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La Théorie Quantitative

le lundi, 01 février 1937. Dans Cahiers du Crédit Social

Si la théorie quantitative de la monnaie est logique, pourquoi les faits économiques ne la confirment-ils pas ?

Dr. EUGÈNE FORTIN, M. D.

Qu'est-ce que la théorie quantitative de la monnaie ?

C'est une théorie qui affirme l'existence d'un rapport nécessaire entre la quantité de monnaie et les prix des marchandises. Cela veut dire tout simplement que si vous touchez à la quantité de la monnaie, les prix seront affectés. Si vous augmentez la quantité de monnaie, les prix montent ; si vous la diminuez les prix baissent. À première vue, il semble que ce soit le bon sens même et qu'il n'est pas besoin d'effort considérable pour accepter comme vraie cette théorie. Aussi les économistes sont unanimes à reconnaître qu'en principe cette théorie est logique. "On voit donc que la théorie quantitative est extrêmement élégante et logique” (Henry Hornbostel). Seulement dans la pratique les faits ne correspondent pas à la théorie. Et comme on ne discute pas avec les faits, mais qu'il faut bien les accepter tels qu'ils sont, on rejette de côté la théorie pour accepter, pour se soumettre au hasard, aux aléas des faits.

J'ai dit, le hasard des faits. Mais les faits sont-ils l'effet du hasard, ou ne sont-ils pas les conséquences d'une cause ou même de plusieurs causes ? Et ces causes sont-elles dépendantes d'une loi naturelle, ou ne sont-elles pas plutôt posées par la volonté, par les actes des hommes ? Or si les causes qui agissent sur les faits économiques dépendent des hommes et non de la nature, ne serait-il pas à propos d'examiner, de chercher quels sont les hommes qui posent ces causes ? Et ces hommes une fois connus, qui sont la cause des perturbations économiques, n'y aurait-il pas moyen de les empêcher d'en agir ainsi ? De cette façon, il deviendrait peut-être possible d'adapter les faits à la théorie plutôt que d'essayer d'adapter la théorie aux faits. Quand vous désirez acheter un chapeau, je suppose bien que vous n'essayez pas d'adapter la tête au chapeau, mais bien celui-ci à celle-là. Oh ! il peut arriver que le chapeau qui vous convient ne vous fasse pas, si quelqu'un sur qui vous n'avez aucun contrôle vous met ses deux mains sur la tête. Mais qu'on vous débarrasse de cet intrus et le chapeau vous ira. Il en est de même pour la théorie quantitative par rapport aux faits économiques. Elle ne correspond pas aux faits bien qu'elle soit logique. Mais supprimez les individus qui agissent sur les faits économiques, et vous verrez que ceux-ci confirmeront la théorie. Et ainsi, partant d'une théorie logique, nous vivrons une vie économique logique au lieu d'une vie vraiment paradoxale qui maintient la misère en face de l'abondance.

Hier et aujourd'hui

Ces préliminaires étant posés examinons les faits économiques et leurs causes.

"Si nous considérons l'évolution historique, nous voyons d'abord surtout des faits qui confirment la théorie quantitative.” (Hornbostel). Dans l'antiquité, chez les Grecs, on avait remarqué un rapport entre la quantité de monnaie et la hausse des prix. Il y eut une hausse des prix due à l'exploitation des mines du Lauriun qui avait amené un afflux de métal monétaire dans la circulation.

Plus tard, lorsque Rome eut accaparé les trésors des provinces, il s'en suivit une hausse des prix.

Au seizième siècle, en France, en Espagne, en Italie et en Allemagne, il y eut une hausse des prix due à l'afflux des métaux précieux venant du Nouveau-Monde.

