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été créés gratuitement par Dieu pour tous les hommes

et doivent être à la disposition de tous sans excep-

tion.» En distribuant une petite part des biens de la

terre à chacun dans tous les pays, on élimine la pau-

vreté, tous pourront se nourrir et ils auront des forces

pour travailler. Léola comprenait bien cela.

Elle était aussi profondément catholique et ne par-

ticipait jamais à ce qui était mal. Elle a quitté son em-

ploi dans les grands hôpitaux, parce qu’elle ne voulait

pas participer aux crimes de l’avortement, c’est pour-

quoi, elle s’est engagée dans le secteur privé.

Les parents de Léola, M. et Mme Jérôme Albert,

de bons Acadiens, ont donné 14 enfants, à Dieu et

à la patrie, trois sont morts en bas âge. La maison

paternelle à Caraquet était ouverte pour les repas et

l’hébergement, aux Pèlerins de saint Michel en mis-

sion dans la région. Tous les membres de cette belle

famille ont été des collaborateurs de l’Œuvre de Vers

Demain. Les suivants ont déjà quitté cette terre pour la

céleste Patrie: Armand, père de famille, Père Fernand,

curé de Lorne, Jean-Paul, père de famille, Frère Ernest

M.Afr, et maintenant Léola: Il nous reste encore de

cette famille distinguée et charitable: Raymond, Adal-

bert, Livio, Soeur Hilda fma, Gertrude et Jeanne, tous

encore épris de l’idéal de Vers Demain. Un exemple

de leur attachement à la cause: le jour même où nous

écrivons ces lignes, nous recevons un don pour l’Œu-

vre de 300 dollars de Jeanne qui réside en Alberta.

Et une autre offrande d’une belle-soeur du Nouveau-

Brunswick.

Raymond était le mandataire de Léola. Il a bien fait

les choses. Les funérailles ont été magnifiques. L‘éten-

dard de saint Michel ornait le salon et le béret blanc

était placé dans son cercueil. Notre beau drapeau

blanc, rouge et or, aux couleurs du Rosaire a été placé

dans le chœur, à l’église. A la fin de la messe, Ray-

mond a été très éloquent dans ses éloges en faveur

de sa sœur bien-aimée, et en soulignant son appar-

tenance indéfectible au beau mouvement de l’Institut

Louis Even pour la Justice sociale qui publie la belle

revue Vers Demain.

Nous nous imaginons un peu par quel accueil

chaleureux, Léola a été reçue au Ciel par ce Dieu de

bonté qui juge et récompense chacun selon ses actes

d’amour envers le prochain. Oh! qu’elle doit être belle

Les frères et soeurs de Léola Albert, ainsi que ses parents, tous créditistes, lors de notre congrès de 1967. De

gauche à droite: Armand, ses filles Lucie et Hélène, le Père Fernand, Léola, le Frère Ernest, les parents – Jérôme et

Christine, Jean-Paul, Gertrude, Adalbert et Jeanne. Ne paraissent pas sur la photo: Raymond, Soeur Hilda et Livio.

Léola Albert faisant la visite des familles

pour la Croisade du Rosaire dans les années 1960,

avec la jeune Josée Gauthier.

u

Nous recommandons

à vos prières notre chère

Mme René (Marguerite)

Raymond

de Laval des

Rapides, décédée le 17

avril 2015, à l’âge de 93

ans. La maison de M. et

Mme René Raymond était

ouverte pour accueillir les

Pèlerins de saint Michel,

quand ils allaient en grou-

pe visiter les familles de

Laval pour la Croisade du

Rosaire. Mme Raymond

participait elle-même à la

Croisade du Rosaire. Elle est allée dans des tour-

nées d’apostolat au Nouveau-Brunswick et ailleurs.

Douée d’une voix angélique, elle était la chantre de

tous nos congrès, réunions, rencontres. A l’époque

où Vers Demain allait dans des salles paroissiales

présenter des séances de Noël avec une crèche

vivante: la sainte Famille, les bergers, les rois ma-

ges, Mme René Raymond entonnait des cantiques

de Noël pendant les différentes scènes. Au Ciel, elle

continuera à chanter les gloires de Dieu. –

Y. Poirier

M. Charles Edouard Bouchard,

de Chicoutimi,

est décédé le 11 Juin 2015, à l’âge de 92 ans. Il était

le père d’Anne Bouchard-Murphy, responsable avec

son mari Léonard, de l’oeuvre Vers Demain, dans la

région de Chicoutimi. Nos sympathies à Anne et à sa

famille. La sainte messe a été célébrée pour le repos

de l’âme de M. Charles Edouard, samedi le 4 juillet,

à la Maison Saint-Michel, par M. le chanoine Gérald

Ouellette.

