Table of Contents Table of Contents
Previous Page  8-9 / 32 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 8-9 / 32 Next Page
Page Background

u

«Les êtres humains doivent être fondement, but

et sujet de toutes les institutions où se manifeste

la vie sociale. Chacun d’entre eux étant ce qu’il est,

doit être considéré selon sa nature intrinsèquement

sociale et sur le plan providentiel de son élévation à

l’ordre surnaturel. »

Mesures de rapiéçage

Nous avons cité des principes rappelés par les

Papes. Mais les modes d’application sont à choisir et à

appliquer par les peuples eux-mêmes. C’est loin d’être

réalisé, même si ces principes ne sont pas rejetés,

même si on leur rend hommage, un hommage verbal

à l’occasion. (...)

Il serait inexact de dire que rien n’a été fait depuis

la dernière guerre mondiale pour atténuer les effets

révoltants d’un système économique qui sait produi-

re en abondance, mais ne sait pas distribuer. Sous la

pression justement d’une abondance accumulée ac-

culant au chômage et provoquant à la révolte, et aussi

parce que l’enseignement lumineux de Vers Demain

a fait plein jour sur le mystère de l’argent et jeté aux

orties le jargon des économistes, les gouvernements

ont procédé à certaines mesures pour permettre de

distribuer un peu de pouvoir d’achat à des personnes

qui n’en reçoivent pas d’un emploi dans la production.

C’est pour elles un revenu dissocié de l’emploi. On a

vu naître ainsi: les allocations familiales, demeurées

trop minces devant des prix triplés et une production

accrue; des pensions d’invalidité et de cécité; des

allocations aux mères nécessiteuses; des assistances

sociales; des pensions de vieillesse.

C’est mieux que le néant d’avant la deuxième

guerre mondiale. Mais c’est encore du rapiéçage pour

réparer un peu les déficiences d’un revenu mal ordon-

né à sa source, et empêcher l’effondrement total d’un

système cahin-caha de distribution.

Système financier inadapté

Tout l’argent affecté à ces mesures dites de sécu-

rité sociale provient de revenus d’abord liés à l’emploi.

Extrait par des taxes et redistribué aux pensionnés et

aux secourus.

Mais, taxer ainsi le revenu de A et de B, pour pas-

ser à C ou D, c’est puiser dans l’assiette des premiers

pour mettre dans l’assiette vide des derniers, alors

que le garde-manger reste plein à craquer par le flot

fourni de l’abondante production moderne. Cela ne

paraît pas bien intelligent.

Et comme les taxes sont de plus en plus exécrées

à mesure qu’elles taillent davantage dans les revenus

provenant de l’emploi, il arrive que cette manière de

vouloir reconnaître le droit de tous au nécessaire irrite

les taxés sans même satisfaire suffisamment aux be-

soins des secourus. En humiliant aussi beaucoup de

ces derniers par des conditions, des enquêtes, des ré-

enquêtes, des sermons trop souvent et même parfois

des reproches, — ce qui n’est point du tout conforme

à ce qui est compris dans le terme «tout l’homme».

Ces défauts dans la distribution de biens répon-

dant aux besoins proviennent de ce que la vie éco-

nomique est viciée par sa soumission à un système

financier complètement détourné de sa fin. Un systè-

me devenu dominateur quand il devrait être serviteur.

Système aussi qui fausse la vision des réalités écono-

miques.

Ces réalités sont, d’une part, les besoins des hom-

mes — besoins privés ou besoins publics; et d’autre part,

les possibilités existantes de répondre à ces besoins.

Si l’on raisonne en termes de réalités, la situation

se présente ainsi: Y a-t-il assez de blé pour pouvoir

fournir assez de pain à tous les citoyens du pays? Si

oui, alors tous doivent pouvoir obtenir assez de pain.

Et ce terme de pain couvre la masse des produits ali-

mentaires.

Même raisonnement pour le vêtement. Même rai-

sonnement pour le logement. Même raisonnement

pour tout ce que les besoins humains réclament nor-

malement.

Mais avec la priorité accordée à l’argent, le raison-

nement est tout autre: Les familles veulent du pain,

et il y a vraiment du pain en abondance pour tous;

mais l’argent leur manque pour payer le pain. Elles

devront donc s’en passer, même si des producteurs

de produits alimentaires doivent de ce fait diminuer

leur production et souffrir eux-mêmes de la mévente

de leurs produits.

