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Le 26 avril 2015 avait lieu en

l'église Saint-Robert-Bellarmin de

Rimouski la béatification de la

vénérable Elisabeth Turgeon (en

religion, Soeur Marie-Elisabeth),

fondatrice de la Congrégation en-

seignante des Soeurs de Notre-

Dame-du-Saint-Rosaire. Depuis

la béatification de Soeur Marie-

Léonie Paradis par Jean-Paul à

Montréal le 11 septembre 1984,

c'est la première béatification a

avoir lieu en terre canadienne. La

cérémonie était présidée par le

cardinal Angelo Amato, préfet de

la Congrégation pour les causes

des saints et représentant officiel

du Pape François.

Née le 7 février 1840 à Beau-

mont, à quelques kilomètres de

Lévis, sur la rive sud de Québec.

Elle est la cinquième d’une famille

de huit filles et deux garçons. Très douée, elle désire

poursuivre ses études, mais, à quinze ans, la mort

prématurée de son père l’oblige à mettre son pro-

jet en veilleuse. Elle demeure alors au foyer familial

pour seconder sa mère dans l’éducation de ses qua-

tre plus jeunes sœurs.

Elle fréquente l'École normale Laval de Québec

de 1860 à 1862, alors que l'abbé Jean Langevin – qui

deviendra le premier évêque de Rimouski – en était le

principal. Malgré des périodes de repos exigées par

son état de santé, Élisabeth obtient brillamment son

diplôme. En 1863, elle prend la direction d’une école

à Saint-Romuald-d’Etchemin, non loin de la demeure

familiale. Elle connaît le succès,

mais à deux reprises, elle voit la

mort de près et doit même lais-

ser l’enseignement pendant une

année entière. À la fin de l’année

scolaire 1871-1872, la maladie

l’oblige à quitter définitivement

ce poste. Une fois rétablie, Élisa-

beth Turgeon ouvre une classe

privée à Saint-Roch de Québec,

mais, là encore, elle ne peut tenir

le coup. Elle se tourne alors avec

confiance vers la «bonne sainte

Anne» et promet d’enseigner

gratuitement à Sainte-Anne-de-

Beaupré, si elle obtient sa gué-

rison. Alors qu’elle remplit cette

promesse, l’abbé Jean Langevin,

devenu évêque de Saint-Ger-

main de Rimouski, lui demande

d’y venir pour diriger la «petite

société» d’institutrices qui était

en voie de formation. À cause de sa santé précaire,

Élisabeth ne peut donner une réponse positive. L’évê-

que Langevin revient à la charge et, à la troisième

lettre insistante, Élisabeth Turgeon crut reconnaître la

volonté de Dieu l’appelant à la vie religieuse. Élisa-

beth arrive donc à Rimouski le 3 avril 1875. Quelques

pieuses filles l’y avaient précédée, dont Louise Tur-

geon, sa sœur. À ce groupe, Mgr Langevin avait déjà

donné le nom de Sœurs des Petites-Écoles. Il confie à

Élisabeth son projet de former de bonnes institutrices

pour répondre au besoin pressant d’éducation chré-

tienne des enfants pauvres des campagnes.

Le 12 septembre 1879, Élisabeth Turgeon et dou-

ze compagnes prononcent leurs vœux. Religieuse,

elle voit le Christ comme l’Époux de

son âme à qui elle ne peut rien refu-

ser. Son ambition est de conformer sa

vie à la volonté divine perçue dans les

événements quotidiens, dans les déci-

sions de l’autorité et dans les inspira-

tions de l’Esprit.

Dès lors, elle est nommée

supérieure de la Congrégation

des Sœurs des Petites-Écoles qui

devient, en 1891, la Congréga-

tion des Sœurs de Notre-Dame

du-Saint-Rosaire.

Le 2 janvier1880, une pre-

mière mission est ouverte à

Saint-Gabriel-de-Rimouski. Les

deux premières missionnaires y

découvrent leur première école:

La maison mesure 26 x 20 pieds

dans un petit village perdu en

pleine forêt. Neuf pieds sont ré-

servés pour la chambre des rési-

dentes. Les fenêtres ne sont pas

posées, une ouverture sur le toit

attend le tuyau de l'unique poêle,

mais laisse aussi entrer les vents

et la neige. Une couche de glace

couvre le plancher.

