Table of Contents Table of Contents
Previous Page  12-13 / 32 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 12-13 / 32 Next Page
Page Background

Il est temps que les gens connaissent l’astuce bancaire

Les banques détiennent un pouvoir de vie et de mort

Colin Barclay-Smith

est un

journaliste australien qui a com-

mencé à étudier les propositions

du crédit social de l’ingénieur

écossais Clifford Hugh Douglas

au cours des premières années de

la crise économique de 1929. En

1934, Barclay-Smith accompagna

Douglas dans sa tournée en Aus-

tralie et en Nouvelle-Zélande. Bar-

clay-Smith est mort le 19 mai 1957 à Sydney, à l’âge de

64 ans. Brillant écrivain, Barclay-Smith a écrit plusieurs

livres sur divers aspects du crédit social. Le dernier,

It’s Time They

Knew (Il est

grand temps

qu’ils sachent),

avait été pu-

blié quelques

mois avant sa

mort. Voici des

extraits de ce

livre (la traduc-

tion est de Vers

Demain)::

par

Colin Barclay-Smith

Il est temps que les gens de notre nation connais-

sent ces faits alarmants. Mesurez vos propres connais-

sances de ces faits avec les questions suivantes:

F

Savez-vous qu’aucune banque ne prête

l’argent de ses déposants?

F

Savez-vous que lorsqu’une banque prête

de l’argent (crédit), elle le crée à partir de rien?

F

Savez-vous que les prêts bancaires ne

sont que des écritures avec une plume et de

l’encre dans les colonnes de crédit du grand

livre d’une banque? Ils n’ont pas d’autre exis-

tence.

F

Savez-vous que pratiquement tout l’argent

de la communauté entre en circulation comme

une dette envers les banques?

F

Savez-vous que chaque remboursement

d’un prêt bancaire annule le montant du prêt

et fait que cet argent remboursé n’existe plus?

F

Savez-vous que les banques achètent des

terrains, construisent des locaux et acquièrent

des biens errains, construisent des locaux et

acquièrent des biens sans coût réel pour elles-

mêmes - par le simple processus d’honorer

leurs propres chèques?

Vous pouvez rejeter ces affirmations comme étant

«incroyables» ou «absurdes», mais si vous prenez la

peine de lire la suite (de cet article), chacune sera prou-

vée au-delà de tout doute.

La plupart d’entre nous ont grandi avec seulement

des notions très vagues de l’argent. Nous sommes as-

sez certains que le gouvernement a le droit d’imprimer

des billets et des pièces de monnaie. Pour le reste, nos

connaissances sont nettement confuses.

La plupart des gens, par exemple, sont sous l’im-

pression que le seul type d’argent qui circule dans la so-

ciété est le numéraire, c’est-à-dire les billets de banques

et les pièces

de monnaie.

Mais il s’agit

d’une très, très

petite partie

de l’argent de

la société. En

fait, les billets

et pièces de

monnaie – la

monnaie léga-

le - sont utili-

sés pour moins de 5 pour cent du total des achats effec-

tués. Plus de 95 pour cent de l’ensemble des affaires se

fait par des chèques.

Cette monnaie de chèque est vraiment de l’argent

créé par la banque – un crédit bancaire, mais il fonc-

tionne exactement comme l’argent de la monnaie légale.

Les autorités bancaires de renommée mondiale affirment

que les banques peuvent et créent du crédit jusqu’à neuf

ou dix fois leurs réserves en papier-monnaie.

Les banques s’efforcent de perpétuer la fausse

croyance selon laquelle elles ne sont que «les gar-

diennes des dépôts de leurs clients», qu’elles prê-

teraient ces dépôts, et que leurs bénéfices seraient

constitués par la différence des taux d’intérêt qu’ils

paient aux déposants et l’intérêt qu’ils reçoivent des

emprunteurs. Une telle idée est tout à fait erronée, et

c’est l’acceptation populaire de cette grande erreur

monétaire qui donne lieu à la plupart des fausses

notions sur le sujet de l’argent.

Les faits véritables sur l’argent sont les suivants:

(1) Les banques ne prêtent pas l’argent de

leurs déposants.

(2) Chaque prêt bancaire ou découvert est

une création d’argent entièrement nouveau

(crédit), et un ajout clair à la somme d’argent

dans la communauté.

(3) L’argent du déposant n’est pas utilisé

lorsqu’une banque prête de l’argent.

En créant l’argent

à partir de RIEN

Les b

anques deviennent

propriétaires de TOUT

(4) Pratiquement tout l’argent dans la com-

munauté est créé, vient au monde, comme une

dette envers les banques, remboursable avec

intérêts.

