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On objecte parfois que les méthodes naturelles

ne sont ni sûres ni efficaces. C’est inexact. Des études

médicales sérieuses ont montré que la méthode Bil-

lings (méthode naturelle), par exemple, est un moyen

très efficace d’éviter une naissance non souhaitable.

La plupart des femmes peuvent déterminer sans ris-

que notable d’erreur leur période de fécondité. Voici

un témoignage de Mère Teresa: «À Calcutta, nous

dirigeons actuellement 102 centres où l’on enseigne

aux familles le contrôle des naissances dans le respect

de l’amour mutuel et des enfants. L’an dernier, des

milliers de familles chrétiennes, musulmanes ou hin-

doues sont passées dans nos centres et ont ainsi évité

la naissance de quelque 70000 enfants, mais sans en

tuer aucun. Simplement en s’appuyant sur ces trois

piliers que sont: l’amour, la vie et la patrie» (Lettre au

Premier Ministre de l’Inde, 26 mars 1979).

Mère Teresa ajoute, parlant aux populations des

pays «riches»: «Puisque nos gens (les pauvres) peu-

vent faire cela, combien plus vous qui connaissez les

moyens de ne pas détruire la vie que Dieu a créée en

nous» (11 décembre 1979). Cependant, si les pauvres

ont souvent des motifs valables pour espacer la nais-

sance de leurs enfants, les époux des pays aisés, où

la natalité est en baisse, doivent vérifier que leur désir

d’éviter une nouvelle conception, «ne relève pas de

l’égoïsme, mais est conforme à la juste générosité

d’une paternité responsable» (CEC, 2368).

Pour l’amour de Jésus-Christ

Mère Teresa est mue dans toutes ses actions par

l’amour du Christ, par la volonté de «faire quelque

chose de beau pour Dieu», au service de l’Église. «Être

catholique a pour moi une importance totale, abso-

lue, dit-elle. Nous sommes à la totale disposition de

l’Église. Nous professons pour le Saint-Père un grand

amour, profond et personnel... Nous devons attester

la vérité de l’Évangile en proclamant la parole de Dieu

sans crainte, ouvertement, clairement, selon ce que

l’Église enseigne». «Le travail que nous réalisons n’est

pour nous qu’un moyen de concrétiser notre amour du

Christ Nous sommes livrées au service des pauvres

les plus pauvres, c’est-à-dire du Christ dont les pau-

vres sont la douloureuse image – Jésus dans l’Eucha-

ristie et Jésus dans les pauvres, sous les apparences

du pain et sous les apparences du pauvre, voilà ce qui

fait de nous des Contemplatives au coeur du monde».

L’adoration du Saint-Sacrement tient une place im-

portante dans la journée des Missionnaires de la Chari-

té. Elles communient chaque jour et reçoivent chaque

semaine le sacrement de pénitence. «La confession

est un acte magnifique, un acte de grand amour. Elle

est ce moment où je permets au Christ d’ôter de moi

tout ce qui divise, tout ce qui détruit. Pour la plupart

d’entre nous existe le danger d’oublier que nous som-

mes des pécheurs et que nous devons nous rendre en

confession comme tels».

Une dévotion toute particulière à la Très Sainte

Vierge existe chez les disciples de Mère Teresa. «Marie

est notre guide, la cause de notre joie. Priez-la. Dites le

Rosaire, afin que la Vierge soit toujours avec vous, vous

protège, vous aide. Introduisez la prière dans vos fa-

milles. La famille où l’on prie ensemble demeure unie».

Développement de l’oeuvre

Dans le courant des années 1960, l’oeuvre de

Mère Teresa s’étend à presque tous les diocèses de

l’Inde. En 1965, des Religieuses partent au Vénézuela.

En mars 1968, Paul VI demande à Mère Teresa d’ouvrir

une maison à Rome. Après avoir visité la banlieue de

la ville et constaté que la misère matérielle et morale

existe aussi dans les pays «developpés», elle accepte.

En même temps, les Soeurs oeuvrent au Bangladesh,

pays dévasté par une horrible guerre civile. De nom-

breuses femmes ont été violées par des soldats: on

conseille à celles qui sont enceintes, d’avorter. Mère

Teresa déclare alors au gouvernement qu’elle et ses

Soeurs adopteront ces enfants, mais qu’il ne faut à

aucun prix, «qu’à ces femmes qui n’avaient fait que

«À la fin de nos jours, nous ne

serons pas jugés par le nom-

bre de diplômes reçus, combien

d’argent nous avons accumulé

ou combien de réalisations nous

avons à notre actif. Nous serons

jugés par: “J’avais faim et vous

m’avez nourri. J’étais sans abri

et vous m’avez accueilli.”»

u

VERS DEMAIN août-septembre 2016

www.versdemain.org

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