Ou encore: Telle municipalité a besoin d’un aque-

duc, ou d’un système d’égouts. Elle y pourvoira si elle

a l’argent en main: elle attendra si l’argent n’est pas là,

quand bien même il y aurait dans le pays tout ce qu’il

faut, en matériaux, en main-d’oeuvre disponible et en

compétence.

Si le système financier était un reflet exact des réa-

lités, comme il devrait l’être, l’un et l’autre raisonne-

ment pourraient s’équivaloir. Mais ce n’est nullement

le cas. On a vu, au contraire, l’argent abonder davan-

tage quand les producteurs de biens étaient mobilisés

par l’armée ou par des industries de guerre qui ne ser-

vent ni à nourrir, ni à vêtir, ni à loger.

Demandez au gouvernement de tripler les alloca-

tions familiales, parce qu’elles n’ont point été accor-

dées au taux des hausses des prix, on vous fera ré-

pondre: Ce serait bien désirable, mais notre situation

financière ne le permet pas.

Objectez: Mais si les familles qui élèvent des en-

fants se procuraient plus de lait, plus de fruits, plus

d’autres utilités, croyez-vous que la capacité de pro-

duction du pays est trop épuisée pour y répondre? On

vous répondra: «La question n’est pas là; le pays peut

produire, mais il ne peut pas payer — et c’est final, on

ne passe pas outre.

La finance n’est pas en rapport avec le réel en ma-

tière de production. Et c’est la finance qui dicte la dé-

cision. Elle peut faire fi des besoins humains: elle est

plus sacrée que les enfants, que les personnes, que

les familles. Elle est du moins considérée comme plus

sacrée, dans la pratique, par tous les gouvernements.

et par tous leurs conseillers diplômés du système.

On pourrait écrire des pages sur cette mons-

trueuse sujétion à un système financier en désaccord

avec les possibilités réelles de satisfaire des besoins

humains. Monstrueuse — surtout quand on sait que

le monopole de l’argent et du crédit ne domine ainsi

la vie économique qu’en accaparant et traitant comme

sa propriété, le crédit réel de la société, la capacité

productive de la société, sans laquelle l’argent n’aurait

aucune valeur.

La grande capacité moderne de production, si elle

était servie, au lieu d’entravée, par un système finan-

cier adapté, pourrait facilement répondre aux besoins

d’une vie convenable pour toutes les familles du pays,

et facilement aussi aux besoins publics dans l’ordre de

leur priorité. Ce qui permettrait vraiment un organisme

économique et social pour tout homme et pour tout

l’homme. En même temps, les pouvoirs publics, de

tous les échelons, cesseraient d’être continuellement

harcelés par des problèmes de finance. Leur fonction

principale et presque unique semble être de chercher

de l’argent.

Par le Crédit Social

Les lecteurs habituels de Vers Demain ont pu re-

marquer, que, en matière économique, ce journal ne

parle guère que du système financier. Rien des métho-

des de production, des richesses naturelles, des pou-

voirs d’eau, des mines, des moyens de transport, des

grandes industries sauf pour critiquer leur gigantisme

et la dépersonnalisation des masses qu’elles em-

ploient. Rien des méthodes d’agriculture, des métiers,

de l’apprentissage, etc.

Pourquoi ? Nous n’ignorons certainement pas l’im-

portance de toutes ces autres questions, mais nous

constatons qu’elles sont très bien traitées par d’autres

auteurs. Que, d’ailleurs, le flot de production de toutes

sortes est bien entretenu, et que, s’il y a étranglement

ou «congestionnement» quelque part, ce n’est point

dû au système producteur lui-même; mais au système

financier qui est d’une toute autre origine.

De même, nous laissons à d’autres les questions

de sociologie, même si elles touchent de près à la bon-

ne orientation de la vie sociale — sauf, ici encore, pour

regretter que les sociologues examinent tout, excepté

le système financier qui pourtant affecte considérable-

ment le comportement de la vie sociale comme de la

vie économique.

