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On invoque saint

Joseph, entre autres,

comme patron de

la bonne mort: avec

raison, puisque, se-

lon la tradition, il est

mort entre les bras

de Jésus et de Marie.

La vénérable religieu-

se espagnole Marie

d’Agreda (1602-1665)

a écrit «La cité mysti-

que de Dieu», dictée

par la Vierge Marie,

qui relate en détail la

vie de Notre-Dame. Il

y est fait mention que

saint Joseph avait 33

ans lorsqu’il épousa

la Vierge Marie, qui

en avait alors 14. Jo-

seph aurait vécu pen-

dant 27 ans avec son

épouse, et serait mort

à l’âge de 60 ans.Voici

des extraits du cha-

pitre 18, qui relate la

pieuse mort de saint

Joseph:

Il y avait déjà huit

ans, que Dieu éprou-

vait par diverses ma-

ladies la vertu du saint

patriarche, pour sa

plus grande récom-

pense, lorsque la sainte Vierge voyant que le temps

de sa mort approchait, pria son divin fils de vouloir

bien l'assister à ce dernier moment si dangereux. Le

miséricordieux Jésus lui promit non seulement de l'as-

sister, mais de l'élever à un rang si élevé que les anges

mêmes en seraient ravis d'admiration. En effet les cinq

derniers jours de sa sainte vie, il ne s'éloigna jamais de

son côté ni le jour ni la nuit à moins que la douce reine

n'y fût présente.

Pendant ces neuf jours, les anges par son ordre

firent entendre trois fois le jour des chants célestes,

dans cette petite chambre, et on y respirait un doux

parfum de paradis qui ranimait et fortifiait le saint mo-

ribond. Le jour qui précéda sa bienheureuse mort, il fut

ravi en une extase qui dura vingt-quatre heures, le Sei-

gneur augmentant ses faibles forces pour la supporter.

Il vit clairement dans cette extase l'essence divine, et

tous les mystères de

l'incarnation et de la

rédemption qu'il avait

crus jusqu'alors, lui

furent

découverts

sans voile. La très-

sainte Trinité le nom-

ma son messager

pour annoncer aux

saints pères des Lim-

bes leur prochaine

rédemption.

Revenu de son

extase, le visage tout

resplendissant il de-

manda la bénédiction

à sa sainte épouse,

mais l'humble reine

au lieu de le bénir pria

son divin fils de le fai-

re, ensuite elle se mit

à genoux et pria son

époux de la bénir,

et après avoir reçu

sa bénédiction, elle

baisa sa main avec

respect. Saint Joseph

demanda pardon à

sa sainte épouse du

peu d'égard qu'il avait

eu pour sa dignité et

pour ses mérites, et

la pria de l'assister à

ce dernier moment.

Il s'adressa ensuite à

son fils et le remercia de toutes les faveurs qu'il avait

reçues de sa main libérale et dans sa maladie en par-

ticulier; il fit tous ses efforts pour se mettre à genoux,

mais Jésus qui était à ses côtés le pressa dans ses

bras, dans lesquels sa très sainte âme s'exhala au mi-

lieu de saints entretiens. Le Seigneur ferma lui-même

ses yeux de ses divines mains.

Aussitôt qu'il fut mort, les anges firent entendre

une céleste harmonie dans cette sainte maison et la

sainte Vierge leur commanda de conduire cette gran-

de âme aux Limbes, où étaient les saints pères. Elle

prépara le saint corps pour être enseveli, elle-même

l'enveloppa de ses propres mains et le Seigneur le re-

vêtit d'une splendeur admirable. Il faut remarquer que

la mort de ce saint patriarche ne fut pas causée seule-

ment par ses grandes et particulières maladies, mais

le feu ardent de la charité concourut encore à la lui

donner, son coeur était consumé

de feux si ardents qu'il fut conser-

vé plusieurs fois en vie par mira-

cle; Dieu donc, suspendant son

concours, la nature ne put résister

à la force des élans de son amour

et le lien qui tenait unie son âme

sainte à son corps fut rompu. Ce

genre de mort fut plutôt le triom-

phe de l'amour divin, que la peine

du péché originel.

