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par

Louis Even

Des principes

Question — Le Crédit Social est-il uniquement

un

système monétaire?

Le Crédit Social est,

avant tout, une conviction.

Une conviction fondée sur

des faits et encore avec des

principes. Une philosophie

de la vie économique.

Le Crédit Social raison-

ne en termes de réalités,

non pas en termes d'argent.

D'une part, les besoins nor-

maux qui sont une réalité;

d'autre part, la possibilité

de produire et de livrer les

biens répondant à ces be-

soins.

Autre constatation: La

vie en société permet une

production immensément

plus abondante que l'addi-

tion de toutes les activités

d'hommes qui vivraient

isolément, sans relation les

uns avec les autres, sans

vie sociale organisée. La

différence est un enrichis-

sement dû au fait de l'asso-

ciation, un «incrementum»

dont doivent bénéficier tous

les membres de la société.

D'où la conviction ex-

primée par le Crédit Social,

à savoir: vu l'abondance ac-

tuelle de la production réa-

lisée ou potentielle, une société bien organisée peut

et doit fournir à tous ses membres le moyen de satis-

faire leurs besoins économiques, dans l'ordre de leur

urgence. Un certain niveau de sécurité économique à

chacun sans condition autre que l'existence de cette

possibilité.

Les propositions financières énoncées par Dou-

glas, les modifications qu'elles nécessiteraient dans le

système monétaire, ne sont que des moyens pour réa-

liser cette fin. En posant la fin et en y assujettissant les

moyens nécessaires pour l'atteindre, le Crédit Social

rejoint bien la conception d'un organisme économique

vraiment humain qu'avait le Pape Pie XI en écrivant

dans son encyclique

Quadragesimo Ann

o, en 1931:

«L'organisme économique et social sera saine-

ment constitué et atteindra sa fin, alors seulement

qu'il procurera à tous et à chacun de ses membres

tous les biens que les ressources de la nature et de

l'industrie, ainsi que l'organisation vraiment sociale

de la vie économique ont

le moyen de leur procu-

rer. Ces biens doivent être

assez abondants pour sa-

tisfaire aux besoins d'une

honnête subsistance et

pour élever les hommes à

un degré d'aisance et de

culture qui, pourvu qu'on

en use sagement, ne met

pas obstacle à la vertu mais

en facilite au contraire sin-

gulièrement l'exercice.»

Le «tous et chacun» des

membres de la société est

repris par Pie XII, dans son

message de Pentecôte du

1er juin 1941:

«Tout homme, en tant

qu'être doué de raison,

tient en fait de la nature le

droit fondamental d'user

des biens matériels de la

terre... Un tel droit indivi-

duel ne saurait en aucune

manière être supprimé.»

Ce sont là des principes.

Principes qui existaient bien

avant que les Papes cités

les expriment; bien avant,

aussi, que le fondateur du

Crédit Social, C. H. Douglas,

écrive les premiers mots de

ses ouvrages sur le sujet.

À titre d'héritiers

Cependant, Douglas a ajouté une autre considéra-

tion au droit qu'a tout homme d'user des biens de la

terre. Parce qu'il est un être doué de raison, dit Pie XII,

et cela était vrai dès la création du premier être hu-

main. Mais aussi, dit Douglas, parce que l'homme de la

présente génération est l'héritier de toutes les décou-

vertes, inventions, applications de la science, apports

de nouvelles sources d'énergie, progrès dans les tech-

niques de production, et autres acquêts des généra-

tions passées, accumulés et transmis jusqu'à la nôtre.

Cet héritage, qui n'a point été gagné par un homme

plus qu'un autre de la génération actuelle, est un bien

communautaire. C'est aussi le plus gros facteur de la

production moderne, sans lequel ni les efforts des

travailleurs ni les signes financiers des capitalistes ne

fourniraient plus qu'une fraction minime de l'immense

production actuelle. Héritage commun, capital réel

commun, dont tous les cohéritiers ont, de ce fait, un

droit à une part de l'usufruit de ce capital producteur.

Le revenu d'un capital s'appelle dividende. Le re-

venu d'un capital social dont tous sont héritiers s'ap-

pelle dividende social. Et c'est cela que signifie le divi-

dende périodique à tous et à chacun, un des points

essentiels de l'organisme économique envisagé par le

Crédit Social.

Lorsque Pie XII appuyait sur le point fondamen-

tal et imprescriptible de tout homme à user des biens

matériels de la terre, il ajoutait:

«C'est laissé à la volonté humaine et aux formes

juridiques des peuples de régler plus en détail la réa-

lisation pratique de ce droit.»

Est-ce que, dans notre monde moderne, la propo-

sition d'un dividende périodique à chaque personne

ne ferait pas cette réalisation d'une façon pratique et

efficace? Bien mieux que la complexité des ébauches

de sécurité sociale impliquant un régime barbare de

taxes, des enquêtes répétées et une armée de fonc-

tionnaires.

Le fait de donner à chaque citoyen, de sa nais-

sance à sa mort, un statut de capitaliste, l'attitrant à

un dividende périodique, ne serait-il pas, sur le plan

économico-social, la meilleure arme à opposer à la

propagande socialiste et communiste?

Un tel revenu, arrivant sous forme de dividende,

respecterait la dignité de la personne. Il ne serait pas,

comme le salaire, lié à une servitude. Il n'aurait pas

le caractère humiliant d'un secours, d'une allocation

exigeant enquête et preuve d'indigence. Ce serait la

reconnaissance d'un droit de naissance, inhérent à la

personne, droit à une part des biens provenant des

richesses naturelles créées par Dieu et du patrimoine

légué par les générations précédentes.

