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La démocratie économique expliquée en 10 leçons

Écrit par Alain Pilote le dimanche, 01 octobre 2006. Publié dans Démocratie économique

et vue à la lumière de la doctrine sociale de l'Église

Louis Even Drapeau de Vers Demain C.H. Douglas


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Nos lecteurs réguliers savent que chaque numéro de ce journal contient des articles sur les propositions financières du Crédit Social, qui sont plus d'actualité que jamais pour résoudre les problèmes économiques actuels. Cette idée du Crédit Social peut susciter de nombreuses questions parmi nos nouveaux lecteurs, et un seul article n'est certainement pas suffisant pour répondre à toutes ces questions, ou pour donner une bonne compréhension de tout le concept du Crédit Social. De plus, la plus part des gens n'ont tout simplement pas le temps de lire de longs livres sur le sujet.

Alors, voici la solution: les propositions du Crédit Social expliquées en 10 leçons, chacune étant la suite logique de la précédente. La première leçon débute avec les principes, et de là, on bâtit les fondations pour avoir une pleine connaissance de tout ce que le Crédit Social implique.

Cette deuxième édition, datant de 2009, porte un nouveau titre: La démocratie économique expliquée en 10 leçons, au lieu du titre de la première édition de 2008 (Les propositions financières du Crédit Social expliquées en 10 leçons), mais il s’agit encore du même sujet, les propositions financières de l’ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas, connues tout d’abord sous le nom de démocratie économique (d’après le titre de son premier livre), et connues par la suite sous le nom de crédit social.

Pour éviter toute confusion, à la suite de commentaires (spécialement de nos amis africains), nous préférons utiliser dans le titre l’expression «démocratie économique», puisque l’expression «crédit social» peut faire penser à une quelconque agence de crédit cherchant à prêter de l’argent... avec intérêt, bien sûr! Mais en étudiant les 10 leçons, on peut bien voir qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle institution financière, ni d’un ancien ou nouveau parti politique (voir la leçon 8), mais bien de réforme du système financier et monétaire, et même d’une nouvelle philosophie de la vie économique (Voir la leçon 1, qui définit le «crédit social» comme la confiance qu’on puisse vivre en société).

Puisqu’il s’agit d’une étude, nous avons ajouté une série de questions à la fin de chaque chapitre, pour s’assurer que le lecteur ait bien compris et retenu ce qu’il a lu. Voici la liste des 10 leçons:

Leçon 1: Le but de l’économie: faire les biens joindre ceux qui en ont besoin;

Leçon 1-B: L'encyclique Caritas in veritate du Pape Benoît XVI;

Leçon 2: La pauvreté en face de l’abondance, la naissance de l’argent;

Leçon 3: Les banques créent l’argent sous forme de dette;

Leçon 4: La solution: un argent sans dette créé par la société;

Leçon 5: Le manque chronique de pouvoir d’achat — Le dividende;

Leçon 5-B: L'environnement et la question de l'argent;

Leçon 6: L’argent et les prix — l’escompte compensé;

Leçon 6-B: Crédit Social, démocratie économique;

Leçon 7: L’histoire du contrôle bancaire aux Etats-Unis;

Leçon 8: Le Crédit Social n’est pas un parti politique, mais une finance saine et efficace;

Leçons 9 et 10: Le Crédit Social et la doctrine sociale de l’Église (qui expliquent, entre autres, les quatre principes de base de la doctrine sociale de l'Église catholique, et une étude du Crédit Social par neuf théologiens)

Annexe A: Promouvoir tout homme et tout l'homme (Paul VI)

Annexe B: Le dernier écrit de Jacques Maritain.

Ces leçons ont été publiées dans le journal Vers Demain à partir du numéro d'octobre-novembre-décembre 2006. Elles sont bien sûr disponibles sur ce site internet, mais nous avons aussi imprimé un livre de cent pages qui contient les 10 leçons, que vous pouvez commander par la poste de notre bureau à 8 dollars l'exemplaire (frais de poste inclus) si vous vivez au Canada, et 11 dollars pour les autres pays. Bonne lecture!

