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En marge de l'espionnage

le mercredi, 01 mai 1946. Dans Éditorial

La question de l'espionnage pratiqué au Canada, au compte de la Russie soviétique, a occupé les esprits et les colonnes de la presse pendant plusieurs semaines. Et ce n'est pas fini, puisque les incul­pés doivent subir leur jugement.

À ce sujet, M. Low, leader créditiste, disait à la Chambre des Communes, le 19 mars :

"J'aimerais savoir comment les personnes accusées ont obtenu les positions importantes qu'elles occupaient, qui les a nommées à ces postes et qui les a recommandées."

On doit féliciter le gouvernement canadien — et M. Low l'a fait dans le même discours — de la décision qu'il a prise de mettre cette sordide affaire en pleine lumière.

Mais ce gouvernement n'est-il pas dans le cas d'un homme qui dort pendant qu'on tapisse sa chambre de la faucille et du marteau communistes ? Il fait bien d'être mécontent à son réveil, mais un peu plus de vigilance eût été fort mieux à propos.

Certains des hommes arrêtés ont expliqué leur conduite en dé­clarant sous serment que leur allégeance au Canada le cédait à une autre allégeance. Pour eux, l'idéal communiste est supérieur à la patrie.

Les communistes ont utilisé à plein l'absolution reçue d'Otta­wa après l'entrée en guerre de la Russie.

Des personnages haut placés, comme l'Hon. Mackenzie King lui-même, ont fait preuve de beaucoup de candeur en patronnant de leur nom la demande d'incorporation du Comité d'Amitié cana­do-soviétique, dont les promoteurs étaient bien plus intéressés à propager l'idéal soviétique au Canada que l'idéal canadien en Rus­sie.

En invitant la communiste connue, Mlle Danielle Cuisinier, à parler sociologie à Radio-Canada ; en faisant du propagandiste su­pranational, M. Sandwell, l'un des gouverneurs de Radio-Canada, ne favorise-t-on pas ceux qui placent une autre allégeance au-des­sus de l'allégeance à leur patrie ?

Ce M. Sandwell, de Toronto, voudrait voir éduquer les Cana­diens pour leur faire accepter l'idée d'une "autorité supranationale ayant compétence en matière d'immigration, de ressources natu­relles, de traitement des minorités, de dettes, de finance, etc."

Ne sent-on pas là la promotion des intérêts juifs qui veulent être partout chez eux dans l'univers ? Lorsque, sous couleur de su­pranationalisme, ils auront la haute main sur l'immigration, les ressources naturelles, le traitement des minorités, le Canada de­viendra la propriété des fils d'Abraham.

Notons que, parmi la quinzaine d'inculpés en espionnage, il y a : Fred Rose, député de Cartier, Juif né en Pologne et éduqué dans le communisme à Moscou ; Shugar, Gersen et le docteur Israël Halperin, trois Juifs ; Margenall, qu'on dit partiellement Juif ; le professeur Boyer, marié à une Juive ; Mme Voikin, Douk­hobor, russe — et d'autres du même ton par naissance ou par filia­tion culturelle.

Ces importés, marqués du sceau de la "race élue", obtenaient des postes de confiance au Canada, pendant que nos Canadiens suaient dans des usines de guerre pour payer des taxes ou expo­saient leur vie sur les champs de bataille d'Europe, d'Afrique ou d'Asie — tout cela au bénéfice du grand plan mondial de domina­tion juive.

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