Table of Contents Table of Contents
Previous Page  30 / 32 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 30 / 32 Next Page
Page Background

La prochaine session d’étude sur la démocratie

économique (crédit social) à Rougemont aura lieu du

25 avril au 7 mai (voir annonce en page 32), et tous

nos lecteurs y sont invités. La session la plus récente,

en juillet 2016, a donné lieu à une participation record

du Rwanda. Le tiers des participants étaient Rwandais,

dont une partie venait directement du pays et une autre

du Canada. Voici des extraits de leurs impressions:

Abbé

HAKIZIMANA

Augustin:

Je suis prêtre

plein temps ici dans la Mai-

son Saint-Michel. C’est la

première fois que le Rwanda

est représenté de façon très

significative. Ils sont une

vingtaine de personnes. Ils

sont venus, ils ont vu, et

maintenant ils vont dire ce

qu’ils vont faire chez eux, en

Afrique.

Abbé

NIZEYIMANA

Emmanuel:

Je suis de ceux

qui sont venus ici pour la

première fois. Ce que j’ai

obtenu de la formation c’est

que le crédit social englobe

deux rôles: temporel et spi-

rituel. C’est le christianisme

appliqué. Je suis satisfait du

crédit social. Le crédit social

est une philosophie de la vie

sociale et avec le dividende, c’est l’entraide mutuelle.

Il joue aussi un rôle spirituel car il est basé sur la priè-

re: «mon Cœur Immaculé triomphera», a dit la Vierge

Marie a Fatima.

Je vais m’y engager pour mettre en pratique le

crédit social dans ma paroisse. Il y a beaucoup de

groupes de prières et de communautés ecclésiales de

base en paroisse. Je vais leur faire comprendre le cré-

dit social comme christianisme appliqué.

Abbé NSANZINEZA Janvier:

Tout ce qu’on a ap-

pris ici, c’est vraiment l’Évangile, la bonne nouvelle,

c’est la parole d’espérance, c’est la lumière. Le crédit

social nous rappelle:

- la dignité de la personne humaine créée à l’ima-

ge de Dieu;

- qu’avec toute l’humanité, nous formons une

même famille qu’il n’y a ni grec, ni juif, ni africain, ni

américain comme le dit saint Paul aux Colossiens,

mais nous sommes tous des frères;

- qu’en tant que chrétiens, nous devons ouvrir nos

yeux face aux misères qui se font dans le monde et

nous devons être des bons samaritains.

Durant ces jours passés ici à l’institut Louis Even,

j’ai pu constater que le crédit social tire son origine

même dans la Bible. Ici je pense directement au pas-

sage de Mathieu l’évangéliste, là où Jésus disait à ses

disciples de donner eux-mêmes à manger à la foule

immense qui avait faim. Nous avons autour de nous

ce qui peut nous nourrir tous

sans le savoir. Tout ce que

nous sommes, tout ce que

nous avons est un don de

Dieu et le don doit être au

service de la communauté.

Si je suis doué en science, en

géographie, etc., ça doit être

au service de toute l’huma-

nité.

Je remercie beaucoup la

bravoure de tous ceux et cel-

les qui ont vu la déshumani-

sation qui est en train d’être

faite par le système ban-

caire, avec la manipulation

de l’argent en leur faveur, et

ces braves se sont donnés

pour combattre ca. Car il y

en a d’autres qui le voient

mais qui croisent les bras.

Un grand merci donc aux

apôtres de Vers Demain, les

pèlerins de saint Michel, dont je suis devenu membre.

De retour dans mon pays, je vais faire en sorte que

le crédit social soit connu et que les gens s’informent

et s’indignent de ce qui se passe réellement et après

qu’ils s’impliquent comme moi pour le crédit social.

Je suis un prêtre œuvrant dans l’éducation. J’ai

autour de moi les enfants qui ont soif de la connais-

sance. Ils doivent aussi avoir soif du crédit social. J’ai

autour de moi aussi les enseignants, les paroissiens

qui sont en train de subir ce système bancaire, eux

aussi ils ont soif, et je crois qu’ils ont besoin de l’eau

que je viens de puiser ici à l’Institut Louis Even.

MUKAMPARAYE Judith:

Je vais commencer par

une anecdote, deux chrétiens qui voulaient aller au

ciel mais œuvraient différemment pour y arriver. L’un

se disait qu’il fallait prier sans cesse et que cela suffi-

sait pour aller au ciel. L’autre se disait qu’il fallait mul-

tiplier les actes de charité et aimer l’autre comme soi-

même. Un jour Jésus les appelle les deux ensembles

et leur montre quelque chose. A celui qui faisait beau-

Nos sessions sur la démocratie économique:

Impressions de nos amis rwandais

L’abbé Augustin Hakizimana, photographié

avec notre directrice Thérèse Tardif, accompa-

gne aussi le samedi nos pèlerins pour la visite des

familles à la Croisade du rosaire.

30

VERS DEMAIN janvier-février 2017

www.versdemain.org