Introduction

Le Crédit Social est une doctrine, un ensemble de principes énoncés pour la première fois par le major et ingénieur C.-H. Douglas, en 1918. La mise en application de ces principes ferait l'organisme économique et social atteindre efficacement sa fin propre, qui est le service des besoins humains.

Le Crédit Social ne créerait ni les biens ni les besoins, mais il éliminerait tout obstacle artificiel entre les deux, entre la production et la consommation, entre le blé dans les silos et le pain sur la table. L'obstacle aujourd'hui, au moins dans les pays évolués, est purement d'ordre financier — un obstacle d'argent. Or, le système financier n'émane ni de Dieu ni de la nature. Établi par des hommes, il peut être ajusté pour servir les hommes et non plus pour leur créer des difficultés.

A cette fin, le Crédit Social présente des propositions concrètes. Fort simples, ces propositions impliquent cependant une véritable révolution. Le Crédit Social ouvre la vision sur une civilisation d'un aspect nouveau, si par civilisation on peut signifier les relations des hommes entre eux et des conditions de vie facilitant à chacun l'épanouissement de sa personnalité.

Sous un régime créditiste, on ne serait plus aux prises avec les problèmes strictement financiers qui harcèlent constamment les corps publics, les institutions, les familles, et qui empoisonnent les rapports entre individus. La finance ne serait plus qu'un système de comptabilité, exprimant en chiffres les valeurs relatives des produits et services, facilitant la mobilisation et la coordination des énergies nécessaires aux différentes phases de la production vers le produit fini, et distribuant à TOUS les consommateurs le moyen de choisir librement et individuellement ce qui leur convient parmi les biens offerts ou immédiatement réalisables.

Pour la première fois dans l'histoire, la sécurité économique absolue, sans conditions restrictives, serait garantie à tous et à chacun. L'indigence matérielle serait chose du passé. L'inquiétude matérielle du lendemain disparaîtrait. Le pain serait assuré à tous, tant qu'il y a assez de blé pour assez de pain pour tous. De même pour les autres produits nécessaires à la vie.

Cette sécurité économique, chaque citoyen en serait gratifié comme d'un droit de naissance, à seul titre de membre de la communauté, usufruitier sa vie durant d'un capital communautaire immense, devenu facteur prépondérant de la production moderne. Ce capital est fait, entre autres, des richesses naturelles, bien collectif; de la vie en association, avec l'incrementum qui en découle; de la somme des découvertes, inventions, progrès technologiques, héritage toujours croissant des générations.

Ce capital communautaire, si productif, vaudrait à chacun de ses copropriétaires, à chaque citoyen, un dividende périodique, du berceau à la tombe. Et vu le volume de production attribuable au capital commun, le dividende à chacun devrait être au moins suffisant pour couvrir les besoins essentiels de l'existence. Cela, sans préjudice au salaire ou autre forme de récompense, en plus, à ceux qui participent personnellement à la production.

Un revenu ainsi attaché à la personne, et non plus uniquement à son statut dans l'embauchage, soustrairait les individus à l'exploitation par d'autres êtres humains. Avec le nécessaire garanti, un homme se laisse moins bousculer et peut mieux embrasser la carrière de son choix.

Libérés des soucis matériels pressants, les hommes pourraient s'appliquer à des activités libres, plus créatrices que le travail commandé, et poursuivre leur développement personnel par l'exercice de fonctions humaines supérieures à la fonction purement économique. Le pain matériel ne serait plus l'occupation absorbante de leur vie.

Note: Le texte des 10 leçons provient pour la plus grande partie de ces trois écrits de Louis Even: «Sous le Signe de l’Abondance»; «Qu’est-ce que le vrai Crédit Social?»; «Une finance saine et efficace».

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