Saint Joseph mourut à l'âge

de soixante ans. Il avait vécu

vingt-sept ans avec la sainte Vier-

ge qu'il laissa veuve à l'âge de

quarante et un ans et six mois. La

sainte Vierge ressentit une grande

douleur naturelle de cette mort,

parce qu'elle l'aimait avec une

tendre affection, et son amour

était d'autant plus grand, qu'elle

connaissait mieux la sublime sainteté où il avait été

élevé. Elle savait qu'il avait été sanctifié à l'âge de

sept mois dans le sein de sa mère, et que le feu de la

concupiscence avait été comme éteint, tout le temps

de sa vie. Jamais il n'éprouva le plus léger mouvement

d'impureté, ou d'affection déréglée; à l'âge de trois

ans, l'usage de la raison lui avait été accordé et il avait

eu la science infuse et une augmentation de grâce au

plus haut degré. Le don de la contemplation lui avait

été accordé et à l'âge de sept ans il était d'une sain-

teté consommée. Il égalait les séraphins en pureté et

La pieuse mort de saint Joseph

Telle que dictée par Notre-Dame à Marie d’Agreda

Père, je sais que je mourrai un jour;

je ne connais ni l’année, ni le jour, ni l’heure de

ma mort

je ne sais pas si je mourrai subitement, par ac-

cident, à la suite d’une longue maladie, ou usé par

la vieillesse;

je n’ai aucune idée si je mourrai dans mon lit, à

l’hopital, au travail ou ailleurs,.

Bien plus, Père, je ne sais même pas si, au

moment de mourir, j’aurai ma connaissance, si je

pourrai prier, penser à Toi, T’accueillir.

Père,

Aujourd’hui, en pleine connaissance et en tou-

te liberté, je t’offre ma mort avec tout son cortège

de misères et de mystère.

Je voudrais qu’elle soit un témoignage d’amour

et de soumission à ta sainte volonté.

Je voudrais qu’elle soit aussi un acte de répara-

tion et d’expiation.

Je voudrais qu’elle soit l’expression d’une priè-

re de foi, d’espérance et d’amour.

Père, d’avance je renie tout ce qui pourrait être

contraire à ces sentiments qui sont miens présen-

tement.

Si les doutes, le désespoir, le blasphème m’as-

saillaient;

si la peur, les douleurs, les narcotiques, empê-

chaient que je pense à toi avec amour, je t’en sup-

plie, Père, n’écoute pas, mais retiens pour unique,

cette prière que je te fais aujourd’hui pour alors.

Père,

Avec Jésus, mon Sauveur et mon Médiateur,

avec Marie, secours des pécheurs,

avec saint Joseph, patron des agonisants

je te dis aujourd’hui pour l’instant de ma mort:

«Je remets ma vie entre tes mains».

Je crois, j’espère, j’ai confiance en Toi.

Je veux T’aimer pour toujours. Amen.

Autorisation de l’Ordinaire de Montréal

N.P. 8/1985 — Marc ROY, prêtre

Vicaire à la Cathédrale de Montréal

jamais il n'eut aucune pensée, ni

aucune représentation contre cet-

te divine vertu. Enfin à cause de

ses vertus héroïques il avait été

jugé digne d'être le père nourricier

et adoptif du fils de Dieu. Sachant

toutes ces choses et d'autres en-

core, la Sainte Vierge ne pouvait

point ne pas ressentir la douleur

de cette grande perte.

Dieu a accordé divers privilè-

ges à saint Joseph:

I. Ceux qui l'invoqueront avec

dévotion, seront protégés du ciel

pour la vertu de chasteté et pour

triompher des tentations des

sens.

II. Ils recevront des grâces

particulières pour sortir du péché.

III. Ils obtiendront la véritable

dévotion à la sainte Vierge.

IV. Ils feront une bonne et bienheureuse mort et

ils seront protégés à ce dernier moment contre le

démon.

V. Ils seront délivrés, quand il sera expédient, des

maladies du corps et ils trouveront un soulagement

dans leurs peines.

VI. Ils auront des successeurs dans leurs familles,

s'ils sont mariés.

VII. Les démons craindront extrêmement l'invo-

cation du nom glorieux de saint Joseph.

v

La vénérable Soeur Marie d’Agreda

Prière d’anticipation pour une bonne mort

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VERS DEMAIN mars-avril 2017

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