Je saute une période de deux cents ans marquée elle aussi d'une fluctuation des prix pour arriver à une époque plus récente. De 1850 à 1875, nouvelle ascension des prix qui coïncide avec l'exploitation des mines de Californie et d'Australie. De 1875 à 1890, baisse des prix. C'est que la production des richesses, c'est-à-dire des biens, a dépassé la production de l'or et de l'argent. D'où baisse des prix. De plus, à cette époque, on a abandonné une bonne partie du métal argent comme monnaie. Ce qui était de nature à accentuer le déséquilibre entre la quantité de monnaie et de produits. La période de 1895 à 1914 est marquée par une hausse continuelle des prix. Cette époque coïncide avec la découverte des gisements du Transvaal qui ont augmenté la masse monétaire.

Parmi ces longues périodes de fluctuation des prix dont je viens de parler, il s'est bien glissé de multiples fluctuations de courte durée qui trouvent leur explication dans les événements. Par exemple, les périodes de guerre qui amènent toujours une destruction énorme de biens en même temps qu'une diminution de la production. En effet, quand les hommes sont en guerre ils ne produisent pas, mais ils détruisent. Cela amène un déséquilibre entre les biens et la masse monétaire. Comme autre cause de ces fluctuations de courte durée, il faut noter l'action néfaste des financiers genre Rothschild qui sans cesse depuis 1850 provoquent crise sur crise dans le seul but d'augmenter leur fortune et qui, par ce jeu infernal, semant la misère et la ruine dans les foyers, poussent au suicide et au meurtre quand ce n'est pas les peuples qu'ils lancent les uns contre les autres.

Mais chose étrange, voilà qu'à partir de 1914 jusqu'à nos jours, il n'y a plus de concordance entre la quantité de monnaie et les prix. Rien ne correspond plus. Nous avons eu des hausses que la quantité de monnaie ne justifiait pas. De même avons-nous eu des baisses qui ne peuvent être en rapport avec la masse monétaire. Donc, jusqu'à 1914, concordance relative entre la quantité de monnaie et les prix. La théorie quantitative correspond aux faits. À partir de 1914, c'est chaos. On ne se comprend plus. La logique de la théorie ne s'adapte plus aux faits économiques. Allons-nous conclure de là, que la théorie quantitative a cessé d'être logique parce que les faits la démentent ? Il ne faudrait pourtant pas. La théorie quantitative est comme une balance : augmentez le poids d'un côté et le plateau opposé va nécessairement monter. Cela ne peut pas cesser d'être vrai. Et si la balance cesse d'agir de cette façon vous allez tout de suite penser que quelque chose ou quelqu'un est là qui empêche son action normale. Vous ne la mettrez pas de côté, mais vous allez plutôt chercher qui en fausse le mécanisme. Et si c'est un importun vous lui mettrez le pied à la bonne place. Or donc, nous constatons que depuis 1914, il y a quelque chose qui ne va plus dans le mécanisme de la balance, c'est-à-dire la quantité de monnaie et les prix. Il va donc falloir chercher les causes qui empêchent le fonctionnement normal de la théorie quantitative. Ces causes, appelons-les facteurs.

Quels sont ces facteurs ?

Facteurs de déséquilibre — Facteur or

Il y a le facteur quantité d'or qui heureusement est à l'agonie. Sur le facteur or se greffe le facteur billet de banque. Au-dessus de ces deux premiers intervient le facteur monnaie de banque, c'est-à-dire monnaie scripturale, dépôts bancaires, crédit bancaires, en un mot tous les termes employés pour désigner la monnaie créée et détruite à volonté par les banques. Tout ça d'un côté de la balance.

De l'autre côté, nous avons la production avec le machinisme moderne, de même que le consommateur.

