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honoré que le Seigneur porte son regard sur une fa-

mille et choisisse l’un de ses membres pour l’inviter à

prendre la voie des conseils évangéliques. Gardez le

désir de donner au Seigneur l’un de vos enfants pour

la croissance de l’amour de Dieu dans le monde. Quel

fruit de l’amour conjugal pourrait être plus beau que

celui-là?» (Exhortation apostolique

Vita consecrata

, 25

mars 1996, n. 107).

La vocation est avant tout une initiative divine.

Mais une éducation chrétienne favorise la réponse gé-

néreuse à l’appel de Dieu:

«C’est au sein de la famille

que les parents sont par la parole et par l’exemple,

pour leurs enfants, les premiers hérauts de la foi, au

service de la vocation propre de chacun et tout spé-

cialement de la vocation sacrée»

(CEC, 1656). Aussi,

«si les parents ne vivent pas les valeurs évangéliques,

le jeune garçon et la jeune fille pourront difficilement

entendre l’appel, comprendre la nécessité des sacrifi-

ces à consentir ou apprécier la beauté du but à attein-

dre. C’est en effet dans la famille que les jeunes font

la première expérience des valeurs évangéliques, de

l’amour qui se donne à Dieu et aux autres. Il faut aussi

qu’ils soient formés à l’usage responsable de leur liber-

té, afin d’être prêts à vivre, selon leur vocation, les plus

hautes réalités spirituelles» (

Vita consecrata

, ibid.).

«Je suis trop heureux»

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-

Face témoignera de la manière dont son père vivait

concrètement l’Évangile: «Ce que surtout j’avais re-

marqué, c’était les progrès que papa faisait dans la

perfection; à l’exemple de saint François de Sales, il

était parvenu à se rendre maître de sa vivacité naturel-

le au point qu’il paraissait avoir la nature la plus douce

du monde. Les choses de la terre semblaient à peine

l’effleurer, il prenait facilement le dessus des contrarié-

tés de cette vie». En mai 1888, Louis revoit les étapes

de sa vie, au cours d’une visite dans l’église où avait

été célébré son mariage. Il raconte ensuite à ses filles:

«Mes enfants, je reviens d’Alençon, où j’ai reçu dans

l’église Notre-Dame de si grandes grâces, de telles

consolations, que j’ai fait cette prière: Mon Dieu, c’en

est trop! oui, je suis trop heureux, il n’est pas possible

d’aller au Ciel comme cela, je veux souffrir quelque

chose pour vous! Et je me suis offert...» Le mot «vic-

time» expire sur ses lèvres, il n’ose pas le prononcer,

mais ses filles ont compris.

Dieu ne tarde pas à exaucer son serviteur. Le 23

juin 1888, affligé de poussées d’artériosclérose qui

l’affectent dans ses facultés mentales, Louis Martin

disparaît de son domicile. Après bien des angoisses,

on le retrouve au Havre, le 27. C’est le début d’une

lente et inexorable déchéance physique. Peu après la

prise d’habit de Thérèse, où il se montre «si beau, si

digne», il est victime d’une crise de délire qui nécessite

son internement à l’hôpital du Bon-Sauveur de Caen:

situation humiliante qu’il accepte avec une foi extraor-

dinaire. Quand il peut s’exprimer, il répète: «Tout pour

la plus grande gloire de Dieu», ou encore: «Je n’avais

jamais eu d’humiliation dans ma vie, il m’en fallait

une». Lorsque ses jambes sont atteintes de paralysie,

en mai 1892, on le ramène à Lisieux. «Au revoir, au

Ciel ! » peut-il juste dire à ses filles, lors de sa dernière

visite au Carmel. Il s’éteint doucement à la suite d’une

crise cardiaque, le 29 juillet 1894, assisté par Céline qui

a différé son entrée au Carmel pour s’occuper de lui.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-

Face pourra dire: «Le bon Dieu m’a donné un père

et une mère plus dignes du Ciel que de la terre».

Puissions-nous, en suivant leur exemple, parvenir à

la Demeure éternelle que la sainte de Lisieux appelle

«le foyer Paternel des Cieux».

Dom Antoine Marie o.s.b., abbé

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75e année.No.928 mai-juin-juillet2014 4ans:20,00$

LesPapes Jean-Paul II

et JeanXXIII

canonisés le 27avril

Pour leTriomphede L’Immacul

É

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EdycjaPolska.RokXV.Nr76

marzec-kwieciń2014

Św. Janie Pawle II

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Kanonizacja Jana Pawła II

Polscy święci Jana Pawła II

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13 maja, godzina 17.17

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ELMILAGRO

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LAREFORMAURGENTEDELAS

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VIA CRUCIS - MATRIMONIOS

14EXCUSAS

PARANOCONFESARSE

MUCHASDENUESTRASFAMILIASSUFRENPORLATRAICIÓNDELCÓNYUGE,LAPERSONAMÁSQUERIDA.

¿DÓNDEHAQUEDADOLAALEGRÍADELACERCANÍA,DELVIVIRALUNÍSONO?¿QUÉHASIDODEL

SENTIRSEUNASOLACOSA?¿QUÉPASÓDEAQUEL«PARASIEMPRE»QUESEHABÍADECLARADO?

