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«L’usure est un péché qui crie devant Dieu»

Le Jubilé, c’est la recherche du bien du frère dans le besoin

de découvertes scientifiques et de leur application, d'in-

ventions et de procédés perfectionnés, d'une organisa-

tion sociale qui permet la division du travail, faisant de

tout le système producteur une vaste et féconde coo-

pérative de production.

Or, ces choses-là — ces acquisitions scientifiques,

ces perfectionnements ajoutés les uns aux autres, ces

progrès de toutes sortes, n'ont point été gagnés par le

travail de ceux que la production emploie présentement.

Ils ne sont pas, non plus, l'oeuvre seulement des savants

et techniciens vivants qui s'activent à poursuivre les re-

cherches et à accroître les développements. Pas même

l'oeuvre uniquement des quatre ou cinq dernières gé-

nérations. C'est le fruit de siècles de lutte pour vaincre

la pénurie; de siècles d'efforts, d'étude des forces de la

nature pour les maîtriser, de recherches, de découver-

tes, d'inventions et, de perfectionnement d'inventions

conduisant à des inventions et perfectionnements nou-

veaux. C'est tout un héritage d'acquisitions ajoutées les

unes aux autres, — héritage transmis et accru de géné-

ration en génération. Et c'est l'existence d'une société or-

ganisée, bien commun, qui a permis ces transmissions.

Notre génération, comme les précédentes, est

donc héritière des générations passées. C'est un hérita-

ge commun, immense, sur lequel nul ne peut réclamer

un droit prioritaire. L'héritage appartient à tous.

Chaque membre de la société est, avec les autres

membres, co-héritier de cette richesse, de cet immense

capital devenu le facteur prépondérant de la production

actuelle.

Il faut certainement que ce grand capital commun

soit mis en rendement. Mais tous et chacun ont droit à

une part du résultat, à titre de co-héritiers, de co-capita-

listes, sans exclure la part supplémentaire spéciale due

à ceux qui contribuent à mettre le capital en rendement.

S'il suffisait de 1 pour cent de la population pour fai-

re sortir la production moderne de cet immense capi-

tal réel, bien, plus réel que les bouts de papier ou chif-

fres appelés dollars, pourrait-on logiquement soutenir

que seul ce 1 pour cent de la population aurait droit

aux produits? Le même argument tient, si au lieu de 1

pour cent, il faut y employer 40 pour cent de la popu-

lation. Les autres, 60 pour cent, ne peuvent être exclus

du droit à une part des produits ils gardent leur statut

de co-héritiers; de copropriétaires du capital commun

mis en oeuvre, par les 40 pour cent. Ces 40 pour cent

aussi sont co-héritiers et, comme tels, doivent obtenir

leur part de co-héritiers en plus de leur part comme

producteurs.

L'effort du producteur doit rester récompensé.

Mais la plus grande part de la production, est due à

l'enrichissement par l'association et par l'héritage so-

cial. C'est là un enrichissement non gagné (en anglais,

unearned increment of association), dont le fruit doit

aller à tous les membres de l'association, de la société.

Cette part est potentiellement suffisante pour

couvrir le nécessaire à tous. Le dividende à tous et

à chacun, à seul titre de membre de la société, doit

donc être un montant suffisant pour garantir au moins

le nécessaire à la vie, et graduellement davantage à

mesure que le progrès supplante davantage le travail

individuel dans la production globale du pays.

Il faut donc admettre que, non seulement l'abon-

dance est à notre disposition, mais aussi que la sécu-

rité économique sans condition restrictive, donc avec

la sauvegarde de la liberté personnelle, est un droit de

naissance de chaque homme, femme et enfant du pays.

Les règlements financiers actuels méconnaissent

ce droit. Le socialisme l'ignore. L'application des pro-

positions financières du Crédit Social en assurerait la

réalisation.

Louis Even

Vers Demain publié en quatre langues

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É

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EdycjaPolska.RokXV.Nr76

marzec-kwieciń2014

Św. Janie Pawle II

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18

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ELMILAGRO

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LAREFORMAURGENTEDELAS

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VIA CRUCIS - MATRIMONIOS

14EXCUSAS

PARANOCONFESARSE

MUCHASDENUESTRASFAMILIASSUFRENPORLATRAICIÓNDELCÓNYUGE,LAPERSONAMÁSQUERIDA.

¿DÓNDEHAQUEDADOLAALEGRÍADELACERCANÍA,DELVIVIRALUNÍSONO?¿QUÉHASIDODEL

SENTIRSEUNASOLACOSA?¿QUÉPASÓDEAQUEL«PARASIEMPRE»QUESEHABÍADECLARADO?