Autrefois, il y avait d'un côté l'or et l'argent seulement. Et vous avez remarqué qu'au cours des siècles les plateaux de la balance oscillaient normalement selon qu'il y avait plus ou moins d'or et d'argent. Mais la quantité de ces métaux précieux était limitée à l'exploitation. Il y avait donc plus ou moins de monnaie selon qu'une plus ou moins grande quantité d'or ou d'argent était extraite de la terre. L'or et l'argent étaient loin de suffire à opérer l'échange de toute la masse des produits et des services. Mais on y suppléait dans une bonne marge au moyen du troc. Les outils étant moins développés qu'aujourd'hui, il va sans dire que la production de la richesse, des biens marchait au ralenti. Mais il faut croire que rien ne faussait le mécanisme de la balance puisque la théorie quantitative correspondait aux faits économiques. C'est que la balance était sous l'unique dépendance de la production de l'or. La rareté ou l'abondance de l'or pouvait amener soit une crise, soit une période de prospérité. C'est déjà passablement idiot de voir que le bon ou le mauvais sort de l'humanité était lié à la plus ou moins grande abondance d'or. Il y avait bien des périodes de disette ou de guerre qui sont causes de misères. Mais ces misères-là, au moins, ont un sens, une explication.

Aujourd'hui, il y a d'un côté l'or, les billets de banque et la monnaie bancaire, de l'autre les produits multipliés par l'énorme développement de la machine. Mais il y a un facteur nouveau qui n'existait pas autrefois et avec lequel il faut bien compter. Je veux parler de celui ou de ceux qui ont charge de la balance. En effet, aujourd'hui il y a des individus qui sont chargés de décider de la plus ou moins grande quantité de monnaie. Cela n'est plus abandonné au hasard de l'exploitation de mines d'or ou d'argent. Nous tombons, qu'on le veuille ou non, en pleine économie dirigée. La quantité de monnaie nécessaire au bon fonctionnement de la chose économique est soumise à l'exploitation, non plus des mines, mais du peuple par ceux qui ont charge de la balance ; je veux dire ceux qui ont le contrôle de la monnaie. Ce sont eux qui règlent à volonté l'action de la balance.

Mais vous me direz : ils ne peuvent pourtant pas empêcher la concordance des prix et de la quantité de monnaie. S'ils augmentent la masse monétaire les prix vont monter et le contraire arrivera s'ils la diminuent. C'est bien ce qui devrait arriver normalement, mais ce n'est pas ce qui arrive en réalité.

Facteur confiance

C'est ici qu'intervient un nouveau facteur d'une portée très considérable et sur le dos duquel on a rejeté bien à tort presque toute la responsabilité de la crise actuelle. Je veux parler du facteur psychologique qu'on appelle, en langue ordinaire, le facteur confiance. Il est indéniable que le facteur confiance joue à l'heure actuelle un rôle immense. Mais doit-on considérer ce dernier facteur comme étant la cause de la crise présente et des crises qui sévissent depuis plus de cent cinquante ans ?

Pour qu'un facteur soit considéré comme une cause de crise, il faut nécessairement qu'il soit antérieur à la crise, qu'il ait présidé à son origine. Il ne doit pas agir seulement au cours de la crise, il faut qu'il ait déclenché cette crise. J'ai toujours entendu dire que la cause était antérieure à l'effet. Posez d'abord la cause et les effets suivront à moins qu'une autre cause plus puissante que la première vienne annuler l'effet de celle-ci.

Prenons un exemple pour illustrer notre démonstration. En 1929, quand le krach de Wall-Street a éclaté et que la crise actuelle a été déclenchée, quel est le facteur qui a présidé, qui a agi comme cause première ? Est-ce la confiance qui a manqué tout à coup ? Est-ce le consommateur qui a cessé d'acheter par manque de confiance ? Est-ce le producteur qui a manqué de confiance dans l'argent du consommateur ? Est-ce l'ouvrier qui a cessé de travailler parce qu'il n'avait plus confiance dans ses forces ou son habileté ou dans son salaire ? Personne n'a jamais songé à cela. Tout le monde travaillait, achetait et consommait. Tous croyaient à une prospérité continuelle, personne ne se doutait de ce qu'il allait arriver. Le facteur psychologique, la confiance, chez la masse, était on ne peut plus excellent. Tout le monde était heureux, trop heureux peut-être. La machine marchait rondement et on ne se préoccupait pas de qui était au volant. Soudain, c'est le coup de tonnerre dans un ciel sans nuage, et tout de suite la panique qui suit. Non pas la panique avant le coup de tonnerre. Mais non, il n'y avait pas de nuages au firmament. Tout était calme, pas de guerre à l'horizon. La panique, qu'est-ce si ce n'est le manque de confiance ? Mais ici le manque de confiance n'a pas présidé au déclenchement de la crise. Il nous faut faire appel à un autre facteur.

