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Le vénérable Vital Grandin (1829-1902)

Vital Grandin est né à Saint-

Pierre-sur-Orthe en Mayenne

(France) le 8 février 1829, neu-

vième d’une famille de treize

enfants. Se sentant appelé à

l’apostolat des missions, ils

joint les Oblats de Marie Im-

maculée. Son désir était d’être

le premier Oblat martyr. Il est

ordonné prêtre le 23 avril 1864

par le fondateur de la communauté, Saint Eugène

de Mazenod, qui l’envoie comme missionnaire dans

l’Ouest canadien, où il passera les cinquante dernières

années de sa vie. À 28 ans, il est nommé évêque coa-

djuteur de Saint-Boniface. Sa devise: «

Infirma mundi

elegit Deus

» – Dieu choisit les faibles de ce monde. À

travers les difficultés et les dangers (la faim, le froid,

les moustiques, etc.), il parcourt les vastes territoires

des Prairies, abat du bois, chasse, pêche, arpente les

glaces, risque sa vie sur les lacs gelés, allant de vil-

lage en village pour évangéliser les Amérindiens. On a

calculé que dans ses voyages en raquette et en canot

d’écorce, Mgr Grandin a parcouru une distance égale

à sept fois au moins le tour du monde. Le 22 septem-

bre 1871, il est nommé premier évêque du nouveau

diocèse de Saint-Albert (maintenant appelé l’archidio-

cèse d’Edmonton), un diocèse ayant alors deux fois la

superficie de la France. Malgré des maux d’oreilles, il

est demeuré en poste comme évêque jusqu’à sa mort

à Saint-Albert, le 3 juin 1902. Il a été déclaré vénérable

le 15 décembre 1966.

Le vénérable Alfred Pampalon (1867-1896)

Alfred Pampalon est né

le 24 novembre 1867 à Lévis,

au Québec. À l’âge de 17

ans, il est atteint d’une mala-

die pulmonaire. Sur la côte

de Beaupré, existait un sanc-

tuaire dédié à Sainte Anne.

Tout l’entourage d’Alfred va

y prier pour sa guérison, et

celui-ci fait vœu de deve-

nir prêtre rédemptoriste s’il

guérit. Les Rédemptoristes

n’ayant pas encore de mai-

son au Québec, Alfred s’embarque pour la Belgique

en 1886, et y est ordonné prêtre le 4 octobre 1892. Ses

supérieurs l’envoient à Mons en Belgique où il exerce

son ministère en enseignant le catéchisme, visitant

les malades, parlant de l’Évangile, dans la plus grande

douceur, avec la plus profonde charité, puisant ses

forces dans l’Eucharistie et la récitation du chapelet.

Il disait: «J’ai promis à ma Bonne Mère de devenir un

saint ! Et ma confiance en elle me le fait espérer ! ».

Ne pouvant plus assumer sa charge en raison de la

tuberculose, Alfred revient au Canada en 1895, et

réintègre le monastère de Sainte-Anne de Beaupré,

où il continue à exercer son ministère à la Basilique,

malgré ses souffrances et son mal. Le 30 septembre

1896, après avoir entonné le Magnificat, il fixe les yeux

au ciel, comme s’il avait une vision, et meurt, âgé de

28 ans, entouré de ses frères Rédemptoristes, un an

exactement avant la mort de Sainte Thérèse de l’En-

fant-Jésus. Son tombeau est situé dans la crypte de

la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré. Il a été déclaré

vénérable le 14 mai 1991. On l’invoque spécialement

pour les cas d’alcoolisme et de toxicomanie.

La vénérable Elisabeth Bergeron (1851-1936)

Née le 25 mai 1851 à

La Présentation, près de

Saint-Hyacinthe, elle est

la quatrième d’une famille

de onze enfants. Alors

qu’elle a 14 ans, sa famille

émigre aux États-Unis à

la suite de la crise écono-

mique. Elle travaille dans

une filature de coton, et

se rend compte que ses

amis ignorent à peu près

tout de la religion. Elle les invite à la maison pour leur

enseigner le catéchisme. Elle découvre un intérêt pour

le catéchisme alors qu’elle travaille à refiler le coton.

Revenue au pays en 1870, après avoir été refusée par

trois communautés, elle soumet son désir de vie reli-

gieuse à l’évêque de Saint-Hyacinthe, le bienheureux

Louis-Zéphirin Moreau, qui lui demande de fonder une

communauté enseignante pour les enfants des cam-

pagnes. Elle lui répond: «Si vous pensez que je puisse

répondre à votre projet malgré mon ignorance et mes

inaptitudes, je suis à votre disposition». Le 12 septem-

bre 1877, entourée de trois compagnes, Elisabeth fon-

de officiellement les Soeurs de Saint-Joseph de Saint-

Hyacinthe, et prend le nom de Mère Saint-Joseph.

Deux ans plus tard, Mgr Moreau nomme une nouvelle

supérieure pour la jeune communauté. La fondatrice

se plie à la volonté de son évêque et devient assistante

générale, poste qu’elle occupera jusqu’en 1925. Elle

décède le 29 avril 1936, et a été déclarée vénérable le

12 janvier 1996.

La vénérable Délia Tétreault (1865-1941)

Née le 4 février 1865 (il y a donc 150 ans en 2015)

à Marieville (paroisse voisine de Rougemont) au Qué-

bec, d’une famille de cultivateurs qui comptait déjà six

enfants. À sa naissance, elle est accompagnée d’un

frère jumeau, qui ne vivra que sept mois. Au décès de

sa mère, Délia, âgée alors de deux ans et sept mois,

est adoptée par son

oncle parrain Jean

Alix et sa tante Julie.

