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rie islamiste et les idéologies post-modernes, il n’est

qu’une seule réponse: le don de soi, le don de toute sa

vie. Seul l’amour est vainqueur des puissances de mort !

Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être,

les idéologies de la révolution veulent anéantir le

lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et

de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie

du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité

sont les nouveaux slogans de cette révolution. Les

familles sont devenues comme autant de Vendées à

exterminer. On planifie méthodiquement leur dispari-

tion, comme autrefois celle de la Vendée.

Ces nouveaux révolutionnaires s’inquiètent devant

la générosité des familles nombreuses. Ils raillent les

familles chrétiennes, car elles incarnent tout ce qu’ils

haïssent. Ils sont prêts à lancer sur l’Afrique de nou-

Madame Thérèse Gamelin

Caya,

épouse de feu Justin, de

Pierreville, Yamaska,, est décédée

le 20 avril 2017, à l'âge vénérable

de 93 ans et 10 mois. Elle était la

maman bien-aimée de Marcelle

Caya, notre vaillante Pèlerine de

saint Michel à plein temps depuis

47 ans. M. et Mme Justin Caya étaient présents au

congrès de Vers Demain à Jonquière en 1954.

Leur maison était l'un des bons foyers d'accueil,

pour nos Pèlerins à plein-temps en mission à Pier-

reville. Repas, hébergement leur étaient offerts par

cette bonne madame Caya dont le visage reflétait la

douceur et la bonté. Elle a participé, avec son mari,

aux grandes activités de l'Œuvre, elle a fait elle-même

le porte en porte pour abonner les familles au jour-

nal Vers Demain. Étant une excellente couturière,

elle a «habillé» une grande partie des lits de la Mai-

son Saint-Michel et de la Maison de l'Immaculée de

ses beaux couvre-lits en courtepointes, de ses taies

d'oreiller brodées. Elle a vêtu nos demoiselles à plein

temps de costumes, de tabliers, etc. Et elle a fabri-

qué une multitude de scapulaires de Notre-Dame du

Mont Carmel pour les Pèlerins de saint Michel qui

pratiquent cette dévotion et la répandent.

Nous avons la ferme espérance que Dieu a reçu

cette bonne maman avec le même visage de bonté et

de douceur avec lequel elle nous recevait tous. Mal-

gré la douleur de la séparation, nous nous réjouis-

sons avec elle de son grand bonheur de revoir les

siens qui l'ont devancée au Paradis: son époux Jus-

tin, sa fille Gilberte qui a donné plusieurs années à

plein temps dans notre œuvre. Nos plus profondes

sympathies à Marcelle et à sa famille. Nos prières les

accompagnent.

Madame Claire Pitre,

de Creignish, Nouvelle-

Ecosse, est décédée le 23 juillet 2017, âgée de 96

ans. Elle a connu Vers Demain dans les années 1950,

de notre grand créditiste de Moncton, feu Philorome

Gallant, alors qu'elle demeurait à St-Antoine, dans le

comté de Kent, au Nouveau-Brunswick, où elle est

née. Depuis ce temps, elle a fait de sa maison un

foyer d'accueil pour tous les Pèlerins de saint Michel

qui allaient faire de l'activité dans sa région, aussi

bien à St-Antoine qu'à Creignish, où elle a déménagé.

Avec quelle bonté et empressement, elle les recevait

tous. Madame Pitre est venue à des congrès avec

M. Alyre Richard. Souvenons-nous dans nos prières

de cette bonne Acadienne, qui après avoir compris

l'importance et la nécessité de notre Oeuvre, lui est

restée fidèle jusqu'à la mort. Que Dieu ait son âme

dans son beau Ciel pour l'éternité.

M. Henry Ardent

, de l'Isle en France, est décédé,

lundi, le 19 juin 2017, à l'aube de ses 84 ans. M et

Mme Henry Ardent nous ont toujours très bien reçus

chez eux, pour l'hébergement, les repas et pour les

réunions, nous dit M. Christian Burgaud, notre mis-

sionnaire à plein temps pour la France.. Madame

Adrienne O'Donnell, notre grande Pèlerine de saint

Michel d’Ontario, au Canada, était à notre maison

Saint-Michel, à Rougemont, quand nous avons reçu la

nouvelle de la mort de M. Ardent. Elle s'est exclamée:

«Oh ! M. et Mme Ardent, du bon monde, j'ai été reçue

chaleureusement par eux, quand, je suis allée faire

une tournée d'apostolat en France en 2012.» Toutes

ces générosités sont bénies par le Ciel et M. Ardent en

a reçu certainement la récompense au centuple. Une

sainte messe sera célébrée à la chapelle de la Maison

Saint-Michel pour le repos de l'âme de ce cher défunt.

Thérèse Tardif, directrice

velles colonnes infernales pour faire pression sur les

familles et imposer stérilisation, avortement et contra-

ception. L’Afrique, comme la Vendée, résistera ! Par-

tout, les familles chrétiennes doivent être les joyeux

fers-de-lance d’une révolte contre cette nouvelle dic-

tature de l’égoïsme!

