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réclamer un droit prioritaire. L’héritage appartient à

tous.

Chaque membre de la société est, avec les

autres, membres, cohéritier de cette richesse, de cet

immense capital devenu le facteur prépondérant de

la production actuelle.

Il faut certainement que ce grand capital commun

soit mis en rendement. Mais tous et chacun ont droit

à une part du résultat, à titre de cohéritiers, de co-

capitalistes, sans exclure la part supplémentaire spé-

ciale due à ceux qui contribuent à mettre le capital en

rendement.

S’il suffisait de 1 pour cent de la population pour

faire sortir la production moderne de cet immense

capital réel, bien, plus réel que les bouts de papier

ou chiffres appelés dollars, pourrait-on logiquement

soutenir que seul ce I pour cent de la population

.aurait droit aux produits? - Le même argument tient,

si au lieu de 1 pour cent, il faut y employer 40 pour

cent de la population. Les autres, 60 pour cent, ne

peuvent être exclus du droit à une part des produits

ils gardent leur statut de cohéritiers; de coproprié-

taires du capital commun mis en oeuvre, par les 40

pour cent. Ces 40 pour cent aussi sont cohéritiers et,

comme tels, doivent obtenir leur part de cohéritiers

Dieu contre Satan: l’ultime champ de ba-

taille, le choc final, sera celui de la famille et de

la vie. Telle est la prophétie de Sœur Lucie dos

Santos, la voyante de Fatima, dont le procès en

béatification a commencé en février 2015.

Dans une interview accordée

au mensuel

La voce di Padre Pio

en

mars 2015, le cardinal Carlo Caffar-

ra raconte qu’il écrivit à Sœur Lu-

cie pour lui demander des prières.

À l’époque, Jean-Paul II lui avait

confié la charge de fonder l’Institut

pontifical d’études sur le mariage

et la famille, au sein duquel il est

aujourd’hui professeur émérite.

«Au début des travaux, explique

Mgr Caffarra, j’ai écrit à Sœur Lucie

par l’entremise de son évêque, car

je n’étais pas autorisé à lui écrire directement.

Inexplicablement, car je ne m’attendais pas à

recevoir une réponse (je ne lui avais demandé

que des prières pour le projet), je reçus quel-

ques jours plus tard une longue lettre signée de

sa main, lettre aujourd’hui versée aux archives

de l’Institut.»

Dans cette lettre, Sœur Lucie écrit: «La ba-

taille finale entre le Seigneur et le règne de Satan

portera sur le mariage et la famille». «N’ayez pas

peur, ajoutait-elle, car tous ceux qui travaille-

ront pour le caractère sacré du mariage et de

la famille, seront toujours combat-

tus et haïs de toutes les manières,

parce que c’est le point décisif.» En

conclusion, elle ajoutait: «Cepen-

dant, Notre Dame lui a déjà écrasé

la tête».

La religieuse de Fatima affirme

donc que Notre Dame a déjà écrasé

la tête de Satan. Et le cardinal Caf-

fara de conclure: «Elle avertissait

aussi, en parlant avec Jean-Paul II,

que c’était le point central, parce

qu’on touchait là la colonne qui

soutient toute la Création, la vérité sur la relation

entre l’homme et la femme, et entre les généra-

tions. Quand on touche à la colonne centrale,

tout l’édifice s’écroule, et c’est cela que nous

voyons, en ce moment, et nous le savons».

Source:

fr.aleteia.org,

adapté du portugais par

Élisabeth de Lavigne

en plus de leur part comme producteurs.

L’effort du producteur doit rester récompensé.

Mais la plus grande part de la production, est due

à l’enrichissement par l’association et par l’héritage

social. C’est là un enrichissement non gagné (

un-

earned increment of association

), dont le fruit doit al-

ler à tous les membres de l’association, de la société.

Cette part est potentiellement suffisante pour

couvrir le nécessaire à tous. Le dividende à tous et

à chacun, à seul titre de membre de la société, doit

donc être un montant suffisant pour garantir au moins

le nécessaire à la vie, et graduellement davantage à

mesure que le progrès supplante davantage le travail

individuel dans la production globale du pays.

Il faut donc admettre que, non seulement

l’abondance est à notre disposition, mais aussi que

la sécurité économique sans condition restrictive,

donc avec la sauvegarde de la liberté personnelle,

est un droit de naissance de chaque homme, femme

et enfant du pays.

Les règlements financiers actuels méconnaissent

ce droit. Le socialisme l’ignore. L’application des pro-

positions financières du Crédit Social en assurerait la

réalisation.

Louis Even

«La bataille finale entre Dieu et Satan portera sur la famille»

par

Alain Pilote

Imprimer de l’argent... sans limites?

Les banquiers internationaux craignent tellement

l’application du Crédit Social, qui mettrait justement

fin à leur contrôle de la vie économique, qu’ils ont tout

essayé pour stopper sa progression dans les esprits.

Alors, une des tactiques favorites des Financiers sera

de falsifier ces principes et de les présenter d’une fa-

çon absurde et ridicule dans les médias, pour empê-

cher que davantage de gens y adhèrent.