Encore enfant, la lec-

ture des Annales de

la Propagation de la

foi et de la Sainte-

Enfance, dénichées

au grenier de la mai-

son, l’impressionne

au point d’en rêver.

«J’étais à genoux

près de mon lit, et tout à coup, j’aperçus un champ

de beaux blés mûrs qui s’étendait à perte de vue. À

un moment donné, tous ces blés se changèrent en

têtes d’enfants.» Délia elle-même restera toujours de

santé délicate, et elle en souffrira particulièrement au

temps de ses études. Pendant dix ans, Délia travaille

à l’oeuvre du Père Pichon, s.j., dans un quartier pau-

vre de Montréal, auprès des plus démunis. Visites

aux malades, catéchèse aux marginaux, bénévolat

sans salaire remplissent sa vie. En 1883, elle se sent

appelée à fonder une congrégation pour servir les

missions dans les terres étrangères. Elle fondera une

première école de formation en 1902, qui deviendra

les Soeurs missionnaires de l’Immaculée-Conception,

avec l’approbation du pape Pie X. Prenant en religion

le nom de Marie du Saint-Esprit, elle lance aussi une

revue appelée

Le Précurseur.

La maladie la terrasse en

1933. Paralysée durant huit ans, elle vit sa consécra-

tion religieuse «comme un holocauste de perpétuelle

action de grâce». Elle meurt le 1er octobre 1941, et a

été déclarée vénérable par le Pape Jean-Paul II le 18

décembre 1997. Sa congrégation compte plus de 550

religieuses dispersées dans 38 maisons de 8 pays dif-

férents, sur les cinq continents.

Le vénérable Jérôme Le Royer

de la Dauversière (1587-1659)

Bien qu’ayant toujours

vécu en France, il est tout

à fait juste de l’inclure dans

cette liste de vénérables cana-

diens, car c’est lui qui conçut

en 1630 le projet de la fonda-

tion de Ville-Marie (qui pren-

dra plus tard le nom de Mon-

tréal), lui qui supporta la plus

lourde part de responsabilités,

qui organisa l’entreprise et la

soutint jusqu’à sa mort de ses

deniers et de son activité incessante. Né à La Flèche

le 18 mars 1597, il fonde tout d’abord avec Marie de

la Ferre les Soeurs hospitalières de Saint-Joseph, qui

devront s’occuper du premier hôpital (Hôtel-Dieu)

de Montréal, ayant comme fonction non seulement

de soigner les malades, mais de hâter l’épanouisse-

ment de la foi catholique dans cette nouvelle colonie.

En 1641, deux navires quittent le port de La Rochelle,

dirigés par Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve,

et Jeanne Mance, qui s’occupera de l’hôpital. Ils pas-

sent l’hiver à Québec, et atteindront l’île de Montréal

le 17 mai 1632. Usé par de douloureuses maladies

et d’effrayantes austérités, M. de La Dauversière rend

son âme à Dieu le 6 novembre 1659. Il a été déclaré

vénérable par Benoît XVI le 6 juillet 2007.

Le vénérable Adolphe Chatillon (1871-1929)

Adolphe Chatillon est

né à Nicolet, au Québec,

le 31 octobre 1871. Deux

de ses frères deviendront

prêtres. Devenu orphelin à

neuf ans, Adolphe est mis

en pension à la Baie-du-Fe-

bvre puis à Yamachiche. À

13 ans, en 1884, il se pré-

senta au Petit-Noviciat de

Montréal pour y devenir

Frère des écoles chrétien-

nes de saint Jean-Baptiste de La Salle. Le 26 juillet

1887, il entreprit son noviciat sous le nom de Frère

Théophanius-Léo. Les talents et le dévouement du

jeune professeur ne tardèrent pas à attirer l’attention

de ses Supérieurs. Il s’ingéniait à rendre son ensei-

gnement le plus vivant possible. Il s’attardait davan-

tage pour aider ceux qui avaient quelques difficultés.

Il apportait un soin spécial à rendre captivant l’ensei-

gnement du catéchisme. Il avait pris comme devise:

«Rendre heureux pour rendre meilleur». Après dix

ans de professorat, il devient formateur des Frères

novices de sa communauté. En 1923, il est appelé

à visiter les maisons de formation de l’Amérique du

Nord, un travail alourdi par la longueur des voya-

ges et les atteintes sourdes de la maladie qui devait

l’emporter. Atteint d’un cancer de l’intestin, il s’éteint

paisiblement entouré des siens, le dimanche 28 avril

1929. Il a été déclaré vénérable le 2 avril 2011.

Vénérable Marie-Josephte Fitzbach (1806-1885)

Marie-Josephte Fitzbach est née le 16 octobre

1806 à Saint-Vallier, au Québec. Elle est la septième

des huit enfants de Charles Fitzbach, natif du Luxem-

bourg, et de Geneviève Nadeau, native du village

voisin, Saint-Michel. Quand son père meurt, sa mère

se remarie avec un veuf de Saint-Charles-de-Belle-

chasse, où la famille déménage. À treize ans, Marie-

Josephte entre au service d’une famille aisée de Qué-

bec. Trois ans plus tard, elle trouve un emploi dans

la famille François-Xavier Roy, marchand. Tout en

assumant l’intendance de la maison, le soin des deux

enfants et l’aide au commerce, elle prend des cours

de français, d’écriture et de comptabilité. Elle se sent

appelée à la vie religieuse, mais elle essuie des refus

des Augustines puis des Ursulines de Québec, qui

craignent qu’elle n’ait pas la santé nécessaire. La mort

prématurée de Madame Roy en 1827 change le cours

de la vie de Marie-Josephte. Désemparé, monsieur

Les vénérables canadiens

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2015

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