Table of Contents Table of Contents
Previous Page  3 / 32 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 3 / 32 Next Page
Page Background

par Alain Pilote

rédacteur

ner les offenses, supporter

patiemment les personnes

ennuyeuses, prier Dieu pour

les vivants et pour les morts.

Une des grâces qui peuvent être obtenues du-

rant ce Jubilé est bien entendu l’indulgence plénière

qui, comme durant chaque année sainte, peut être

obtenue en franchissant la Porte Sainte, cette fois-ci

non seulement à Rome, mais dans chaque cathédra-

le du monde entier, ou les églises établies par l’évê-

que diocésain.

Le Catéchisme de l’Église catholique définit ainsi

l’undulgence (n. 1471): «L’indulgence est la rémis-

sion devant Dieu de la peine temporelle due pour les

péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que

le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions

déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en

tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et

applique par son autorité le trésor des satisfactions

du Christ et des saints. L’indulgence est partielle ou

plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totale-

ment de la peine temporelle due pour le péché. Tout

fidèle peut gagner des indulgences pour soi-même

ou les appliquer aux défunts.»

Le numéro suivant du même Catéchisme expli-

que que la peine temporelle du péché est le purga-

toire, où l’âme est purifiée. Une indulgence plénière

libère totalement du purgatoire. Les conditions pour

obtenir cette indulgence plénière durant l’année

sainte sont, en plus de franchir la Porte sainte: se

confesser, communier, et prier pour le Pape et ses

intentions.

Dans sa lettre à Mgr Rino Fisichella, président du

Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle

évangélisation, au sujet de l’indulgence du Jubilé de

la miséricorde, le pape Françcois écrit:

«J’ai demandé que l’Eglise redécouvre en ce

temps jubilaire la richesse contenue dans les œu-

vres de miséricorde corporelle et spirituelle. L’ex-

périence de la miséricorde, en effet, devient visible

dans le témoignage de signes concrets comme Jé-

sus lui-même nous l’a enseigné. Chaque fois qu’un

fidèle vivra personnellement l’une ou plusieurs de

ces œuvres, il obtiendra certainement l’indulgence

jubilaire.»

Alors, mettons-nous à l’oeuvre... avec les

oeuvres de miséricorde !

Alain Pilote, rédacteur

Dans son message pour la Journée mondial de

la paix, le 1er janvier 2016, le Pape François nous

avertit qu’un des plus grands dangers pour la paix

aujourd’hui est l’indifférence généralisée, qui ne

nous fait plus voir notre prochain ni sa souffrance.

(Voir page 4.) C’est l’égoisme et l’individualisme qui

prévaut, un peu comme Caïn qui, après avoir tué

son frère Abel, ose dire à Dieu: «Suis-je responsable

de mon frère?» Oui, nous sommes tous responsa-

bles, et c’est même sur ce qu’on aura fait – ou pas

fait – pour notre prochain qu’on sera jugés, tel que

rapporté au chapitre 25 de l’Évangile selon saint

Matthieu: «J’avais faim, et vous ne m’avez pas don-

né à manger...»

Dans son message pour le Carême 2016, le

Saint-Père va même jusqu’à parler de «l’idolâtrie

de l’argent qui rend indifférentes au destin des

pauvres les personnes et les sociétés les plus ri-

ches, qui leur ferment les portes, refusant même de

les voir.» (

Voir page 6.)

L’année sainte de la miséricorde, qui a débuté

le 8 décembre dernier, est un événement tout à fait

exceptionnel dans l’histoire de l’Église. (

Voir page

7

.) Depuis l’an 1400, l’année sainte a été célébrée

régulièrement sans interruption tous les 25 ans,

sauf deux exceptions: les papes Pie XI et Jean-Paul

II ont ajouté deux années saintes extraordinaires,

célébrées en 1933 et 1983, pour marquer le 1900e

et 1950e anniversaire de la mort et résurrection de

Jésus-Christ, donc la Rédemption du genre humain.

L’année sainte de la miséricorde est donc la troisiè-

me année sainte extraordinaire, puisqu’autrement,

la prochaine année sainte ne devait avoir lieu qu’en

2025.

En ce jubilé de la miséricorde, il est justement

temps plus que jamais de faire montre de miséricor-

de envers notre prochain, en exerçant les oeuvres

de miséricorde corporelles et spirituelles, qui, faut-il

le rappeler, sont les suivantes, selon le Catéchisme

de l’Église catholique:

Les oeuvres de miséricorde corporelles: donner

à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont

soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers,

assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir

les morts.

Les oeuvres demiséricorde spirituelles: conseiller

ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants,

avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardon-

Éditorial

Ne restons pas indifférents

aux souffrances de nos frères

VERS DEMAIN janvier-février 2016

www.versdemain.org

3