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n’est pas désiré, qui n’est pas aimé, qui n’est pas soi-

gné, qui est oublié. Il y a l’amour. L’amour commence

à la maison. Un amour, pour être vrai, doit faire mal.

Aimer les autres jusqu’à en avoir mal

Je n’oublierai jamais le petit enfant qui m’a donné

une merveilleuse leçon. Les enfants avaient entendu

dire, à Calcutta, que la Mère Teresa n’avait pas de sucre

pour les enfants. Or un petit garçon hindou, de 4 ans,

rentra à la maison et dit à ses parents: «Je ne veux pas

manger de sucre pendant trois jours. Je veux donner

mon sucre à Mère Teresa.» Combien un petit enfant

peut-il manger? Après trois jours, ses parents l’ame-

nèrent chez moi et je vis ce petit Il pouvait à peine pro-

noncer mon nom. Il aimait d’un grand amour; il aimait

à en avoir mal.

Et voici ce que je

vous propose: nous

aimer les uns les autres

jusqu’à en avoir mal.

Mais n’oubliez pas qu’il

y a beaucoup d’enfants,

beaucoup

d’enfants,

beaucoup d’hommes et

de femmes qui n’ont pas

ce que vous avez. Sou-

venez-vous de les aimer

jusqu’à en avoir mal.

Il y a quelque temps

– cela peut vous sem-

bler très étrange – j’ai

recueilli une petite fille

dans la rue. Je pus voir

sur son visage que cette

enfant avait faim. Dieu

sait depuis combien

de jours elle n’avait pas

mangé? Je lui ai donné

un morceau de pain. Et

la petite fille se mit à

manger ce pain miette

par miette. Et comme

je lui disais: «Mange ce

pain», elle me regarda

et dit: «J’ai peur de

manger ce pain parce

que j’ai peur d’avoir de

nouveau faim quand il

sera fini.» Telle est la réalité.

Et puis il y a encore cette grandeur des pauvres.

Un soir, un monsieur vint chez nous pour nous dire:

«Il y a une famille hindoue de huit enfants qui n’a pas

eu à manger depuis longtemps. Faites quelque chose

pour eux.» J’ai pris du riz et je m’y suis rendue immé-

diatement. Et j’ai trouvé là cette mère et ces visages

de petits enfants, leurs yeux brillants de réelle faim.

Elle me prit le riz des mains, le divisa en deux parts

et sortit. Lorsqu’elle revint, je lui demandai: «Où êtes-

vous allée? Qu’avez-vous fait ?» Et l’une des réponses

qu’elle me fit fut: «Ils ont aussi faim.» Elle savait que

ses voisins, une famille musulmane, étaient affamés.

Qu’est-ce qui m’a le plus surpris? Non pas qu’elle ait

donné le riz, mais ce qui m’a le plus étonnée c’est

que, dans sa souffrance, dans sa faim, elle savait que

ses voisins, une famille musulmane, étaient affamés.

Qu’est-ce qui m’a le plus surpris? Non pas qu’elle ait

donné le riz, mais ce qui m’a le plus étonnée c’est

que, dans sa souffrance, dans sa faim, elle savait que

quelqu’un d’autre avait faim. Et elle avait le courage de

partager; et elle avait l’amour de partager.

Et c’est cela que je vous souhaite: aimer les pau-

vres. Et ne jamais tourner le dos aux pauvres. Car, en

tournant le dos aux pauvres, vous vous détournez du

Christ.

Parce qu’il s’est

fait lui-même l’affamé,

le misérable, le sans-

logis, afin que vous,

comme moi, ayez l’oc-

casion de l’aimer.

Car où est Dieu?

Comment pouvons-

nous aimer Dieu? Il

ne suffit pas de dire:

« Mon Dieu, je vous

aime.» Mais il faut dire:

«Mon Dieu, je vous

aime ici. Je puis jouir

de cela, mais j’y renon-

ce. Je pourrais manger

ce sucre, mais, ce su-

cre, je le donne.»

Si je restais ici tou-

te la journée et toute la

nuit, vous seriez éton-

nés par les merveilles

que font les gens pour

partager la joie de don-

ner. C’est pourquoi je

prie Dieu pour vous,

afin qu’il apporte la

prière dans vos foyers

et que le fruit de cette

prière soit, en vous, la

conviction que, dans

les pauvres, se trou-

ve le Christ. Et, alors,

vous croirez vraiment, vous commencerez d’aimer;

puis vous aimerez tout naturellement et vous essaye-

rez de faire quelque chose. Tout d’abord dans votre

propre maison, puis chez votre voisin, dans le pays où

vous vivez et dans le monde entier.

Et maintenant, unissons-nous tous dans cette

prière: «Seigneur, donnez-nous le courage de proté-

ger l’enfant à naître !» Car l’enfant est le plus beau

présent de Dieu à une famille, à un pays et au monde

entier. Dieu vous bénisse !

Mère Teresa et Jean-Paul II: Deux grands saints liés

par une amitié profonde. Jean-Paul II avait déclaré en

1996: «Un peuple qui tue ses enfants est un peuple sans

avenir»

VERS DEMAIN août-septembre 2016

www.versdemain.org

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