent une sorte de «gouvernance globale», qui n’est qu’une autre façon de désigner le gouvernement mondial. Et puisqu’une «crise comme celle-là ne doit pas être gaspillée», ils ajoutent que nous devrions aussi profiter de l’occasion pour régler le problème environnemental, c’est-à-dire que les gens (surtout en Occident) devraient consommer beaucoup moins, afin de ne pas dilapider les ressources limitées de la planète. Comme c’est habituellement le cas, toute crise pour eux est un prétexte pour réclamer plus de centralisation et de pouvoir sur la population.

Mais ce que ces dirigeants mondiaux ne disent pas est qu’on n’a pas besoin d’un gouvernement mondial pour résoudre la crise financière ou sauver l’environnement. D’ailleurs, ce qu’ils proposent pour sortir de la crise — dépenser plus pour créer plus d’emplois — va à l’encontre de la protection de l’environnement. Mais ce n’est qu’une des nombreuses contradictions du système financier actuel, qui est défectueux à sa base.

La TerreSi on examine le problème de plus près, on voit bien que ce sont les règlements du système financier actuel qui amènent une telle dégradation inutile des ressources de la planète — surtout le règlement qui veut lier la distribution du pouvoir d’achat à l’emploi, entraînant des situation de ce genre: des groupes écologistes voudraient que telle usine soit forcée de cesser de polluer, mais le gouvernement réplique que cela coûterait trop cher à cette compagnie, et qu’elle risquerait de fermer ses portes, et qu’il est préférable de conserver ces précieux emplois, même s’il faut pour cela sacrifier l’environnement.

On sacrifie le réel — l’environnement — au signe, l’argent. Et que dire de tous les besoins artificiels créés dans le seul but de tenir les gens employés, de tous ces gens qui travaillent dans la paperasse dans des bureaux, et des produits fabriqués pour durer le moins longtemps possible, afin d’en vendre le plus possible? Tout cela entraîne un gaspillage et une destruction non nécessaires du milieu naturel.

La cause fondamentale de la pollution de l’environnement, du gaspillage des ressources de la terre, c’est le manque chronique de pouvoir d’achat, inhérent au système financier actuel. En d’autres mots, les consommateurs n’ont jamais assez d’argent pour pouvoir acheter les produits qui existent; la population ne peut acheter ce qu’elle a elle-même produit.

Dans le système actuel, il devrait donc y avoir, théoriquement, une montagne de produits invendus. Si les produits se vendent tant bien que mal malgré tout, c’est qu’on a à la place une montagne de dettes! En effet, puisque les gens n’ont pas assez d’argent, les marchands doivent encourager les ventes à crédit pour écouler leur marchandise. Mais cela ne suffit pas pour combler le manque de pouvoir d’achat.

Alors on insistera sur le besoin de travaux qui distribueront des salaires sans augmenter la quantité de biens consommables mis en vente: les travaux publics (ce qu’on appelle «programmes d’infrastructures»: construction ou réparation de ponts ou de routes), la production d’armements de guerre (sous-marins, frégates, avions, etc.). Mais tout cela ne suffit pas non plus.

De là vous pouvez imaginer tout l’effet que ces politiques économiques insensées ont sur l’environnement. Par exemple, on parle de croissance, de la nécessité pour les pays de produire toujours plus, d’être plus compétitifs. En réalité, un pays devrait être capable d’augmenter, stabiliser ou diminuer sa production selon les besoins de sa population, et dans bien des cas, une diminution de la production pourrait s’avérer le choix le plus approprié.

Voici des extraits tirés du supplément spécial sur l’environnement intitulé Green — Where Money is Concerned, publié à l’été de 1991 par la publication anglaise The Social Crediter:

«Les effets de cette activité économique sur l’environnement sont énormes. Des milliers d’intrusions nuisibles sur la nature sont justifiées sous prétexte qu’elles distribuent des revenus dans les poches des gens. On accepte la production de biens de mauvaise qualité et qui, à dessein, deviennent vite démodés, parce qu’ils garantissent un remplacement rapide des biens, et soutiennent l’activité économique, en tenant le plus de monde employé possible... La production ainsi obtenue est fièrement comptabilisée dans les statistiques gouvernementales, sans se soucier de savoir si cette production dégrade les gens ou les rend fous, ou bien si elle sert réellement à quelque chose et comble vraiment un besoin des consommateurs.

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