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Les apparitions de la Vierge du Rosaire à San

Nicolas de los Arroyos, en Argentine, à une mère

de famille entre 1983 et 1990, ont été reconnues,

dimanche 22 mai 2016, par l’évêque du diocèse,

Mgr Hector Sabatino Cardelli, comme il l’annonce

dans son homélie, en la fête de la Sainte-Trinité.

San Nicolas se trouve à 240 km au nord-ouest

de Buenos Aires et 70 km au sud de Rosario. L’évê-

que est l’auteur de différents livres sur les messa-

ges de la Vierge du Rosaire à San Nicolas, dont il

est le pasteur depuis 2004.

«Au terme de douze ans à la tête du diocèse de

San Nicolas, ayant suivi avec foi et responsabilité

l’événement marial, que je connais depuis ses dé-

buts, j’ai pris la décision de le reconnaître pour mon

diocèse». C’est ce qu’a affirmé Mgr Hector Cardelli

concernant les apparitions de la Vierge à une mère

de famille de son diocèse, Gladys Quiroga de Mot-

ta, aujourd’hui grand-mère.

Au cours de son homélie, Mgr Cardelli a indi-

qué avoir consulté des spécialistes et des témoins

pour reconnaître, «en accord avec les critères de

discernement suggérés par le Saint-Siège», «le

caractère surnaturel des heureux événements» des

apparitions de la Vierge dans le diocèse.

«La saine réserve, a poursuivi l’évêque, la doci-

lité envers les autorités ecclésiastiques ainsi qu’une

absence évidente de protagonisme et d’orgueil»

ont été remarquées chez Gladys Quiroga de Mot-

ta, et sont parfaitement conformes à la «doctrine

catholique».

Gladys Quiroga de Motta, née le 1er juillet

1937, mariée à un ouvrier mécanicien, et mère de

deux enfants, a déclaré avoir vu la Vierge pour la

première fois le 25 septembre 1983. Elle n’a alors

qu’une instruction élémentaire et avant les appari-

tions elle n’avait jamais écrit, pas même une lettre.

Le 25 septembre, dans sa chambre, elle «voit

la Vierge» vêtue d’une robe bleue, portant l’Enfant

Jésus: «Je récitais le chapelet, j’ai vu son image.

Mais Elle n’a pas parlé», explique Gladys. L’appari-

tion lui tend un rosaire.

Le jour de la fête de Notre Dame du Rosaire, le

7 octobre, la Vierge montre à Gladys le sanctuaire

qu’elle souhaite voir édifié au lieu-dit el Campito, au

bord du fleuve Parana. La première partie du sanc-

tuaire demandé par la Vierge a été consacré par

l’évêque le 25 octobre 1988, puis complètement en

1990.

A la 6e apparition, le 13 octobre 1983, la Vierge

lui dit: «Tu as été fidèle. N’aie pas peur, viens me

trouver, et avec moi, la main dans la main, tu feras

un long chemin.»

Quelques semaines plus tard, Gladys et des

voisines voient le grand chapelet suspendu au-des-

sus de son lit s’illuminer subitement. Elles décident

alors de prier le chapelet ensemble chaque jour.

A partir du 19 octobre, Gladys reçoit des mes-

sages de la Vierge Marie et des indications sur des

passages de la bible à méditer. A l’invitation de la

Vierge Marie, elle s’adonne au jeûne, mais sans en

être jamais incommodée.

La voyante a pu toucher Marie et sentir la cha-

leur de son corps. Elle dit que pendant les appari-

tions, elle sent un intense parfum de roses.

La Vierge Marie demande à Gladys de chercher

une statue qui a été bénite par un pape et qui a été

oubliée dans une église. Sur les instructions de Ma-

rie, elle trouve cette statue le 27 novembre 1983,

dans le clocher de la cathédrale. C’était une statue

bénite par le pape Léon XIII, et qui ressemblait en

tout point à l’apparition que Gladys avait eu.

Du 15 novembre 1983 au 11 février 1990, les

apparitions et les messages sont quotidiens puis ils

cessent.

