Ô Jésus, mon roi bien-aimé, à Vous mon coeur!

le mercredi, 04 janvier 2006. Dans Prières, rosaire et dévotions

Laissez-moi vous regarder, vous louer, vous adorer

Adoration

Représentez-vous la sainte Hostie, non plus dans les rayons brillants de l'ostensoir, mais dans une crèche, sur un peu de paille; donnez-lui les traits du plus bel enfant, et, vous prosternant humblement, le regardant avec amour et respect, admiration et confiance, adorez en elle Jésus naissant.

Ange Enfant Jésus Ange

Reconnaissez, sous les traits de cet enfant, la divinité du Verbe, le Fils de Dieu, éternel, infini, égal à son Père, splendeur de sa face et gloire du Paradis.

Oui, Jésus, je sais qu'en vous est la plénitude de la divinité; je sais qu'en vous faisant enfant, vous ne perdez aucune des prérogatives divines. Aussi dans votre petitesse, j'adore votre infinie grandeur; dans votre naissance, votre éternité; dans votre silence, la parole éternelle de Dieu; dans votre sommeil, l'activité du Créateur; dans votre impuissance d'enfant, la toute-puissance qui gouverne le monde; dans vos larmes, la joie du Père et du Saint-Esprit; dans votre pauvreté, la richesse de Celui qui n'a besoin de rien. Petit Enfant, vous êtes mon Dieu, je vous adore!

Petit Enfant, vous êtes mon Dieu, je vous adore!

Je vous reconnais, tout petit que vous êtes, pour mon Créateur, le principe de ma vie, ma fin suprême. Je me reconnais comme votre sujet et je me donne à vous. Je vous fais à cette première heure de votre venue, ô mon Roi, acte de soumission, de service, de fidélité et d'amour! Ô Jésus, aimable Enfant, mon Roi bien-aimé, à vous mon coeur, tout mon coeur! Laissez-moi vous bénir, vous louer, vous regarder; ce regard est mon bonheur, il est mon adoration; qu'il vous dise tous les sentiments que je ne saurais exprimer par des paroles!

Action de grâces

Pourquoi le Fils de Dieu naît-il en ce jour? A-t-il besoin de naître? de prendre un corps? de se faire créature? d'avoir faim et froid? d'être pauvre et dénude de tout? Oh! non, un Dieu n'est soumis à aucune indigence, à aucune nécessité. Qu'est-ce donc qui vous fait naître, ô Jésus?... Et l'Enfant m'a répondu dans l'Hostie: C'est l'amour que j'ai pour toi! Pour toi, qui, pécheur d'origine, ne peut être purifié que par moi; pour toi qui, pécheur volontaire, as besoin que je prenne sur moi tes péchés pour les expier; pour toi qui es malheureux, égaré, exilé et que je viens ramener, relever, consoler, pour toi et pour ton salut! Ô Jésus, Dieu-Enfant, merci!

Est-ce que cette naissance aura une suite, ô bel enfant! Apparaissez-vous comme une ravissante vision, pour disparaître bientôt après avoir embaumé la terre, comme la fleur des vallées qui s'ouvre le matin et se ferme le soir?

Non, non! dit l'Enfant. L'amour qui me pousse vers toi est sans fin comme sans mesure; ce qu'il donne, il ne le reprend pas, Je suis avec toi pour toujours, Je grandirai et resterai trente-trois ans dans cette chair sur la terre de Judée. Puis étant mort pour ton amour, pour ton amour aussi je me ferai Eucharistie, et jusqu'à la fin des temps je resterai avec toi dans mon Sacrement; enfin je t'emmènerai dans mon Paradis, où nous serons encore ensemble, pour l'éternité.

Mais, divin Enfant, trouvez-vous donc en moi quelque attrait qui vous porte à me donner tant d'amour? Y ai-je un titre, un droit quelconque? – Non certes, rien absolument, reprit encore l'Enfant: mais je t'aime; je te couvre de mon amour et tu m'apparais aimable. Puis, tu es malheureux, j'ai du bien à te faire et beaucoup. Tels sont tes titres, si puissants qu'ils m'obligent envers toi, qu'ils m'attachent à toi et qu'ils me Iivrent à toi sans regret, avec joie même, et sans réserve et pour toujours.

Ô Jésus! comment vous bien dire merci? Merci – !... je me tais, que mon silence prolonge ce merci à jamais!

(Sujet d'adoration qui était jadis à l'usage des Agrégés de la Congrégation du Très Saint Sacrement).

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