C’est désormais dans le cœur de chaque famille,

de chaque chrétien, de tout homme de bonne volonté,

que doit se lever une Vendée intérieure ! Tout chré-

tien est spirituellement un Vendéen! Ne laissons pas

étouffer en nous le don généreux et gratuit. Sachons

comme les martyrs de Vendée puiser ce don à sa

source: dans le Cœur de Jésus.

Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée

intérieure se lève dans l’Église et dans le monde !

v

Cardinal Robert Sarah

u

Prions pour

nos défunts

par

Louis Even

Deux termes contradictoires

Question — Le Crédit Social pourrait-il servir de

programme à un parti politique?

La première réponse qui saute à l'esprit, c'est que

«la question n'a pas de sens». Elle n'en a pas pour qui-

conque sait, d'une part, ce qu'est vraiment le Crédit

Social, et, d'autre part, ce qu'est un programme de

parti politique.

Demanderait-on: «La table de multiplication peut-

elle servir de programme à un parti politique?» ou:

«L'existence du fleuve St-Laurent au Canada, du Mis-

sissipi aux Etats-Unis, des Alpes en Europe, peut-elle

servir de programme à un parti politique?»

Le Crédit Social, tel que l'a présenté Douglas, tel

que Vers Demain s'efforce de le présenter de mieux

en mieux à ses lecteurs, ne peut pas être lié à un parti

politique. Encore moins servir d'étiquette à un parti

politique, sans une prostitution du sens des mots.

Crédit Social et parti sont deux termes contradic-

toires. Le premier implique une association compre-

nant tous les membres de la société; le second impli-

que une division, un groupe entrant en lutte contre

un autre ou plusieurs autres groupes se disputant le

pouvoir. Le parti veut être en possession du pouvoir

pour gouverner le pays; le Crédit Social veut distri-

buer à chaque individu un pouvoir qui le libérera de

plus en plus des interventions du gouvernement.

Quand aux programmes de partis politiques,

après tout ce qu'on a vu en moins d'une génération, il

faut plus qu'une foi de charbonnier pour y attacher la

moindre importance. Un seul point de leur programme

est sincère: Essayer de gagner l'élection pour prendre

ou garder le pouvoir.

Une vérité comme le Crédit Social ne peut pas être

soumise au critère d'une majorité de votes.

Rien, évidemment, n'empêche des hommes poli-

tiques, au gouvernement ou hors du gouvernement,

quelle que puisse être leur allégeance politique, d'être

personnellement convaincus de l'excellence du Cré-

dit Social, de le proclamer objectivement et non pas

dans un but électoral intéressé. Mais en faire une pla-

te-forme de parti, et promouvoir l'idée qu'il suffirait

de porter ce parti au pouvoir pour la réalisation d'une

économie créditiste, c'est mentir et entraver le progrès

de la cause.

Le Crédit Social, non par des partis politiques

Mais par des apôtres qui mobilisent l’action de Dieu

Comme l’ont toujours expliqué

Douglas et Louis Even, nous n’ob-

tiendrons pas l’application du Cré-

dit Social par la promotion de partis

politiques, qu’ils s’appellent «crédit

social» ou autre, mais par l’éduca-

tion du peuple et l’apostolat, le don

de soi.

Dans son encyclique «Sollicitudo

rei socialis» (L’intérêt actif que porte

l’Église à la question sociale), le pape

saint Jean-Paul II écrivait (n. 37):

«Parmi les actes ou les attitudes

contraires à la volonté de Dieu et au

bien du prochain et les structures

qu’ils induisent, deux éléments pa-

raissent aujourd’hui les plus carac-

téristiques: d’une part le désir exclu-

sif du profit et, d’autre part, la soif du pouvoir dans

le but d’imposer aux autres sa volonté.»

Ces deux attitudes «contraires à la volonté de

Dieu» décrivent assez bien le comportement des

banquiers internationaux: premièrement, la soif

d’accumuler des milliards de dollars, et ensuite,

une fois qu’ils ont plus de milliards de dollars qu’ils

pourront jamais en dépenser eux-

mêmes, le désir d’imposer par la

force leur volonté aux nations et aux

peuples du monde entier.

Comme l’enseigne le catéchis-

me, on combat un vice par la vertu

qui lui est opposée. Dans ce cas-ci,

il faut donc combattre l’égoïsme

des banquiers par notre propre don

de soi, notre dévouement. C’est ce

qu’écrivait justement saint Jean-Paul

II quelques paragraphes plus loin

dans la même encyclique:

«Ces attitudes et ces “structu-

res de péché” ne peuvent être vain-

cues – bien entendu avec l’aide de

la grâce divine – que par une atti-

tude diamétralement opposée: se

dépenser pour le bien du prochain.»

Aucun changement dans la société ne pourra

être obtenu sans le don de soi. C’est ainsi que le

cardinal Sarah concluait son homélie dans l’article

précédent. Et une grande cause comme le Crédit

Social n’y fait pas exception.

A. Pilote

Saint Jean-Paul II

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VERS DEMAIN août-septembre 2017

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