Facteur manipulation

Qui avait charge de la balance à ce moment ? Qui s'occupait de grossir la quantité de monnaie à un niveau vraiment insensé, si ce n'est ceux qui avaient intérêt à faire monter les prix ? Car à ce moment la balance fonctionnait à merveille. Vous savez, en effet, les prix fous que l'on exigeait alors pour toute marchandise et les salaires que l'on payait pour les services, la main-d’œuvre. Mais pourquoi ceux-là avait-ils intérêt à faire monter les prix, à gonfler les valeurs ? C'est qu'hypothéquant les valeurs, toutes les propriétés, toutes les richesses du pays, ces messieurs savaient que, le jour où une crise se déclencherait, une bonne partie de ces valeurs, de ces propriétés, de ces richesses, leur seraient remises, parce que ceux qui les avaient engagées seraient dans l'impossibilité, à cause de la crise, de faire honneur à leurs dettes. "Or, en science policière, quand on est en face d'un meurtre, on cherche d'abord à qui le meurtre profite. Ici, il y a eu crise. Le mobile de cette crise, ce sont les profits. Qui a profité dans cette crise ? Ne cherchez pas ailleurs que chez les financiers internationaux, ceux qui contrôlent la balance, la monnaie, Ce n'est donc pas le facteur psychologique qui a déclenché la crise. Mais, c'est un acte voulu par des hommes. C'est une action directe exercée par les manipulateurs de la monnaie sur la quantité de monnaie. Le facteur psychologique est intervenu à la suite de la baisse subite des valeurs, laquelle avait été provoquée par la rétraction subite du crédit. C'est donc les manipulateurs de la monnaie qui, par leur action subite et imprévue, sont cause qu'il existe un facteur psychologique. Ce sont eux qui en somme ébranlent la confiance du public. Soit qu'ils stimulent cette confiance en gonflant le crédit, soit qu'ils la détruisent en le contractant. Dès que la confiance est ébranlée, soit dans le bon ou le mauvais sens, il n'est plus besoin d'agir sur elle, elle augmente ou diminue automatiquement. Donc, supprimez l'action arbitraire des déclencheurs de crises et il n'y aura plus de facteur psychologique, la confiance demeurera stable.

Qu'une théorie économique souffre de ne plus trouver son application dans les faits, cela n'aurait qu'une importance secondaire si cette absence de concordance n'avait pas la répercussion que l'on sait sur la vie économique et la vie de la société. Mais hélas ! cette énorme disproportion entre le coût de la production et les profits réalisés par un petit nombre, ajoutée à l'insuffisance dans la qualité et la quantité des salaires qui fait que la monnaie n'atteint pas un assez grand nombre de consommateurs, font que le déséquilibre entre le pouvoir d'achat de la masse et le prix de vente des produits est de plus en plus accentué. Comme résultat inévitable, il y a sous-consommation réelle et surproduction apparente. Les prix demeurant les mêmes en dépit de tout, le déséquilibre ne peut que s'accentuer de plus en plus.

Or donc, si nous voulons rétablir le rapport nécessaire entre la quantité de monnaie et les prix des marchandises, il faut de toute nécessité détruire cette dictature économique qui contrôle tout, la monnaie, les gouvernements, l'industrie, les salaires, les prix, dans l'unique but de réaliser des profits, ne se souciant nullement que soit atteint le véritable but de tout système économique, à savoir, le bien-être de la société. Conséquemment la dictature économique étant détruite et le jeu normal de la balance n'étant plus entravé, il faudra bien que les faits économiques confirment de nouveau l'exactitude de la théorie quantitative de la monnaie.