«Plus que quiconque, celui qui est animé d’une

vraie charité est ingénieux à découvrir les causes de

la misère, à trouver les moyens de la combattre, à

la vaincre résolument... Vous tous qui avez entendu

l’appel des peuples souffrants, vous tous qui tra-

vaillez à y répondre, vous êtes les apôtres du bon et

vrai développement qui n’est pas la richesse égoïste

et aimée pour elle-même, mais l’économie au ser-

vice de l’homme, le pain quotidien distribué à tous,

comme source de fraternité et signe de la Providen-

ce.» – Paul VI, Populorum Progressio, nn. 75 et 86

Quatre livres sur la

démocratie économique

Pour étudier la cause de la crise finan-

cière actuelle, nous vous offrons ces livres

à un prix spécial, en incluant les frais pos-

taux (prix valables pour le Canada; pour

les autres pays, voir notre site web):

La démocratie économique: 13,00$

Sous le Signe de l’Abondance: 15,00$

Régime de Dettes à la Prospérité: 8,00$

Une lumière sur mon chemin: 15,00$

ISBN

Lespropositions financières

de l’ingénieurC.H.Douglas

présentées à la lumièrede la

doctrine socialede l’Église

par lesPèlerinsde saintMichel

du journalVersDemain

Uneoeuvredepresse catholique

pour la justice sociale

www.versdemain.org

Dans sapremièreEncyclique

DeusCaritasEst

(Dieu est

amour), lePapeBenoîtXVI a

écrit:«L’Église est la famillede

Dieudans lemonde.Dans cette

famille,personnenedoit souffrir

parmanquedunécessaire... Le

butd’unordre social juste con-

siste àgarantir à chacun,dans le

respectduprincipede subsidiari-

té, sapartdubien commun.»

vue à la lumière

de la doctrine sociale de l’Église

PieXI

PieXII

JeanXXIII

PaulVI

Jean-Paul II

ÉtudepréparéeparAlainPilote

Publiépar lesPèlerinsde saintMichel,Rougemont,Canada

La démocratie

économique

La démocratie économique

ISBN 978-2-9813306-3-5

Le systèmebancaire fut conçudans

l’iniquité etnédans lepéché.Les

banquierspossèdent laplanète...

Si vous voul z continuerd’être les

esclavesdesbanquiers etpayer le

prixde votre esclavage, alors lais-

sez lesbanquiers continuerde créer

l’argent etde contrôler le crédit.

Sir JosiahStamp,gouverneur

de laBanqued’Angleterre, 1940

http://www.versdemain.org/democratie-economique.pdf

Untitled-2 1

8/6/2015 2:42:46PM

Publiépar lesPèlerinsde saintMichel

«Une

lumière

sur mon

chemin»

«Une lumière surmon chemin»

CauseriesdeLouisEven

sur ladémocratie économique

Publiépar lesPèlerinsde saintMichel

1101, ruePrincipale

Rougemont,QC,Canada J0L 1M0

site

internet:www.versdemain.org

ISBN 978-2-9810896-8-7

C’esten1934queLouisEven

pris connaissance providentiel-

lement d’un petit fascicule de

96 pages, intitulé

From Debt to

Prosperity

(duRégimededettes

à la prospérité)qui lui a fait voir

la cause de la fameuse crise

économique et le génialmoyen

d’y remédier.

La cause est lemanqued’un

petit instrument, un ticket, d’un

permis que l’on nomme argent.

Les produits étaient en surabondance, mais pas

d’argent pour les acheter et l’humanité entière souf-

frait.

En lisant ce petit livre, Louis Even s’est exclamé:

«Une lumière sur mon chemin. Il faut que tout le

monde en soit éclairé!»

Ces lumineuses propositions venaient d’un ingé-

nieur, et expert comptable écossais, leMajorClifford

Hugh Douglas qui, en 1917 avait fait l’étude du sys-

tèmemonétaireetenavaitdécouvert

lesdéfauts.Et

il

enproposa les corrections. Sonpremier livreportait

le titre

EconomicDemocracy

. Ces propositionsmis-

es en application ferait de l’argent un instrument au

service de la personne humaine, et non la personne

humaineauservicede l’argent.LouisEvenaconsacré

entièrement lesquarantedernièresannéesdesavieà

propager cette lumière.

Ensemble des 4 livres: 40,00$

u

8

VERS DEMAIN mars-avril 2017

VERS DEMAIN mars-avril 2017

www.versdemain.org www.versdemain.org

9