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Notre chère infirmière Léola Albert, est décédée, à

l’âge de 87 ans, le 30 mai, samedi, jour dédié à notre

Mère du Ciel qui a promis à saint Simon Stock de déli-

vrer du purgatoire le premier samedi après sa mort la

personne qui porte son scapulaire et récite le chapelet

chaque jour. Le lendemain 31 mai, c’était la fête de la

Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth:

En apprenant par l’Archange Gabriel que sa cousine

devait enfanter, Marie oublia les dif-

ficultés de la route, et courut pour

lui venir en aide. Ne reconnais-

sons-nous pas, en cette charité de

Marie, l’un des traits du caractère

de notre Léola qu’on aurait pu sur-

nommer «Dame charité» tellement

elle était charitable. En apprenant

que quelqu’un était malade, elle ac-

courait pour l’aider, peu importe les

fatigues et les dérangements.

Léola était une infirmière d’une

délicatesse exquise pour tous, elle

s’oubliait totalement pour servir les

malades, les pauvres et les person-

nes en difficulté. On a demandé la

discrétion sur tous les cas à qui elle

est venue en aide financièrement,

car elle-même le faisait dans le se-

cret. Ce sont les personnes aidées

par elle qui en ont parlé à des mem-

bres de la famille.

Nous aussi, nous nous souvenons de ses mul-

tiples charités et de son grand dévouement envers

l’Œuvre de Vers Demain et envers tous les Pèlerins de

saint Michel qui l’ont approchée. Elle était aimée de

tous. Pendant la longue maladie de notre fondateur

Louis Even, du 3 décembre 1964 à mars 1965, elle lui

a prodigué ses bons soins d’infirmière professionnelle

avec bonté, douceur, et un dévouement inlassable,

en se faisant aider par la prière, bien sûr. Malgré les

prévisions du médecin qui avait perdu tout espoir de

le ramener à la vie, M. Even a vécu encore dix ans.

Ce qui lui a permis d’écrire encore plusieurs bons ar-

ticles dans son journal Vers Demain, surtout sur la très

Sainte Vierge qu’il aimait tant.

Léola venait aux congrès et aux grandes assem-

blées de Vers Demain. Presque à chaque fois, elle

avait à soigner l’un ou l’autre des assistants qui, subi-

tement, avait un problème de santé. Elle les accom-

pagnait à l’hôpital et passait ses journées avec eux,

se privant ainsi des joies de ces belles journées de

fraternité et de ressourcement, si intéressantes et si

enrichissantes. Elle le faisait sans aucune amertume,

avec sa charité, sa délicatesse et sa bonne humeur

habituelles.

Elle a joint le Mouvement, en-

traînée par son frère Armand, le

premier de la famille à comprendre

le Crédit Social. Aux environs de

1956, il demeurait à St-Constant de

Laprairie où nous étions allées, pour

une fin de semaine d’apostolat, Flo-

rentine Séguin et moi-même, avec

Philippe Benoît, de Montréal. Phi-

lippe Benoît avait fait un discours sur

le perron de l’église après la messe

du dimanche. Armand Albert, jeune

père de famille, était présent, il a été

conquis à la cause ce jour-là et l’étu-

dia pour s’en convaincre davantage.

Il y entraina toute sa famille, père

et mère, frères et sœurs. Il fut lui-

même, tout le reste de sa vie, l’un

des meilleurs apôtres de l’Œuvre de

Vers Demain.

Avec son cœur rempli de com-

passion et d’amour pour les pauvres, Léola s’est jointe

à l’Oeuvre parce qu’elle a compris, que le dividende

du Crédit Social distribué à tous et à chacun, ferait dis-

paraître la pauvreté en permettant à chaque être hu-

main sur terre de se nourrir. Elle embrassa ce bel idéal

et s’y dévoua généreusement, aussi longtemps qu’elle

a eu des forces pour le faire. Elle fut une ardente apô-

tre de la Croisade du Rosaire, en visitant les familles

de porte en porte et en distribuant des circulaires du

journal Vers Demain.

Pour le bénéfice de nos lecteurs, comprenons bien

que ce dividende à tous, proposé par le Crédit Social,

mettrait en pratique ces principes si logiques, si hu-

mains, si chrétiens, enseignés par «la Doctrine Sociale

de l’Eglise: «Le premier droit de la personne humaine

est de se nourrir et ce droit dépasse tous les autres

droits, même reconnus». Et «les biens de la terre ont

L’aimable et charitable infirmière

des Pèlerins de saint Michel

Léola Albert de Caraquet, N.B.

décédée le 30 mai 2015

u

La secte Boko Haram va disparaître, grâce à la

prière du rosaire. C’est ce que le Christ Lui-même lui

a révélé, affirme un évêque nigérian. La secte extré-

miste Boko Haram (qui signifie, en lan-

gue locale, l’éducation occidentale est

illicite», a tué des milliers de personnes

depuis sa création en 2002, et veut ins-

taller par la force la charia (loi islami-

que) au Nigeria.)