Mais pour satisfaire les esprits chagrins de voir disparaître un régime qui leur est cher, il faut bien dire quelques mots d'un autre facteur qu'on appelle la vitesse de la circulation de la monnaie.

Facteur vitesse de circulation

C'est bien certain que la vitesse de la circulation de la monnaie exerce une grande influence sur les prix. Mais encore faudrait-il connaître sous la pression de quelles circonstances le rythme de la circulation est modifié. On sait par expérience, que dans les périodes d'ascension des prix, la monnaie circule à une vitesse vertigineuse. D'autre part en période de chute des prix, la vitesse de circulation diminue dans la même proportion. Mais supposons qu'il arrive un moment où il n'y a plus de hausse ni de baisse des prix, il faudra bien que la monnaie adopte une vitesse moyenne, vitesse qui sera réglée par la satisfaction des besoins des consommateurs. Donc, en temps normal, la vitesse de circulation de la monnaie est constante et le facteur vitesse se trouve par le fait même annulé.

Stabilisation des valeurs

Mais la théorie quantitative de la monnaie étant confirmée par les faits, comment agirons-nous pour ramener la stabilité des prix ?

Nous avons vu, au début, que si vous augmentez la quantité de monnaie, les prix montent et que si vous la diminuez les prix baissent. Mais, si vous fixez la quantité de monnaie, les prix vont-ils se stabiliser eux-aussi ? On serait porté à le croire si on oubliait que la quantité de produits, elle, ne cesse pas d'augmenter. Or, si les produits augmentent et que la quantité de monnaie reste fixe, les prix des produits vont nécessairement baisser parce qu'il y aura trop de produits par rapport à la monnaie en cours. Il n'y a donc qu'un moyen pour amener la stabilité des prix, c'est de proportionner la quantité de monnaie avec la masse des produits. De cette façon, la balance sera constamment en équilibre. Et l'équilibre étant rétabli d'une façon continue, il n'y aura plus ni de facteur psychologique, ni de facteur vitesse.

Quand je parle de stabilité des prix, je ne veux pas dire que ceux-ci seront d'une fixité monotone et imperturbable. Il restera toujours qu'ils seront sujets aux conditions variables de la production. De même aussi obéiront-ils à la loi de l'offre et de la demande. Car, il ne faut pas oublier que ce qui fait la valeur d'une marchandise, c'est son degré d'utilité au consommateur. Une tonne de charbon dans le désert brûlant du Sahara, ne vaut pas ce qu'elle vaudrait à Montréal. De plus une juste concurrence dans le travail et la production peut aussi agir sur les prix. Mais toutes ces causes ne produisent sur le niveau des prix que l'effet de la brise sur la surface de l'eau, au lieu que ces manipulations monstrueuses, cette spéculation criminelle sont la cause de perturbations si profondes dans les valeurs qu'on peut les comparer aux violentes tempêtes sur la mer.

Conclusion

La conclusion qui se dégage de tout cela, c'est que la théorie quantitative de la monnaie étant logique, elle trouvera son application dans les faits économiques si vous supprimez les facteurs qui viennent indûment entraver le libre jeu de la concurrence ainsi que de l'offre et de la demande. Le moyen de rétablir l'ordre, c'est que l'état récupère son droit au contrôle de la monnaie afin d'éviter les manipulations sur la quantité et la qualité de la monnaie. Comme conséquence, il y aurait amélioration sensible des conditions de vie par une meilleure répartition de la monnaie qui relèverait le pouvoir d'achat de la masse. Supprimez le trust de la monnaie, vous faites disparaître par le fait même tous les autres. Le trust de la monnaie est le membre gangrené de l'organisme économique, les autres ne sont que les symptômes qui caractérisent la maladie.

Dr Eugène FORTIN

St-Victor de Beauce

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