Cette notion d'héritage des générations, désignée

par Douglas sous le nom d'héritage culturel (par nous,

héritage communautaire), a été perçue et exprimée

par un autre grand esprit, non pas un économiste ou un

sociologue de profession, mais un des plus éminents

philosophes catholiques de notre siècle, Jacques

Maritain. Il écrit dans son livre

Humanisme Intégral

,

pages 205-206, de l'édition 1936:

«C'est un axiome pour l'économie “bourgeoise”

et la civilisation mercantile qu'on a rien pour rien...

Bien au contraire, du moins et d'abord pour ce qui

concerne les besoins premiers, matériels et spiri-

tuels, de l'être humain, il convient qu'on ait pour rien

le plus de choses possibles... Que la personne humai-

ne soit ainsi servie dans ses nécessités primordiales,

ce n'est après tout que la première condition d'une

économie qui ne mérite pas le nom de barbare. Les

principes d'une telle économie conduiraient à mieux

saisir le sens profond et les racines essentiellement

humaines de l'idée d'héritage... en telle sorte que tout

homme, en entrant en ce monde, puisse effective-

ment jouir, en quelque façon, de la condition d'héri-

tier des générations précédentes.»

Jacques Maritain revient sur cette idée plus d'une

fois dans son livre

Principes d'une Économie Huma-

niste

, publié en 1944. Entre autres, à la page 126:

«C'est enfin cette égale condition de cohéritiers

à l'effort de tous, qui fait que tous doivent autant

que possible avoir pour rien une part dans les biens

élémentaires, matériels et spirituels, de l'existence

humaine.»

v

Louis Even

Le Crédit Social est une conviction

Une philosophie de la vie économique

Louis Even au congrès de Québec en 1955

Quatre livres sur la

démocratie économique

Pour étudier la cause de la crise finan-

cière actuelle, nous vous offrons ces livres

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les autres pays, voir notre site web):

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Une Lumière sur mon Chemin: 15,00$

ISBN

Lespropositions financières

de l’ingénieurC.H.Douglas

présentées à la lumièrede la

doctrine socialede l’Église

par lesPèlerinsde saintMichel

du journalVersDemain

Uneoeuvredepresse catholique

pour la justice sociale

www.versdemain.org

Dans sapremièreEncyclique

DeusCaritasEst

(Dieu est

amour), lePapeBenoîtXVI a

écrit:«L’Église est la famillede

Dieudans lemonde.Dans cette

famille,personnenedoit souffrir

parmanquedunécessaire... Le

butd’unordre social juste con-

siste àgarantir à chacun,dans le

respectduprincipede subsidiari-

té, sapartdubien commun.»

vue à la lumière

de la doctrine sociale de l’Église

PieXI

PieXII

JeanXXIII

PaulVI

Jean-Paul II

ÉtudepréparéeparAlainPilote

Publiépar lesPèlerinsde saintMichel,Rougemont,Canada

La démocratie

économique

La démocratie économique

ISBN 978-2-9813306-3-5

Le systèmebancaire fut conçudans

l’iniquité etnédans lepéché.Les

banquierspossèdent laplanète...

Si vous voulez continuerd’être les

esclavesdesbanquiers etpayer le

prixde votre esclavage, alors lais-

sez lesbanquiers continuerde créer

l’argent etde contrôler le crédit.

Sir JosiahStamp,gouverneur

de laBanqued’Angleterre, 1940

http://www.versdemain.org/democratie-economique.pdf

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8/6/2015 2:42:46PM

Publiépar lesPèlerinsde saintMichel

«Une

lumière

sur mon

chemin»

«Une lumière surmon chemin»

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sur ladémocratie économique

Publiépar lesPèlerinsde saintMichel

1101, ruePrincipale

Rougemont,QC,Canada J0L 1M0

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internet:www.versdemain.org

ISBN 978-2-9810896-8-7

C’esten1934queLouisEven

pris connaissance providentiel-

lement d’un petit fascicule de

96 pages, intitulé

From Debt to

Prosperity

(duRégimededettes

à laprospérité)qui lui a fait voir

la cause de la fameuse crise

économique et le génialmoyen

d’y remédier.

La cause est lemanqued’un

petit instrument, un ticket, d’un

permis que l’on nomme argent.

Les produits étaient en surabondance, mais pas

d’argent pour les acheter et l’humanité entière souf-

frait.

En lisant ce petit livre, Louis Even s’est exclamé:

«Une lumière sur mon chemin. Il faut que tout le

monde en soit éclairé!»

Ces lumineuses propositions venaient d’un ingé-

nieur, et expert comptable écossais, leMajorClifford

Hugh Douglas qui, en 1917 avait fait l’étude du sys-

tèmemonétaireetenavaitdécouvert

lesdéfauts.Et

il

enproposa les corrections. Sonpremier livreportait

le titre

EconomicDemocracy

. Ces propositionsmis-

es en application ferait de l’argent un instrument au

service de la personne humaine, et non la personne

humaineauservicede l’argent.LouisEvenaconsacré

entièrement lesquarantedernièresannéesdesavieà

propager cette lumière.

Ensemble des 4 livres: 40,00$

Assemblée mensuelle

de Vers Demain à Montréal

Église Saint-Gilbert

Arrondissement Saint-Léonard

(entrée salle 5415 rue Jean-Talon)

Le 2e dimanche de chaque mois

13 août, 10 septembre, 8 octobre

14 heures: heure d’adoration, suivie de

l’assemblée, chapelle du Sacré-Coeur

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VERS DEMAIN août-septembre 2017

VERS DEMAIN août-septembre 2017

www.versdemain.org www.versdemain.org

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