sa couronne ornée des multiples diamants de ses

nombreux actes de charités, elle a vraiment voué sa

vie au service des autres. Oui merci, chère Léola, aide-

nous à trouver de nouveaux Pèlerins de saint Michel

à plein temps au cœur de feu et de charité comme le

tien, prie pour nous, devant le trône de notre bonne

Mère Marie, Reine du Ciel et de la terre, Reine de

l’Amour et de la Paix. Tous les chœurs des Anges ont

dû entonner pour la recevoir le bel hymne national

des Acadiens: Ave Maris Stella – Salut brillante étoile,

Marie, astre des cieux, guidez ma faible voile, au port

des bienheureux...

Thérèse Tardif

Sa sœur religieuse, Soeur Hilda nous décrit le par-

cours de la vie d’infirmière de Léola:

«Après ses études à l’École Supérieure de Cara-

quet, Léola reçoît son diplôme d’infirmière de l’Hôtel

Dieu de Moncton, sous la direction des religieuses de la

Providence. Dans sa carrière, elle a œuvré à l’Hôtel Dieu

de Tracadie (pour un court temps), à Santa Barbara en

Californie, à White Plains, N.Y., ainsi qu’à l’Hôpital Mon-

fort d’Ottawa. Son esprit missionnaire l’a conduite à

l’hôpital de Frobisher Bay dans le grand nord canadien,

au pays glacial des esquimaux et de là, les infirmières

étaient envoyées à tour de rôle dans des dispensaires

de Bersimis et La Romaine, accompagnant parfois des

patients par avion à Montréal. Les douze petits-enfants

qu’elle a baptisés dans les igloos du Grand-Nord l’ont

sûrement accueillie à la porte du paradis.»

Finalement, dans les dernières 20 années de sa

carrière, c’est à Montréal qu’elle a œuvré en service

privé dans l’Association Ville-Marie, ou, sur appel, elle

a travaillé dans plusieurs milieux, ainsi qu’auprès des

grands brûlés à domicile. Étant sur appel, ceci expli-

que pourquoi elle pouvait s’absenter, ce qu’elle a fait à

plusieurs reprises pour des malades dans la famille et

aussi au chevet de plusieurs personnes du beau mou-

vement de justice sociale, Vers Demain (Institut Louis

Even pour la justice sociale.

).

Témoignage de sa nièce Rachelle, fille de Jean-

Paul:

Ma tante, si je ferme les yeux, je te vois assise

autour d’une table avec tes frères et soeurs, toujours

prête à partager des histoires, oui – mais avant tout, à

laisser la parole aux autres et simplement

écouter.

En gardant les yeux fermés, je te vois pendant no-

tre prière quotidienne, celle que l’on faisait à tous les

soirs, à genoux, dans le salon de notre maison pater-

nelle. Quand je faufilais un regard furtif dans ta direc-

tion, je voyais à quel point tu étais transportée.

Plus tard, j’ai compris que tu étais émue par une

foi inébranlable – une foi en Dieu qui soufflait en toi un

esprit de bonté, que j’ai eu ensuite le plaisir d’observer

au cours de mon enfance.

On me dit que tu étais infirmière pendant ta jeu-

nesse. Ce n’est vraiment pas surprenant, étant donné

ta douceur et ta générosité. Tu donnais toujours dis-

crètement de toi-même, sans demander quoi que ce

soit en retour. Sans un soupçon de prétention, tu cher-

chais à mener une vie tranquille et pieuse, au service

de ton Sauveur. Tu faisais preuve d’une véritable hu-

milité, telle qu’on n’en voit plus souvent de nos jours.

Mais je t’observais, entretemps, et j’ai un souvenir

de toi ancré à jamais dans ma mémoire: celui de ton

visage et du son de ta voix lors d’un fou-rire. Oui, je te

vois assise à côté de ma mère dans ta chaise berçante,

essuyant tes yeux , qui se remplissait de larmes quand

tu riais très fort. Ta joie de vivre était contagieuse, et ta

tendresse avait le pouvoir de consoler.

Lors d’une dernière de nos visites, je t’ai soufflé un

bisou, je m’apprêtais à partir, tu ne t’y attendais pas,

mais tu as quand même réussi à lever la main pour

l’attraper. J’espère que tu l’as gardé près de ton coeur.

J’espère que tu savais jusqu’à quel point, tu étais

aimée. Repose en paix ma tante, tu l’as certainement

mérité.

Rachelle

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2015

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