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et morale. Certes, la chute du système communiste

élimine dans de nombreux pays un obstacle pour le

traitement approprié et réaliste de ces problèmes,

mais cela ne suffit pas à les résoudre.»

Par ailleurs, toujours dans la même encyclique,

Jean-Paul II reconnaît aussi les mérites de la libre en-

treprise, de l’initiative privée et du profit: «

Il semble

que, à l’intérieur de chaque pays comme dans les

rapports internationaux, le marché libre soit l’ins-

trument le plus approprié pour répartir les ressour-

ces et répondre efficacement aux besoins. Toutefois,

cela ne vaut que pour les besoins ‘solvables’, parce

que l’on dispose d’un pouvoir d’achat, et pour les

ressources qui sont ‘vendables’, susceptibles d’être

payées à un juste prix. Mais il y a de nombreux be-

soins humains qui ne peuvent être satisfaits par le

marché. C’est un strict devoir de justice et de vérité

de faire en sorte que les besoins humains fonda-

mentaux ne restent pas insatisfaits et que ne péris-

sent pas les hommes qui souffrent de ces carences.»

Ce que l’Église reproche au capitalisme actuel

n’est donc pas la propriété privée ni la libre entre-

prise. Au contraire, loin de souhaiter la disparition de

la propriété privée, l’Eglise souhaite plutôt sa diffu-

sion la plus large possible pour tous, que tous soient

propriétaires d’un capital, soient réellement «capita-

listes»:

Jean XXIII écrivait

en 1961 dans

Mater et

Magistra

(nn. 114-115.):

«La dignité de la per-

sonne humaine exige

normalement, comme

fondement naturel pour

vivre, le droit à l’usage

des biens de la terre;

à ce droit correspond

l’obligation fondamen-

tale d’accorder une

propriété privée autant

que possible à tous....

(Il faut) mettre en branle une politique économique

qui encourage et facilite une plus ample accession

à la propriété privée des biens durables: une mai-

son, une terre, un outillage artisanal, l’équipement

d’une ferme familiale, quelques actions d’entrepri-

ses moyennes ou grandes.»

Le Crédit Social, avec son dividende à chaque

individu, reconnaîtrait chaque être humain comme

étant un véritable capitaliste, propriétaire d’un capi-

tal, co-héritier des richesses naturelles et du progrès

(les inventions humaines, la technologie).

Le capitalisme a été vicié

par le système financier

Ce que l’Église reproche au système capitaliste,

c’est que, précisément, tous et chacun des êtres

humains vivant sur la planète n’ont pas accès à un

minimum de biens matériels, permettant une vie dé-

cente, et que même dans les pays les plus avancés,

il existe des milliers de personnes qui ne mangent

pas à leur faim. C’est le principe de la destination uni-

verselle des biens qui n’est pas atteint: la production

existe en abondance, mais c’est la distribution qui est

défectueuse.

Et dans le système actuel, l’instrument qui per-

met la distribution des biens et des services, le signe

qui permet d’obtenir les produits, c’est l’argent. C’est

donc le système d’argent, le système financier qui

fait défaut dans le capitalisme.

Les maux du système capitaliste ne proviennent

donc pas de sa nature (propriété privée, libre entre-

prise), mais du système financier qu’il utilise, un sys-

tème financier qui domine au lieu de servir, qui vicie

le capitalisme. Le Pape Pie XI écrivait dans son ency-

clique

Quadragesimo anno

, en 1931:

«Le capitalis-

me n’est pas à condamner en lui-même, ce n’est pas

sa constitution qui est mauvaise, mais il a été vicié.»

Le vice du système: l’argent est créé

par les banques sous forme de dette

Le système financier actuel n’accomplit pas son

rôle, il a été détourné de sa fin. (Faire les biens join-

dre les besoins.) L’argent ne devrait être qu’un ins-

trument de distribution, un signe qui donne droit aux

produits, une simple comptabilité.

L’argent devrait être un instrument de service,

mais les banquiers, en se réservant le contrôle de

la création de l’argent, en ont fait un instrument de

domination: Puisque le monde ne peut vivre sans

argent, tous – gouvernements, compagnies, indivi-

dus – doivent se soumettre aux conditions imposées

par les banquiers pour obtenir de l’argent, qui est le

droit de vivre dans notre société actuelle. Cela établit

une véritable dictature sur la vie économique: Les

banquiers sont devenus les maîtres de nos vies, tel

que le rapportait très justement encore Pie XI dans

Quadragesimo anno

(n. 106):

«Ce pouvoir est sur-

tout considérable chez

ceux qui, détenteurs et

maîtres absolus de l’argent

et du crédit, gouvernent

le crédit et le dispensent

selon leur bon plaisir. Par

là, ils distribuent le sang

à l’organisme économique

dont ils tiennent la vie en-

tre leurs mains, si bien que,

sans leur consentement,

nul ne peut plus respirer.»

