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C’est en leur nom que j’accepte ce prix. Et je suis

sûre que ce prix va susciter un amour compréhensif

entre les riches et les pauvres. Et c’est là-dessus que

Jésus a tellement insisté. C’est la raison pour laquelle

Jésus est venu sur la terre pour annoncer la Bonne

Nouvelle aux pauvres. Et par ce prix, et à travers notre

présence ici, nous voulons tous annoncer la Bonne

Nouvelle aux pauvres: que Dieu les aime, que nous

les aimons, qu’ils sont quelqu’un pour nous, que, eux

aussi, ont été créés par la même main amoureuse de

Dieu pour aimer et pour être aimés.

Nos pauvres gens, nos splendides gens, sont des

gens tout à fait dignes d’amour. Ils n’ont pas besoin

de notre pitié ni de notre sympathie. Ils ont besoin de

notre amour compréhensif, ils ont besoin de notre res-

pect, ils ont besoin que nous les traitions avec dignité.

Et je pense que nous faisons là l’expérience de la plus

grande pauvreté; nous la faisons devant eux, eux qui

risquent de mourir pour un morceau de pain. Mais ils

meurent avec une telle dignité!

Je n’oublierai jamais l’homme que j’ai ramassé

un jour dans la rue. Il était couvert de vermine, son

visage était la seule chose propre. Et cependant cet

homme, lorsque nous l’avons amené à notre mouroir,

a dit cette phrase: «J’ai vécu comme une bête dans la

rue, mais je vais mourir comme un ange, aimé et soi-

gné.» Et il mourut merveilleusement bien. Il s’en alla

dans sa maison, chez Dieu, car la mort n’est pas autre

chose que de rentrer chez soi, dans la maison de Dieu.

C’est parce qu’il avait éprouvé cet amour, parce qu’il

avait eu le sentiment d’être désiré, d’être aimé, d’être

quelqu’un pour quelqu’un, que, dans ses derniers ins-

tants, il a ressenti cette joie dans sa vie.

L’avortement

Et je ressens quelque chose que je voudrais parta-

ger avec vous.

Le plus grand destructeur de la paix,

aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent

enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre en-

fant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empê-

che, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les

autres?

L’Écriture déclare elle-même: «Même si une

mère peut oublier son enfant, moi, je ne vous oublierai

pas. Je vous ai gardés dans la paume de ma main.»

(Isaie 49, 15-16.) Même si une mère pouvait oublier...

Mais aujourd’hui on tue des millions d’enfants à naî-

tre. Et nous ne disons rien. On lit dans les journaux le

nombre de ceux-ci ou de ceux-là qui sont tués, de tout

ce qui est détruit, mais personne ne parle des millions

de petits êtres qui ont été conçus avec la même vie

que vous et moi, avec la vie de Dieu. Et nous ne disons

rien. Nous l’admettons pour nous conformer aux vues

des pays qui ont légalisé l’avortement.

Ces nations

sont les plus pauvres.

Elles ont peur des petits, elles

ont peur de l’enfant à naître et cet enfant doit mou-

rir; parce qu’elles ne veulent pas nourrir un enfant de

plus, élever un enfant de plus, l’enfant doit mourir.

Et ici, je vous demande, au nom de ces petits... car

ce fut un enfant à naître qui reconnut la présence de

Jésus lorsque Marie vint rendre visite à Elisabeth, sa

cousine. Comme nous pouvons le lire dans l’Evangile,

à l’instant où Marie pénétra dans la maison, le petit qui

était alors dans le ventre de sa mère tressaillit de joie

en reconnaissant le Prince de la Paix.

C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous invite à pren-

dre ici cette forte résolution: nous allons sauver tous

les petits enfants, tous les enfants à naître, nous al-

lons leur donner une chance de naître.

Et que ferons-

nous pour cela? Nous lutterons contre l’avortement par

l’adoption. Le Bon Dieu a déjà si merveilleusement béni

le travail que nous avons fait, que nous avons pu sau-

ver des milliers d’enfants. Et des milliers d’enfants ont

trouvé un foyer où ils sont aimés. Nous avons apporté

tant de joie dans les maisons où il n’y avait pas d’enfant !

C’est pourquoi, aujourd’hui, en présence de Sa

Majesté et devant vous tous qui venez de pays diffé-

rents, je vous le demande: prions tous d’avoir le coura-

ge de défendre l’enfant à naître et de donner à l’enfant

la possibilité d’aimer et d’être aimé. Et je pense qu’ain-

si – avec la grâce de Dieu – nous pourrons apporter la

paix dans le monde. Nous en avons la possibilité. Ici,

en Norvège, vous êtes – avec la bénédiction de Dieu

– vous êtes assez à l’aise. Mais je suis sûre que dans

les familles, dans beaucoup de nos maisons, peut-être

que nous n’avons pas faim pour un morceau de pain,

mais peut-être qu’il y a quelqu’un dans la famille qui

«Le plus grand destructeur de

la paix, aujourd’hui, est le crime

commis contre l’innocent enfant à

naître. Si une mère peut tuer son

propre enfant, dans son propre

sein, qu’est-ce qui nous empêche,

à vous et à moi, de nous entretuer

les uns les autres?»

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VERS DEMAIN août-septembre 2016

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