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et qui en discutent. C’est bien! Faites-le ! Mais mon

rêve va plus loin: je rêve d’un million de jeunes chré-

tiens, de préférence même toute une génération, qui

soient pour leurs contemporains la «doctrine sociale

à deux pattes». Rien ne pourra changer le monde

que des personnes qui, avec Jésus, donnent leur

vie pour ce monde, qui, avec Jésus, vont jusqu’aux

périphéries – jusqu’au beau milieu de la crasse.

Lan-

cez-vous aussi en politique, luttez pour la justice et la

dignité de l’homme, spécialement pour les plus pau-

vres. Vous êtes tous l’Église. Faites-en sorte que cette

Église se transforme, qu’elle devienne vivante parce

qu’elle se laisse interpeller par les cris des opprimés,

par les supplications des nécessiteux et de tous les

laissés-pour-compte.

«Et mettez-vous vous-même en mouvement. Si

beaucoup s’y attellent ensemble alors le monde ira

mieux, et les hommes sentiront que l’Esprit de Dieu

agit à travers vous. Et peut-être serez-vous alors com-

me des torches qui leur éclairent le chemin vers Dieu.

«Je vous offre donc ce formidable recueil pour

qu’il allume un feu en vous. Je prie pour vous tous les

jours. Priez pour moi vous aussi !» (

Fin de la préface

.)

En lisant ces dernières lignes du Saint-Père, nous

aussi nous nous mettons à rêver d’une multitude de

jeunes qui se mettent non seulement à étudier le cré-

dit social (ou démocratie économique), mais à deve-

nir des «torches» pour le faire connaître aux autres.

Louis Even a dit : «Le Crédit Social est une lumière sur

mon chemin, il faut que tout le monde connaisse ça.»

Et il a été jusqu’à quitter son emploi, et donner consa-

crer toute sa vie, justement parce que l’application du

Crédit Social viendrait en aide aux pauvres.

Jeunes et moins jeunes, prenez le temps d’étu-

dier le Crédit Social, de lire les articles et livres sur le

sujet, et même de venir à une de nos sessions d’étude

sur le sujet à Rougemont. (

Les dates pour les prochai-

nes sessions de 2017 sont affichées en page 23

.) Et

vous aussi vous vous écrierez comme Louis Even:

«Quelle lumière ! Il faut que tout le monde connaisse

ça !» C’est réellement une cause pour laquelle il vaut

la peine de donner toute sa vie. Henry Ford disait un

jour: «La jeunesse qui pourra résoudre la question

monétaire fera plus pour le monde que toutes les

armées de l’histoire.» Alors, jeunes et moins jeunes,

c’est dans l’armée des Pèlerins de saint Michel de

Vers Demain qu’il faut s’enrôler !

Voici maintenant quelques questions et réponses

tirées du DOCAT, avec nos commentaires en italique,

tirés de notre livre

La démocratie économique vue à

la lumière de la doctrine sociale de l’Église

 :

Q. 22: Pourquoi l’Église a-t-elle élaboré une doc-

trine sociale?

Au plus profond de lui-même, l’homme est un être

social. Au ciel comme sur la terre, il est dépendant de

la communauté. Dans l’Ancien Testament déjà, Dieu

donne à son peuple des consignes pour vivre ensem-

ble et des commandements pour mener une vie bon-

ne et juste. Notre raison est capable de distinguer des

structures justes ou injustes, nécessaires pour ériger

un ordre social juste. Par sa vie, Jésus nous enseigne

que la justice doit être d’abord empreinte d’amour.

Notre idée moderne de solidarité est empreinte du

concept chrétien de l’amour du prochain.

Q. 23: À quoi sert la doctrine sociale?

La doctrine sociale a deux tâches à remplir:

Mettre en évidence les prérequis pour tout agir

social et juste, tels qu’ils apparaissent dans l’Évangile.

Pointer du doigt, au nom de la justice, les structu-

res économiques, sociales ou politiques en contradic-

tion avec le message de l’Évangile.

La foi chrétienne est très consciente de la dignité

de l’être humain; elle en tire une série de principes,

normes et valeurs qui permettent d’organiser un or-

dre social libre et juste. Les principes de la doctrine

sociale sont certes très clairs, cependant ils doivent

être repensés en permanence à la lumière des ques-

tions sociales qui se posent dans l’actualité. En met-

tant en oeuvre sa doctrine sociale, l’Église devient

l’avocate de tous ceux qui – pour différentes raisons

–ne sont pas capables d’élever leur propre voix, et qui

souvent sont le plus directement concernés par des

structures injustes.

Q. 24: Qui est-ce qui définit la doctrine sociale

de l’Église?

Tous les membres de l’Église, en fonction de leur

tâche et de leur charisme, participent à l’élaboration

de la doctrine sociale. Ses principes ont été déclinés

dans d’importants documents de l’Église. La doctrine

sociale fait partie de l’enseignement officiel de l’Égli-

se. Le magistère de l’Église (c’est-à-dire le pape et les

évêques en communion avec lui) n’a de cesse de rap-

peler à l’Église et à l’humanité quelles sont les carac-

téristiques d’une société sociale, juste et pacifique.

Q. 158: Qu’est-ce que l’économie?

Par économie, on comprend le secteur de notre

réalité sociale où l’on peut satisfaire ses propres be-

soins matériels et ceux de ses proches. Dans l’écono-

mie, il est question de production, de distribution et

de consommation de biens et/ou de prestations de

services.

Q. 159: Quel est l’objectif de l’économie?

L’objectif de l’économie, c’est de fournir à tous ce

dont ils ont matériellement besoin pour vivre. Les res-

sources (matières premières, machines, sol et terrain,

main-d’oeuvre, etc.) sont limitées. Nous devons donc

créer des normes économiques ou organiser l’éco-

nomie de telle manière que ces ressources limitées

puissent être utilisées de la manière la plus efficace

et la plus raisonnable. L’homme, libre, est l’auteur, le

centre et le but de toute activité économique. Comme

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VERS DEMAIN août-septembre 2016

www.versdemain.org

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