À l’occasion de l’An-

née de la Famille, décré-

tée par les Nations unies

en 1994, le Pape Saint

Jean-Paul II avait écrit

une «Lettre aux familles»,

datée du 2 février 1994,

fête de la Présentation

du Seigneur, qui résume

tout l’enseignement de

l’Église sur la famille.

En voici des extraits, qui

sont toujours d’actualité

en raison du prochain

Synode sur la famille:

La famille constitue la

«cellule» fondamentale de la société. Mais on a besoin

du Christ — la «vigne» dont les «sarments» reçoivent

la sève — pour que cette cellule ne soit pas menacée

d’une sorte de déracinement culturel, qui peut pro-

venir de l’intérieur comme de l’extérieur. En effet, s’il

existe d’un côté la «civilisation de l’amour», d’un autre

côté demeure la possibilité d’une «contre-civilisation»

destructrice, comme le confirment aujourd’hui tant de

tendances et de situations de fait....

L’humain utilisé comme une chose

L’utilitarisme est une civilisation de la production

et de la jouissance, une civilisation des «choses» et

non des «personnes», une civilisation dans laquelle

les personnes sont utilisées comme on utilise des

choses. Dans le cadre de la civilisation de la jouissan-

ce, la femme peut devenir pour l’homme un objet, les

enfants, une gêne pour les parents, la famille, une ins-

titution encombrante pour la liberté des membres qui

la composent. Pour s’en convaincre, il suffit d’exami-

ner certains programmes d’éducation sexuelle, intro-

duits dans les écoles souvent malgré l’avis contraire

et même les protestations de nombreux parents; ou

bien les tendances à favoriser l’avortement qui cher-

chent en vain à se dissimuler sous le soi-disant «droit

de choisir» («

pro choice

») de la part des deux époux,

et particulièrement de la part de la femme. Ce ne sont

là que deux exemples parmi tous ceux que l’on pour-

rait évoquer...

L’éducation des enfants

Au cours de la célébration du mariage, l’Église

demande à juste titre: «Etes-vous disposés à accueillir

avec amour les enfants que Dieu voudra vous don-

ner et à les éduquer selon la loi du Christ et de son

Église?»... Les parents sont les premiers et les princi-

paux éducateurs de leurs enfants et ils ont aussi une

compétence fondamentale dans ce domaine: ils sont

éducateurs parce que parents. Ils partagent leur mis-

sion éducative avec d’autres personnes et d’autres

institutions, comme l’Eglise et l’Etat; toutefois cela

doit toujours se faire suivant une juste application du

principe de subsidiarité... toutes les autres personnes

qui prennent part au processus éducatif ne peuvent

agir qu’au nom des parents, avec leur consentement

et même, dans une certaine mesure, parce qu’ils en

ont été chargés par eux.

L’un des domaines dans lesquels la famille est

irremplaçable est assurément celui de l’éducation

religieuse, qui lui permet de se développer comme

«Église domestique». L’éducation religieuse et la caté-

chèse des enfants situent la famille dans l’Eglise com-

me un véritable sujet actif d’évangélisation et d’apos-

tolat. Il s’agit d’un droit intimement lié au principe de

la liberté religieuse.

Les familles, et plus concrètement les parents,

ont la liberté de choisir pour leurs enfants un modèle

d’éducation religieuse et morale déterminé, corres-

pondant à leurs convictions. Mais, même quand ils

confient ces tâches à des institutions ecclésiales ou

à des écoles dirigées par un personnel religieux, il

est nécessaire que leur présence éducative demeure

constante et active.

La vraie définition du mariage

Qu'attend de la société la famille comme institu-

tion? Avant tout d'être reconnue dans son identité et

admise en qualité de sujet social. Cette nature de su-

jet est liée à l'identité propre au mariage et à la famille.

Le mariage, qui est à la base de l'institution familiale,

consiste en une alliance par laquelle «un homme et

une femme constituent entre eux une communauté

de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au

bien des conjoints ainsi qu'à la génération et à l'édu-

cation des enfants».

Seule une telle union peut être reconnue et

confirmée comme «mariage» au sein de la société.

A l'inverse, les autres unions de personnes, qui ne

répondent pas aux conditions rappelées ci-dessus,

ne peuvent pas l'être, même si aujourd'hui se répan-

dent, précisément sur ce point, des tendances très

dangereuses pour l'avenir de la famille et de la socié-

té elle-même.

Aucune société humaine ne peut courir le risque

de la permissivité dans des questions de fond concer-

nant l'essence du mariage et de la famille ! Une telle

permissivité morale ne peut que porter préjudice aux

exigences authentiques de la paix et de la communion

entre les hommes. On comprend ainsi pourquoi l'Égli-

se défend fortement l'identité de la famille et pourquoi

elle incite les institutions compétentes, spécialement

les responsables de la vie politique, de même que les

organisations internationales, à ne pas céder à la ten-

tation d'une apparente et fausse modernité.

Jean-Paul II

Lettre de Jean-Paul II aux familles

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VERS DEMAIN mars-avril 2015

VERS DEMAIN mars-avril 2015

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