Selon les informations de la Catho-

lic News Agency (CNA), un évêque

nigérian affirme avoir eu une vision du

Christ lui faisant comprendre que le

rosaire était la clé pour libérer son pays

de la secte Boko Haram. Mgr Oliver

Dashe Doeme affirme par ailleurs avoir

reçu un mandat divin pour entraîner la

population à la récitation du rosaire,

jusqu’à la disparition du groupe terro-

riste islamiste.

«Vers la fin de l’année dernière, a-t-il confié à la

CNA le 18 avril dernier, je me trouvais dans ma cha-

pelle, devant le Saint-Sacrement. J’étais en train de

réciter le chapelet quand tout à coup, le Seigneur

m’est apparu». «Au début, a-t-il poursuivi, Jésus ne

m’a rien dit, mais Il m’a tendu une épée que j’ai saisie.

Celle-ci s’est immédiatement transformée en rosai-

re», ajoutant qu’à trois reprises, le Christ lui aurait dit:

«Boko Haram a disparu».

«Je n’ai eu besoin d’aucun prophète pour me don-

ner des explications», a affirmé l’évêque. Pour lui, le

message est très clair: «Avec le rosaire, nous allons

être capables de nous débarrasser de Boko Haram».

L’évêque a ajouté qu’il ne voulait au départ parler à

personne de ce qui lui était arrivé, mais qu’il avait

senti que l’Esprit Saint le poussait à le faire. Il a com-

mencé à en parler aux prêtres de son diocèse, puis

plus largement.

«Je ne plaisante jamais avec Maman Marie»

Mgr Dashe est évêque de Maiduguri, capitale de

l’État de Borno, dans le Nord-Est du pays. En 2009,

son diocèse comptait environ 125 000 catholiques.

Aujourd’hui, il n’en reste plus que 50 à 60 000. Beau-

coup ont été tués par la secte infernale. Les autres ont

fui vers des endroits plus sûrs. Depuis, peu à peu, cer-

tains rentrent chez eux, au fur et à mesu-

re que l’armée libère leurs maisons.

En 2004, le groupe terroriste s’est

rendu tristement célèbre dans le mon-

de entier pour son enlèvement de

près de 300 lycéennes d’une école de

l’État de Borno (dont la plupart, et bien

d’autres femmes encore, sont hélas

toujours entre les griffes de leurs ravis-

seurs). Le 7 mars dernier, cinq atten-

tats suicides perpétrés par la secte ont

fait 54 morts et trois fois plus de bles-

sés à Maidaguri, là où l’évêque vit et

travaille. En tout, depuis 2009, ce sont

6 000 personnes qui ont perdu la vie

sous les coups de Boko Haram.

Face à cette violence inouïe, Mgr

Dashe n’a eu de cesse d’inviter sa communauté au

pardon et à la persévérance dans la foi. Il pense que

c’est pour cela, mais aussi pour l’aider dans ce sens,

que Jésus lui est apparu. L’évêque affirme qu’il est

profondément attaché à la Mère de Dieu. «Je ne plai-

sante jamais avec Maman Marie. Je sais qu’elle est

avec nous», a-t-il confié à CNA. Mais il n’est pas le

seul évêque nigérian à mettre l’avenir de son pays

entre les mains de la Mère de Dieu. La Conférence

épiscopale du Nigeria l’a en effet consacré à la Sain-

te Vierge à deux reprises au cours de ces dernières

années. Mgr Dashe est certain, qu’un jour, le pays

connaîtra la paix et la croissance grâce à Marie.

«Ces terroristes pensent qu’en brûlant nos égli-

ses et nos structures, ils détruiront le christianisme.

Mais cela n’arrivera jamais», affirme Mgr Dashe. «Cela

prendra peut-être quelques mois et même quelques

années. Mais à la fin, nous dirons: Boko Haram a dis-

paru». Il en est même convaincu, «C’est la prière, et

surtout celle du rosaire, qui va nous libérer des griffes

de ce démon, le démon du terrorisme».

Elisabeth de Baudoüin

www.aleteia.org

«C'est le rosaire qui va nous

libérer de Boko Haram»

Promesse de Jésus à un évêque du Nigeria

Mgr Oliver Dashe Doeme

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2015

VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2015

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