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coup de prières, Jésus lui montre une belle maison

ne contenant rien à l’intérieur: pas de chaises, pas de

chaudrons, rien du tout ! La personne ne sait comment

dormir parce qu’il n’y a rien dans la maison. Et Jésus

lui dit: voilà ta maison ! Tu ne l’as pas meublée. Tu as

fait des prières mais tu as manqué de générosité.

Le second lui reçoit une maison toute équipée

avec du diamant et un peu de tout. Mais malheureu-

sement, il ne peut rien voir. Tout est noir. Il n’avait pas

cherché la lumière pour voir. Les deux demandent de

s’en retourner chez eux pour faire ce qui leur man-

quait. La prière et les œuvres. Voilà ce que font les

Pèlerins de saint Michel. Ils combinent les deux. Prière

et travail,

ora et labora

!

La Vierge Marie a dit à Fatima en 1917 qu’elle

triomphera, à la fin. C’est en 1917 que les grands fi-

nanciers ont introduit le communisme en Russie. Ils

ont aussi préparé la deuxième guerre mondiale, et

ils veulent maintenant nous imposer un nouvel ordre

mondial. C’est la Vierge Marie qui va triompher avec le

Christ, Roi des Nations. Le message de Fatima est un

message d’espérance et un message prophétique qui

nous demande de réciter le chapelet, de se consacrer

au Cœur Immaculé de Marie chaque jour et respecter

toute la loi du Seigneur.

UMUTESI Solange:

C’est la deuxième fois que

je participe à la session. Et comme beaucoup, je me

posais la question: comment va-t-on mettre le crédit

social en action? Finalement, j’ai compris. Le crédit so-

cial, c’est le christianisme appliqué et c’est la conver-

sion personnelle. Pour moi, ça a été une conversion

totale. Mme Gilberte Côté-Mercier a dit que pour vain-

cre, il faut une arme: le chapelet. Beaucoup de catho-

liques portent le chapelet mais ne l’utilisent pas. Dans

ma nouvelle famille des Pèlerins de saint Michel, ma

spiritualité a atteint un autre niveau à cause du chape-

let. C’est la conversion totale qui va nous permettre

d’appliquer le crédit social.

L’apostolat et le crédit social m’ont changée. J’ai

traversé les moments difficiles dans mon pays le

Rwanda. J’ai vécu le génocide et je me demandais si

j’allais pardonner aux gens qui m’ont blessée, qui ont

tué ma mère. C’est en récitant le chapelet et en faisant

l’apostolat du crédit social que j’y suis arrivée.

Abbé TWIZIGIYIMANA Éric:

Je suis curé de pa-

roisse et aumônier diocésain de la pastorale familiale.

C’est la deuxième fois que je participe à la session

sur la démocratie économique. J’ai été très intéressé

parce que notre travail s’oriente sur la vie pastorale.

Je suis revenu car j’ai été touché la première fois.

Comme pasteur, je dois avoir une illumination d’aider

la société. Le crédit social qui se donne ici c’est le

cours de morale de la quatrième année de théologie.

Je l’ai dit à mes confrères. Le crédit social m’a aidé à

comprendre comment vivre en ce monde sans être

esclave de l’argent. Nous devons rendre grâce à Dieu

qui nous a donné ce monde et nous ne devons pas à

notre tour créer nos propres dieux. Rendre à chacun

ce qui lui est dû par le dividende, c’est l’objectif de

l’humanité. Au Rwanda, nous allons mettre en prati-

que cette doctrine. Nous avons chez nous ce qu’on

appelle les tontines, et comme aumônier de la famille,

je vais commencer par là. Je vais y mettre beaucoup

de force.

UWAMBAJEMARIYA Dorothée:

Je vis mainte-

nant à Toronto. J’ai découvert ici une place et des

gens et je suis très satisfaite de ce que j’ai appris, bien

que je doive revenir pour m’en imprégner davantage.

J’ai aimé tout ce que j’ai vu et entendu que ce soit au

niveau du crédit social ou au niveau spirituel. Je m’en

suis nourrie amplement.

Je travaille dans les écoles catholiques franco-

phones à Toronto et ma préoccupation, c’est vraiment

les jeunes. J’ai vu, j’ai entendu combien les jeunes

aujourd’hui au Canada, à un si bas âge — quatorze,

quinze, seize ans — commencent à s’endetter parce

que la banque leur donne une ligne de crédit, et le jeu-

ne ne sait pas encore qu’il y a des intérêts. Alors, je me

promets d’informer les jeunes, d’ouvrir des sessions

pour parler de notre rapport à l’argent. Comment on

doit l’utiliser, comment connaitre ses mécanismes.

v

VERS DEMAIN janvier-février 2017

www.versdemain.org

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