Sur la colline de Québec et sur la colline d'Ottawa, il y a un parlement, c'est-à-dire une manufacture pour faire des lois pour la province et le pays.
Quels sont ceux qui vont au parlement faire des lois ? Des politiciens de partis, avides d'honneurs et d'argent, qui veulent le pouvoir pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Des financiers cupides, qui se rendent à la manufacture de lois pour commander, dans les coulisses, le respect de leur voracité. Si des hommes honnêtes y sont allés parfois, avec le souci du bien commun, ils étaient vite noyés dans les flots de l'ignorance ou de la servilité dans lesquels les chefs de partis tiennent leurs adhérents.
Et les électeurs sont tenus dans l'ignorance et le mensonge par les journaux à la solde des politiciens et des financiers.
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C'est ainsi que la manufacture de lois n'a produit que des fruits bons pour les exploiteurs. Cela s'explique : ce sont les exploiteurs qui, par eux-mêmes ou leurs représentants, vont au parlement.
Les électeurs n'ont tiré de cette manufacture aucune prospérité pour eux-mêmes. Pour eux, l'esclavage du chômage et de la guerre et l'endettement perpétuel. Cela s'explique aussi : les électeurs n'ont jamais pris le chemin du parlement. Jamais, le peuple ne s'est organisé, comme les politiciens et les financiers, pour se rendre au parlement et y faire faire des lois bonnes pour lui.
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Mais, les temps changent maintenant dans la province de Québec. Un magnifique véhicule s'est mis au service des électeurs. C'est le journal VERS DEMAIN. Aucun financier, ni aucun politicien n'a son mot à dire dans VERS DEMAIN. VERS DEMAIN est financé par les électeurs et conduit par l'objectif des électeurs. L'Union des Électeurs en a fait son organe.
VERS DEMAIN éclaire les électeurs sur la véritable politique et sur les politiciens. VERS DEMAIN guide les électeurs sur la route qui conduit au parlement. Avec le journal VERS DEMAIN, les électeurs peuvent se rendre à la manufacture de lois et y surveiller leurs intérêts.
VERS DEMAIN est dans sa septième année de vie. Il est fort de 45,000 abonnés, et de 60,000 de circulation.
C'est pourquoi, les membres de l'Union des Électeurs sont plus gaillards que jamais. Avec une assurance de maîtres, ils conduisent leur automobile vers le parlement.
Dès 1946, avant le mois de septembre, 30 comtés de la province auront leur organisation complète dans toutes les paroisses et leur représentant dans le parlement, ou leur représentant en dehors du parlement faisant pression sur celui du parlement.
Les mois d'avril, mai et juin seront employés au lancement de l'Union des Électeurs dans tous les comtés de la province. Pendant juillet et août, on choisira 30 mandataires dans 30 comtés différents de sorte qu'au grand congrès de septembre, le parlement des électeurs se composera de 30 membres au moins.
En 1947, l'organisation sera complétée dans tous les autres comtés. Et c'est en 1948, sans, faute, que les électeurs commenceront à prendre le contrôle du parlement
Ce programme a de l'envergure. Il est même formidable. Mais, les créditistes sont de grands pèlerins. Ils se sont engagés sur une route inexplorée par eux jusqu'à présent, la route du parlement. De plus en plus, ils font connaissance avec des difficultés. Ils les dominent. Et ils sont portés par une automobile de première qualité, le journal VERS DEMAIN.
En voiture, électeurs ! Il y a de la place pour vous tous.