Viendront ensuite, à l’autom-

ne 1880, les missions de Port-Da-

niel et de Saint-Godefroid, sur les bords de la Baie-

des-Chaleurs. Malgré un état de santé précaire et les

grandes distances à parcourir, Mère Marie-Élisabeth

tient à présider elle-même à l’installation des sœurs

désignées pour ces deux localités gaspésiennes.

Mais déjà affaiblie par un début de tuberculose, elle

ne devait pas se relever de cet excès de fatigue.

Dès le mois de mars 1881, la santé de la fondatrice

ne cesse de décliner. Le 14 août, le Vicaire général du

diocèse, Mgr Edmond Langevin (frère de l’évêque) lui

administre le sacrement des malades. Sur son lit de

mourante, elle résume toutes ses exhortations dans

le commandement de Jésus: «Mes Sœurs, je vous

recommande particulièrement l’union, la charité fra-

ternelle, quand on est uni dans une communauté,

quand la paix règne parmi ses membres, c’est le ciel

La bienheureuse Elisabeth Turgeon

Fondatrice des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire

Messe de béatification à Rimouski,

le 26 avril 2015. Au centre, le

cardinal Angelo Amato, entouré du

cardinal Gérald Cyprien Lacroix de

Québec, et du nonce apostolique au

Canada, Mgr Luigi Bonazzi.

sur la terre.»

Le 16 août, recevant la visite

de son médecin, elle lui demande

si elle allait mourir ce jour-là. Ce-

lui-ci lui répondit: «Si vous pas-

sez la journée, vous ne passerez

pas la nuit prochaine.» Il ne savait

mieux dire puisque Mère Marie-

Élisabeth s’éteignit à minuit vingt

minutes le mercredi 17 août 1881.

Elle n’avait que 41 ans.

À son décès, Mère Marie Éli-

sabeth Turgeon laisse dans le

deuil 14 professes, une novice et

2 postulantes. Depuis 1881, 1 005

jeunes filles se sont engagées

à la suite d’Élisabeth Turgeon.

Aujourd’hui, les sœurs de Notre-

Dame du Saint-Rosaire sont pré-

sentes au Québec (Canada), aux

États-Unis, au Honduras, au Gua-

temala et au Nicaragua. La spi-

ritualité d’Élisabeth Turgeon est

centrée sur la recherche et l’accomplissement de la

volonté de Dieu.

Le procès diocésain sur la renommée de sainteté

et les vertus se tient du 7 au 9 mars 1994 et les docu-

ments relatifs à cette cause sont envoyés à la Congré-

gation pour la cause des saints en mars 1999.

Le 11 octobre 2013, le pape François reconnaît

par décret officiel l'héroïcité de ses vertus faisant

d'elle la première diocésaine de Rimouski à être re-

connue comme vénérable. En septembre 2014, le

pape François promulguait un décret reconnaissant

un miracle qui lui est attribué. C’est un homme de

Trois-Pistoles, M. Michel Boucher qui, en 1990, à l'âge

de 38 ans, a été miraculeusement guéri d'un cancer

terminal grâce à l’intercession d’Élisabeth Turgeon.

Prière

Dieu de tendresse et de compassion,

tu as rempli Elisabeth Turgeon de zèle

pour ta gloire et le salut du monde.

Tu l’as appelée à fonder

une congrégation religieuse vouée

à l’éducation chrétienne des jeunes.

Dans la maladie, la pauvreté,

les difficultés de toutes sortes,

elle a eu recours à toi

avec une foi profonde et une confiance filiale.

Daigne, par son intercession,

nous accorder la faveur que nous sollicitons,

par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

Marie, Reine du Rosaire,

prie pour nous.

Assemblée mensuelle à Montréal

Église St-Vincent Ferrier

près du métro Jarry

Entrée sur la rue Henri-Julien

au numéro 8145

13 septembre, 11 octobre

1.30 hre p.m.: heure d’adoration

2.30 heures p.m.: Réunion

Pour informations: 514-856-5714

Soeur Marie-Elisabeth

VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2015

www.versdemain.org

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