La technique d’un prêt bancaire

Tout ce qu’une banque fait en prêtant de l’argent

à quelqu’un, par exemple, 1000 $, c’est d’ouvrir un

compte au nom de l’emprunteur – s’il n’a pas encore de

compte – et d’écrire Limite: 1 000 $, en haut du grand

livre. L’emprunteur est maintenant libre d’opérer et de

dépenser sur ce compte jusqu’à la limite indiquée

Lorsque le compte est versé sous forme de chè-

que, et que le chèque est à son tour déposé dans un

autre compte (que ce soit

à la même banque ou une

autre), un «dépôt» est ainsi

créé, et la masse monétaire

(quantité d’argent) a aug-

menté dans le pays. Ainsi,

les prêts bancaires créent

des «dépôts», qui ne sont

manifestement pas la sour-

ce de l’argent du prêt, mais

plutôt l’inverse, ils sont le

résultat des prêts.

Maintenant, voyons ce

que disent sur cette ques-

tion de la création de crédit

par les banques les experts

qui font autorité dans ce

domaine.

Marriner Eccles, prési-

dent de la Réserve fédérale

américaine de 1934 à 1948,

déclarait:

«Les banques

peuvent créer et détruire

de l’argent. Le crédit bancaire est de l’argent. C’est

l’argent avec lequel nous faisons la plupart de nos

affaires, et non pas avec le papier-monnaie que nous

considérons habituellement être l’argent.»

(Témoi-

gnage donné devant un comité du Congrès américain.)

M. R.G. Hawtrey, autrefois sous-secrétaire adjoint

au Trésor britannique, écrivait dans son livre

Trade De-

pression and the Way Out

(La crise commerciale et la

façon de s’en sortir):

«Quand une banque prête, elle

crée de l’argent à partir de rien.»

Lord John Maynard Keynes, économiste et ancien

membre du conseil d’administration de la Banque d’An-

gleterre, déclare: «

Il ne fait aucun doute que tous les

dépôts sont créés par les banques.»

Note de Vers Demain : On peut ajouter aussi l’in-

formation plus récente tirée du Bulletin du premier tri-

mestre 2014 de la Banque d’Angleterre: «

À chaque

fois qu’une banque fait un crédit, elle crée simulta-

nément un dépôt correspondant sur le compte ban-

caire de l’emprunteur, créant ainsi de la nouvelle

monnaie.»

Le sang de la communauté

Le monde des affaires ne peut fonctionner sans cré-

dit bancaire, et chaque personne dans la communauté

en dépend également. Arrêtez, ou bien restreignez les

prêts bancaires pendant une semaine, et il y aurait une

crise à l’échelle nationale. Continuez cette restriction

pendant trois mois, et cette nation serait plongée dans

une crise économique, avec des milliers de faillites et

de chômeurs.

Une telle crise s’est produite au début des années

trente, comme les millions de la génération plus âgée

s’en souviennent avec tristesse et amertume. Vous

vous souvenez peut-être que pendant la crise économi-

que (de 1929 à 1939), il n’y avait pas de pénurie de mar-

chandises. Les magasins

étaient pleins. Mais le crédit

avait été restreint par les

banques. Le sang de la vie

ne circulait plus librement,

l’industrie était au point mort

et le taux de chômage était

énorme.

Le crédit bancaire est

le sang de la communauté,

et si le flux de sang est

restreint, la vie du patient

est compromise.

Comment l’argent

commence

Maintenant, nous allons

examiner cette affaire de

crédit d’un peu plus près.

D’où vient l’argent, comment

vient-il au monde?

Il existe un vieux cliché

économique qui veut que

l’argent provient de la production, et est annulé lors de la

consommation. Pratiquement tout l’argent de la commu-

nauté a ses racines dans la production. La plupart des

fonds voient le jour comme un crédit accordé au produc-

teur. En d’autres termes,

il commence sa vie comme

une dette envers une banque

, et dès le moment où il

est libéré comme une entrée dans un livre de banque,

le crédit créé par la banque et prêté à une entreprise ou

individu voyage à travers le système de production. Une

grande partie de ce crédit est utilisée pour la consom-

mation, et est finalement annulée ou cancellée lorsque

la dette est remboursée à la banque par l’emprunteur.

Cette industrie - tant primaire que secondaire - ne peut

fonctionner avec ses seules ressources financières, et

doit constamment avoir recours aux prêts bancaires.

Une nation prisonnière des dettes

En d’autres mots, cet énorme montant d’actifs est

mis en gage aux banques, et dans le cas où une person-

ne ou une entreprise manque à ses obligations de prêt,

la personne ou l’entreprise sera probablement mise en

u

12

VERS DEMAIN mars-avril 2017

VERS DEMAIN mars-avril 2017

www.versdemain.org www.versdemain.org

13