Voici des extraits du discours du pape François

lors de l’audience générale du mercredi 10 février

2016, qui marquait le début du Carême:

Aujourd’hui, nous évoquerons l’institution anti-

que du «jubilé»; c’est une chose antique, attestée

dans l’Écriture Sainte. Nous la trouvons en par-

ticulier dans le Livre du Lévitique, qui la présente

comme un moment culminant de la vie religieuse et

sociale du peuple d’Israël.

Tous les 50 ans, «au jour des Expiations» (Lv 25,

9), quand la miséricorde du Seigneur était invoquée

sur le peuple entier, le son de la corne annonçait un

grand événement de libération. Nous lisons en effet

dans le livre du Lévitique: «Vous déclarerez sainte

cette cinquantième année et proclamerez l'affran-

chissement de tous les habitants

du pays. Ce sera pour vous un ju-

bilé: chacun de vous rentrera dans

son patrimoine, chacun de vous

retournera dans son clan [...]. En

cette année jubilaire, vous rentre-

rez chacun dans votre patrimoine»

(25, 10-13).

D’après ces dispositions, si

quelqu’un avait été contraint de

vendre ses terres, sa maison, du-

rant le jubilé, il pouvait en repren-

dre possession; et si quelqu’un

avait contracté des dettes et, dans

l’impossibilité de les payer, avait

été contraint de se mettre au ser-

vice du créancier, il pouvait rentrer

libre dans sa famille et récupérer

toutes ses propriétés.

C’était une espèce d’«amnis-

tie générale», qui permettait à tout le monde de

retourner à sa situation d’origine, avec l’effacement

de toutes les dettes, la restitution de la terre, et la

possibilité pour les membres du peuple de Dieu de

jouir à nouveau de la liberté. Un peuple «saint», où

des prescriptions comme celle du jubilé servaient à

combattre la pauvreté et les inégalités, garantissant

une vie digne pour tous et une égale distribution de

la terre sur laquelle habiter et où cultiver de quoi

se nourrir. L’idée centrale est que la terre appartient

à l’origine à Dieu et a été confiée aux hommes (cf.

Gn 1, 28-29) et c’est pour cette raison que personne

ne peut s’en arroger la possession exclusive, créant

des situations d’inégalité. (...)

Avec le jubilé, ceux qui étaient devenus pau-

vres récupéraient le nécessaire pour vivre, et ceux

qui étaient riches restituaient au pauvre ce qu’ils lui

avaient pris. L’objectif était une société basée sur

l’égalité et la solidarité, où la liberté, la terre et l’argent

redevenaient un bien pour tous et non seulement

pour quelques-uns, comme c’est le cas aujourd’hui,

si je ne me trompe pas... Plus ou moins, les chif-

fres ne sont pas sûrs, mais quatre-vingts pour cent

des richesses de l’humanité sont entre les mains de

moins de vingt pour cent de la population. (...)

Et c’est précisément en pensant à cela que l’Écri-

ture Sainte nous exhorte avec insistance à répondre

généreusement aux demandes de prêts, sans faire

de calculs mesquins et sans prétendre des intérêts

impossibles: «Si ton frère qui vit

avec toi tombe dans la gêne et

s’avère défaillant dans ses rap-

ports avec toi, tu le soutiendras

à titre d’étranger ou d’hôte et il

vivra avec toi. Ne lui prends ni tra-

vail, ni intérêts, mais aie la crainte

de ton Dieu et que ton frère vive

avec toi. Tu ne lui donneras pas

d’argent pour en tirer du profit ni

de la nourriture pour en percevoir

des intérêts » (Lv 25, 35-37).

Cet enseignement est tou-

jours actuel. Combien de familles

sont dans la rue, victimes de

l’usure ! S’il vous plaît prions,

pour que pendant ce jubilé le Sei-

gneur ôte de notre cœur à tous

cette envie de posséder davanta-

ge, l’usure. Que nous redevenions

généreux, grands. Combien de

situations d’usure sommes-nous obligés de voir et

que de souffrance et d’angoisse causent-elles aux

familles ! Et très souvent, dans le désespoir, ces

hommes finissent par se suicider car ils n’y arrivent

plus et n’ont plus l’espérance, n’ont pas de main

tendue qui les aide; seulement la main qui vient

leur faire payer des intérêts. L’usure est un grave

péché, c’est un péché qui crie devant Dieu. Le Sei-

gneur a en revanche promis sa bénédiction à qui

tend la main pour donner avec largesse (cf. Dt 15,

10). Il te donnera le double, peut-être pas en argent,

mais en d’autres choses, le Seigneur te donnera

toujours le double.

Pape François

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VERS DEMAIN mars-avril 2016

VERS DEMAIN mars-avril 2016

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