Alors, quand on leur parle de Crédit Social, ceux

qui n’ont jamais lu Vers Demain ne font que répéter

les mensonges des Financiers: «Votre affaire, le Crédit

Social, ça ne tient pas debout ! Voyons donc, impri-

mer de l’argent comme ça sans arrêt, ça va faire de

l’inflation!» Et en disant cela, ils pensent avoir tout dit

du Crédit Social, alors qu’ils ignorent tout du sujet,

ne connaissant absolument rien de la circulation de

l’argent sous un système créditiste, rien de l’escompte

compensé ou du dividende.

Ce dont ils ont entendu parler, c’est d’un faux Cré-

dit Social, d’une version falsifiée par les Financiers.

Voici donc un résumé du vrai Crédit Social, basé sur

les deux brochures de Louis Even,

Qu’est-ce que le

vrai Crédit Social ?

, et

Une finance saine et efficace

.

Comptabilité exacte

Tout d’abord, définissons les mots «crédit social»:

au lieu d’avoir un argent créé par les banques, à intérêt,

un crédit bancaire, on aurait un argent créé sans dette

par la société, un crédit social. Le système du Crédit So-

cial ne vise à rien d’autre qu’à faire de l’argent un reflet

exact des réalités économiques. Il n’est donc aucune-

ment question dans le Crédit Social d’émettre ou impri-

mer de l’argent n’importe comment, de façon irrespon-

sable ou sans limites (comme se plaisent à le faire croire

les Financiers), ou selon les caprices des politiciens au

pouvoir. La vraie méthode proposée, la voici:

Le gouvernement nommerait une commission de

comptables, un organisme indépendant appelé «Offi-

ce National de Crédit», qui serait chargé d’établir une

comptabilité exacte: l’argent serait émis au rythme de

la production, et retiré de la circulation au rythme de

la consommation. On aurait ainsi un équilibre constant

entre la capacité de produire et la capacité de payer,

entre les prix et le pouvoir d’achat.

Ce que les Bérets Blancs demandent, c’est que le

gouvernement cesse d’emprunter des banques pri-

vées de l’argent qu’il peut créer lui-même sans intérêt,

par sa banque centrale. Même le premier gouverneur

de la Banque du Canada, Graham Towers, admettait

en 1939 devant un comité de la Chambre des Commu-

nes que cela était parfaitement faisable, lorsqu’on lui

demanda pourquoi un gouvernement devrait-il payer

de l’intérêt pour de l’argent qu’il peut créer lui-même

sans intérêt.

Pendant la deuxième guerre mondiale, la Banque

du Canada a créé jusqu’à 50% de l’argent du pays,

sans inflation. Aujourd’hui, elle en crée moins de 2%.

Le reste, 98%, est créé par les banques sous forme de

prêts. Bien des gens ignorent ce fait, et ne savent pas

que les banques privées, contrairement aux autres

prêteurs, créent l’argent qu’elles prêtent, et qu’elles ne

prêtent pas l’argent de leurs déposants.

Que l’argent soit créé par la Banque du Canada

ou les banques privées, il faut bien qu’il soit créé

quelque part. Il s’agit des mêmes chiffres, basés sur

la même production du pays. La seule différence

(et elle est de taille !), c’est que si le gouvernement

emprunte de sa propre banque centrale, il n’encourt

aucune dette.

100 dollars créés sans intérêt par la Banque cen-

trale, ou 100 dollars créés avec intérêt par une banque

privée: lequel des deux va créer de l’inflation? Même

un enfant de dix ans trouverait tout de suite la répon-

se: c’est celui qui est créé avec intérêt par la banque

privée. L’inflation, c’est la hausse des prix, causée par

la hausse des coûts de production, et les intérêts à

payer par les producteurs aux banques font partie de

ces coûts.

Ce qui est tout à fait incroyable et contraire à la

logique la plus élémentaire, c’est que les économistes

disent que pour arrêter l’inflation (la hausse des prix),

il faut augmenter les taux d’intérêt, alors qu’au contrai-

re, toute hausse des taux d’intérêt fait nécessairement

augmenter les prix. Le système «farfelu», ce sont eux

qui le préconisent, pas les créditistes de Vers Demain.

Mais le Crédit Social ne se limite pas seulement à

une simple question de création d’argent. Il y a aussi

le dividende, et l’escompte compensé.

Le dividende

Parce que les salaires ne suffisent pas pour acheter

toute la production existante (les salaires ne forment

qu’une partie des coûts de production de n’importe

quel article), l’Office National de Crédit distribuerait à

chaque citoyen un dividende mensuel, une somme

d’argent pour combler le pouvoir d’achat, et pour

assurer à chacun une part des biens du pays. Ce divi-

dende serait basé sur les deux plus grands facteurs de

la production moderne, l’héritage des richesses natu-

relles et des inventions des générations passées, tous

deux dons gratuits de Dieu, qui appartiennent donc

à tous. Ceux qui seraient employés dans la produc-

tion recevraient encore leur salaire, mais tous, salariés

comme non-salariés, recevraient le dividende.

La formule du dividende serait infiniment préféra-

ble au bien-être social, l’assurance-chômage et autres

Pour une meilleure compréhension du Crédit Social

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2016

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2016

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