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que l’homme ne peut rompre de son initiative, entre

les deux significations de l’acte conjugal: union et pro-

création» (Paul VI, encyclique

Humanæ vitæ

, 12). Pour

réaliser le contrôle des naissances, «la continence

périodique, les méthodes de régulation des naissan-

ces fondées sur l’auto-observa-

tion et le recours aux périodes

infécondes sont conformes aux

critères objectifs de la mora-

lité. Ces méthodes respectent le

corps des époux, encouragent

la tendresse entre eux et favo-

risent l’éducation à une liberté

authentique» (Catéchisme de

l’Église Catholique, CEC, 2370).

Le Pape Paul VI décrit ainsi

la valeur des méthodes natu-

relles: «La maîtrise de l’instinct

par la raison et la libre volonté

impose sans nul doute une as-

cèse, pour que les manifesta-

tions affectives de la vie conju-

gale soient dûment réglées, en

particulier pour l’observance de

la continence périodique. Mais

cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin

de nuire à l’amour conjugal, lui confère au contraire

une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort

continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les

conjoints développent intégralement leur personnali-

té, en s’enrichissant de valeurs spirituelles: elle appor-

te à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et

elle facilite la solution d’autres problèmes; elle favori-

se l’attention à l’autre conjoint, aide les époux à bannir

l’égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit

leur sens des responsabilités dans l’accomplissement

de leurs devoirs. Les parents acquièrent ainsi la ca-

pacité d’une influence plus profonde et plus efficace

pour l’éducation des enfants» (

Humanæ vitæ

, 21).

Une différence essentielle de mentalité

Fidèle à l’Église, Mère Teresa n’accepte pas la

contraception, c’est-à-dire toute action qui, soit en pré-

vision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement,

soit dans le développement de ses conséquences na-

turelles, se proposerait comme but ou comme moyen

de rendre impossible la procréation (pilules, préser-

vatifs). En effet, «lorsque les époux, en recourant à la

contraception, séparent les deux significations que le

Dieu créateur a inscrites dans l’être de l’homme et de

la femme comme dans le dynamisme de leur commu-

nion sexuelle, ils se comportent en arbitres du dessein

de Dieu; ils «manipulent» et «avilissent» la sexualité

humaine et, avec elle, leur propre personne et celle du

conjoint en altérant la valeur de leur donation totale»

(Exhortation apostolique

Familiaris consortio

, du 22

novembre 1981, n. 32).

C’est pourquoi, il y a une différence beaucoup

plus importante et plus profonde qu’on ne le pense

habituellement entre la contraception artificielle et le

recours aux rythmes périodiques. Cette différence im-

plique en dernière analyse deux conceptions de la per-

sonne et de la sexualité humaines irréductibles l’une

à l’autre. Le choix des rythmes

naturels comporte l’acceptation

du temps de la personne, ici du

cycle féminin, et aussi l’accep-

tation du dialogue, du respect

réciproque, de la responsabilité

commune, de la maîtrise de soi.

Dans le choix de la contracep-

tion, la sexualité n’est pas res-

pectée, mais est «utilisée» com-

me un «objet» (cf.

ibid

.).

L’amour, la vie, la patrie

«L’Église a toujours ensei-

gné la malice intrinsèque de la

contraception, c’est-à-dire de

chacun des actes conjugaux

rendus intentionnellement infé-

conds, affirme le Conseil Pontifi-

cal pour la Famille, en date du 12

février 1997. Cet enseignement

doit être considéré comme doctrine définitive et irré-

formable. La contraception s’oppose de manière grave

à la chasteté matrimoniale, elle est contraire au bien

de la transmission de la vie (aspect de procréation du

mariage), et contraire au don réciproque des conjoints

(aspect d’union du mariage). Elle blesse l’amour vérita-

ble et nie le rôle souverain de Dieu dans la transmission

de la vie humaine» (Vade-mecum des confesseurs). La

contraception est donc un péché objectivement grave

ou «mortel» (c’est-à-dire qui cause la «mort» de l’âme

en la privant de la vie de la grâce, lorsqu’il est commis

avec pleine connaissance et entier consentement).

La mentalité contraceptive qui veut à tout prix

éviter l’enfant, aboutit logiquement à la mentalité

abortive en cas d’échec de la contraception. Les sta-

tistiques montrent que la pratique de l’avortement se

développe davantage dans les pays qui favorisent la

contraception. De plus, plusieurs produits présentés

comme contraceptifs sont en réalité abortifs (pilule

du lendemain, stérilet...). Aussi, Mère Teresa refuse-t-

elle de confier, pour l’adoption, un enfant à un couple

qui aurait recours à la contraception, estimant qu’il se

trouverait dans un environnement de mort.

«Le fruit du silence est la prière.

Le fruit de la prière est la foi.

Le fruit de la foi est l’amour.

Le fruit de l’amour est le service.

Le fruit du service est la paix.»

(Carte de visite de Mère Teresa)

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VERS DEMAIN août-septembre 2016

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