Aucun pays ne peut rembourser sa dette dans le

système actuel, puisque tout argent est créé sous for-

me de dette: tout l’argent qui existe vient en circulation

seulement lorsqu’il est prêté par les banques, à intérêt.

Et chaque fois qu’un prêt est remboursé, cette somme

d’argent cesse d’exister, est retirée de la circulation.

Le défaut fondamental dans ce système est que

lorsque les banques créent de l’argent nouveau sous

forme de prêts, elles demandent aux emprunteurs

de ramener à la banque plus d’argent que ce que la

banque a créé. (Les banques créent le capital qu’elles

prêtent, mais pas l’intérêt qu’elles exigent en retour.)

Puisqu’il est impossible de rembourser de l’argent qui

n’existe pas, la seule solution est d’emprunter de nou-

veau pour pouvoir payer cet intérêt, et d’accumuler

ainsi des dettes impayables.

Cette création d’argent sous forme de dette par les

banquiers est leur moyen d’imposer leur volonté sur

les individus et de contrôler le monde:

«Parmi les actes et les attitudes contraires à la

volonté de Dieu et au bien du prochain et les ‘struc-

tures’ qu’ils introduisent, deux éléments paraissent

u

Jean XXIII

Pie XI

aujourd’hui les plus caractéristiques: d’une part le

désir exclusif du profit et, d’autre part, la soif du

pouvoir dans le but d’imposer aux autres sa propre

volonté.»

(Jean-Paul II, encyclique

Sollicitudo rei so-

cialis

, n. 37.)

Puisque l’argent est un instrument essentielle-

ment social (un symbole, une représentation des

biens et services, et non pas une marchandise, la

doctrine de la Démocratie Économique propose que

l’argent soit émis par la société, et non par des ban-

quiers privés pour leur profit:

«Il y a certaines catégories de biens pour les-

quelles on peut soutenir avec raison qu’ils doivent

être réservés à la collectivité lorsqu’ils en viennent

à conférer une puissance économique telle qu’elle

ne peut, sans danger pour le bien public, être lais-

sée entre les mains de personnes privées.»

(Pie XI,

encyclique

Quadragesimo anno

.)

Alain Pilote

Un CD-trésor en cadeau à tous nos abonnés

Nous désirons envoyer à tous ceux qui nous en font la demande,

un CD en cadeau. Ce CD sera un trésor pour vous, pour votre fa-

mille et vos amis, si vous l’écoutez et le faites écouter. Tout ce que

nous vous demandons en retour, c’est un don ou contribution

volontaire pour couvrir les frais de poste pour l’envoi du CD.

Si vous l’écoutez, vous en serez ravis, il contient des causeries

MP3 données à la radio par les fondateurs de Vers Demain: Louis

Even et madame Gilberte Côté-Mercier, des commentaires d’évê-

ques et de prêtres africains ayant participé à nos sessions d’étude à

Rougemont, ainsi que les fichiers pdf de nos quatre livres sur le Cré-

dit Social. (En tout, plus de 80 heures d’écoute.) Vous vous exclame-

rez comme tous ceux qui l’écoutent:

«Quel trésor! Quelle lumière!»

Il faut l’emmagasiner dans votre cer-

veau, en l’écoutant. vous aurez des réponses au

grave problème de la pauvreté dans le monde, au pourquoi des crises

et des guerres, au pourquoi de ces soucis de manque d’argent qui

vous causent tant de souffrances et d’inquiétudes. L’un des évêques,

venu à l’une de nos premières sessions d’étude, Mgr Benjamin Almo-

neda, qui était évêque de Daet aux Philippines, nous a dit en 2006:

«Vous possédez un trésor et vous n’avez pas le droit de le garder pour

vous, invitez les évêques, ne craignez pas.» Écoutez ce CD. Faites-le

entendre dans votre maison, intéressez-y vos enfants. Après la foi ca-

tholique, c’est le plus bel héritage que vous pouvez leur laisser.

Il n’y a pas de droit d’auteur vous pouvez copier ce CD, le mul-

tiplier et le distribuer. Allez le faire entendre à vos voisins. Le temps

est propice, c’est la crise économique. Les banquiers restreignent le

crédit; les gouvernements décrètent un temps d’austérités, des cou-

pures dans le budget, le pauvre peuple doit se serrer la ceinture. Le

CD fait la lumière sur ces calamités et apporte la solution aux problèmes. Il faut l’écouter et le faire

écouter dans tout l’univers afin de monter une force assez puissante pour vaincre ce mauvais système

d’argent-dette cause de tant de malheurs. N’hésitez pas, commandez votre CD! —

Thérèse Tardif

«

Grâce à ce CD, main-

tenant je comprends

l’astuce des banques ! »

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2015

VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2015

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