La voyante a reçu et transcrit de nombreux

messages de la Vierge Marie, privés ou publics: ces

derniers ont fait l’objet d’une publication en 1987.

Ils concernent la paix, la réconciliation, la péniten-

ce, la prière et la volonté de Dieu de «renouveler

son alliance avec son peuple, par Marie son Arche

d’Alliance». Par exemple, la Vierge dit:

«N’empêchez pas le Seigneur d’entrer dans vo-

tre vie… Il m’envoie à vous parce qu’Il désire sau-

ver le plus possible de créatures de son Peuple» (18

décembre 1988).

«Je suis la porte du Ciel, et le secours des gens

sur la terre… Je suis l’ancre saisie par les humbles,

par les nécessiteux, de qui se perd et cherche Dieu»

(24 mai 1989).

A partir du 15 novembre 1983, elle a aussi bé-

néficié de 78 apparitions de Jésus qui lui a dit entre

autres:

«Je suis le Semeur. Récoltez les moissons. Elles

seront abondantes» (15 novembre 1983).

«Si cette génération n’écoute pas ma Mère,

elle périra. Demande à tous de l’écouter» (2

mars 1986).

«Aujourd’hui, j’avertis le monde, parce

que le monde ne s’en rend pas compte: les

âmes sont en danger. Beaucoup sont per-

dues. Peu trouveront le salut à moins qu’el-

les ne m’accueillent comme leur Sauveur.

Ma Mère doit être accueillie. Ma Mère doit

être écoutée dans la totalité de ses messa-

ges… J’ai choisi le Coeur de ma Mère pour

que ce que je demande soit accompli. Les

âmes viendront à moi par son Coeur imma-

culé» (19 mars 1986).

«Dans le passé, le monde a été sauvé par l’arche

de Noé. Aujourd’hui, l’arche, c’est ma Mère. C’est

par elle que les âmes se sauveront, parce que je les

conduirai à moi. Qui refuse ma Mère me refuse»

(décembre 1989).

Le 16 novembre 1984, les stigmates apparais-

sent sur le corps de Gladys. Les médecins l’ont

examinée : ils ont vu le sang sourdre de dessous

les poignets, à l’endroit précis du crucifiement.

Les fruits spirituels sont innombrables : grou-

pes de prière, conversions, vocations, pèlerinages

suivis par des milliers de personnes, chaque 25 du

mois. Des guérisons sont enregistrées par un Bu-

reau médical.

Le 25 mars 1986, Mgr Dominyco Salvador Cas-

tagna, évêque de San Nicolàs, participe pour la

première fois au pèlerinage. Dans son homélie, il

entend «répondre à l’appel de la Mère, et recon-

naître sa présence, tout en discernant ce qui vient

d’Elle, et ce que les exagérations et déviations hu-

maines peuvent occasionner.»

Le 19 mars 1989, la statue de la Vierge, vénérée

dans la cathédrale, est transférée dans le nouveau

sanctuaire. Bien que l’évêque n’ait jamais officiel-

lement autorisé le culte public, ni reconnu juridi-

quement les apparitions, il a, néanmoins, participé

à toutes les étapes de la vie du sanctuaire. Mgr

Castagna, qui sut accueillir de manière pastorale et

fructueuse l’apparition, y revient deux fois par an,

à la procession mensuelle, le 25 mai, fête nationale

de l’Argentine et le 25 septembre, fête anniversaire.

Son successeur, Mgr Mario Luis Mauliòn fit

de même. Quant à l’évêque actuel, Mgr Cardelli,

il poursuivit la présidence de la procession men-

suelle avec des centaines de milliers de personnes.

Mgr Cardelli alla même plus loin: il se rend à San

Nicolas sans se faire annoncer, pour célébrer la

messe et confesser.

Les apparitions de la Vierge du Rosaire

à San Nicolas de los Arroyos, en Argentine

reconnues officiellement par l’Église

Le sanctuaire de la Vierge du Rosaire

à San Nicolas de los Arroyos.

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2016

VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2016

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