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Comme vous l’aurez remarqué, ce numéro de Vers

Demain porte en grande partie sur la toute nouvelle

sainte de l’Église catholique, Mère Teresa de Calcutta,

la «sainte de l’Année de la Miséricorde», car elle a été,

dans tous ses actes, paroles et pensées, le visage de

la miséricorde de Dieu. (

Voir page 4 et suivantes

.) Et

ce qui est surtout d’intérêt pour nous de Vers Demain

– et ça devrait l’être aussi pour tout catholique et toute

âme de bonne volonté —, ce sont les paroles de Jésus

qui ont motivé Mère Teresa à donner toute sa vie pour

les plus pauvres d’entre les pauvres: c’est parce que

Jésus s’est identifié à eux.

Ces paroles, ce sont celles qu’on retrouve au cha-

pitre 25 de l’Évangile selon saint Mathieu, surnommé

aussi «l’Évangile du Jugement dernier». Comme le

faisait remarquer le Père Bernard Ménard, O.M.I. du

sanctuaire de Notre-Dame du Cap dans une de ses

homélies (

voir Vers Demain d’août-septembre 2012

),

ces paroles de Jésus sont comme la question finale

de l’examen de notre vie, qui décidera si on passera

l’éternité avec Jésus ou loin de Lui:

«Jésus s’est identifié aux dépossédés. Il nous a

même dit que c’est là-dessus que portera l’examen

final que nous passerons à la fin de notre vie. Il nous

a donné d’avance les questions d’examen: “J’avais

faim; m’as-tu donné à manger oui ou non? J’avais

soif. J’étais un étranger, m’as-tu accueilli oui ou non?

J’étais nu, malade, prisonnier, qu’est-ce que t’as fait

pour moi? —- Mais Seigneur, quand est-ce que tu vi-

vais ça? Je ne t’ai pas reconnu. — Dans la mesure où

tu l’as fait à un de ces plus petits de mes frères, c’est

à moi que tu l’as fait.” (Mt 25, 35-40.)

«Il n’y a pas de vie chrétienne sans prière du

cœur — ça c’est sûr. Mais il n’y a pas non plus de vie

chrétienne sans engagement radical aux valeurs qui

ont passionné Jésus au point qu’il y a laissé sa répu-

tation et sa peau.»

C’est donc une question très importante, la plus

importante à laquelle nous aurons à répondre de toute

notre vie, puisque la réponse décidera de notre salut

ou damnation éternelle. À l’école, les élèves aime-

raient bien savoir d’avance les questions de l’examen,

afin de s’assurer d’avoir les bonnes réponses; et bien,

Jésus est si bon qu’il nous a donné d’avance la ques-

tion de l’examen final. C’est à nous de bien y répondre

par nos actions...

Dans le nouveau catéchisme sur la doctrine socia-

le de l’Église, le DOCAT (

voir pages 17 à 21

), le Pape

François fait cette remarque: «Quand aujourd’hui un

chrétien ferme les yeux devant les nécessités des plus

pauvres des pauvres, alors de fait, il n’est pas chré-

tien !»

Être chrétien, ça signifie aussi avoir le courage de

dénoncer les injustices, tout ce qui va contre le plan

de Dieu et la dignité de la personne humaine. Dans

son discours pour l’acceptation du Prix Nobel de la

Paix, en 1979, Mère Teresa n’avait pas hésité à décla-

rer haut et fort, devant les grands de ce monde réu-

nis pour l’occasion : «

Le plus grand destructeur de la

paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’inno-

cent enfant à naître. Si une mère peut tuer son pro-

pre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous

empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns

les autres?»

(

Voir pages 11 à 13

.)

Dans son homélie pour la canonisation de Mère

Teresa, le Pape François déclarait, en parlant de la nou-

velle sainte :

«Elle a fait entendre sa voix aux puis-

sants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fau-

tes face aux crimes de la pauvreté qu’ils ont créée

eux-mêmes.»

(

Voir page 16

.)

Un de ces crimes de la pauvreté créés par les puis-

sants de la terre, c’est le vol du crédit de la nation, la

création d’argent sous forme de dettes, qui rend tous

les peuples esclaves des banquiers internationaux.

Louis Even la décrit comme étant la plus grande escro-

querie de tous les temps. (

Voir pages 25 à 27.

) Que

l’ar-

gent soit apparu par milliards de dollars du jour au

lendemain, lors du déclenchement de la Deuxième

Guerre mondiale, alors qu’on avait souffert pendant

dix ans auparavant d’une crise d’argent en temps

de paix, est un non-sens financier et un scandale.

(

Voir pages 22 à 24

.)

Comme il est important de dénoncer cette es-

croquerie des Financiers, et combien encore plus

important d’y apporter une solution ! C’est ce que

ferait le Crédi

t Social, et c’est pour ça que Louis Even

y a consacré toute sa vie, déclarant: «Le Crédit Social

est une lumière sur mon chemin, il faut que tout le

monde connaisse ça !»

Dans la préface du DOCAT, le Pape François dé-

clare: «

Je rêve d’un million de jeunes chrétiens qui

soient pour leurs contemporains la “doctrine sociale

à deux pattes”.»

En lisant ces paroles du Saint-Père,

nous aussi nous nous mettons à rêver d’une multi-

tude de jeunes qui se mettront en marche pour faire

connaître le Crédit Social aux autres. L’industriel Henry

Ford disait un jour: «La jeunesse qui pourra résoudre la

question monétaire fera plus pour le monde que toutes

les armées de l’histoire.» Alors, jeunes et moins jeu-

nes, c’est dans l’armée des Pèlerins de saint Michel

de Vers Demain qu’il faut s’enrôler ! Bonne lecture !

Alain Pilote

rédacteur

Éditorial

La question de l’examen final de notre vie

VERS DEMAIN août-septembre 2016

www.versdemain.org

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